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Mémoires de la seconde guerre mondiale 4: le réveil des mémoires (après 1969).

Posté par bricabraque le 28 février 2008

Mémoires de la seconde guerre mondiale 4: le réveil des mémoires (après 1969). dans Mémoires de la Seconde guerre mondiale. 00068700

En 1971, premier électrochoc et premier scandale : le documentaire de Marcel Ophuls, Le Chagrin et la pitié.

 

a. Pourquoi?  

* Depuis les années 1970, les tabous entretenus jusque-là sur Vichy sautent les uns après les autres. Dans la presse, au cinéma ou dans les livres d’histoire, l’image héroïque d’une France massivement résistante s’efface derrière une représentation plus nuancée et moins glorieuse de la France occupée. 

 * A nouvelle génération, nouvel intérêt pour cette période : les enfants du baby boom, nés après la guerre, arrivent à l’âge adulte ; eux n’ont rien à se reprocher et veulent savoir ce qu’ont fait leurs parents pendant ces années sombres. 

* Le contexte international joue aussi : le procès Eichmann en 1961 a suscité un intérêt grandissant en France pour l’attitude de Vichy face aux Juifs.

rillieux dans Mémoires de la Seconde guerre mondiale.  

Issu d’une famille savoyarde très catholique, Paul Touvier adhère à la milice en 1943 et devient chef régional de cette dernière à Lyon, un an plus tard. Il fait assassiner 7 otages juifs de Rillieux-la-Pape le 29 juin 1944, pour venger l’assassinat la veille du collaborationniste Philippe Henriot.

 

  -b) Le tournant décisif :

 * En 1971, premier électrochoc et premier scandale : le documentaire de Marcel Ophuls, Le Chagrin et la pitié. La télévision, qui l’a financé, refuse de le programmer (implication du grand-père et du père de Giscard). Diffusé seulement en 1981 sur FR3, il attire alors 15 millions de téléspectateurs. Réalisé avec des témoignages et des bandes des Actualités françaises ou de la propagande allemande, il montre une ville de province, Clermont-Ferrand, pendant l’Occupation et les réactions contrastées des Français ordinaires (les uns résistants, les autres collaborateurs, le plus grand nombre attentistes). 

Pour Henry Rousso ( le syndrome de Vichy paru au Seuil en 1997), l’année 1971 marquée par la sortie du film d’Ophuls ouvre une troisième phase dans la mémoire des années noires. Après le deuil inachevé de l’immédiat après-guerre (de 1944 à 1954), le refoulements et rejeux (de 1954 à 1971), s’ouvre la phase du miroir brisé (de 1971 à 1974), avant l’obsession (depuis le milieu des années 1970).

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* Deuxième électrochoc en 1973 : paraît, aux éditions du Seuil, La France de Vichy, ouvrage d’un historien américain, Robert Paxton. L’auteur, à partir des archives allemandes, montre que Vichy, loin d’être un bouclier contre le nazisme, a au contraire insisté auprès des Allemands pour qu’ils acceptent une politique de collaboration, dès les premiers mois après la défaite. Pour lui, Vichy, loin d’être une « parenthèse », a laissé un lourd héritage. Surtout, Paxton met en lumière à quel point Vichy a participé de manière autonome à la répression contre les Juifs. 

* Autre événement qui bouscule les consciences : l’ « affaire Touvier », en 1971. Le président Pompidou prend discrètement une mesure de grâce en faveur d’un ancien responsable de la Milice, Paul Touvier, qui se cachait depuis sa condamnation à mort par contumace en 1946. L’année suivante, 2000 articles de presse lui sont consacrés et ravivent la mémoire de l’Occupation.

 

    -c) L’impulsion est donnée : 

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Lacombe Lucien conte les histoires d’un jeune paysan qui se range, par opportunisme, dans les rangs de la milice.

 

* Le cinéma : dans la foulée du Chagrin et la pitié, citons Lacombe Lucien (1974) de Louis Malle (d’après un scénario de Modiano), Section spéciale (1975) de Costa-gravas, L’Affiche rouge (1976), Le Dernier Métro (1982) de François Truffaut, autant de films consacrés aux « années noires ». 

* La recherche historique : en 1978, sur 130 sujets de thèse déposés, 57 portent sur la période de Vichy et l’Occupation. 

 

Source:

- Divers manuels de Terminale.

 

Conseils de lecture:

- Henry Rousso:”le syndrome de Vichy de 1944 à nos jours”, Seuil, 1990.

- Henry Rousso et Eric Conan: »Vichy, un passé qui ne passe pas. », Fayard, 1994.

- Pierre Laborie: L’opinion française sous Vichy : les Français et la crise d’identité nationale 1936-1944, Editions du Seuil, Paris. Poche. 2001.

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