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8 morts au métro Charonne.

Posté par bricabraque le 21 février 2008

8 morts au métro Charonne. dans Algérie 110192 

http://www.parisfaubourg.com/2007_03_01_parisfaubourg_archives.html

L’Organisation de l’Armée Secrète (OAS) est un mouvement clandestin et terroriste créé en février 1961. Il regroupe des Français d’Algérie et des militaires déserteurs (après l’échec du « pustsch des généraux »). Ces membres tentent d’empêcher les négociations entre le gouvernement français et le FLN, puis l’application des accords d’Evian.

Cette organisation paramilitaire utilise les explosions au plastic et les assassinats individuels. Les attentats visent avant tout des personnalités (à commencer par le général de Gaulle), des communistes, des associations soutenant le FLN, les Algériens d’une manière générale (« ratonnades »). A l’approche du cessez-le-feu, les violences atteignent leur paroxysme.

L’OAS bénéficie du soutien de la majorité des pied-noirs à l’automne 1961, avant que sa politique de la terre brûlée ne lui aliène ce soutien. L’opinion métropolitaine rejette globalement ce combat d’arrière-garde mené par des « ultras » de l’Algérie française.  Aussi, de nombreuses manifestations, généralement interdites par les autorités gaullistes, dénoncent les violences aveugles de l’organsiation aux cris de « l’OAS fasciste ». 

Le portrait d’une petite fille atrocement mutilée dans un attentat visant André Malraux fait la une des journaux et stigmatise l’OAS. Le 8 février 1962, quelques jours après ce fait divers, une manifestation est organisée à l’appel du PCF avec un mot d’ordre fédérateur: pour la paix et contre l’OAS. Cette manifestation, interdite, rassemble des militants du PCF, d’organisations de gauche et d’extrême gauche.

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Le 13 février 1962, le cortège funèbre accompagnant les victimes de Charonne au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, rassemble plus d’un million de personnes.

Interdite, la manifestation est réprimée avec une extrême violence. Dans son ouvrage qui fait désormais autorité sur le sujet, « Charonne. 8 février 1962. Anthropologie d’un massacre d’Etat » (Gallimard, folio Histoire), Alain Dewerpe démontre de façon très convaincante que cette tragédie fut en en partie prémédité. Le pouvoir gaulliste, hostile par principe aux manifestations, donne des consignes d’extrême fermeté, appliquées avec beaucoup de zèle par la police dont certains membres sont gagnés aux idées de l’OAS.

Les morts découlent des violentes charges de la police qui frappe grâce aux bidules. Contrairement à ce qu’affirmait une légende tenace,  les manifestants ne furent pas écrasés contre les grilles d’entrée du métro restées fermées.

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Aussitôt après le massacre, les autorités cherchent à se dédouaner de toute responsabilité. Le ministre de l’intérieur Frey et le préfet de police, Maurice Papon, considèrent que les manifestants sont en partie responsables de leur sort puisque la manifestation avait été interdite. En insistant sur la bousculade, le piètinement, ils laissent penser que ces morts sont dues à un mouvement de panique qui aurait conduit au piétinement des individus tombés à terre. Il s’agirait tout au plus d’un regrettable accident lié à la fatalité. En réalité, les décès sont provoqués par les coups répétés des forces de l’ordre, les policiers n’hésitant pas non plus à jeter les grilles qui entourent les arbres sur les manifestants entassés dans les escaliers du métro.

Maurice Duverger ne s’y trompe pas lorsqu’il écrit dans Le Monde: »C’est la première fois qu’un gouvernement fait tuer ceux qui soutiennent son action [dans la dénonciation commune des crimes de l'OAS]« .

Ce drame suscite une immense émotion: une grève mobilise près de 2 millions de personnes le 9 février; le 13, les obsèques des 8 victimes (auquel il convient d’ajouter un neuvième individu, mort des suites de ses blessures) rassemblent de 125 000 à 1 million de manifestants selon les estimations.

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Pourtant, tout est fait pour taire l’événement. Presse et télévision aux ordres restent muettes Les responsables des massacres furent rapidement couverts ou amnistiés ( en 1966), malgré une enquête policière accablante. Les victimes ne reçurent que de faibles indemnités, car les tribunaux retinrent la thèse de la responsabilité partagée. Les manifestants conscients que cette manifestation était interdite aurait dû rester chez eux.

Le 8 février 2007, quarante-cinq ans après les faits, le carrefour à l’intersection de la rue de Charonne et du boulevard Voltaire a été nommé place du 8-Février-1962, par Bertrand Delanoë, maire de Paris.

Plus grave, le pouvoir tente même d’effacer la mémoire du crime, interdisant, jusqu’en 1982, de manifester sur les lieux du drame. Les plaques commémorant l’événement ne seront apposées que très tardivement. 

Liens:

- [LDH-Toulon] Charonne, 8 février 1962 : un crime d’Etat

- Compte rendu du maître ouvrage d’Alain Dewerpe: « Charonne, 8 février 1962. Anthropologie historique d’un massacre d’État« , Paris, Gallimard, coll. « Folio-Histoire inédit », 2006, 897 p., 10 euros.

2 Réponses à “8 morts au métro Charonne.”

  1. Mohammed dit :

    bonjour,
    Merci pour le cour, l’histoire c’est important et l’avenir plus encore.
    salut.

  2. Foucher dit :

    Je passais ce soir là voir mes parents qui habitaient au 4 de la rue des Boulets à l’angle du Fbg St Antoine à l’instant où j’allais monter dans ma voiture, quatre cars de police venant de la rue de Picpus et roulands à vive allure se sont engagés dans la rue des Boulets en tête il y avait un Citroën U23 « Pannier à salade » suivis de trois Citroën P45 transport de personnel. Le temps que je démarre et arrive à la hauteur de la station Boulets Montreuil, j’habitais rue de Belleville à cette époque, tout était terminé ! Un témoin disais que le chef des policier avait crié: »Allez y les gas y a plus que les cocos »

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