coups de coeur sur la toile (suite).

Posté par bricabraque le 28 juin 2008

- Crimes et massacres de masse en ligne. Après plus de quatre années de travail, Jacques Sémelin, professeur à Sciences Po, a ouvert aujourd’hui massviolence.org, la première encyclopédie en ligne -et très anglophone- sur les violences de masse.

- Les photos controversées d’Hiroshima. L’institut Hoover a rendu public début 2008, 10 clichés censés représenter des victimes du bombardement atomique d’Hiroshima.

Ces photos auraient été trouvées dans une cave près d’Hiroshima par un Américain appelé Robert Capp.

Mais depuis peu, ces photos ont été retirées du site de l’institut Hoover. La raison ? Ces photos pourraient être non pas des photos d’Hiroshima après la bombe mais des photos du tremblement de terre ayant eu lieu dans la région du Kanto en 1923, qui a fait plus de 100 000 morts.

- Le blog Camille Desmoulins propose de nombreux documents (notamment des schémas impressionnants sur l’histoire politique française.

- Le blog « mais qu’est-ce qu’on nous chante? » de Baptiste Vignol revisite l’actualité musicale à sa manière.

- Le blog  » En quoi le festival de Woodstock est-il le reflet du mouvement pacifiste américain? » de Michel Becquet consacré aux mouvements contestataires dans l’Amérique des sixties.

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La bande à Bonnot.

Posté par bricabraque le 27 juin 2008

L’épopée de la bande à Bonnot ne dure que quelques mois, de décembre 1911 à avril 1912, au cours desquels ce groupe de malfrats hétéroclite multiplie les vols, crimes et autres violences.
L’onde de choc créée par ces actes est énorme et les faits et gestes du groupe passionne l’opinion publique et font couler beaucoup d’encre. En effet, il s’agit des premiers « bandits en auto », qui ont vite saisi tout l’intérêt d’utiliser ce moyen de locomotion encore très rare.

Lire la suite de l’article et écouter le morceau de Joe Dassin

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La Tordue se souvient du 17 octobre 1961.

Posté par bricabraque le 26 juin 2008

Pochette du disque de la Tordue d’où est extrait « Paris, oct.61″.

La Tordue s’inscrit dans la mouvance du courant néo-réaliste qui gagne la chanson française au cours des années 1990 (Têtes Raides, Casse Pipe…). De 1989 à 2003 (date de leur séparation, ils insufflent une énergie poétique salvatrice dans leurs compositions.
Avec ce « Paris, oct.61″, le groupe revient sur les ratonnades policières d’octobre 1961.

Lire la suite de l’article et écouter le morceau

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Le chant des marais.

Posté par bricabraque le 25 juin 2008


Le camp de concentration de Börgermoor.


Die Moorsoldaten, le Chant des marais, peut être considéré comme l’un des premiers chants de la déportation et de la résistance. Il s’agit d’une œuvre collective composée par des détenus du camp de concentration de Börgermoor, situé en Frise, au nord-ouest de l’Allemagne, et ouvert en juin 1933 par le régime nazi.

Lire la suite de l’article et écouter le morceau sur l’Histgeobox.

 

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Retour sur l’histoire du Zimbabwe.

Posté par bricabraque le 24 juin 2008

Les milices de Mugabe en pleine action.

Le Zimbabwe est peuplé à 70% de shonas et à 16% de Ndébélés venus de l’Afrique du sud voisine. Les populations blanches y sont très minoritaires.

A partir  du XIXème siècle, la présence de colons britanniques et boers s’accélère et la région passe sous le contrôle de la British South Africa Company, dont le patron Cecil Rhodes a obtenu des droits miniers au sud du Zambèze. la compagnie favorise la colonisation agricole.
Deux territoire voient ainsi progressivement le jour, le Rhodésie du nord (devenue Zambie) et la Rhodésie du sud (Zimbabwe en 1965).
Dès le début de la colonisation britannique, l’anglais et l’afrikaans s’imposent dans l’administration de l’État, c’est-à-dire la compagnie de Rhodes.

Jusqu’en 1807, une guerre oppose les Blancs aux Ndébélés et aux Shona. Les premiers s’imposent et Ndébélés et Shonas sont relégués dans des réserves dont ils ne peuvent sortir que muni d’un laissez-passer. Ils ne désarment pas pour autant et lancent en commun (malgré l’ hostilité ancestrale qui les opposaient) la croisade appelée Chimurenga (« guerre de libération »). Cette dernière échoue après la pendaison de ses dirigeants.

Au début du XXème siècle, les colons blancs cherchent à s’émanciper de la tutelle pesante de la
 British South Africa Company. Sollicités par référendum en 1922, ils repoussent le rattachement de la Rhodésie à l’Afrique du sud. Le territoire devient alors colonie de la Couronne. La minorité blanche accapare le pouvoir et instaure un régime de ségrégation raciale, similaire à celui de l’Afrique du sud et fondé sur le développement séparé des races. L’habitat est « territorialisé »: les Noirs sont parqués dans des townships,  situés en périphérie  des villes.  La ségrégation sévit aussi dans l’enseignement avec des écoles, gratuites, pour Européens, métis et Asiatiques (des cours en anglais) et des écoles  , payantes, pour les Noirs (en shona et ndébélé).

En 1953, le gouvernement britannique créa une Fédération de Rhodésie-Nyasaland (Federation of Rhodesia and Nyasaland) regroupant la Rhodésie du Sud, la Rhodésie du Nord (l’actuelle Zambie) et le Nyasaland (devenu le Malawi), qui favorisait la domination blanche.

Le racisme institutionnalisé, la ségrégation implacable et le mouvement d’indépendance général sur le continent encouragent le nationalisme zimbabwéen. En 1957, Joshua Nkomo, dirigeant syndicaliste ndébélé, fonde le Congrès national africain de Rhodésie du Sud, dissous deux ans plus tard par le gouvernement blanc.

Victimes Ndébélés du régime de Mugabe.

Ce sont les Blancs, hostiles à tout partage du pouvoir avec les Noirs, qui revendiquent d’abord le droit à l’indépendance du territoire zimbabwéen. Après deux années de vaines négociations, le gouvernement blanc, dirigé par Ian Smith, déclara unilatéralement l’indépendance de la Rhodésie, le 11 novembre 1965. Sous le régime de Ian Smith, les 220 000 Blancs accaparent alors tout le pouvoir aux dépens des quatre millions de Noirs. Le Royaume -uni et l’ONU refusent de reconnaître cette indépendance et décident d’un embargo commercial.

Les mouvements indépendantistes noirs ne désarment pas pour autant. Ainsi la ZAPU (Zimbabwe African People’s Union ou Union du peuple africain du Zimbabwe) de Joshua Nkomo et la ZANU (Zimbabwe African National Unionv ou Union nationale africaine du Zimbabwe) de Robert Mugabe engagent une lutte armée contre le pouvoir blanc. Bien sûr, le gouvernement Smith interdit les mouvements indépendantistes et emprisonne les dirigeants.

Or, face à l’isolement international du pays, la position du gouvernement s’avère intenable et des négociations s’ouvrent avec les leaders indépendantistes modérés libérés de prison.

La nouvelle Constitution de 1979, adoptée lors d’un référendum réservé aux Blancs, autorise un régime multiracial. Les accords de Lancaster House (1979), signés sous la pression de Margaret Thatcher (alors première ministre de Grande-Bretagne), imposent la tenue d’élections, supervisées par le Royaume-Uni.

- Le régime de Robert Mugabe

 

Ces élections libres de février 1980 furent remportées par la ZANU (Union nationale africaine du Zimbabwe) et Robert Mugabe forme un gouvernement de réconciliation nationale au sein duquel étaient présents Joshua Nkomo et deux ministres européens. La seconde indépendance du pays est proclamée le 18 avril et la Rhodésie prend le nom shona de Zimbabwe («la maison en pierre»).

Si , les populations blanches émigrent massivement vers l’Afrique du sud dans les années 1980, la minorité blanche maintient néanmoins son hégémonie sur  sur l’activité économique et la possession des terres agricoles les plus riches (les accords de Lancaster House interdisent l’expropriation des fermiers blancs). Ainsi la minorité blanche qui représente alors 1 % de la population posséde encore 70 % des terres arables, excluant ainsi de la croissance la grande majorité des masses rurales.Dans le même temps, le premier ministre, Robert Mugabe, un shona renforce son pouvoir et malmène la minorité ndébélé (affrontements armés).

 

Caricature du cruel Mugabe.

 L’absence de changement, la  dégradation progressive de la situation économique nourrissent bientôt les frustrations. Mugabe, élu à intervalle régulier président, se transforme en dictateur. Egocentrique, violent, il s’accroche au pouvoir en manipulant les élections et en faisant régner un régime de terreur.
En 1998, des «émeutes de la faim», provoquées par un taux de chômage touchant 45 % de la population et la chute de la monnaie nationale, ébranlent néanmoins fortement le pouvoir. Mugabe cherche alors des boucs-émissaires, qu’il trouve en la personne des 70 000 fermiers blancs responsables de la situation selon lui (six millions d’hectares de terres agricoles sont redistribuées à quelque 200 000 familles noires).

Pour autant, le mécontentement grandit contre le système Mugabe, reposant sur la corruption qui ne profite qu’à une élite conservatrice. Aux élections de 2000, 58 députés de l’opposition entrent pour la première fois au parlement. Mugabe promet même de quitter le pouvoir en 2002. Il n’en sera rien puisqu’il impose des lois anti-opposition, musèle la presse et le pouvoir judiciaire, expulse les observateurs internationaux en vue des présidentielles de 2002 qu’il remporte avec 56 % des voix.

 

Affiche électorale de Morgan Tsvangirai.

Après vingt-huit ans d’un pouvoir sans partage, Mugabe ne semble pas encore rassasié puisqu’il poursuit ses pratiques violentes en privant son adversaire Morgan Tsvangirai, leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), de la victoire électorale qu’il a remporté légalement le 29 mars dernier lors du premier tour des élections présidentielles. La peur au ventre, il doit renoncer à participer au deuxième tour prévu le 27 juin. Tous ses soutiens  sont pourchassés, violemment agressés, emprisonnés, torturés et abattus le cas échéant par les milices du chef d’Etat (dernier bilan: 200.000 personnes déplacées, 100 militants du MDC assassinés, 20.000 maisons brûlées et 10.000 personnes blessées…). Or Mugabe sait pouvoir compter sur le soutien honteux de Thabo Mbeki, le chef d’Etat sud-africain. Quant à la communauté internationale, elle assiste, de loin, à ce spectacle pitoyable.
Liens:
- Portrait de Robert Mugabe par Radio-Canada.
- Zimbabwe -- L’Afrique australe entière est secouée.

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Coups de coeur sur la toile.

Posté par bricabraque le 23 juin 2008

 

- L’enseignement de la Shoah oublie Nicolas Sarkozy . L. Kaufmann revient sur le projet sarkozyste enterré en catimini ces jours-ci.

- Où est passé le Birobidjan? par jean-Marie Chauvier.

- Le monde vu en 360° avec 360travelguide.com.

- Un effroyable album photo appartenant à Karl Höcker, l’un des officiers qui dirigeaient le camp d’extermination d’Auschwitz. Un album découvert à l’automne dernier, consultable sur le site du Mémorial de Washington.

- Il faut plusieurs écoutes pour reconnaître les premières mesures de la comptine Au clair de la lune. Mise en ligne sur le site First sounds (Premiers sons) qui collecte les enregistrements anciens, cette séquence a priori anodine a été enregistrée entre 1857 et 1859 en France, par un certain Edouard-Léon Scott de Martinville. Mais, selon les découvreurs de ce « phonotaugraphe », David Giovannoni et Patrick Feaster, il s’agirait tout simplement du plus vieil enregistrement de voix au monde.

* Enfin deux audioblogs, précieux pour faire de belles découvertes musicales:

- Pour les amateurs de soul: « Get down with the stepfather of soul!« 

- Plus généraliste, « Aurgasm ».

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Sur la platine: juin 2008.

Posté par bricabraque le 21 juin 2008

Ecoutez la playlist de ce mois

   ICI 

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Bac 2008: proposition de corrigé du croquis sur la Russie.

Posté par bricabraque le 20 juin 2008

La place rouge. 

Voici une proposition de corrigé, donc perfectible, du croquis de géographie sur  » Russie: peuplement et mise en valeur ». Pas de panique si votre croquis ne ressemble pas à celui-ci, ce qui compte c’est d’avoir traité le sujet et avoir soigné sa réalisation.

Cliquez ici 

D’autres propositions:

- sur le blog de R. Tribouilloy.

- sur le site d‘Y. Guiet. 

- sur celui de J. Muniga.

 

 

 

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Keny Arkana : « Ordre mondial »

Posté par bricabraque le 20 juin 2008

Caricature de Plantu.

La rappeuse marseillaise Keny Arkana a sorti en 2008 un nouvel album : Désobéissance, tout un programme… Elle y mène une attaque en règle des puissants de tout poil et invite les gens à se réveiller (c’est la chanson « Réveillez-vous« ).Dans « Ordre mondial », elle dénonce pêle-mêle le capitalisme mondialisé, la surveillance des populations, l’illusion démocratique, la société de consommation (« tout est marchandise »), la destruction de la planète.

Lire la suite de l’article et écouter le morceau sur l’Histgeobox.

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Oral de rattrapage au Bac histoire-géo.

Posté par bricabraque le 19 juin 2008

Bien sûr, je ne souhaite à aucun d’entre vous de devoir passer l’oral de rattrapage du bac, mais si tel est le cas, pas de panique. D’abord, veillez à bien choisir les deux matières à repasser: privilégiez les matières dans lesquelles vous avez eu de très mauvaises notes, en deçà de vos performances au cours de l’année. Les choses se compliquent si vous avez obtenu un 8 ou un 9, dans ce cas là, optez pour la discipline dans laquelle vous vous sentez le plus à l’aise.

En Histoire Géo: voilà ce que dit le B.O.

Durée : 20 minutes. Temps de préparation : 20 minutes.

L’épreuve porte à la fois sur le programme d’histoire et de géographie. L’examinateur propose deux sujets au choix du candidat. Chaque sujet comporte une première partie, soit en histoire, soit en géographie, qui fait l’objet de l’interrogation principale et une seconde partie dans l’autre discipline qui fait l’objet d’une interrogation plus rapide.

Ces sujets peuvent être accompagnés d’une brève chronologie, de documents, d’une carte ou d’un fond de carte.

L’évaluation des réponses de chaque candidat est globale et doit utiliser tout l’éventail des notes de 0 à 20. L’examinateur évalue la maîtrise des connaissances et la clarté de l’exposition.

Le questionnement qui suit l’exposé peut déborder le cadre strict des sujets proposés et porter sur la compréhension d’ensemble des questions étudiées.

Conseils: pensez que 20 minutes de préparation, c’est très peu. Sur votre brouillon, il convient donc de jeter les idées essentielles et ensuite de les organiser autour de deux ou trois grands axes, comme pour une composition. A l’oral, comme à l’écrit, veillez à bien définir les termes du sujet en introduction.

Parlez normalement, distinctement, pas trop vite, mais sans entrecouper vos phrases de longs silences. Soyez précis(e) (des exemples: des dates, des localisations…) et raccrochez autant que possible le sujet à l’actualité.

Enfin, n’écoutez pas les racontars et autres rumeurs que colportent les candidats qui vous ont précédé dans la salle d’examen (« le jury machin est affreux », « ce prof est une peau de vache »). Comptez avant tout sur votre prestation, qui sera bonne si vous avez bien révisé. Bon courage.

Pour terminer, voici quelques liens utiles sur les oraux de rattrapage en histoire géo.

- Sur le déroulement de l’épreuve oral, un article des clionautes et une grille d’évaluation proposée par Franck David.

- Conseils pour les oraux de rattrapage sur le blog de G. Hoibian.

- 10 points pour réussir l’oral du bac (toutes sections) par Hugo Billard.

- Oral de rattrapage sur le blog de Céline Martin.

- Des conseils plein de bon sens, à appliquer lorsque vous êtes face à l’examinateur.

- Lire les conseils avisés de R. Tribouilloy.

Bonus humoristique:

http://www.dailymotion.com/videox4sv3

Prestation à ne surtout pas imiter.

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