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JO de Pékin 2008 et le Tibet.

Posté par bricabraque le 25 mars 2008

JO de Pékin 2008 et le Tibet. dans actualité article_lhasa0

Le calme règne à Lhassa.

* Le Tibet, perle de Pékin.

La torche olympique devrait traverser le Tibet début mai avant de rejoindre Pékin. Les Chinois entendent bien utiliser ce symbole afin de proclamer l’unité et la puissance de l’Empire du milieu. Pour les autorités, le toit du monde est chinois. En mettant la main sur la région en 1950, le PCC gagne près d’un quart de territoire supplémentaire, un espace hautement stratégique faisant office de glacis face au voisin indien. Surtout, le Tibet dispose de ressources naturelles cruciales pour la Chine: richesses minières (or, plomb, cuivre), un grand potentiel hydroélectrique grâce aux fleuves himalayens.

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* La stratégie chinoise.

Le gouvernment chinois n’entend donc pas relâcher son emprise sur le Tibet. Dans cette optique, il dispose de plusieurs armes:

- l’occupation militaire, condition indispensable au maintien de l’ordre voulu par Pékin;

- la mise en place de mesures incitatives afin de favoriser l’immigration massive des Han (les Chinois de la côte) vers la région autonome. Cette arme démographique contribue ainsi à faire des Tibétains une minorité dans leur région d’origine. De fait, les Chinois sont aujourd’hui deux fois plus nombreux que les Tibétains à Lhassa.

- Les arrestations et violences actuelles.

 dans nouvel ordre mondial?

Quel bilan?

Citons les dépêches AFP:

 » environ 140 personnes ont été tuées lors de la répression par la Chine de manifestations au Tibet, a affirmé mardi à Dharamsala (Inde) le Premier ministre du gouvernement tibétain en exil, au lendemain de plusieurs actions de dénonciation des violences.

Le dernier bilan officiel de Pékin des émeutes a fait était de 19 morts, dont 18 civils « innocents » et un policier.

Ces informations sont difficilement vérifiables, en raison des restrictions imposées par Pékin aux journalistes pour l’accès au Tibet et aux provinces limitrophes.Les manifestations ont commencé le 10 mars à l’occasion de l’anniversaire du soulèvement de 1959 contre le pouvoir chinois. Le 14 mars, des émeutes ont éclaté à Lhassa avant de se propager dans les provinces voisines à fortes minorités tibétaines. « Le dalaï lama n’a cessé de s’opposer à la violence, et de réclamer plus d’autonomie pour le Tibet au sein de la Chine, mais pas l’indépendance. Au Népal au moins 400 personnes, dont une majorité de Tibétains, ont été arrêtées lundi lors de trois manifestations distinctes à Katmandou, contre la politique répressive de la Chine au Tibet.

 dans sport

* Quelle marge de manoeuvre pour les Tibétains?

Les autorités chinoises accusent le dalaï lama d’avoir fomenté ces troubles afin de « saboter » les jeux Olympiques qui se dérouleront à Pékin en août, affirmations rejetées par le chef religieux. En réalité, le dalaï-lama n’a cessé de s’opposer à la violence, et de réclamer plus d’autonomie pour le Tibet au sein de la Chine, mais pas l’indépendance. Cette modération passe mal auprès des jeunes Tibétains, premières victimes des violences chinoises. Si l’aura spirituel du dalaï-lama n’est pas remise en cause, sa politique non-violente agace. Les jeunes radicaux, membres du Congrès de la jeunesse tibétaine (TYC) prônent l’indépendance et non l’autonomie. Le président du TYC se prononce aussi pour le boycott des jeux, à la différence encore une fois du dalaï.

La situation est rendue complexe par la présence d’une importante diaspora tibétaine au Népal et en Inde notamment. Cette dernière engage depuis un rapprochement avec
la Chine (avec laquelle les relations étaient mauvaises : accueil du dalaï-lama, litiges frontaliers au Cachemire) et n’entend donc pas mettre à mal ce processus en relayant les revendication des Tibétains. Au Népal, l’importante minorité tibétaine est aussi très surveillée par le pouvoir qui redoute des tentatives séparatistes. 4000 Tibétains ont été interpellés ce lundi 24 mars dans trois manifestations différentes, dont une devant le bâtiment des Nations Unies de Katmandou.

 

* La tenue des Jeux, usine à gaz pour les autorités de Pékin?

Les autorités veulent faire du pays une vitrine de la puissance chinoise en pleine croissance aujourd’hui. Elles entendent donc garder la mainmise sur le déroulement de cette compétition ultramédiatisée et redoutent des actions de soutien aux Tibétains lors des épreuves sportives.

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Le dalaï-lama avec l’acteur américain Richard Gere.

* Et la communauté internationale dans tout ça?

- Un combat très médiatique. Les Tibétains bénéficient depuis longtemps de la sollicitude des media occidentaux. Le soutien actif et répété à la cause tibétaine de stars hollywoodienne ont permis de populariser la situation du Tibet. Björk, Richard Gere, pour ne citer qu’eux, mettent leur notoriété au service de la cause tibétaine (la cause des Ouïgours du Xinjiang n’a en revanche toujours pas trouvé de hérauts crédibles).

- L’attitude du Comité international olympique et de nombreux responsables politiques sème le trouble. Jacques Rogge, président du Comité se dit préoccupé par les violences perpétrées par les autorités de Pékin. Il affirme être engagé dans une « diplomatie silencieuse » avec le gouvernement chinois sur la question des droits de l’Homme. Ces déclarations interviennent en tout cas très tardivement, après dix jours de violences…

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Hu Jintao et Nicolas Sarkozy.

L’attitude de la France brille aussi par sa modération à l’encontre des autorités chinoises. Nicolas Sarkozy appelle à « la retenue et à la fin des violences par le dialogue au Tibet », dans un communiqué (et ce après la publication d’un sondage démontrant que les Français souhaitent majoritairement un boycott politique de la cérémonie d’ouverture des jeux). Mais là encore, cette déclaration est tardive et fait suite aux propos ambigüs du ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, pour lequel, « quand on prend des décisions économiques, parfois c’est aux dépens des droits de l’homme; ça, c’est le réalisme élémentaire. » Sur le plateau du journal télévisé de France 2, il revient même sur les efforts récents des autorités chinoises dans le domaines des droits de l’homme. C’est peut-être ça l’ouverture sauce Sarkozy, dire le contraire de ce à quoi l’on a cru tout au long de sa carrière…

La crise du Tibet place la diplomatie du président de la République dans une situation délicate, alors qu’il avait fait de la défense des droits de l’homme son cheval de bataille au cours de la campagne présidentielle. Ces dernières heures, le gouvernement corrige le tir (sous la pression des media), mais cette attitude tardive ne parvient pas à faire oublier les atermoiements initiaux.

L’attitude française tranche avec les positions adoptées par le Royaume Uni et l’Allemagne. D’abord muet, Gordon Brown a annoncé qu’il recevrait le dalaï-lama, au grand mécontentement de Pékin. Berlin a annoncé le gel de discussions bilatérales avec la Chine sur les questions de « développement », en signe de protestation face aux violences au Tibet.

Le pape Benoît XVI, quant à lui, a tenu des propos suffisamment vagues et lénifiants dans son message pascal pour qu’ils n’aient aucun impact. Pour le souverain pontife, la Chine représente un gigantesque terrain de diffusion du catholicisme à l’heure où la pratique régresse en Europe. Aussi, il serait malvenu d’indisposer Pékin avec une condamnation trop ferme des violences.

 

Un manifestant de Reporters sans frontières pendant l’allocution du responsable olympique chinois, le 24 mars 2008 à Olympie.

- le rôle des organisations non gouvernementales.

En Grèce à Olympie, des militants de l’association Reporters sans Frontières (RSF) ont réussi à perturber la cérémonie d’allumage de la flamme des jeux Olympiques de Pékin, malgré un important dispositif policier. Trois hommes, dont le secrétaire général de RSF, Robert Ménard, ont tenté de s’approcher de la tribune pendant le discours du responsable chinois du Comité d’organisation des jeux (Bocog), Qi Liu.

Ces organisations n’ont de cesse de dénoncer les atteintes aux droits de l’homme en Chine. Les journalistes et opposants politiques emprisonnés peuplent les geôles chinoises. Aussi RSF appelle à « Boycotter le pays qui piétine les droits de l’Homme »

http://www.dailymotion.com/video/x4pz9v

Un bel exemple de manipulation médiatique. La vision des violences par les media chinois. Ici, les violences ne sont que le fait des Tibétains. La présence militaire et les violences perpétrées par les autorités sont niées.

* Boycott ou pas boycott?

Un boycott pur et simple des jeux ne semble plus à l’ordre du jour (dommage?). En revanche, des manifestations de protestation lors de la cérémonie d’ouverture semblent envisageables. Les Français souhaitent de leurs voeux, si l’on en croit les sondages un boycott politique, mais pas sportif. Certes, les athlètes jouent souvent leur carrière lors de ces événements; il n’empêche que le sport n’est pas une bulle en dehors de la société. Les sportifs sont aussi des citoyens…

Les tueries actuelles sur le toit du monde ne sont pas sans rappeler d’autres pages sinistres de l’histoire, au cours desquelles la situation politique vient endeuiller des manifestations sportives: le massacre de la place des Trois Cultures le 2 octobre 1968, quatre jours seulement avant l’ouverture des Jeux de Mexico ou encore la réception de la coupe du monde de football par l’Argentine en pleine dictature militaire (1978). Les délégations et les journalistes s’étaient rendus dans le pays en promettant d’évoquer les disparitions et les atteintes aux droits de l’homme. Sur place, ils ne brillèrent que par leur silence assourdissant. L’histoire ne se répète pas… espérons le.

Sources:

- Libération.

- Le Monde

- Les dépêches AFP.

Liens:

- Retour rapide sur l’histoire du Tibet sur le blog.

- Quand la politique s’invite aux JO. L’article du blog consacré aux rapports entre JO et politique.

- Ces stars qui soutiennent le Tibet – Diaporama photo L’Express

- Des nouvelles d’Asie. Une mise au point d’une grande clarté sur la situation géopolitique de l’Asie orientale sur le blog d’E. Augris.

Une Réponse à “JO de Pékin 2008 et le Tibet.”

  1. Fred dit :

    Pour soutenir la liberté au Tibet lors du passage de la flamme et lors des JO de Pékin,
    je suis d’accord pour les manifestations et toute sorte de boycott, mais pour toutes celles et ceux qui souhaitent se montrer, ils peuvent le faire en affichant un message de soutien à la fois au Tibet mais aussi à l’esprit des jeux en portant le tee-shirt “dove of the Freedom” de l’artiste LN* qui me semble être un bon moyen d’expression qui s’intègre bien à l’esprit du Tibet …m^m s’il est vrai que le tee-shirt est payant, le message est fort et bien présent, et c’est ce qui compte.
    voici le lien http://libertepourletibet.blogspirit.com

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