Petite histoire du rap.

Posté par bricabraque le 31 août 2008

Les Last poets.

Quand tout cela a-t-il commencé ? Bienheureux ceux qui le savent !

Comme pour beaucoup de genres musicaux, il est bien difficile de dater précisément les débuts.

Une chose est certaine, le rap n’est pas venu de nulle part, il est l’héritage d’une longue tradition musicale depuis le gospel jusqu’au Reggae. Autre certitude, le rap est né dans le Bronx, dans un quartier de New York livré à lui-même. Tentons d’y voir un peu plus clair.

Sur Lire-Ecouter-Voir, Etienne Augris entame une série d’articles prometteurs sur l’histoire du rap. Voici le prélude.

- » Petite histoire du rap (1) The founding fathers: DJ Kool Herc, Afrika Bambaataa et Grandmaster flash. »

Publié dans documents audio, L'HISTGEOBOX / musique et politique | Pas de Commentaire »

Une charge douce contre la société de conommation.

Posté par bricabraque le 29 août 2008

 

Pub pour la super cocotte Seb: »Monsieur, vous qui aimez la bonne cuisine, offrez lui une super cocotte…. ». 

Composée en 1956, La complainte du Progrès est une critique très drôle de la société de consommation et ses dérives. Nous sommes alors dans la période des « Trente Glorieuses » (1946-1975), marquée par une croissance économique soutenue et ininterrompue, ainsi qu’une amélioration générale des conditions de vie.

Lire la suite de l’article et écouter le morceau sur L’Histgeobox.

Publié dans documents audio, France société et culture, L'HISTGEOBOX / musique et politique | Pas de Commentaire »

Coups de coeur sur les blogs.

Posté par bricabraque le 28 août 2008

 

Photo de Yann Artus-Bertrand. 

* « La Chine rafle la mise aux JO » sur le blog de R. Tribouilloy.

* Sur son blog, les « Echos d’une heure », de Bruno Sentier, apporte des réponses pertinentes aux questions suivantes:

- « Pourquoi la guerre a-t-elle éclatée en Ossétie du sud? »

- « C’est quoi la Convention démocrate? »

- « Comment a-t-on inventé Internet? »


* « Panthéon -- y rentrer, en sortir … » par Camille Desmoulins

Publié dans coups de coeur, Liens | Pas de Commentaire »

Pourquoi ont-ils tué Jaurès?

Posté par bricabraque le 27 août 2008

Le grand Jaurès Professeur de philosophie, journaliste, historien, en 1893, Jean Jaurès devient député de Carmaux (Tarn), cité ouvrière dont il porte les revendications à l’Assemblée nationale en 1893. Rapidement, Jaurès jouit d’une immense popularité. Ce remarquable orateur mène un combat inlassable et passionné contre toutes les grandes injustices.

Pour Gilles Candar (spécialiste de l’histoire du socialisme et de Jean Jaurès): « C’est le champion de toutes les causes humaines, capable de s’émouvoir et de se battre contre l’intolérable, qu’il s’agisse des massacres d’Arméniens à la fin du XIXème et au début du XXème siècle ou, ce qui était alors moins fréquent, de Marocains par les troupes françaises, de la misère ouvrières dans les caves d’Armentières, ou encore de la « peine immonde« , la guillotine, qui déshonore la démocratie. Le sentiment que Jaurès dépasse de très loin l’horizon politique, qu’il symbolise « un moment de la conscience humaine » explique la popularité, voire le culte dont il fait l’objet. »

Lire la suite de l’article et écouter l’hommage de Brel à Jaurès.

Publié dans documents audio, L'HISTGEOBOX / musique et politique | Pas de Commentaire »

1967: le dernier duel.

Posté par bricabraque le 26 août 2008

Le duel Jaurès / Déroulède en une du Petit Journal.

Sur son formidable blog, « Camille Desmoulins » consacre un excellent article aux « vrais duels politiques ». Il y revient sur quelques uns des plus illustres duels, ceux opposant Charles Floquet au général Boulanger, Georges Clemenceau à Paul Deschanel, le colonel Henry au colonel Picquart, Jean Jaurès à Paul Déroulède, enfin Gaston Deferre à Roger Ribière.

Bruno Icher revient sur cet ultime affrontement dans le journal Libération (voir lien). Son récit ne manque pas de sel, jugez plutôt…

« Le dernier duel en France eut lieu en avril 1967. Il opposa le maire de Marseille, Gaston Defferre, bagarreur impénitent, à René Ribière, député gaulliste passé à la postérité grâce à cette passe d’armes. Après une sévère empoignade verbale à l’Assemblée nationale, le mot qui fâche a été prononcé par le député SFIO, en l’occurrence un sonore «abruti !», qui conduit Ribière à expédier deux témoins et une invitation à en découdre à son offenseur. A moins, bien entendu, que celui-ci ne consente à retirer ces dures paroles. Or, Defferre, vieux briscard habitué au maniement des armes (ancien résistant coriace et déjà protagoniste d’un duel vingt ans plus tôt avec le radical Paul Bastid, directeur du quotidien l’Aurore), ne retire rien. D’autant qu’il n’ignore pas l’incompétence absolue de son adversaire en matière d’escrime.


Les deux hommes finissent par se retrouver dans le jardin ombragé d’un hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine, en bras de chemise, épée en main, pour régler cette affaire. Trois assauts et deux blessures légères plus tard infligées à Ribière, le combat s’achève sous le regard amusé d’une cohorte de journalistes goguenards qui traiteront le fait divers avec ironie. Defferre ne put s’empêcher de faire circuler les détails croustillants du combat, insistant sur le fait qu’il ne cessa de viser de la pointe de la lame les parties génitales de son adversaire, qui devait se marier le lendemain. Ribière estima néanmoins que les estafilades qui ornaient désormais son avant-bras avaient suffisamment lavé son honneur bafoué, et c’en fut terminé à tout jamais d’une longue histoire. »

Liens:

- L’intégralité de l’article de Bruno Icher consacré aux duels.

- Compte rendu de l’ouvrage de François Guillet: »"L’honneur au fil de l’épée ».

- L’article de Wikipédia sur les duels.

- Une copie du Dauphiné du 22 avril 1967 sur le duel Deferre/Ribière.

Publié dans coups de coeur | Pas de Commentaire »

« Merci patron »: un aperçu de la vie ouvrière de la fin des Trente glorieuses.

Posté par bricabraque le 25 août 2008

Ne nous le cachons pas, l’histgeobox s’est donné pour vocation de vous proposer un vaste panorama des chansons les plus ouvertement engagées du XXème siècle. Des chants de rage et de combat. Des brulots incandescents prêts à mettre le feu à la société. Nous ne pouvions donc décemment pas passer sous silence l’un des plus purs joyaux de la lutte sociale né de la fièvre de mai 68 : « Merci patron » des Charlots.

Surprenant, non? Pour en savoir plus cliquez ici et suivez le guide: Richard Tribouilloy.

Publié dans France société et culture, L'HISTGEOBOX / musique et politique | Pas de Commentaire »

Maillé sur Loire: retour sur un massacre oublié.

Posté par bricabraque le 25 août 2008

Les ruines du village, après le massacre perpétré par une division de Waffen SS.

 

Les feux de l’actualité sont aujourd’hui braqués sur un massacre un peu oublié de la seconde guerre mondiale, celui de Maillé sur Loire. Pour en savoir plus sur ce drame, voici quelques liens utiles:

-- Un article fouillé et précis par Sébastien Chevereau (chef de projet du projet Maison du souvenir de Maillé) et Luc Forlivesi (directeur des archives départementales d’Indre et Loire).

- L’article de Wikipédia (avec la liste des victimes).

- « Maillé, le silence enfin rompu », sur le site du JDD.

- « Massacre de Maillé, une enquête » sur le site de France 3.

-- « La justice allemande ouvre l’enquête sur le massacre de Maillé » sur le blog d’Alex.

- Un article tiré de Libération à lire sur Bricabraque première.

- Enfin deux videos pour y voir plus clair.

 

 

Publié dans Mémoires de la Seconde guerre mondiale. | 1 Commentaire »

La répression s’abat sur Prague.

Posté par bricabraque le 23 août 2008

les chars de l'Armée rouge écrase le printemps de Prague.

Il y a quarante ans, les chars soviétiques écrasaient le printemps de Prague.

Pour en savoir plus… Cliquez ici.

Publié dans 1968 | Pas de Commentaire »

Boycott du mondial de football en Argentine en 1978

Posté par bricabraque le 23 août 2008

BOYCOTT DU MONDIAL DE FOOTBALL EN ARGENTINE, en 1978.

Affiche éditée par la COBA.

La FIFA confie l’organisation de la onzième coupe du monde de football à l’Argentine, en 1966. Elle doit se dérouler en juin 1978. Or, depuis 1976, une junte militaire dirigée par le général Vidéla fait régner la terreur dans le pays, avec pour objectif principal l’éradication du « cancer marxiste ». Le coup d’état de Videla s’inscrit dans la vague de coups d’états militaires qui entraînent la multiplication des dictatures violemment répressives (Brésil en 1964, Bolivie en 1971, Chili et Paraguay en 1973).

Par conséquent, l’opinion internationale était déjà sensibilisée au problème des violations des droits de l’Homme dans le sous-continent: des milliers d’exilés chiliens réfugiées en Europe tentaient de faire connaître l’ampleur des violences commises; en 1975 l’Assemblée générale de l’ONU reconnaît l’existence d’une torture institutionnalisée au Chili; au printemps 1978 Amnesty international estime à 6000 le nombre de personnes exécutées en Argentine et 15000 le nombre de disparus (le bilan total de 7 années de dictature atteindra finalement les 30 000 disparus).

Dans ces conditions, la junte militaire argentine attendait beaucoup de l’organisation de cet événement au fort retentissement international. Outre, les devises liés aux touristes venus suivre le mondial, Videla et ses sbires espérait donner aux yeux du monde une image respectable du régime. Le comité d’organisation du Mundial, pris en main par les militaires, développe aussitôt une propagande nationaliste à destination de l’opinion argentine, tandis qu’il incite fermement les journalistes étrangers à ne s’intéresser qu’aux événements sportifs.

Pour autant, un mouvement de boycott du Mundial voit le jour à partir de 1977. Aux Pays Bas, certains joueurs refusent de se rendre en Argentine ( Cruyff et Van Hanegem). En France se crée un Comité pour le boycott de l’organisation par l’Argentine de la Coupe du Monde de football (COBA) qui tente de convaincre joueurs et dirigeants de ne pas se rendre sur le sol argentin. Le Comité est animé notamment par François Gèze et des animateurs de la revue de critique du sport Quel corps?, animée entre autre par J.M. Brohm; sonslogan: »on ne joue pas au football à côté des centres de torture ».

Le comité fait circuler en France une pétition signée par 150 000 personnes, il édite un journal (L’épique) et organise de nombreuses manifestations de sensibilisation (affiches, réunions. Le mouvement va même jusqu’à tenter d’enlever Michel Hidalgo, le sélectionneur des Bleus, à la veille du départ des tricolores pour l’Argentine afin de faire entendre le message du peuple argentin. Plusieurs personnalités de premier plan apportent leur soutien au boycott. Ainsi l’écrivain Marek Halter écrit dans un article publié dans le Monde: »En 1936, nos parents n’ont pu empêcher les sportifs de se rendre aux Jeux Olympiques de Berlin et de faire le salut nazi devant un Hitler ébahi. Deux ans après, ils assistaient impuissants à la nuit de Cristal. Lançons ensemble un appel à tous les sportifs et leurs supporters qui doivent se rendre en Argentine. « Refusez de cautionner par votre présence le régime aussi longtemps qu’il n’aura pas libéré les prisonniers politiques et arrêté les massacres »". Cet appel reçut le soutien de nombreux intellectuels et artistes dont Jean-Paul Sartre, Jean-Marie Domenach, Louis Aragon, Simone Signoret.

L’idée du boycott rencontre un grand succès auprès des réfugiés latino-américains et dans les milieux d’extrême gauche; mais elle reste lettre morte dans le monde du sport. Seules quelques personnalités isolées s’interrogèrent sur l’attitude à adopter (« l’ange vert Dominique Rocheteau, Fernanf Sastre le président de la FFF). L’échec du boycott s’explique surtout par l’absence de relais dans le monde politique. Sans surprise, à droite, on se réfugie derrière le prétendu apolitisme du sport. A gauche, la perspective des législatives (mars 1978) et la lecture d’un sondage affirmant que 65% des Français étaient indifférents à la nature du régime argentin, convainquirent qu’il valait mieux éviter ce sujet.

Videla peut exulter, l’Argentine semble gagner en respectabilité internationale à l’issue de la compétition remportée par l’Argentine. Il peut faire jouer à fond la fibre nationaliste afin d’occulter les violences de son régimes.
L’Argentine, après avoir tenté de manipuler le tirage au sort, parvint en finale après de nombreuses décisions arbitrales très litigieuse. Elle triompha devant les Pays-Bas privés de Cruyff. Une aubaine pour le régime en place et Videla, qui n’hésita pas à défiler aux côtés des joueurs. Ce fut donc un indéniable succès pour la dictature argentine, lui permettant de restaurer son image, pour un temps seulement, au sein du pays comme aux yeux de l’étranger. Dans L’équipe, Christian Montaignac pouvait clamer: » Le football [...] par un phénomène sociologique exceptionnel, est parvenu à unir. [...] Il n’est guère que les intellectuels, dont le rayonnement et l’influence, ici, sont réduits, pour avoir réussi à se diviser. » Il n’en reste pas moins que les prisonniers politiques continuaient de mourir sous la torture dans les locaux de la Escuela Mecanica de la Armada, à quelques encablures seulement du stade de River Plate où la compétition faisait rage.

L’appel du COBA a au moins eu un résultat, celui de voir ses messages relayés par les médias et donc d’avoir pu dénoncer devant l’opinion publique internationale le régime de Videla.

Sources:

- Olivier Compagnon « Un boycott avorté: le Mundial argentin de 1978″ , in « 6, une histoire collective, La découverte, 2008.

- Xavier Breuil:« Les mouvements de boycott du mondial 1978″.

- « Pour le boycott de la coupe du monde de football » sur le très bon site « We are football ».

Liens:

- We are football _ Parce que le football dure plus de 90 minutes.

- Les mouvements de boycott de la coupe du monde 1978.

- Derrière la coupe du monde 1978.

Publié dans Amérique latine / centrale, sport | 3 Commentaires »

La sorcière et l’inquisiteur.

Posté par bricabraque le 20 août 2008

L’Inquisition est une institution ecclésiastique qui a pour mission de rechercher et punir l’hérésie. Jusqu’au XIIème siècle, l’Eglise lutte contre l’hérésie en utilisant des peines spirituelles, notamment l’excommunication. Au Moyen Age, les intérêts de l’Etat et de l’Eglise sont solidaires et l’ampleur prise par l’hérésie cathare pousse l’Eglise à se doter d’une institution spécifique afin de combattre l’hérésie, avec le concours des princes laïcs.

Exécutions de sorcières

Lorsqu’elle interprète la chanson « la sorcière et l’inquisiteur », Catherine Ringer, la chanteuse des Rita Mitsouko se met tour à tour dans la peau de la sorcière, puis celle de l’inquisiteur qui la livre à la question, c’est-à-dire la torture. Pris à son propre piège, l’inquisiteur sadique succombe aux charmes de sa victime.

Lire la suite de l’article et écouter le morceau sur L’Histgeobox.

 

Publié dans L'HISTGEOBOX / musique et politique | Pas de Commentaire »