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Chili 1973: la démocratie assassinée.

Posté par bricabraque le 19 octobre 2007

Chili 1973: la démocratie assassinée. dans Amérique latine / centrale jpg_Allende_en_La_Moneda

La dernière photo de Savador Allende.

Lors des élections présidentielles de 1970, Salvador Allende, soutenu par les socialistes, les communistes et l’aile gauche de la démocratie chrétienne, arrive en tête du scrutin, avec seulement 40 000 voix d’avance sur le candidat de la droite Alessandri. Il devient donc président du Chili grâce à un vote du parlement.

Socialiste légaliste, Allende entend engager le pays dans « la voie chilienne au socialisme ». Il forme un gouvernement d’ »unité populaire » avec les communistes, les socialistes, les radicaux et les chrétiens d’extrême gauche. Très vite, Allende se trouve pris en étau entre les surenchères de la gauche révolutionnaire (MIR) qui reproche à Allende son réformisme et l’opposition de droite qui détient la majorité au Parlement.

Néanmoins, le gouvernement engage des réformes conséquentes: nationalisation du cuivre (juillet 1971), accélération de la réforme agraire, nationalisation des grandes banques, passage sous contrôle de l’Etat du papier, du textile, des houillères, de l’industrie sidérurgique… Or, certaines de ces mesures portent préjudices aux intérêts américains. C’est la raison pour laquelle, Washington entend empêcher Allende d’assumer le pouvoir, « par tous les moyens » pour Henry Kissinger, le conseiller en politique étrangère des présidents Eisenhower, Kennedy et Johnson .

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Rencontre Kissinger (à gauche) et Pinochet.

Les EU,qui considèrent l’Amérique comme leur chasse gardée depuis le XIXème siècle (doctrine Monroe), font tout pour empêcher la diffusion du communisme sur le continent. Si malgré tout, le communisme s’impose, il ne peut le faire que par la force pour Kissinger. Instaurer le socialisme par les urnes, comme le tente Allende, constitue un très mauvais exemple pour l’Europe selon Kissinger. Il convient donc de réagir. L’existence du plus grand parti communiste des Amériques au Chili inquiète particulièrement le département d’Etat américain.

En 1971, Washington programme le « chaos économique au Chili ». La CIA finance les grèves de transporteurs et de commerçants  qui paralysent le pays en 1972 et 1973. Les EU coupent les crédits dès 1971 et organisent une sorte de « blocus invisible » autour du Chili. Dans ces conditions, les marges de manoeuvre du gouvernement sont bien minces (face à la pénurie, il instaure le rationnement qui mécontente les ménagères chiliennes). Dès 1971, Allende ne peut plus compter sur le soutien de la démocratie chrétienne ni sur celui du parlement. Fin 1972, pour consolider le gouvernement, Allende doit faire entrer des militaires dans le gouvernement.

Dans le même temps, la CIA appuie les tentatives de putschs, qui échouent, mais préparent le terrain pour le 11 septembre 1973. On peut considérer en effet, que l’ingérence nord-américaine au Chili a permis l’instauration d’une des dictatures les plus dures du continent, celle de Pinochet.

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Le général Pinochet.

Le 11 septembre 1973, une junte militaire, commandée par le général Pinochet renverse le gouvernement d’unité populaire. Le putsch porte au pouvoir Pinochet, tandis qu’Allende se tue dans le palais présidentiel de la Moneda. Pinochet met tout en oeuvre pour extirper le marxisme du Chili. La junte militaire procède à une répression sanglante (au moins 3000 morts, des milliers d’internements sans jugement). Le Parlement est dissous, les partis politiques supprimés. Pinochet prend le titre de « chef suprême de la nation », en 1974 (il conservera le pouvoir jusqu’en 1989).

Vous trouverez ici un point sur l’Amérique latine dans les relations internationales depuis 1945.

Liens utiles:

- Le dernier (et sublime) discours de Salvador Allende en version originale et  en français.

- Un post intéressant sur le très bon blog d’Hugo Billard (cf catégorie liens).

- Des commentaires pertinents sur la dernière photo d’Allende.

- Une fiche sur le documentaire engagé de Patricio Guzman.

- Un regard d’écrivain (Luis Sepulveda) qui se penche sur le cas Pinochet.

- Deux films évoquent le coup d’Etat du 11 septembre: Missing de Costa Gavras (1982), qui à pour sujet la répression organisée par Pinochet; Mon ami Machuca d’Andrés Wood (2005).

- Le dossier pédagogique du film  Rue Santa Fe de Carmen Castillo, consacré au MIR.

 

 

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La détente (1962-1975).

Posté par bricabraque le 18 octobre 2007

La détente (1962-1975). dans guerre froide / relations internationales

Rencontre entre le Soviétique Léonid Brejnev et l’Américain Richard Nixon (caricature à la une du Time).

 

La Détente carctérise les rapports Est/Ouest des lendemains de la crise de Cuba (octobre 1962), à l’acte final de la conférence d’Helsinki, en 1975. Elle implique non seulement une reconnaissance mutuelle entre les deux camps, mais aussi le maintien de négociations constantes, des accords diplomatiques et des échanges commerciaux et culturels entre les deux blocs. Elle ne met pas fin néanmoins à la guerre froide, qui connaît seulement une éclipse.

Plusieurs éléments rendent nécessaires cette Détente. Des contestations se font jour à l’intérieur de chaque bloc (les Chinois rejettent l’évolution du modèle soviétique à partir de 1964; la France critique l’intervention américaine au Vietnam et se retire du commandement intégré de l’OTAN en 1966). A cela s’ajoutent les graves difficultés économiques de l’URSS qui doit recourir à des importations massives (la course aux armements coûte très cher). Enfin, n’oublions pas la peur suscitée par la crise de Cuba.

Quelques actions emblématiques de la détente:

* Politique de contrôle des armements des deux grands.

- Le traité de Moscou interdit les essais nucléaires atmosphériques (1963).

- Le traité de non prolifération des armes nucléaires, conclu à l’initiative des EU et de l’URSS, en 1968, a pour objectif d’empêcher la prolifération nucléaire, c’est-à-dire l’augmentation du nombre d’Etats disposant d’un armemement nucléaire indépendant. Le TNP ferme ainsi le « club nucléaire » et suscite les critiques des pays non-alignés, mais aussi de la France et de la Chine.

- Les négociations SALT I (Strategic Arms Limitation Talks = conversation sur la limitation des armements stratégiques) commencées en 1969 aboutissent à la signature d’un traité signé en 1972 par l’Américain Richard Nixon et le Soviétique Léonid Brejnev. Il limite pour cinq ans les armements stratégiques offensifs (les missiles intercontinentaux de portée supérieure à 5500 km), ainsi que les ABM (les missiles antibalistiques conçus pour intercepter les missiles ennemis avant qu’ils n’atteignent leur objectif).

*Essor des échanges. 

- Essor des échanges commerciaux, vitaux pour l’URSS qui achète aux Américains des céréales, des ordinateurs et des usines-clés en mains. Essor des échanges scientifiques pour la conquête spatiale (surtout si l’on sait que l’autre camp connaît les informations livrées !).

- L’installation du « télétype rouge » (1963), qui permet une communication directe entre Moscou et Washington symbolise la volonté de dialogue qui se fait jour avec la Détente.

- La Conférence sur la sécurité et la Coopération en Europe aboutit en 1975 à la signature du Traité d’Helsinki. Ce dernier reconnaît comme intangibles les frontières européennes issues de la Seconde Guerre mondiale. Il proclame le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Il prône davantage de coopération économique, scientifique et technique entre Etats européens. Cette conférence constitue à la fois l’apogée et la fin de la Détente. 

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Endiguement (containment).

Posté par bricabraque le 17 octobre 2007

Endiguement (containment). dans explication de document 64_545 

Le général Dwight Eisenhower, le président Harry S. Truman et  Herbert Hoover en juin 1947. 

En mars 1947, le président des Etats-Unis, Harry S. Truman, sur les conseils du diplomate George Kennan, définit sa politique d’endiguement (containment en anglais) du communisme. Il promet assistance à tout Etat qui refuserait le communisme (il propose ainsi au Congrès américain d’aider les gouvernements grecs et turcs aux prises à une guérilla communiste). Pour la première fois, les Etats-Unis affichent leur volonter d’endiguer, de contenir la poussée du communisme en Europe de l’ouest et du sud (l’est étant déjà sous la coupe de l’URSS). Cette doctrine Truman marque donc la fin de la Grande Alliance. L’invasion de la Corée du sud par la Corée du nord en 1950 pousse les Américains à appliquer cette politique hors d’Europe.

Attention de ne pas confondre cette politique d’endiguement avec celle du « refoulement » du communisme (« roll back » en anglais). il s’agit de faire reculer le communisme et plus seulement de l’endiguer. Le républicain Dwight Einsenhower, successeur de Truman à la présidence (1953-1961) entend adopter cette stratégie plus offensive, mais dans la pratique il reprend la politique d’endiguement de son prédecesseur démocrate.

Un exemple tiré de la guerre de Corée permet d’illustrer la différence entre ces deux politiques. Les EU de Truman se portent au secours de la Corée du sud, non communiste, agressée par la Corée du nord communiste en 1950. Or, lorsque le général américain Mac Arthur projette d’utiliser l’arme atomique contre la Chine communiste (qui soutient la Corée du nord), il est aussitôt destitué par Truman (avril 1951). Dans cette logique, il n’est pas question de détruire le communisme (risque de guerre nucléaire depuis que l’URSS possède la bombe atomique en 1949), mais il convient d’éviter son expansion.

Explication de document sur la doctrine Truman.

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1968: l’assassinat de Robert Kennedy.

Posté par bricabraque le 16 octobre 2007

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Bobby Kennedy lors d’un déplacement dans le Mississippi.

Bob Kennedy est issu d’une famille catholique irlandaise installée dans le Massachusetts.

Bob Kennedy passe au premier plan lorsque  son frère John, élu président des États-Unis, prend ses fonctions en 1961 et le nomme Attorney General (ministre de la justice). Il mène alors une grande lutte contre le crime organisé et la pègre.

Bobby est le plus proche conseiller de son frère. Il joue ainsi un rôle capital dans la résolution pacifique de la crise des missiles de Cuba. C’est également sous l’influence déterminante de Bobby que John s’engage activement en faveur des droits civiques durant l’été 1963.

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Après l’assassinat de John F. Kennedy, le 22 novembre 1963, Bob traverse une période de doute et de remise en question. Il remet sa démission au nouveau président Lyndon Johnson, avec lequel il ne s’entend pas. Il lui reproche particulièrement l’engagement toujours plus important des Etats-Unis au Vietnam. 

Métamorphosé par la mort de son frère, il s’engage fermement aux côtés des pauvres. Il sillonne ainsi le pays à la rencontre des laissés pour compte, et se rend aussi dans les pays du tiers monde.

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Bobby Kennedy lors de la campagne pour les primaires du parti démocrate.

En 1964, il est élu au poste de sénateur de l’État de New York. En 1968, il décide de se présenter aux primaires du Parti démocrate afin de devenir le candidat à la présidence des États-Unis (Lyndon Johnson, affaibli par la guerre du Viêt Nam, renonce à se représenter en mars 1968).  Lors de sa campagne, il dénonce la guerre du Viêt Nam et soutient la lutte en faveur des droits civiques. Le jour de l’assassinat de Martin Luther King, le 4 avril 1968, il est ainsi dans un ghetto noir à Indianapolis, où il fait un discours remarquable, dans lequel il appelle au calme.

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Martin Luther King et Robert Kennedy.

C’est juste après avoir remporté les élections primaires de Californie, qui le relançait dans la course à l’investiture de son parti, qu’il se fait assassiner par Sirhan Sirhan, le 5 juin 1968 (il mourra le lendemain à l’hôpital). Bobby venait de terminer son discours et prenait un bain de foule lorsque Sirhan est arrivé et a tiré plusieurs balles à bout portant en direction du sénateur Kennedy. Sirhan Sirhan a déclaré qu’il avait tué Robert Kennedy parce qu’il avait apporté son soutien à Israël dans la guerre des six jours en juin 1967.

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L’annonce de l’assassinat de cette figure extrêmement populaire traumatise l’opinion publique américaine, qui constate avec effroi à quel point la société américaine est gangrénée par la violence aveugle.

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Bobby et son frère John.

- Le discours de Robert Kennedy venant d’apprendre la mort de Martin Luther King (1929-1968).

- un documentaire d’Arte sur Bobby Kennedy (1heure en tout, découpée en trois parties, ci-dessous):

http://www.dailymotion.com/video4FTcXr1q2gLje5k1y

http://www.dailymotion.com/video6ApOl46QTJinB5kaL

http://www.dailymotion.com/videokBA8vIrPSKspj5kcb

Liens intéressants:

- Le site du film Bobby sur l’assassinat de Bobby Kennedy (un film qui manque un peu de rythme, mais avec de bons passages et un très beau casting).

 - Une video de la télé Suisse romande sur les minutes qui suivent l’assassinat de Bobby Kennedy (stupéfiant).

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Deux blocs face à face.

Posté par bricabraque le 15 octobre 2007

Bloc occidental    Bloc soviétique 

Etats-Unis

autour d’une superpuissance 

Union soviétique

 

Démocratie, libéralisme, Doctrine Truman

Capitalisme

autour d’une doctrine :         politique    

   économique 

 

Marxisme-léninisme, communisme, Doctrine Jdanov

Collectivisation des moyens de production.

  organisation politique 

Kominform et Komintern

(internationale communiste)

Plan Marshall, OECE (1947)

en organisation économique 

CAEM ou COMECON (1949)

OEA (1947)

Pacte atlantique (1949)

OTASE (1954)

par des alliances militaires 

Pacte de Varsovie (1955)

Radio Voice of
America 
Radio free Europe 
grâce à des moyens de propagande 

  Agence TASS

-Europe de l’ouest

- Toute l’Amérique, sauf Cuba

- l’Océanie

- En Asie ( Turquie, Pakistan, Arabie saoudite, Japon, Corée du sud, Vietnam sud…)

zones d’influence 

- Europe centrale et de l’est

- Cuba

- En Asie : (Chine, Afghanistan, Corée du nord, Vietnam nord)

- Afrique : Ethiopie, Congo, Angola, Mozambique

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La coexistence pacifique (1956-1962).

Posté par bricabraque le 15 octobre 2007

La coexistence pacifique (1956-1962). dans guerre froide / relations internationales

Rencontre entre Kennedy et Khrouchtchev à l’ambassade américaine de Vienne en 1961.

 

Staline meurt en mars 1953 et ses successeurs doivent s’affirmer dans le pays. Pour avoir les coudées franches contre les Staliniens et afin de mener à bien la déstalinisation, Khrouchtchev (seul au pouvoir à partir de 1954) cherche à améliorer les relations avec l’autre bloc. Il donne des gages de bonne volonté : fin de la guerre de Corée (1953) ; traité mettant fin à l’occupation de l’Autriche (1955).

Il veut aussi avoir un répit pour combler, et même renverser à son profit, le retard économique pris sur les Etats-Unis : c’est ce qu’il appelle,  la « coexistence pacifique ». Ce concept, élaboré par Khrouchtchev lors du XXème congrès du PCUS (février 1956) signifie la reconnaissance mutuelle entre les deux blocs. L’URSS renonce à utiliser des moyens militaires contre l’Occident. La compétition est désormais circonscrite aux domaines économique  et idéologique pacifique. La coexistence ne met donc pas fin à la guerre froide, elle l’atténue seulement.

Les 2 camps, en fait, vont dialoguer, contraints et forcés par l’ « équilibre de la terreur » : chacun prend conscience que l’autre peut le détruire. Cette « destruction mutuelle assurée » est une des raisons et manifestations majeures de la décrispation des relations Est-Ouest. 

Quelques manifestations de la coexistence pacifique:

- rencontres entre les dirigeants des 2 blocs : visites de N. Khrouchtchev à l’Ouest  (au Royaume-Uni en 1959, en France en 1960, en Autriche en 1961). - la « coexistence pacifique » se traduit, non sans arrière-pensées, par la course à l’espace, marquée au début par l’avance soviétique : Spoutnik 1, premier satellite lancé en 1957 ; vol habité de Youri Gagarine en 1961. En réaction, dépités, les Américains créent en 1959 la NASA (National Aeronautics and Space Administration) et lancent le programme Mercury. 

- lors des 2 crises de 1956 (crise de Suez ; crise de Budapest), les 2 Grands choisissent de ne pas s’affronter. Mais des crises majeures peuvent survenir (cf: crise de Berlin en 1961; crise des fusées de Cuba).

 

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13 Août 1961: construction du mur de Berlin.

Posté par bricabraque le 15 octobre 2007

 13 Août 1961: construction du mur de Berlin. dans guerre froide / relations internationales wall41_opt

Construction du mur par l’armée est-allemande.

 

L’Allemagne demeure un point de crispation durant toute la guerre froide. 

A partir de 1958, l’URSS et son bloc relancent la question du statut de Berlin. Walter Ulbricht, le dirigeant est-allemand et Nikita Khrouchtchev lancent un ultimatum (6 mois) aux Occidentaux afin qu’ils renoncent à leurs droits d’occupation sur Berlin-Ouest. Ils souhaitent que la ville soit tout entière rattachée à  la République Démocratique Allemende (RDA). Les Soviétiques n’ont jamais accepté le statut particulier de Berlin-Ouest. Surtout, un très grave problème se pose. C’est par Berlin-Ouest, que les Allemands de l’est fuient la RDA (près de 3 millions depuis la création du pays).

Plusieurs conférences internationales sont organisées; en vain. Aussi dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les Soviétiques commencent à édifier un mur séparant les 2 Berlin. Le « mur de Berlin », long de 43 km, empêche les communications d’un secteur et l’autre; il sépare parfois aussi des familles, enfin il matérialise vraiment l’opposition des 2 camps. 

Cette victoire soviétique apparente (les Occidentaux ne peuvent que constater) est en fait un aveu d’impuissance et une désastreuse contre-publicité. Son coût politique se révèlera très lourd (chute de Khrouchtchev en 1964, départs de nombreux militants communistes en Allemagne de l’Ouest). 

 En vertu des logiques de la coexistence pacifique, les Occidentaux laissent faire et se contentent de protester à l’instar du président américain John Fitzgerald Kennedy, qui se rend à  Berlin en juin 1963 pour s’écrier devant le mur: » ich bin ein Berliner! », affirmant ainsi avec éclat, la solidarité occidentale avec Berlin-Ouest. Pendant plus de 28 ans, le mur symbolise la division du monde en deux blocs antagonistes jusqu’à sa destruction le 9 novembre 1989.

 

Liens utiles:

- le discours de JFK en video.

- Le mémorial de Caen consacre un dossier complet au mur de Berlin.

- Un dossier sur le mur sur le site de France 2.

- Animation sur la mise en place du mur.

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La crise des fusées de Cuba (1962).

Posté par bricabraque le 14 octobre 2007

 La crise des fusées de Cuba (1962). dans guerre froide / relations internationales khrou_castro

Castro et Khrouchtchev.

Cuba, ancienne colonie espagnole, est dominée par les Américains depuis 1898 : ils soutiennent des dictatures militaires, dont la dernière en date est celle de Batista. En 1959, celui-ci est renversé par des insurgés dirigés par Fidel Castro. 

Malgré un programme assez modéré et non marxiste, Castro  est d’emblée combattu par les Américains : les nationalisations agricoles de 1960 les privent de nombreuses plantations (notamment la puissante United  Fruit). Les Etats-Unis décrètent l’embargo sur le sucre, le café et le tabac, seules ressources de l’île. Cuba, menacée par Washington (débarquement raté de la CIA dans la baie des cochons en 1961) se tourne alors vers l’URSS.

   En octobre 1962, les Américains découvrent, grâce à leurs avions-espions (U2), l’existence de bases de missiles nucléaires, mettant une partie de leur pays sous le feu soviétique. Seuls manquent les missiles que l’URSS doit acheminer. La crise éclate le 22 octobre ; pendant 8 jours, le monde est à 2 doigts de la 3ème guerre mondiale. Le 27, Kennedy décide le blocus de l’île et exige le démantèlement des bases. L’URSS cède le 28. 

Moscou a reculé et c’est une nouvelle perte de prestige après la construction du mur à Berlin. Au contraire, Washington en retire un grand prestige. Surtout, la peur a été telle que, pendant une dizaine d’années, on va connaître la « Détente ».

Lien utile:

- Une exposition virtuelle sur la crise des fusées de Cuba, sur le site du Mémorial de Caen.

- Animation sur la crise.

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La course aux étoiles.

Posté par bricabraque le 14 octobre 2007

La course aux étoiles. dans approfondir laika 

La chienne Laïka, le premier être vivant envoyé dans l’espace à bord de Spoutnik II, en novembre 1957.

Cette expression désigne la surenchère dans la conquête spatiale entre l’URSS et les Etats-Unis.

 Les Soviétiques s’engagent dans cette course les premiers, dès la fin des années 1950.En octobre 1957, ils lancent le premier satellite artificiel dans l’espace, Spoutnik I. Un mois plus tard, ils mettent sur orbite un nouveau satellite, Spoutnik II, plus lourd et plus perfectionné, avec à son bord la chienne Laïka.

En avril 1961, ils consolident leur avance en envoyant le premier homme dans l’espace, Iouri Gagarine. Son retour victorieux sur Terre suscite une vague d’enthousiasme et de fierté en URSS.

Humiliés, les Américains doivent réagir. Kennedy décide alors de se lancer dans la course. A partir de 1967, les EU développent le programme spatial Apollo, avec l’objectif d’envoyer des hommes sur la lune avant 1970. Le 21 juillet 1969, Neil Armstrong est le premier homme à marcher sur la lune, c’est une grande victoire pour les Etats-Unis. Armstrong lâche une phrase qui restera dans les mémoires: « c’est un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité. »

Liens utiles:

- « 50 ans de conquêtes spatiales » sur le blog de Bruno Sentier.

- Un article de l’Histoire sur le Spoutnik.

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Documents utiles sur la guerre froide

Posté par bricabraque le 13 octobre 2007

Documents utiles sur la guerre froide dans diaporamas wall41_opt 

Construction du mur de Berlin en août  1961.

- Les présidents américains et les dirigeants soviétiques au XXème siècle

- Fiche sur le vocabulaire des relations internationales.

- Un schéma sur les deux blocs.

- Un diaporama sur la guerre froide de 1945 à 1962.

 

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