Croquis sur l’organisation de l’espace de l’Union européenne.
Posté par bricabraque le 31 mars 2008
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Posté par bricabraque le 31 mars 2008
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Posté par bricabraque le 30 mars 2008

Les contrastes de richesses au coeur à Sao Paulo (une favela jouxte une résidence huppée).
Téléchargez le diaporama sur les “Sud” (première partie).
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Posté par bricabraque le 29 mars 2008
Singapour by night.
Téléchargez le croquis de “l”Asie orientale, une aire de puissance en expansion“.
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Posté par bricabraque le 28 mars 2008
§ Le Nouvel Observateur propose une initiative intéressante en proposant son quotidien de 1968 (merci à Lyonel Kaufmann pour ce précieux lien).

Vous y trouverez notamment:
* une riche collection d'affiches (le support connaît alors son âge d'or) classées par thèmes:
- affiches du mouvement ouvrier.
- affiches du mouvement étudiant.
* un portrait des principaux acteurs de mai 68.
* Un point rapide sur les mouvements étudiants dans le monde.
§ Une superbe galerie de photos (68) prises par Serge Hambourg, reporter pour le Nouvel Observateur et témoins privilégié des événements.
§ Ne liquidons pas l'héritage de mai 68 par JP Dubs sur son très beau site.
§ Les articles passionnants de J.C. Diedrich sur l'Atelier populaire et les affiches de mai 68 et l'impact de ces affiches.
§ Mai 68 via Google earth! (merci à Antony Lozac'h pour le lien).
§ Les riches archives de l'INA consacrées à l'année 1968.
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Posté par bricabraque le 27 mars 2008

A Saïgon, le 1er février 1968, alors que débute “l'offensive du Têt”, le chef de la police sud-vietnamienne exécute d'une balle dans la tête un officier communiste. Cette photo vaut à son auteur, Eddie Adams, le prix Pulitzer.
Le 31 janvier 1968, la nuit du Nouvel An lunaire, les soldats nord-vietnamiens communistes du Front national de libération se lancent à l'assaut des villes du Sud-Vietnam et encerclent les principales bases américaines à Huê et Khe Sanh. C'est un échec militaire pour le FNL, mais une victoire politique. Les Américains se rendent compte qu'une victoire rapide au Vietnam est hors de portée.

Lors de la bataille de Huê, en février 1968, un marine porte un enfant vientamien blessé, enveloppé dans une couverture. L'auteur de la photographie se nomme John Olson. Il n'a que 19 ans lorsqu'il arrive à Saïgon en 1967. Il parvient à se faire embaucher comme photographe par Stars and stripes, le quotidien de l'armée américaine. Dans une interview récente, il revient sur cette expérience éprouvante:”Les cinq jours que j'ai passés à Huê ont été à la fois les plus excitants et les plus horribles de mon existence. Si je pouvais revivre un moment de ma vie, ce serait celui-là.”

Marche à Memphis le 8 avril 1968 en hommage à Martin Luther King, assassiné deux jours plus tôt. Au centre, on distingue sa veuve, Coretta King et à sa gauche Ralph Abernaty, bras droit du dr King et fidèle parmi les fidèles de MLK.

Les photographes Gilles Caron et Jacques Haillot immortalisent le sourire provocateur de Daniel Cohn-Bendit à l'encontre d'un CRS. Le 3 mai 1968, la Sorbonne est évacuée. Les affrontements débutent entre les forces de l'ordre et les étudiants. Cohn-Bendit, figure emblématique du mouvement estudiantin, est convoqué devant le conseil de discipline de l'université de Paris. Sur cette photo, deux sociétés s'affrontent.
Pour en savoir plus sur le mouvement du 22 mars à Nanterre, voir l'article de J.C. Diedrich.

C'est juste après avoir remporté les élections primaires de Californie, qui le relançait dans la course à l'investiture du parti démocrate en vue de la présidentielle, que Robert Kennedy, se fait assassiner par Sirhan Sirhan, le 5 juin 1968 (il mourra le lendemain à l’hôpital). Bobby venait de terminer son discours et prenait un bain de foule lorsque Sirhan est arrivé et a tiré plusieurs balles à bout portant en direction du sénateur Kennedy. Sirhan Sirhan a déclaré qu’il avait tué Robert Kennedy parce qu’il avait apporté son soutien à Israël dans la guerre des six jours en juin 1967.
Pour en savoir plus sur ce drame, cliquez ici.

La répression soviétique écrase le “printemps de Prague”. Ici, le corps d'un jeune Praguois, mort pour avoir tenté de poser un drapeau Tchèque sur un char soviétique. Originaire de Tchécoslovaquie, Josef Koudelka photographie les événements d'août 1968. Publiées d'abord anonymement aux Etats-Unis, il reçoit le prix Robert Capa pour ces images saisissantes.

Du 21 au 27 août 1968, les jeunes Tchèques prennent d'assaut les chars du pacte de Varsovie venus restaurer l'ordre soviétique dans cette démocratie populaire “remuante”. Ils tentent d'entamer une discussion en russe avec les soldats:”Pourquoi êtes-vous là? De quel droit? Où voyez-vous des contre-révolutionnaires?” Les jeunes soldats soviétiques sont décontenancés par ces réactions.
Pour en savoir plus sur le printemps de Prague, lisez l'article du blog.

http://www.horvatland.com/images/entrevues/mccullin-03.jpg
Le Nigéria accède à l'indépendance en 1960. Il s'agit d'un pays composé de peuple très divers: yorubas à l'ouest du Niger, Ibos à l'est du fleuve, Haoussas au nord. Ces derniers conservent la prépondérance politique. Les Ibos, implantés dans le sud-est du pays, s'engagent dans la voie de la sécession et constituent la République indépendante du Biafra (30 mai 1967). La province concentre les 4/5 des richesses pétrolières du pays.
Dans ces conditions, cette tentative séparatiste est inadmissible pour le gouvernement fédéral. Une atroce guerre civile débute alors (elle durera 30 mois, de mai 1967 à janvier 1970) et fait entre 1 et 2 millions de morts. Finalement, cette sécession biafraise est écrasée par l'armée fédérale nigériane.
Ce conflit est aussi un des premiers terrains d'action des organisations humanitaires. Ainsi, en septembre 1968, Bernard Kouchner et trois autres médecins se rendent au Biafra à l'appel de la Croix Rouge qui dénonce une famine meurtrière, provoquée par le blocus mené par le gouvernement fédéral nigérian.

Don McCullin:”Biafra” (1969).
Une photographie d'une violence inouïe qui permet de mesurer l'intensité de la famine provoquée par la guerre du Biafra. Choqué par ce qu'il voit, McCulin cesse de photographier les combattants pour se focaliser sur ces enfants sacrifiés. Il entend ainsi convaincre la communauté internationale d'intervenir pour mettre un terme à cette tragédie.

En 1968, à Mexico, les deux sprinters américains Tommie Smith et John Carlos protestent contre la ségrégation raciale qui continue de sévir aux EU. Lors de la remise des médailles, ils brandissent le poing ganté de noir, tête baissée, à la manière du Black Power. L’image fait le tour du monde et souligne le rôle primordial que joue désormais la télévision.
Lors d'une interview accordée en 1997, Tommie Smith revient sur ce geste:”Il ne s'agit pas de saboter une cérémonie que je respecte, mais de lui donner un sens. […] Les pieds nus évoquent la pauvreté des Noirs en Amérique. Mon foulard et le collier de John Carlos rappellent les lynchages opérés dans le sud. Les poings gantés représentent la force et l'unité du peuple noir. Je conserve à la main la pousse d'olivier que l'on vient de m'offrir. L'hymne va commencer. […]”
Pour en savoir plus: cliquez ici.

Dick Fosbury par Raymond Depardon, Mexico 1968. Lors de l'épreuve de saut en hauteur, l'Américain Dick Fosbury utilise une technique personnelle afin d'effacer la barre. Il remporte la médaille d'or en franchissant 2,24m. Il laissera son nom à cette technique qu'il a mise au point.
Raymond Depardon est un des photographes (mais aussi réalisateur) les plus célèbres. Il a couvert un très grand nombre d'événements clefs. Pour s'en convaincre, lisez l'interview passionnante de Raymond Depardon autour de l'année 1968.

http://www.camacho.com.mx/tlatelolco68/principal.html
Le 2 octobre 1968, l'armée ouvre le feu sur une manifestation étudiante à Mexico, place des Trois-Cultures: on compte plus de 300 morts et centaines de blessés. Au même moment, les medias du monde entier s'intéresse alors à la capitale mexicaine … car elle accueille les JO.
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Le républicain Nixon remporte l'élection présidentielle le 5 novembre 1968. Il devance de peu le démocrate Humphrey, sans doute privé de victoire par la candidature de George Wallace, partisan du maintien de la ségrégation dans le sud des Etats-Unis.

1968 © William Anders :”Earthrise” (”clair de terre”).
Cette photo, prise le 24 décembre 1968, est sans doute une les plus célèbres au monde. Pour la première fois, les hommes contemplent leur planète depuis la lune. William Anders, l'auteur de ce clichet, était un des trois membres de la mission Apollo VIII, à destination de la lune. Tout au long de leur révolution autour de la lune, Borman, Lovell et Anders entament les repérages pour les futures missions d'alunissage.
Jamais des hommes n'avaient vu la Terre de cette manière. L'astronaute dira d'ailleurs à son retour: “A un moment, je l'ai visée avec mon pouce [la Terre], et, à cette distance, il la cachait entièrement. J'ai réalisé à quel point nous étions tous insignifiants si tout ce que j'avais connu pouvait tenir derrière mon pouce.”
Sources:
- Le Hors-série du Monde 2 consacré à l'année 1968.
- Les sites internet ajoutés en lien (ci-dessous et dans le corps de l'article).
Liens:
- La richissime sélection de photos du Laïs d'Olibrius.
- La série de clichets terrifiants de John Olson lors de la bataille de Huê, au cours de l'offensive du Têt.
- Sélection de 52 photographies célébrissimes.
- Des photos des violences et assassinats d'étudiants à Mexico.
- Le dossier documentaire réalisé par M. Augris consacré à L'ANNEE 1968 EN FRANCE ET DANS LE MONDE. Vous y trouverez une série d'articles (rédigés par les camarades Augris, Tribouilloy, Diedrich et moi-même) classés par thèmes sur l'année 1968.
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Posté par bricabraque le 25 mars 2008
Le calme règne à Lhassa.
* Le Tibet, perle de Pékin.
La torche olympique devrait traverser le Tibet début mai avant de rejoindre Pékin. Les Chinois entendent bien utiliser ce symbole afin de proclamer l'unité et la puissance de l'Empire du milieu. Pour les autorités, le toit du monde est chinois. En mettant la main sur la région en 1950, le PCC gagne près d'un quart de territoire supplémentaire, un espace hautement stratégique faisant office de glacis face au voisin indien. Surtout, le Tibet dispose de ressources naturelles cruciales pour la Chine: richesses minières (or, plomb, cuivre), un grand potentiel hydroélectrique grâce aux fleuves himalayens.
* La stratégie chinoise.
Le gouvernment chinois n'entend donc pas relâcher son emprise sur le Tibet. Dans cette optique, il dispose de plusieurs armes:
- l'occupation militaire, condition indispensable au maintien de l'ordre voulu par Pékin;
- la mise en place de mesures incitatives afin de favoriser l'immigration massive des Han (les Chinois de la côte) vers la région autonome. Cette arme démographique contribue ainsi à faire des Tibétains une minorité dans leur région d'origine. De fait, les Chinois sont aujourd'hui deux fois plus nombreux que les Tibétains à Lhassa.
- Les arrestations et violences actuelles.
Quel bilan?
Citons les dépêches AFP:
” environ 140 personnes ont été tuées lors de la répression par la Chine de manifestations au Tibet, a affirmé mardi à Dharamsala (Inde) le Premier ministre du gouvernement tibétain en exil, au lendemain de plusieurs actions de dénonciation des violences.
Le dernier bilan officiel de Pékin des émeutes a fait était de 19 morts, dont 18 civils “innocents” et un policier.
Ces informations sont difficilement vérifiables, en raison des restrictions imposées par Pékin aux journalistes pour l'accès au Tibet et aux provinces limitrophes.Les manifestations ont commencé le 10 mars à l'occasion de l'anniversaire du soulèvement de 1959 contre le pouvoir chinois. Le 14 mars, des émeutes ont éclaté à Lhassa avant de se propager dans les provinces voisines à fortes minorités tibétaines. “Le dalaï lama n'a cessé de s'opposer à la violence, et de réclamer plus d'autonomie pour le Tibet au sein de la Chine, mais pas l'indépendance. Au Népal au moins 400 personnes, dont une majorité de Tibétains, ont été arrêtées lundi lors de trois manifestations distinctes à Katmandou, contre la politique répressive de la Chine au Tibet.
* Quelle marge de manoeuvre pour les Tibétains?
Les autorités chinoises accusent le dalaï lama d'avoir fomenté ces troubles afin de “saboter” les jeux Olympiques qui se dérouleront à Pékin en août, affirmations rejetées par le chef religieux. En réalité, le dalaï-lama n'a cessé de s'opposer à la violence, et de réclamer plus d'autonomie pour le Tibet au sein de la Chine, mais pas l'indépendance. Cette modération passe mal auprès des jeunes Tibétains, premières victimes des violences chinoises. Si l'aura spirituel du dalaï-lama n'est pas remise en cause, sa politique non-violente agace. Les jeunes radicaux, membres du Congrès de la jeunesse tibétaine (TYC) prônent l'indépendance et non l'autonomie. Le président du TYC se prononce aussi pour le boycott des jeux, à la différence encore une fois du dalaï.
La situation est rendue complexe par la présence d’une importante diaspora tibétaine au Népal et en Inde notamment. Cette dernière engage depuis un rapprochement avec
la Chine (avec laquelle les relations étaient mauvaises : accueil du dalaï-lama, litiges frontaliers au Cachemire) et n’entend donc pas mettre à mal ce processus en relayant les revendication des Tibétains. Au Népal, l’importante minorité tibétaine est aussi très surveillée par le pouvoir qui redoute des tentatives séparatistes. 4000 Tibétains ont été interpellés ce lundi 24 mars dans trois manifestations différentes, dont une devant le bâtiment des Nations Unies de Katmandou.
* La tenue des Jeux, usine à gaz pour les autorités de Pékin?
Les autorités veulent faire du pays une vitrine de la puissance chinoise en pleine croissance aujourd'hui. Elles entendent donc garder la mainmise sur le déroulement de cette compétition ultramédiatisée et redoutent des actions de soutien aux Tibétains lors des épreuves sportives.

Le dalaï-lama avec l'acteur américain Richard Gere.
* Et la communauté internationale dans tout ça?
- Un combat très médiatique. Les Tibétains bénéficient depuis longtemps de la sollicitude des media occidentaux. Le soutien actif et répété à la cause tibétaine de stars hollywoodienne ont permis de populariser la situation du Tibet. Björk, Richard Gere, pour ne citer qu'eux, mettent leur notoriété au service de la cause tibétaine (la cause des Ouïgours du Xinjiang n'a en revanche toujours pas trouvé de hérauts crédibles).
- L'attitude du Comité international olympique et de nombreux responsables politiques sème le trouble. Jacques Rogge, président du Comité se dit préoccupé par les violences perpétrées par les autorités de Pékin. Il affirme être engagé dans une “diplomatie silencieuse” avec le gouvernement chinois sur la question des droits de l'Homme. Ces déclarations interviennent en tout cas très tardivement, après dix jours de violences…

Hu Jintao et Nicolas Sarkozy.
L'attitude de la France brille aussi par sa modération à l'encontre des autorités chinoises. Nicolas Sarkozy appelle à “la retenue et à la fin des violences par le dialogue au Tibet”, dans un communiqué (et ce après la publication d'un sondage démontrant que les Français souhaitent majoritairement un boycott politique de la cérémonie d'ouverture des jeux). Mais là encore, cette déclaration est tardive et fait suite aux propos ambigüs du ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, pour lequel, “quand on prend des décisions économiques, parfois c'est aux dépens des droits de l'homme; ça, c'est le réalisme élémentaire.” Sur le plateau du journal télévisé de France 2, il revient même sur les efforts récents des autorités chinoises dans le domaines des droits de l'homme. C'est peut-être ça l'ouverture sauce Sarkozy, dire le contraire de ce à quoi l'on a cru tout au long de sa carrière…
La crise du Tibet place la diplomatie du président de la République dans une situation délicate, alors qu'il avait fait de la défense des droits de l'homme son cheval de bataille au cours de la campagne présidentielle. Ces dernières heures, le gouvernement corrige le tir (sous la pression des media), mais cette attitude tardive ne parvient pas à faire oublier les atermoiements initiaux.
L'attitude française tranche avec les positions adoptées par le Royaume Uni et l'Allemagne. D'abord muet, Gordon Brown a annoncé qu'il recevrait le dalaï-lama, au grand mécontentement de Pékin. Berlin a annoncé le gel de discussions bilatérales avec la Chine sur les questions de “développement”, en signe de protestation face aux violences au Tibet.

Le pape Benoît XVI, quant à lui, a tenu des propos suffisamment vagues et lénifiants dans son message pascal pour qu'ils n'aient aucun impact. Pour le souverain pontife, la Chine représente un gigantesque terrain de diffusion du catholicisme à l'heure où la pratique régresse en Europe. Aussi, il serait malvenu d'indisposer Pékin avec une condamnation trop ferme des violences.
Un manifestant de Reporters sans frontières pendant l'allocution du responsable olympique chinois, le 24 mars 2008 à Olympie.
- le rôle des organisations non gouvernementales.
En Grèce à Olympie, des militants de l'association Reporters sans Frontières (RSF) ont réussi à perturber la cérémonie d'allumage de la flamme des jeux Olympiques de Pékin, malgré un important dispositif policier. Trois hommes, dont le secrétaire général de RSF, Robert Ménard, ont tenté de s'approcher de la tribune pendant le discours du responsable chinois du Comité d'organisation des jeux (Bocog), Qi Liu.
Ces organisations n'ont de cesse de dénoncer les atteintes aux droits de l'homme en Chine. Les journalistes et opposants politiques emprisonnés peuplent les geôles chinoises. Aussi RSF appelle à “Boycotter le pays qui piétine les droits de l'Homme”
Un bel exemple de manipulation médiatique. La vision des violences par les media chinois. Ici, les violences ne sont que le fait des Tibétains. La présence militaire et les violences perpétrées par les autorités sont niées.
* Boycott ou pas boycott?
Un boycott pur et simple des jeux ne semble plus à l'ordre du jour (dommage?). En revanche, des manifestations de protestation lors de la cérémonie d'ouverture semblent envisageables. Les Français souhaitent de leurs voeux, si l'on en croit les sondages un boycott politique, mais pas sportif. Certes, les athlètes jouent souvent leur carrière lors de ces événements; il n'empêche que le sport n'est pas une bulle en dehors de la société. Les sportifs sont aussi des citoyens…
Les tueries actuelles sur le toit du monde ne sont pas sans rappeler d'autres pages sinistres de l'histoire, au cours desquelles la situation politique vient endeuiller des manifestations sportives: le massacre de la place des Trois Cultures le 2 octobre 1968, quatre jours seulement avant l'ouverture des Jeux de Mexico ou encore la réception de la coupe du monde de football par l'Argentine en pleine dictature militaire (1978). Les délégations et les journalistes s'étaient rendus dans le pays en promettant d'évoquer les disparitions et les atteintes aux droits de l'homme. Sur place, ils ne brillèrent que par leur silence assourdissant. L'histoire ne se répète pas… espérons le.
Sources:
- Libération.
- Le Monde
- Les dépêches AFP.
Liens:
- Retour rapide sur l'histoire du Tibet sur le blog.
- Quand la politique s'invite aux JO. L'article du blog consacré aux rapports entre JO et politique.
- Ces stars qui soutiennent le Tibet - Diaporama photo L'Express
- Des nouvelles d'Asie. Une mise au point d'une grande clarté sur la situation géopolitique de l'Asie orientale sur le blog d'E. Augris.
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Posté par bricabraque le 24 mars 2008
Fuite du dalaï-lama vers l'Inde (1959).
En ce mois de mars 2008, des manifestations importantes de moines bouddhistes ont lieu à Lhassa afin de protester contre l'occupation chinoise. A cinq mois des JO de Pékin, ces manifestations apparaissent comme un défi aux autorités chinoises. Le Parti Communiste Chinois redoute que les JO servent de caisse de résonance à tous les défenseurs des droits de l'homme en Chine. Revenons dans cet article en deux parties sur l'histoire du Tibet.
Le dalaï-lama est le plus haut chef religieux bouddhiste du Tibet. Installé à Lhassa, dans le palais du Potala, c'est aussi le chef temporel du pays. Cette institution remonte au XVème siècle. Lorsqu'un dalaï-lama s'éteint, on cherche sa réincarnation: un enfant exceptionnel auquel on enseigne les connaissances des moines tibétains (les lamas). Début XVIIème apparaît le panchen-lama, le second chef spirituel.
A partir du XVIIIème siècle, les empereurs chinois établissent un protectorat sur le Tibet. Au début du XXème siècle, la région devient un enjeu important pour l'Inde et la Chine. Désormais, deux politiques s'affrontent au Tibet: une proanglaise, représentée par le dalaï-lama, une prochinoise défendue par le panchen-lama. En 1911, avec l'aide des Anglais, les Tibétains se débarassent de la garnison chinoise et le dalaï-lama, destitué par les Chinois l'année précédente, réfugié en Inde, est restauré.
Tenzin Gyatso, le quatorzième dalaï-lama en 1950 (il a cinq ans).
Avec l'accession à l'indépendance de l'Inde et le départ des britanniques, les rapports de force dans la région sont renversés. La Chine, devenue communiste en 1949, déploie dès 1950 des troupes dans la région du Tibet. Le 7 octobre 1950, plus de 30 000 soldats passent la frontière et disposent aisément de la modeste armée tibétaine. Le jeune dalaï-lama (il n'a que 16 ans) est contraint de signer un traité le 23 mars 1951, qui entérine l'occupation militaire chinoise du Tibet.
La Chine s'arroge le droit de diriger la politique étrangère du pays et s'engage en contrepartie à respecter les croyances populaires et l'autonomie régionale du peuple tibétain. Simples promesses non respectées, puisque dès 1952, les soldats chinois se lancent dans la destruction systématique des monastères du pays.

En 1954, le panchen lama, Mao Zedong et le dalaï-lama à Pékin.
A partir de 1955,une guérilla antichinoise, menée par les montagnards Khampas, s'organise au Tibet. Une rébellion générale éclate à Lhassa dans la nuit du 19 au 20 mars 1959. La manifestation rassemble dans la capitale des milliers de Tibétains qui réclament l'indépendance. L'armée chinoise, dites de “libération nationale” (sic), écrase ce soulèvement dans un bain de sang. Selon les estimations chinoises, en trois jours, près de 87 000 Tibétains sont massacrés. Le 16 mars, le dalaï-lama s'enfuit en Inde avec son gouvernement et 80 000 Tibétains.
L'emprise chinoise sur le Tibet se renforce encore. Le statut de région autonome concédé en 1965 n'y change rien et une répression sévère continue de sévir jusqu'à aujourd'hui. Depuis son refuge indien de Dharamsala, Tenzin Gyatso, le quatorzième dalaï-lama, dirige un gouvernement en exil. L'occupation chinoise du pays (avec l'envoi de nombreux fonctionnaires et militaires) est très mal perçue par les Tibétains. A partir de 1987, les émeutes antichinoises reprennent. Elles atteignent leur paroxysme en 1989. Une répression impitoyable s'abat à nouveau et provoque des dizaines de morts, tandis que la loi martiale est rétablie.

Détournement du slogan des JO de Pékin One world one dream free Tibet.
Or, ce 10 mars, le dalaï-lama commémore le 49ème anniversaire de son exil. Il s'insurge contre “les violations énormes et inimaginables des droits de l'homme” commises par la Chine eu Tibet depuis cinquante ans. Constatant que les “Tibétains vivent en permanence dans la peur”. Quelques heures plus tard, des centaines de moines manifestaient à Lhassa sous les grenades lacrymogènes. Ces protestations contre la colonisation chinoise du Tibet sont fréquentes, mais l'ampleur des marches actuelles est exceptionnelle. La réponse des autorités de Pékin ne se fait pas attendre, une répression impitoyable et sanglante. Nous évoquerons plus longement ces événements, sur fond d'organisation des JO, dans un prochain article.
Sources:
- “Le petit Mourre. Dictionnaire d'histoire universelle”, Bordas, 2006.
- “Les docs de l'actu. Les 100 dates-clés de l'histoire du 20è siècle”.
Liens:
- 7 octobre 1950 : invasion du Tibet sur le Boomer Cafe.
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Posté par bricabraque le 22 mars 2008
C'est à Nanterre que démarre la contestation étudiante. Tentons de comprendre et d'expliquer…
Une ville, une université, un bidonville ?
Lire la suite de l'article de J.C. Diedrich qui replace le mouvement du 22 mars dans son contexte.
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Posté par bricabraque le 21 mars 2008
Citons les deux auteurs de l'article, Daniel Letouzey et Anthony Lozac’h: ” La révolution du web 2.0 a gagné les profs d’Histoire-Géographie. A la suite de leurs élèves “ accros ”, de nombreux collègues ont adopté les réseaux sociaux et se sont mis à leur tour à gérer un blog. Le succès du Web Pédagogique illustre l’intérêt de ce mode de communication. Les blogs d’Histoire-Géographie concernent tous les niveaux, avec une domination du secondaire. Leurs objectifs, leurs dynamismes, leurs interfaces reflètent une grande variété d’usages. Quels sont les apports spécifiques de ces outils à la pédagogie ? Comment se placent-ils par rapport à la première génération de sites indépendants tenus par des enseignants ? Peut-on dresser une typologie de ces blogs ?”
Téléchargez l'article: les blogs en histoire-géo. (915ko).
Télécharger le numéro complet (5,6 Mo).
Voir aussi:
- le très riche site de Daniel Letouzey, qui offre une foule de liens utiles, particulièrement pour les profs.
- Le Spoutnik illustré: le beau et bon blog d'Anthony Lozac'h.
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Posté par bricabraque le 20 mars 2008
A la différence du festival de Monterey en 1967, l'idéal de gratuité n'est plus. L'industrie musicale, ainsi que les artistes, ont vite saisi l'intérêt de tels rassemblement. Aussi, les cachets touchés par quelques têtes d'affiches atteignent des sommes rondelettes. Hendrix, empoche 18 000 dollars, Joplin 7500. Les groupes moins connus en revanche sont loin de toucher de telles sommes. Santana ou Ten Years After sont loin des 1000 dollars.
Quelques grands absents peuvent être relevés (Stones trop violents au goût des organisateurs; Beatles qui ne tournent plus; Dylan, qui n'a que mépris pour les hippies, se remet lentement d'un accident de moto; Jim Morrisson, le leader des Doors, craint pour sa vie …), le festival rassemble néanmoins du beau monde: le meilleur de la scène californienne, ainsi que certaines éloiles montantes de la scène musicale internationale.
Tout au long des trois jours du festival, 32 artistes se succèdent sur scène lors de ces trois jours:
LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE (nombreux extraits videos…)
et pour ceux qui n'auraient pas lu la première partie sur l'organisation du festival: lire la suite ici.
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