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Bref retour sur l’histoire de l’Argentine.

Posté par bricabraque le 16 juin 2008

La grave crise économique mondiale qui débuta en 1929 eut des conséquences dramatiques en Argentine. Le pays fut déstabilisé politiquement. Chômage, inflation, misère accrurent le malaise politique et social, dont surent profiter les organisations fascistes, favorables à l’instauration de la dictature. En pleine guerre mondiale (1943), un groupe d’officiers nationalistes s’emparent du pouvoir. L’année suivante, le colonel Juan Peron s’impose.

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Juan et Evita Peron acclamés par la foule.

Ce dernier fait alors campagne auprès des classes ouvrières défavorisées, les descamisados (« les sans chemises »), promettant le partage des terres, des salaires plus élevés et l’instauration d’une sécurité sociale. Le 24 février 1946, il remporte les élections présidentielles avec 56% des voix.
Peron développe alors son justicialisme fondé sur l’attachement au catholicisme, le neutralisme, le nationalisme, le réformisme, bref, un système populiste original. Dans les faits, le régime s’oriente bientôt vers un système dictatorial répressif très classique. Les difficultés économiques du pays aliènent à Peron une partie de la population. Il perd aussi le soutien de l’Eglise catholique, tandis que les Etats-Unis voient d’un mauvais œil son régime. Renversé par un putsch en 1955, Peron se réfugie alors au Paraguay, puis en Espagne.

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Juan Peron, archétype du leader populiste latino américain.

Le pays connaît alors une période d’instabilité politique, ponctuée de coups d’états militaires successifs en 1966 et 1971. Finalement, en 1973, le parti justicialiste péroniste revient au pouvoir. Le président élu cède la place à Juan Peron revenu de son exil espagnol. A sa mort, sa troisième femme Isabel Peron lui succède. La situation économique et social du pays continue de se dégrader et en 1976, une junte militaire conduite par le général Videla s’empare du pouvoir.

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Affiche appelant au boycott du mondial de football de 1978 qui se tient en Argentine.


Le nouveau régime impose une répression impitoyable. Les opposants politiques sont enlevés, torturés, éliminés : 2300 assassinats politiques, 20 000 à 30 000 disparus. En 1981, Videla est remplacé par le maréchal Viola, lequel est renversé à son tour en décembre de la même année par le général Galtieri. Ce dernier lance en 1982 les troupes argentines à l’assaut des îles Malouines, possession britannique, revendiquée depuis toujours par les Argentins. La Grande-Bretagne mobilise son armée et écrase l’armée argentine, ce qui entraîne le remplacement de Galtieri par le général Bignone.

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Photographie prise lors de la guerre des Malouines.


L’élection de Raul Alfonsin en 1983 marque le retour de la démocratie dans le pays, mais le jugement des responsables militaires de la dictature est rendu impossible par les menaces de mutinerie de l’armée. Incapable de résoudre la crise économique qui sévit alors, Alfonsin cède sa place au péroniste Carlos Menem, en 1989. Ce dernier mène une politique d’austérité très inefficace qui ne fit qu’accroître les inégalités sociales du pays : 30% de la population vit alors au dessous du seuil de pauvreté.

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Caricature de Carlos Menem.

En 1999, le radical Fernando De la Rua devient président de la république argentine, mais il doit démissionner en 2001, en raison de la grave crise économique et sociale qui s’abat sur le pays, aboutissement de plusieurs décennies d’une gestion catastrophique : politique d’austérité voulu par le FMI qui contribue à la dépossession des richesses nationales ; corruption massive de l’élite politique (voir le documentaire édifiant que F. Solanas consacre à cette crise financière : « Mémoire d’un saccage »).

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Manifestations lors de la crise économique en 2001.

La crise monétaire se poursuit en 2002 et provoque un rejet massif du système politique par des Argentins meurtris. Finalement, l’année suivante, Nestor Kirchner, membre du parti justicialiste péroniste, accède à la présidence et jouît rapidement d’une grande popularité, due au sauvetage de l’économie du pays et à sa politique audacieuse en matière en matière de droits de l’homme. En juin 2005, la Cour suprême d’Argentine déclare inconstitutionnelles les deux lois d’amnistie, qui avaient empêché de poursuivre en justice plus de mille militaires et policiers impliqués dans la répression politique, avec atteintes aux droits de l’homme, sous la dernière dictature de 1976-1983. En mars 2006, le président Kirchner, après avoir nationalisé les postes et les télécommunications, a remis aux mains de l’État l’un des services les plus essentiels, l’accès à l’eau potable. Cette nationalisation est la dernière d’une vague de réappropriation des services publics par l’État.

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Nestor et Christina Kirchner.

Son épouse Christina Kirchner lui succède fin 2007, après une victoire au premier tour des présidentielles.

Liens et sources:

- Argetina.free.

- L’article de Wikipédia.

- Un point proposé par l’université Laval (Canada).

 

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