Bref retour sur l’histoire du Chili.

Posté par bricabraque le 30 mai 2009

 Bref retour sur l’histoire du Chili.

En dépit de la mise hors-la-loi du communisme, (1948-1958), le Chili sut se faire la réputation d’«un pays de tradition démocratique et progressiste». L’expérience de démocratie chrétienne tentée par E. Frei Montalva (1964-1970) fut observée avec intérêt par les pays d’Amérique latine. Au Chili, lors des élections présidentielles de 1970, Salvador Allende, soutenu par les socialistes, les communistes et l’aile gauche de la démocratie chrétienne, arrive en tête du scrutin, avec seulement 40 000 voix d’avance sur le candidat de la droite Alessandri. Il devient donc président du Chili grâce à un vote du parlement.

Le président Allende à la tribune.
Socialiste légaliste, Allende entend engager le pays dans “la voie chilienne au socialisme”. Il forme un gouvernement d’”unité populaire” avec les communistes, les socialistes, les radicaux et les chrétiens d’extrême gauche. Très vite, Allende se trouve pris en étau entre les surenchères de la gauche révolutionnaire (MIR) qui reproche à Allende son réformisme et l’opposition de droite qui détient la majorité au Parlement.

Caricature sur la doctrine Monroe.


Néanmoins, le gouvernement engage des réformes conséquentes: nationalisation du cuivre (juillet 1971), accélération de la réforme agraire, nationalisation des grandes banques, passage sous contrôle de l’Etat du papier, du textile, des houillères, de l’industrie sidérurgique… Or, certaines de ces mesures portent préjudices aux intérêts américains. C’est la raison pour laquelle, Washington entend empêcher Allende d’assumer le pouvoir, “par tous les moyens” pour Henry Kissinger, le conseiller en politique étrangère des présidents Eisenhower, Kennedy et Johnson .

Le secrétaire d’Etat américain (au premier plan à gauche) avec Pinochet.


Les EU,qui considère l’Amérique comme leur chasse gardée depuis le XIXème siècle (doctrine Monroe), font tout pour empêcher la diffusion du communisme sur le continent. Si malgré tout, le communisme s’impose, il ne peut le faire que par la force pour Kissinger. Instaurer le socialisme par les urnes, comme le tente Allende, constitue un très mauvais exemple pour l’Europe selon Kissinger. Ce dernier affirme: « L’élection d’Allende est grave pour les intérêts américains au Chili et pour le gouvernement américain. Allende est probablement un communiste, un communiste de Moscou. » Il convient donc de réagir. L’existence du plus grand parti communiste des Amériques au Chili inquiète particulièrement le département d’Etat américain.
En 1971, Washington programme le “chaos économique au Chili”. La CIA finance les grèves de transporteurs et de commerçants qui paralysent le pays en 1972 et 1973. Les EU coupent les crédits dès 1971 et organise une sorte de “blocus invisible” autour du Chili. Dans ces conditions, les marges de manoeuvre du gouvernement sont bien minces (face à la pénurie, il instaure le rationnement qui mécontente les ménagères chiliennes). Dès 1971, Allende ne peut plus compter sur le soutien de la démocratie chrétienne ni sur celui du parlement. Fin 1972, pour consolider le gouvernement, Allende doit faire entrer des militaires dans le gouvernement.
Dans le même temps, la CIA appuie les tentatives de putschs, qui échouent, mais préparent le terrain pour le 11 septembre 1973. On peut considérer en effet, que l’ingérence nord-américaine au Chili a permis l’instauration d’une des dictatures les plus dures du continent, celle de Pinochet.

Pinochet et Allende.
Le 11 septembre 1973, une junte militaire, commandée par le général Pinochet renverse le gouvernement d’unité populaire. le putsch porte au pouvoir Pinochet, tandis qu’Allende se tue dans le palais présidentiel de la Moneda. Pinochet met tout en oeuvre pour extirper le marxisme du Chili. La junte militaire procède à une répression sanglante (au moins 3000 morts, des milliers d’internements sans jugement). Le Parlement est dissous, les partis politiques supprimés. Pinochet prend le titre de “chef suprême de la nation”, en 1974.


Aussitôt, il suspend la Constitution et le Parlement, impose une censure totale et interdit tous les partis politiques. La dictature militaire ne donna des signes symboliques de relâchement qu’à la fin des années soixante-dix, tout en demeurant un État policier.
Pinochet échappe en 1986 à un attentat et durcit de nouveau la répression. Un premier signe de retour à la démocratie apparut en février 1987 avec le retour des partis politiques. Le 5 octobre de la même année, Pinochet organisa un plébiscite visant à reconduire son mandat après mars 1989 jusqu’en 1997, mais le NON l’emporte. Pinochet annonce alors qu’il prolonge son mandat jusqu’en mars 1990.
Les victimes de ces régimes autoritaires sont les opposants de gauche, les communistes en particulier, mais aussi les populations indiennes, éternelles laissées pour compte depuis la conquête espagnole. Par exemple au Chili, les décrets-lois 2568 et 2750 adoptés en 1979-1980 fragilisent un peu plus encore les populations autochtones.

Il faut attendre les élections présidentielles de 1990 pour que la démocratie ait de nouveau droit de citer au Chili. Le démocrate-chrétien Patricio Aylwin l’emporte et met en place un gouvernement de « concertation nationale » censé assainir les relations entre l’armée, véritable Etat dans l’Etat sous Pinochet, et la société chilienne qui aspire enfin au retour des libertés fondamentales. A partir de 1994, Eduardo Frei Ruiz-Tagle, lui aussi démocrate-chrétien poursuit la politique de son prédécesseur et tente de consolider la croissance économique, malgré la persistance d’inégalités régionales importantes.

Caricature in Le Temps.

En 1986, le Chili devient membre associé du Mercosur. En mars 1998, Pinochet abandonne enfin le commandement de l’armée de l’air pour occuper un siège à vie au Sénat, ce qui lui assure l’immunité. Or, en octobre, la police britannique arrête Pinochet alors en visite auprès de sa grande amie Mrs Thatcher, à la suite d’un mandat d’Interpol présenté par le juge Baltasar Garzon.

Ce dernier réclama, en vain l’extradition de Pinochet, pour des délits de « génocides », « tortures » et « disparitions » commis durant la dictature. De retour au Chili, Pinochet est enfin inquiété par la justice chilienne avec la levée de son immunité parlementaire en 2000. Il parvient néanmoins à éviter toute condamnation dans les multiples affaires dans lesquelles il était pourtant manifestement impliqué (opération condor, « caravane de la mort », fraudes fiscales). Il décède le 10 décembre 2006, à 91 ans.

L’ère Pinochet semble définitivement tournée avec l’arrivée au pouvoir des socialistes Ricardo Lagos (2000), puis Michelle Bachelet (en 2006). Au Chili, pourtant, tout n’est pas rose. Le « tigre de l’Amérique du Sud » est touché de plein fouet par la crise: la croissance est négative depuis janvier (-2,1%) et le chômage frôle les 10%. Le pays souffre de la baisse brutale des cours du cuivre, le moteur de l’économie chilienne. Premier producteur mondial, le Chili a vu ses exportations chuter de plus de 50% depuis janvier. Plus de 12 000 emplois ont été supprimés dans le secteur au dernier trimestre 2008.

Pour autant, la présidente jouit d’une grand popularité au Chili. Les réponses apportées à la crise sont plébiscitées par de nombreux chiliens. « Notre gestion de la crise est meilleure que lors des crises précédentes. Plutôt que de baisser les dépenses publiques, nous avons choisi de les augmenter ». Ce virage keynésien opéré par Michelle Bachelet tranche en effet avec le modèle économique traditionnel du pays et notamment avec l’ère Pinochet. Certes, le Chili s’est alors enrichi, mais les options ultra-libérales du dictateur, puis de ses successeurs, ont crée des inégalités criantes entre les riches et les pauvres.

Liens:

- L’Amérique depuis 1945.

- La lutte en chantant: le Cône sud (série en 3 volets).

- Chili 1973, la démocratie assassinée.

- Le plan Condor.

- Plusieurs titres consacrés au Chili sur l’histgeobox. 

 

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la Méditerranée: documents utiles.

Posté par bricabraque le 28 mai 2009

LA MEDITERRANEE, QUELQUES RESSOURCES.

 

 

* Une carte interactive du Bassin méditerranéen sur la Curiosphère (vraiment très bien fait): limites, les dynamiques démographiques, les écarts de développement et les flux humains.

* Le dessous des cartes consacré au projet Union Méditerranée.

http://www.dailymotion.com/videox4mxyq

 

* « L’espace méditerranéen: une identité commune par le milieu naturel« . Un article intéressant de Samuel Sautejeau sur son blog.

* Des articles à lire sur le blogde M. Hoibian:

- « L’Europe de l’Est perd de son attractivité au profit des pays méditerranéens« .

 

- « Tunisie, un tourisme prometteur« .

 

* Sur le blog du monde diplomatique: « Migrations et réfugiés: le monde qui accueille et celui qui se ferme« .

 

* Court reportage sur l’immigration clandestine en Méditerranée:

Image de prévisualisation YouTube

 

* Sur Café babel.co: « La Méditerranée, dernier rempart contre l’immigration clandestine?« .


* Un article de Libé: « Les pateras continuent de tuer« .

 


Touristes portant les premiers soins à des immigrants clandestins épuisés échoués sur la plage de Tejita, Tenerife, îles Canaries (Arturo Rodriguez, 2006).Voir la très intéressante série de photos commentéessur Laïus d’olibrius (« vers le nord« ).

 

* « La forteresse Europe face à l’immigration« .

* Sur Géoconfluences, un riche dossier consacré à la Méditerranée.

* Le blog planète vivante revient sur le projet Union Méditerranée: « Six projets pour l’Union pour la Méditerranée mais beaucoup d’incertitudes« .

* La proposition de croquis sur le bricabraque documents.

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Sur les pas des esclaves en fuite…

Posté par bricabraque le 26 mai 2009

 

* A partir du XVIII°, l’évangélisation des esclaves se généralise. Or, comme le rappelle Gérard Herzaft: « Très rapidement, et probablement dès le début du XIX°, le chant religieux devint un des moyens d’expression privilégié (parce que bien sûr autorisé) du génie africain. Avec une considérable capacité d’adaptation, les esclaves noirs transformèrent les hymnes baptistes et méthodistes en ces chants religieux mêlant les origines africaine et européenne et qui se sont répandus dans le monde entier sous le nom de negro spirituals. »

 

Les Negro spirituals ont pour thèmes la rédemption, le triomphe de l’espoir sur la misère et la délivrance. Ces chants reflètent la foi profonde des Afro-américains et renferment parfois des messages cachés de résistance. La plupart des maîtres d’esclaves ne peuvent pas les comprendre, ou sont obligés de les tolérer, à l’instar d’un negro spiritual traditionnel du XIXème siècle, Go down Moses, inspiré de l’Ancien Testament (Exode 5:1 et 8:1: « L’Éternel dit à Moïse : Va vers Pharaon, et tu lui diras : Ainsi parle l’Éternel : Laisse aller mon peuple, afin qu’il me serve. »). Les Noirs donnent en effet un sens très particulier aux thèmes puisés dans la Bible, en particulier l’Ancien Testament. Les récits des souffrances et des peines des Hébreux ont eu une résonance très profonde chez les esclaves noirs.

 

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Dimanche sanglant à Birmingham, Alabama.

Posté par bricabraque le 23 mai 2009

Le temple baptiste de la 16ème rue de Birmingham détruit après un attentat perpétré par le KKK.

 

En 1963, nous sommes en pleine bataille pour les droits civiques des Afro-américains dans une Amérique profondément ségréguée. Birmingham, la capitale économique de l’Alabama et la ville la plus peuplée de l’état, intéresse très tôt les mouvements pour les droits civiques, notamment la SCLC de Martin Luther King (MLK). En effet, cette ville constitue une citadelle de la ségrégation où les relations entre blancs et noirs s’avèrent particulièrement tendues. Les églises, les maisons des manifestants pour les droits civiques explosent la nuit et la police n’inquiète (ou feint de ne jamais retrouver) les poseurs de bombes qui agissent donc en toute impunité. Cette sinistre spécialité vaut d’ailleurs à la ville le surnom de Bombingham.

 

La chanson Birmingham sunday, interprétée ici par une Joan Baez au meilleure de sa forme, revient sur cette violence raciste. Le morceau raconte le drame qui endeuille la ville le 15 septembre 1963. Ce jour là, trois membres du Ku Klux Klan placent 19 bâtons de dynamite dans le sous-sol du temple baptiste de la Seizième Rue, siège officieux du mouvement de Birmingham. Quatre jeunes filles – Addie Mae Collins, Carole Robertson, Cynthia Wesley et Denise McNair – décèdent dans l’attentat.

 

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La Guerre d’Algérie en BD : « Tahya El-Djazaïr ».

Posté par bricabraque le 21 mai 2009

LA GUERRE D’ALGERIE EN BD.

Sur Samarra, Etienne Augris nous propose un compte-rendu d’une bande-dessinée consacrée à la guerre d’Algérie. A voir aussi, un entretien-vidéo avec les deux auteurs de l’ouvrage.

 

Lire l’article ici.

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La loi de 1920.

Posté par bricabraque le 20 mai 2009

LA LOI DE 1920.

 Affiche de propagande de 1943. Le régime de Vichy exalte la famille éternelle, dans laquelle la place de chacun est clairement établie: l’homme travaille et la femme enfante tout en s’épanouissant en tant que « fée du logis », sans cesse à l’écoute de sa progéniture.

 

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, avec la victoire du Bloc National, la France se dote d’une majorité très conservatrice (en 1919). Cette « Chambre bleu horizon » a une obsession nataliste. Il s’agit de repeupler le pays après l’hécatombe de la grande guerre. Pour les parlementaires, cette mission incombe aux femmes, qui doivent se montrer à la hauteur des sacrifices consentis par les hommes au cours du conflit, au cours duquel ils n’ont pas hésité à verser l’impôt du sang.

Cette chambre vote ainsi en 1920 une loi réprimant « la provocation à l’avortement et à la propagande anticonceptuelle ». Elle assimile la contraception à l’avortement. Toute propagande anticonceptionnelle est interdite.

Or, il faudra attendre la fin des années cinquante pour déceler une timide évolution.En 1966, une chanson d’Antoine décrit un sinistre drame familial. Pour lui la responsable n’est autre que la loi de 1920. 

 

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A lire sur la toile.

Posté par bricabraque le 19 mai 2009

A LIRE SUR LA TOILE.

 

Propagande vantant les mérites de Pétain, sous le régime de Vichy.

 

- « Les voix de la France après la débâcle ou la seconde guerre en chansons » par Etienne Grange (qui tient un blog intéressant pour ses élèves: « la passerelle« ) pour le labo son des Clionautes, dont le nouveau numéro peut être téléchargé ici.

-  « Qui se souvient encore de la guerre des Malouines?« . J.C. Diedrich nous rafraîchit la mémoire dans un article synthétique.

- « Le séisme du Sichuan de mai 2008, révélateur des limites du modèle chinois. » Une mise au point très intéressante de Richard Tribouilloy sur son blog.

- « Hadopi pour les livres, un peu d’histoire » par Irène Delse. 

- Happy secret night: un sérious game pour lutter contre l’hyperalcoolisme.

- « Les blogs en histoire-géo: les enseignants ouvrent leurs pratiques ». Lyonel Kaufman et ses étudiants poursuivent la réflexion engagée voici quelques mois.

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Sur la platine: mai 2009.

Posté par bricabraque le 17 mai 2009

 

Au programme ce mois-ci: ska et dub jamaïcain, deep soul, chants de libération du Zimbabwe ou encore rumba congolaise.

 

A écouter ici. 

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Etats-Unis: le 3 Août 1966. « voici l’édition du journal de 9 heures ».

Posté par bricabraque le 14 mai 2009

Manifestation houleuse des habitants blancs du quartier de Cicero. Ces derniers protestent après l’installation d’une famille noire dans le quartier.  

Une des grandes chansons politiques des années pré-soixante-huitardes est un montage de Paul Simon datant de 1966 : 7 O’clock News / Silent Night. Au premier plan, on y entend le duo entonner la berceuse « Douce nuit » (Silent night), tandis qu’en arrière-plan (il faut bien tendre l’oreille), la voix d’un journaliste égrène les nouvelles du jour, toutes plus sinistres les unes que les autres. Nous savons que l’émission d’actualités a été réalisée le 3 août 1966, parce que c’est le jour où Lenny Bruce est mort.

Nous revenons sur cette période agitée ici.

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Le programme de seconde et première en chansons.

Posté par bricabraque le 12 mai 2009

PROGRAMMES D’HISTOIRE DE SECONDE ET DE PREMIERE EN CHANSONS.

 

Assassinat de Jaurès au café du Croissant, le 31 juillet 1914.
Les hymnes ont une histoire n°1: L’hymne italien, une histoire mouvementée (première). Retour sur la genèse de ce morceau et le long chemin qu’il dut emprunter avant de devenir l’hymne national italien.

 

108. Joan Baez: « Here’s to you. ». (première) Trois chansons en hommage aux deux anarchistes italiens sacrifiés sur l’autel de la « red scare« .

 

103. De Georges Moustaki à Joey Starr : « Le métèque » (seconde et première) Moustaki reprend à son compte pour mieux s’en moquer les stéréotypes sur les étrangers.

 

77. Rita Mitsouko: « la sorcière et l’inquisiteur » (seconde) L’interrogatoire d’une sorcière par un inquisiteur, qui tombe sous le charme de sa victime…

 

89. Chant révolutionnaire : « la guillotine permane… (seconde) L’utilisation de l’invention de monsieur Guillotin à partir de la Révolution française.

 

58. Joe Dassin:’La bande à Bonnot ». (première) Retour sur le parcours de la bande à Bonnot, qui sema la terreur dans le Paris de la Belle Epoque.

 

79. Jacques Brel: »Jaurès ». (première) Un hommage en chanson au leader du socialisme français.

 

91. Akhenaton : « La Cosca » (première) Une plongée dans l’univers labyrinthique des mafias.

 

 

98. Prince Buster: »Al Capone ». (première) Un titre explosif consacré à ce mafieux américain, spécialisé dans la vente d’alcool.

 

119. Randy Newman: »Sail away ». La traite négrière vue par un esclavagiste.

 

121. Joseph Kabasele & l’African Jazz : « Indépendance cha cha ». (première) En 1960, cette chanson devint l’hymne de l’indépendance du Congo.

 

122. « La Tonkinoise » (1906). (première) La chanson coloniale type, véhiculant des stéréotypes alors très répandus.

 

123. Raphaël « Schengen » (2005). (première) La circulation des hommes dans l’espace Schengen avec Raphaël.

 

125. J.R. Caussimon: « La Commune est en lutte ». (première) Une chanson d’espoir autour de la Commune de Paris (1871).

 

127. Sagbohan Danialou: « Commerce Triangulaire (seconde). Le chanteur béninois interprète ici une émouvante chanson sur le commerce triangulaire.

 

-- 155. Arthur H: « le chercheur d’or ». (première) Le titre permet d’évoquer la découverte de pépites d’or en Californie en 1848 et la ruée qu’elle entraîne vers le littoral Pacifique des Etats-Unis, sous l’oeil d’un chercheur d’or.

 

-- 146. Kinks: « Churchill says ». (1969). (première) Le premier ministre britannique convainc les Britanniques de lutter, lutter et encore lutter contre l’agrasseur nazi lors de la bataille d’Angleterre. Les Kinks lui rendent un hommage teinté d’ironie.

 

-- 145. Golden Gate Quartet: « Stalin was not Stallin ». (première) Le groupe de gospel nous raconte une histoire imagée anti-nazie et revient sur l’invention d’Hitler. Surprenant.

 

- 140. Alpha Blondy : « Sciences sans conscience ». (seconde) Réflexion du reggaeman ivoirien sur cette formule célèbre utilisée par le géant Gargantua pour son fils Pantagruel dans le roman de Rabelais.

 

-- 131. Neil Young: »Cortez the killer ». (1975). Le loner dresse un portrait terrifiant du conquistador espagnol.

 

-- 132. Pierre Jean Béranger: »Les souvenirs du peuple ». Murat a puisé dans les textes du célèbre chansonnier Béranger révérant Napoléon Ier.

 

Si vous avez des suggestions de titres, n’hésitez pas à le dire en commentaire.

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