« Nous ne bougerons pas. »

Posté par bricabraque le 30 septembre 2009

Sit-in au Woolworth de Greenwood.

 

1960 : en février, une vague de sit-ins pour protester contre la ségrégation dans les cafétérias commence après que 4 étudiants noirs ont demandé à être servis dans la cafétéria de Woolworth, réservée aux Blancs, à Greensboro (Caroline du nord).

Cet événement constitue une étape cruciale du mouvement des droits civique. Sur l’histgeobox, nous vous présentons une des plus fameuses freedom songs, « We shall not be moved« , qui accompagnait ces actions de protestation.

Lire l’article sur l’histgeobox.

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Willy Ronis.

Posté par bricabraque le 28 septembre 2009

 

¿Instante decisivo? par J Kresve

Place Vendôme, 1947.

 

Willy Ronis est mort à Paris, le 11 septembre, à 99 ans. Jean-Christophe Diedrich revient sur ce photographe génial et cet homme terriblement attachant.

Lire l’article sur Samarra.

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Ressources sur les modèles idéologiques.

Posté par bricabraque le 27 septembre 2009

Discussion animée entre Nikita Khrouchtchev et Richard Nixon, le 25 juillet 1959 à Moscou.

 

* Le modèle américain:

- Le Maccarthysme.

- Le scandale du Watergate.

- La CIA.

* Le modèle soviétique:

 « V. Lénine et J. Staline » par P. Vassiliev (1930) Dessin sur la parution du premier numéro du journal bolchevique « La Pravda » (La vérité), le 5 mai 1912.

- Le jdanovisme.

- La déstalinisation, le rapport Khrouchtchev.

- Les dissidents (Sakharov, Soljenitsyne).

* Documents utiles:

- Les présidents américains et les dirigeants soviétiques au XXème siècle.

- Diaporama sur les deux grands modèles idéologiques.

- Schémas sur les modèles.

Norman Rockwell: « the problem we all live with » (1964).

 

 * Les modèles sur l’Histgeobox, Samarra et l’histgeobox:

- Article passionnant d’Etienne Augris sur les « fondements et limites du modèle américain avec Norman Rockwell« , un grand peintre américain.

- De nombreuses chansons reviennent sur la lutte pour les droits civiques et les limites du modèle américain.

-- Genèse et transformations de l’hymne soviétique.

- Beaucoup d’autres morceaux classés ici (I, 2: les modèles), avec entre autre la « red scare« , la contestation mutliforme de la fin des années soixante, les oubliés du rêve américain ou encore une lecture dylanienne de l’histoire américaine. La surreprésentation de chansons critiquant le modèle américain s’explique car le pays est une démocratie, qui permet aux artistes de s’exprimer, chose impossible dans le bloc soviétique.

- Dossier sur le modèle américain.

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De la Havane à Kinshasa, on danse la rumba.

Posté par bricabraque le 24 septembre 2009

L’Ochestra Baobab.

 

Comme nous vous le disions il y a peu sur Samarra, si les Barbudos cubains ne sont pas parvenus à exporter leur révolution en Afrique, il en va tout autrement des rythmes et musiques de l’île.Une vogue afrocubaine exceptionnelle s’empare de toute l’Afrique subsaharienne, avant même les indépendances.

 

Lire la suite sur Samarra et découvrez une sélection de morceaux de « salsa africaine ».

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« Je bombardais la Corée toute les nuits ».

Posté par bricabraque le 23 septembre 2009

Marines américains lors de la guerre de Corée (26 décembre 1950).

En 1945, les Soviétiques et les Américains libèrent la Corée de l’occupation japonaise. La Corée est alors occupée par les Soviétiques au Nord du 38è parallèle (Nord) et les Américains au Sud. Elle subit un sort dentique à celui de l’Allemagne. Sous l’effet de la guerre froide, 2 Etats coexistent de part et d’autre du 38e parallèle: l’un soutenu par les Etats-Unis et dirigé par Syngman Rhee, au sud et l’autre, communiste, au Nord, dirigé par Kim Il-Sung.

Le 25 juin 1950, les Nord-Coréens déclenchent l’offensive, très probablement sur ordre de Staline qui veut, après l’Europe et le revers de Berlin, pousser ses pions en Asie. Ce conflit meurtrier inspira les musiciens américains, à commencer par le bluesman JBLenoir (« Korea blues »), un habitué des textes engagés, mais aussi, et plus récemment, le groupe Cake (« I bombed Korea every night »).

 

Nous vous en parlons davantage sur l’Histgeobox.

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« Boulevard des indépendances. »

Posté par bricabraque le 21 septembre 2009

L’émission La Fabrique de l’Histoire, diffusée du lundi au vendredi sur France culture de 9h05 à 10h, consacre une série documentaire aux indépendances africaines (du 21 septembre au 2 octobre 2009).

Nous vous en parlons plus longuement sur Samarra.

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La guerre froide.

Posté par bricabraque le 21 septembre 2009

Vous trouverez sur le blog plusieurs articles consacrés à la guerre froide (liens ci-dessous):

 

Le mur coupe en deux la ville de Berlin et empêche toute communication d’un secteur à l’autre.

* De la Grande Alliance à la guerre froide:

- Endiguement (containment).

- La doctrine Jdanov et le Kominform.

- Le Jdanovisme.

- Le modèle totalitaire stalinien s’étend à l’Europe.


* les crises

- Le blocus de Berlin.

- La guerre de Corée.

- Août 1961: construction du mur de Berlin.

Castro en visite à Cuba, le 1er mai 1963 (Khrouchtchev à droite, Brejnev à l’extrême gauche).

 

- La crise des fusées de Cuba.

* Les grandes phases de l’affrontement:

- La guerre froide.

- La coexistence pacifique (1956-1962).

- La détente (1962-1975). 

- Doctrines des représailles massives et de la riposte graduée.

- La politique des bons sentiments.

- La guerre fraîche.

* La guerre froide est un affrontement idéologique, mais aussi une compétition scientifique, sportive:

- La course aux étoiles.

- Le boycott aux Jeux Olympiques.

- Jeux Olympiques et politique.

* Documents utiles:

- Fiche sur le vocabulaire des relations internationales.

- Bipolarisation (deux blocs face à face).

- Un schéma sur les deux blocs.

- Un diaporama sur la guerre froide de 1945 à 1962.

 

* En musique…

Enfin n’oubliez pas de consulter la page le programme d’HG en musique (troisième onglet sous le titre du blog). De nombreuses chansons évoquent des épisodes de la guerre froide.

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Sur nos platines.

Posté par bricabraque le 20 septembre 2009

Voici nos coups de coeur musicaux du mois de septembre:

- Sur Samarra, Etienne Augris vous propose sa riche sélection musicale de rentrée avec, entre autres, un classique de Dylan, une répétition de Mariana Ramos (en exclu!), Melody Gardot, Sexion d’Assaut…

- Sur l’Histgeobox, je vous propose de découvrir quelques coups de coeur soul, reggae, funk et compas haïtien.

 

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Doctrine Jdanov et Kominform.

Posté par bricabraque le 19 septembre 2009

Staline et Jdanov en 1934.

Cette doctrine constitue la réponse des Soviétiques à la doctrine Truman formulée quelques mois plus tôt par le président américain. Jdanov, idéologue du PCUS et fidèle de Staline, énonce la doctrine le 22 septembre 1947 lors de la réunion donnant naissance au Kominfor, à Sklarska Poreba (Pologne).

Elle pose le principe de la division du monde en deux blocs antagonistes.

* D’un côté, Jdanov fustige « le camp impérialiste et antidémocratique » mené par les Etats-Unis qui s’appuient sur des alliés soumis et fidèles qu’il classe en plusieurs catégories:

- les « Etats possesseurs de colonies« , tels que la France, le Royaume-Uni, la Belgique et les Pays Bas;

- des régimes qu’il qualifie de « réactionnaires antidémocratiques, tels que la Turquie et la Grèce« . Ces pays furent ravagés par des guerres civiles au sortir de la seconde guerre mondiale (opposant organisations communistes et mouvements nationalistes). Ces derniers l’emportent finalement, au grand dam des Soviétiques qui convoitaient la zone des détroits.


- enfin « des pays dépendant politiquement et économiquement des Etats-Unis, tels que le Proche-Orient, l’Amérique du Sud, la Chine » (plus pour longtemps pour cette dernière dans la mesure où le communiste Mao Zedong accède au pouvoir en 1949).

* De l’autre, il loue le camp « anti-impérialiste et antifasciste » formé par « l’URSS et les pays de la nouvelle démocratie » (tellement nouvelle qu’il s’agit en fait de régimes dictatoriaux!). Jdanov affirme plus loin, que le bloc anti-impérialiste peut s’appuyer partout dans le monde sur « le mouvement ouvrier démocratique, sur les partis communistes frères, sur les combattants du mouvement de libération nationale dans les pays coloniaux et dépendants (cf: le Vietnam, l’Indonésie) ».

Naissance du Kominform.
 

* Jdanov énonce sa doctrine lors de la fondation du Kominform, un organisme de coordination et d’échanges entre les partis communistes du bloc soviétique (en Europe de l’est), auxquels il faut ajouter les partis communistes français et italien, très puissants au sortir de la guerre. Le Kominform a pour mission principale de fixer la tactique des partis communistes dans le contexte de la guerre froide. Concrètement, le Parti Communiste d’Union Soviétique (PCUS) conserve la haute main sur cette instance. Les partis communistes nationaux lui restent absolument soumis et ne bénéficient d’aucune autonomie. Jdanov entend contrecarrer toutes les tendances centrifuges qui pourraient se faire jour au sein du système communiste. Il craint qu’à terme certains dirigeants communistes ne soient tentés de remettre en cause l’autorité suprême de Moscou.

* Le Kominform siège à Belgrade, puis Bucarest (après la rupture entre Staline et Tito, le dirigeant yougoslave). Il édite un journal, Pour une paix durable, pour une démocratie populaire,  sorte de guide de formation à l’attention des cadres des partis communistes (édité en 12 langues).

* Plusieurs réunions importantes ponctuent l’existence du Kominform et permettent de suivre les évolutions idéologiques du camp socialiste.

1. Lors de la réunion fondatrice, en 1947, Jdanov y énonce sa doctrine et recadre la stratégie des partis communistes français et italiens, vivement critiqués. On les accusent de jouer le jeu de l’Occident en entretenant des « illusions parlementaires » et de collaborer avec des partis bourgeois, d’avoir minoré le danger américain et de n’avoir pas réussi à prendre le pouvoir au lendemain de la guerre.


 La poupée Kominform perd un de ses membres (la Yougoslavie).
 

2. En juin 1948, la réunion du Kominform entérine l’exclusion du PC yougoslave. La résistance communiste fut extrêmement puissante en Yougoslavie, ce qui lui permit d’arracher seule la victoire, ce que contestent très vite les Soviétiques. Surtout, Tito remet en cause la prééminence de l’Union Soviétique de Staline en Europe de l’est. Dès lors, ce dernier n’a de cesse de vouloir se débarrasser de ce dirigeant rebelle. Tito incarne désormais la figure du traître (remplaçant ainsi Trotski). Le dirigeant yougoslave, de son côté, mène une sévère épuration des cadres liés aux Soviétiques.

3. En novembre 1949, la réunion définit l’idéologie du Mouvement de la paix (qui préfigure l’appel de Stockholm contre la bombe atomique en mars 1950).

Très vite, l’utilité du Kominform est remise en cause par les circonstances. Le décès de Staline en 1953, l’expansion du communisme en Asie (Chine), le premier dégel des relations internationales et la réconciliation des dirigeants soviétiques avec Tito, entraînent la mise en sommeil du Kominform, avant sa dissolution en 1956.

 

Sources:

- Ph. Buton: « Communisme, une utopie en sursis? », Larousse, 2001.

- E. Melmoux et D. Mitzinmacker: « Dictionnaire d’histoire contemporaine », Nathan, 2008.

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L’hymne soviétique.

Posté par bricabraque le 17 septembre 2009

Affiche de propagande soviétique. Soldat de l’armée rouge terrassant la « vipère fasciste ».

 

Jusqu’en 1944, l’hymne soviétique restera l’Internationale. Cependant, depuis l’année précédente, donc en pleine guerre contre le nazisme, Staline avait décidé de doter le pays d’un nouvel hymne. Cette décision s’inscrit dans l’exaltation patriotique d’alors, le « petit père des peuples » ayant joué à fond cette carte afin de remobiliser les Soviétiques malmenés au cours des premiers mois du conflit. Staline convoqua donc au Kremlin poètes et musiciens officiels. Après avoir rejeté 27 textes et plusieurs mélodies, il choisit une musique d’Alexandre Alexandrov (qui est aussi le fondateur des choeurs de l’Armée rouge). Pour les paroles, il retint un texte du poète officiel de l’époque Sergueï Mikhalkov. Ce dernier y loue les mérites de Lénine et surtout des Staline, puis il évoque également la grande guerre patriotique que l’URSS livre alors à la Wehrmacht: « Notre armée est sortie renforcée des combats / Nous libérerons notre pays de ses vils envahisseurs ! ».

Cet hymne eut une histoire mouvementée et fut modifié avec la destalinisation, avant de servir de base à l’hymne russe. Nous revenons sur ces adaptations sur l’histgeobox.

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