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Mémoire de la Seconde guerre mondiale: la mémoire communiste.

Posté par bricabraque le 26 février 2008

Mémoire de la Seconde guerre mondiale: la mémoire communiste. dans Mémoires de la Seconde guerre mondiale. gm

Affiche à la gloire de la résistance communiste.

 

  La mémoire communiste :

 * Le « parti des 75 000 fusillés » connaît  alors son heure de gloire :      

- est alors oubliée la période 1939-41 pendant laquelle le PC a eu un rôle plus qu’ambigu (soutien au pacte germano-soviétique ; demande de reparution de L’Humanité dans un Paris aux mains des Allemands ; témoignages à charge contre Blum au procès de Riom; désertion de Thorez en 1940).        

 - par la part active qu’il a prise à la Résistance intérieure contre Vichy et à la lutte clandestine sur le territoire français ( avec le Front national, puis les FTP) , il peut célébrer son action, se présenter comme un parti martyr, celui des « 75 000 fusillés » (en fait, 30 000 Français fusillés et 20 000 Résistants tombés au combat). 

image001 dans Mémoires de la Seconde guerre mondiale. 

Affiche du Parti Communiste Français pour les élections régionales d’octobre 1945

 

* Il exalte la résistance des « sans grade », de la classe ouvrière, des « petits » et les oppose aux élites qui ont trahi et collaboré. Ils s’approprient eux aussi Jean Moulin, homme de gauche, « premier président du CNR, dont le programme comportait la nationalisation des banques et des trusts »

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Le jeunes Guy Moquet, militant communiste fusillé avec 27 camarades, tous otages dans le camp de Châteaubriant, en réprésailles après la mort d’un nazi dans Paris.

 

La distinction de Guy Moquet parmi ces 27 otages s’explique  par son jeune âge et parce que son père était un député communiste de Paris. Le parti communiste fait rapidement du jeune Moquet l’incarnation de la résistance communiste (même si de nombreux historiens contestent ce qualificatif de résistant).

Tout juste élu, Nicolas Sarkozy récupère le personnage, en faisant un exemple à suivre pour les enfants d’aujourd’hui: « Un jeune homme de dix-sept ans qui donne sa vie à la France, c’est un exemple non pas du passé mais pour l’avenir [...] ». Par ce choix, le président continue à privilégier l’émotion à la réflexion et la décontextualisation qu’il opère de l’exécution de Moquet pose problème.

Le débat provoqué par l’oukase présidentiel qui demande de la lire la lettre de Guy Moquet dans les lycées souligne à quel point ces enjeux mémoriels deviennent obsédants dans la France contemporaine.

 

Sources:

- Françoise Armand et Fabrice Barthélémy: « Le monde contemporain. L’histoire en terminale », Le Seuil, 2004.

- Divers manuels de Terminale.

 

Liens:

- « Guy Môquet, et après ? Effacement de l’histoire et culte mémoriel« , par le CVUH.

- Nouvelle rentrée, nouvelle école?  par Hugo Billard.

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