Le rock contre l’oppression dans la Tchécoslovaquie de Gustáv Husák.

Posté par bricabraque le 29 octobre 2009

 

 

Alors que la culture de masse américaine se diffuse et triomphe en Europe de l’ouest, elle subit au contraire les attaques des autorités à l’Est. En 1965, les paroles de chansons et les noms de groupes en anglais sont interdits en RDA. Très peu de groupes occidentaux obtiennent l’autorisation de se produire à l’Est. Mais toutes ces mesures s’avèrent vaines, tant l’attrait de ces musiques interdites reste fort. Des subterfuges permettent souvent de contourner les obstacles (la radio dans les zones proches du camp occidental, le passage en fraude de disques). Des dizaines de groupes de rock se forment dans le bloc communiste à partir des années 1960. Désormais, les autorités tentent de canaliser leurs activités, de les encadrer et de les censurer si nécessaire.

 

Nous allons nous intéresser sur Samarra à quelques figures emblématiques du rock ou de la chanson qui émergèrent dans le bloc soviétique.

 

Le premier volet est consacré aux  Plastic People of the Universe, un groupe de rock tchécoslovaque confronté à la répression communiste aux lendemains du Printemps de Prague.

 

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« Le ruban blanc » de Michaele Haneke

Posté par bricabraque le 28 octobre 2009

Le cinéaste autrichien s’est vu attribuer la palme d’or lors du dernier festival de Cannes pour le film « ruban blanc ». Jean-Christophe Diedrich nous explique pourquoi il a aimé le film:

« Ce film se mérite. Il est en noir et blanc, en allemand (sous-titré tout de même !) et dure 2 h 24 minutes. Le générique est long et muet…
Alors ? Oui, votre jugement est fait ! Je vais m’ennuyer ! Sauf, si vous décidez de vous laissez emporter dans cette histoire un peu sordide qui se passe dans un village de Prusse orientale à la veille de la 1ère Guerre mondiale. Haneke décide d’entrer dans la communauté villageoise avec l’aide d’un narrateur qui est  le jeune instituteur. Il raconte une série d’événements étranges qui bouleversent la communauté. Des enfants sont battus, des accidents ont lieu et des gens finissent par se suicider ou disparaître. » …

 

… la suite est à lire sur Samarra.

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Oxmo Puccino chante pour l’Unicef.

Posté par bricabraque le 27 octobre 2009

A l’occasion des 20 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant, le rappeur Oxmo Puccino a offert une chanson à l’Unicef.  Sur l’histgeobox, Etienne Augris nous fait découvrir cette chanson et revient sur la situation des enfants dans le monde à partir du rapport 2009 de l’agence.

Lire l’article et écouter le morceau sur l’histgeobox

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Le toyotisme.

Posté par bricabraque le 26 octobre 2009

Ce modèle d’organisation du travail et de la production fut mis en œuvre chez Toyota, sous l’impulsion de Taïchi Ohno. Il repose sur deux innovations majeures.

Source : Annick Bourguignon, Le Modèle Japonais de gestion, La Découverte, 1993
*Kanban : organisation reposant sur des flux tendus.

Le premier pilier du toyotisme est l’« automation » (contraction d’autonomie et d’automation ), un système permettant d’interrompre la production à tout moment afin d’éviter les défauts et d’anticiper les pannes graves. Un système de signaux visibles par les travailleurs permet de détecter les anomalies. Les travailleurs peuvent alors arrêter les machines sans en référer à leur hiérarchie. Théoriquement, cela permet d’améliorer la qualités de la production tout en donnant plus d’autonomie aux opérateurs.

Le deuxième pilier est le « juste-à-temps ».  Son objectif est de produire au moment voulu la quantité juste nécessaire de pièces, ce qui permet d’éviter les gaspillages, de réduire les stocks. La production s’adapte donc à la demande et non l’inverse.

Ce mode de production se situe donc aux antipodes du fordisme qui restait basé sur une hiérarchisation stricte des instructions, tandis que les travailleurs devaient se spécialiser dans  une tâche répétitive. Tandis que la production massive ne collait pas à la demande, avec des risques de surproduction. En cas de crise, l’entreprise peinait à écouler ses stocks. De fait, le toyotisme s’est substitué au fordisme comme référence mondiale de production à la chaîne d’objets de consommation courante.

 

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Taichii Ohno de la Toyota Motor Company à l’origine du « Toyotisme » dans les années 1950.

 

 

L’objectif de ce système est de mieux répondre aux  évolutions de la demande tout en favorisant la baisse des coûts de production afin d’améliorer la compétitivité de l’entreprise. Désormais, la stratégie de différenciation s’impose aux entreprises qui doivent se démarquer de la concurrence en répondant aux demandes spécifiques des clients. Dans le même temps, elles doivent respecter l’impératif de qualité (« qualité totale »). En principe, le toyotisme doit améliorer les conditions de travail des salariés car ceux-ci ont moins de tâches répétitives et monotones, et ils ont plus d’autonomie et de responsabilités dans la production.

Il faut donc tendre aux 5 zéros:

- Zéro papier : réduire au maximum les procédures administratives.

- Zéro délai : éviter toute perte de temps entre le moment où la commande est enregistrée et où le produit est terminé et expédié.

- Zéro panne.

- Zéro défaut : une qualité irréprochable du produit fini.

- Zéro stock (voir plus haut).

 

Mais ces objectifs impliquent de nouvelles contraintes et le système tend à se gripper pour trois raisons:

- le « juste à temps » provoque le sillonage des routes par un trop grand nombre de petits camions, ce qui aboutit à une saturation des axes de transport et compromet ainsi l’objectif initial (« zéro délai »). Cette circulation accrue aggrave la pollution de l’archipel.

- Lorsqu’un opérateur ne fournit pas l’aval, c’est toute la chaîne productive qui s’arrête dans la mesure où chaque poste fonctionne sans stock.

- Cette mobilisation de tous les instants repose sur les épaules des travailleurs qui subissent donc un stress intense.

 

Liens:

- Les principes du toyotisme.

 

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Sur la platine.

Posté par bricabraque le 25 octobre 2009

 

Sammy Davis Jr en 1964.

 

Les coups de coeur du mois sont à découvrir sur L’Histgeobox, avec, entre autres, Mazzy Star, Willie Williams, Fool’s Gold, Sammy Davis Jr.

 

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Le rock dans le contexte de guerre froide.

Posté par bricabraque le 24 octobre 2009

 Mick Jagger et l’ancien dissident Vaclav Havel (devenu président) se rencontrent en août 1990, à l’occasion de la venue des Rolling Stones, au lendemain de « la Révolution de velours ». 

 

Lorsque le rock and roll apparaît aux Etats-Unis, il suscite d’emblée l’incompréhension de la part des adultes, qui y voient une influence néfaste pour la jeunesse. Les déhanchements suggestifs d’Elvis Presley troublent une frange importante de l’Amérique puritaine.  Cette musique, fruit des « amours » entre country blanche et blues noir brouille également les repères d’une société encore ségrégationniste.

 

Lire la suite sur Samarra.

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Grande terreur, purges et jdanovisme dans l’URSS stalinienne.

Posté par bricabraque le 22 octobre 2009

Caricature tchécoslovaque des années 1950. Cette démocratie populaire fut particulièrement touchée par les purges staliniennes.

 

Jean Ferrat reste l’un des grands noms de la chanson à texte. Il a écrit et interprété de nombreuses chansons engagées dans lesquelles il dénonçait l’exploitation de l’homme par l’homme. Ce compagnon de route du parti communiste français critique ici (en 1980, un peu tard diront certains) la « caricature » de socialisme que fut le système soviétique, en tout cas stalinien. Revenons sur les heures les plus sombres de l’URSS et de son bloc: la grande terreur, le jdanovisme, les purges dans les démocraties populaires…

 

La suite est à lire sur l’Histgeobox.

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9 novembre 1989: chute du mur de Berlin (+ liens).

Posté par bricabraque le 21 octobre 2009

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La joie immense d’un jeune homme perché entre deux mondes (blocs) 1989 [ © Raymond Depardon].

 

La chute de l’affreux édifice le 9 novembre 1989 s’explique en premier lieu par l’état de déliquescence dans lequel est plongé le bloc soviétique depuis une dizaine d’années. Les réformes engagées par Gorbatchev ne parviennent pas à sauver le système. En relâchant la pression sur les démocraties populaires, l’URSS s’avère incapable d’étouffer les attentes immenses de libertés des populations d’Europe de l’est. Tout au long de l’année 1989, ce processus d’émancipation se fait jour, d’abord en Pologne ou en Hongrie, puis bientôt dans tous les Etats satellites. L’ouverture des frontières de la Hongrie avec l’Autriche, le 22 septembre 1989 constitue ainsi la première brèche dans le « rideau de fer ».

Le centre Leipzig noir de monde, le lundi 17 octobre 1989.

En RDA, à partir du mois de septembre 1989, d’importantes manifestations ont lieu dans les grandes villes d’Allemagne de l’est, notamment Leipzig. Les participants y réclament la liberté de parole, de presse et de rassemblement. Tous les lundis, une foule sans cesse plus dense réclame l’instauration de réformes. Ces rassemblements se déroulent dans le calme, mais les manifestants redoutent la réaction des autorités. Les souvenirs des terribles répressions de 1953 à Berlin-Est, 1956 à Budapest, 1968 à Prague restent dans tous les esprits. Le lundi 9 octobre, la Stasi et l’armée populaire nationale semblent déterminées à en découdre et à utiliser la force. Or, Michaël Gorbatchev fait savoir que l’URSS n’interviendrait pas en RDA. Il s’agit incontestablement d’un tournant. A la tête de ces rassemblements se trouvent de nombreux pasteurs protestants. L’Eglise  protestante de RDA tente en effet de fédérer les oppositions et contribue à influer sur les formes de la contestation (avec des chants, prières pour la paix). Dépassées, les autorités se rendent vite compte que le statu quo est intenable.Le rigide Erich Honecker est ainsi remplacé par Egon Krenz, plus conciliant. En fait, la situation reste instable et la désintégration du pouvoir bien avancée, comme vont le prouver les événements des jours suivants. 


Le Mur de Berlin, symbole et coupure matérielle des deux Allemagne et des deux blocs, repose toujours sur de solides fondations. C’est en fait, une conférence de presse mal préparée qui précipite la chute du Mur. Günter Schabowski, un officiel subalterne, fait une bourde monumentale (c’est le cas de le dire) lors d’un discours à la télévision le 9 novembre 1989. Il y lit un projet du conseil des ministres en direct à la télévision. « Nous avons décidé aujourd’hui d’adopter une réglementation qui permet à chaque citoyen de la RDA de se rendre à l’étranger par les postes-frontières est-allemands« . Interloqués, les journalistes l’acculent dans ses retranchements lui demandant si cela signifie que le mur est ouvert et surtout à partir de quand? Hésitant, Schabowski, incertain, lance: « pour autant que je sache, immédiatement, sans délai« .

Dès le lendemain de la chute du Mur, des files de Trabant quittent librement Berlin-Est.

 

Aussitôt, l’information est reprise en boucle par les médias occidentaux. Des caméramen s’installent au niveau des postes-frontières, bientôt suivis par des Allemands de l’est. Timidement, certains tentent de passer. Les gardes-frontières, tout aussi déconcertés, tamponnent les passeports et laissent les individus passer à l’ouest. Très vite, l’affluence exceptionnelle rend ces contrôles totalement vains. Tous les postes de contrôle de la ville sont bientôt ouverts. Dans les jours qui suivent, des centaines de milliers d’Allemands de l’Est visitent Berlin-Ouest.

 Photo prise le 10 novembre 1989 au niveau du pont de Brandebourg.

 

Le Mur est tombé (même si son ouverture officielle n’a lieu que le 22 décembre 1989). Le SED (le parti communiste au pouvoir) ne lui survivra pas. La perte de tout contrôle sur cette frontière précipite sa chute. Le régime n’était plus, depuis longtemps, qu’une coquille vide privée de tout soutien populaire. Les populations avaient en quelque sorte pris leur parti de cette situation. Une fois l’entrave que constituait le Mur, levé, le régime s’effondre tel un vieil arbre, totalement vermoulu.

 

Sources:

* Numéro 346 de L’Histoire (octobre 2009) consacré au Mur de Berlin.

- Entretien avec Etienne François: « la RDA a-t-elle vraiment existé? », in L’Histoire n°346, octobre 2009.
- Edgar Wolfrum: « Sept questions sur un mur », in L’Histoire n°346, octobre 2009.

 

Liens:

* Une chanson de Balavoine, « Lady Marlene« , nous permet d’évoquer la construction du Mur sur l’Histgeobox.

- De très nombreuses ressources sur le Mur, notamment pour les profs (éducasources).

* Une bonne sélection de liens sur la ville.

*  Représentation du mur de Berlin en 3D.

* Le dossier que TV5Monde consacre à la chute du mur. Avec notamment le Mur de Berlin vu par les caricaturistes.

* Une video en 3D qui explique clairement le fonctionnement des frontières et du Mur de Berlin.


* 20ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin. Dossier du site « Tout l’Europe.fr ».

* Le Mur de Berlin 2009 sur le site de la Bibliothèque du Centre Pompidou.

* Riche contenu sur un site officiel allemand.

* Histoire du Mur et décorations du Mur depuis sa chute.

* Lyonel Kaufmann propose un tour d’horizon des ressources de la toile: « Une ville dans le siècle: Berlin et la chute du mur (1989-2009) ».

- « La construction du Mur de Berlin » sur le blog de Richard Tribouilloy.

* Sur le blog de J.C. Diedrich: « Celui qui a sauté par dessus le mur« .

* Le très riche dossier que la chaîne Arte consacre au Mur: « le mur raconté par les Berlinois » ou encore « RDA le mur des sons« . Le blog « ma vie en 89« .

* Le mémorial de Caen consacre un dossier complet au mur de Berlin.

* Animation sur la mise en place du mur.

* Site consacré au Mur (nombreuses cartes).

* Photos autour du mur.

* Leipzig octobre 1989:

- Sur le site d’Arte: « Le miracle de Leipzig« .

- 20 minutes.fr: « Leipzig 1989: Début de la fin du Mur« .

* « L’histoire secrète du Mur de Berlin ». Les épisodes de cette chronique que France Info consacre au Mur jusqu’au 11 novembre sont disponibles en écoute sur le site de la radio.

* L’émission « Rendez-vous avec X » sur France Inter va consacrer ses futures émissions au Mur. A suivre donc.

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Le modèle d’Akamatsu.

Posté par bricabraque le 17 octobre 2009


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L’économiste japonais Kaname Akamatsu définit la stratégie des avantages comparatifs en « vols d’oies sauvages » dès 1935. Cette stratégie consiste à produire dans le but d’exporter. L’industrialisation est donc extravertie et repose sur la conquête de marchés extérieurs.Ce processus se déroule par étapes. Le processus global consiste à produire, pour les exporter, des produits dont la valeur ajoutée est croissante (voir ci-dessous).

Cette remontée de filières se déroule par étapes de développement. Au lendemain de la guerre, le Japon doit se reconstruire et ne peut le faire qu’avec l’aide économique américaine. Le pays n’exporte guère que des matières premières et doit importer les produits manufacturés dont la population a besoin. Il se tourne vers les pays développés (Europe, Etats-Unis, seuls capables de les lui fournir).

Dans une deuxième phase (1950′s-1960′s), le Japon opte pour une production se substituant aux importations. L’accent est d’abord mis sur l’industrie lourde (aciérie, pétrochimie) et les biens manufacturés à faible valeur ajoutée comme le textile. La croissance de la demande intérieure assure la rentabilité du système. Le pays adopte aussi des mesures protectionnistes qui tendent à décourager les importations.

Dans une troisième phase (1970′s), la balance commerciale du pays devient donc très excédentaire, ce qui permet de réinvestir une partie des bénéfices vers des productions à plus forte valeur ajoutée (productions de biens d’équipements: automobiles, machines-outils, appareils électriques), destinées bien sûr dans un quatrième temps à l’exportation. Dans le même temps, les salaires augmentent. Très vite, le Japon transfère les industries de main d’œuvre àde productions à faible valeur ajoutée et certaines industries de maintenance vers les pays voisins, où les salaires restent bas (Corée du Sud, Taïwan, Hong-Kong, Singapour: les dragons). Dans le même temps, les entreprises nippones partent à la conquête des dragons, tout en s’y fournissant en matières premières. Par conséquent, les échanges intrarégionaux augmentent très fortement.

Dans une ultime phase (à partir des années 1980), le pays se spécialise dans les activités de nouvelles technologies et industries de pointe (informatique, robotique, télécommunication, biotechnologies). En parallèle, il développe également le tertiaire supérieur (services financiers, assurance, logistique).

Sur son site, Yves Guiet propose un schéma très clair permettant de bien comprendre le phénomène.


La diffusion du modèle japonais joue un rôle essentiel dans le développement de l’Asie orientale. Ce modèle s’est diffusé et a contribuer à former l’aire asiatique en cercles concentriques autour du Japon (voir ci-dessous):

- Après 1945, le Japon aidé par les Etats-Unis, profite de la guerre froide pour développer son industrie et pour protéger son marché intérieur. Jusqu’aux années 1980, le commerce est dominé et organisé par le Japon qui dégage un excédent commercial en exportant des biens à forte valeur ajoutée et en important des produits issus d’activités d’assemblage.

- Les délocalisations des produits japonais à plus faible valeur ajoutée se sont réalisées à proximité du Japon vers des pays où le coût de la main d’œuvre était alors bas (Corée du Sud, Taiwan, Hong Kong, Singapour années 1960-1970). Les dragons ont tablé sur les capitaux étrangers et les zones franches d’exportation pour assurer leur décollage économique, ce qui explique en partie leur fragilité lors de la crise asiatique.

- A leur tour, bénéficiant des investissements japonais, ils sont entrés dans un développement économique extraverti avec remontée de filières (années 1980). A partir des années1990, le développement des NPIA est marqué par la montée en puissance de leurs propres firmes et la hausse des coûts de production interne. Actuellement, la production de produits à faible valeur ajoutée ou le montage des produits sont renvoyés dans un second cercle de pays-atelier comprenant la Malaisie, la Thaïlande, l’Indonésie ou les Philippines. C’est pourquoi se créent des réseaux de sous-traitants et usines d’assemblages dans de nouveaux pays d’Asie du sud-est comme la Malaisie, la Thaïlande, l’Indonésie, les Philippines et surtout la Chine.

- Enfin, la Chine littorale s’est intégrée tardivement (avec l’ouverture progressive du pays à partir de 1979) au système en offrant une main d’œuvre abondante, à bas coût et soumise.L’ouverture aux investissements étrangers et au marché mondial en Chine étape se caractérise par la privatisation des entreprises, une déréglementation de l’économie. Cette ouverture obéit à un processus très progressif : zonage progressif des villes portuaires et des espaces ouverts à l’économie capitaliste. On parle d’ « économie socialiste de marché » (sic).

Liens:

- Schéma du modèle de développement des pays asiatiques: « l’envol des oies sauvages en Asie orientale », sur le site d’Yves Guiet.

- Pour les anglophones, une définition de « l’envol des oies sauvages« .

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Richard Nixon.

Posté par bricabraque le 15 octobre 2009

Bain de foule pour Richard Nixon (en septembre 1960).

 

Sur Samarra, Etienne Augris a demandé à l’historien Romain Huret d’évoquer Richard Nixon, l’ancien président américain de 1969 à 1974, auquel il consacre une biographie qui sort aujourd’hui. Le portrait qu’il dresse révèle un personnage infiniment plus complexe que la caricature à laquelle on le réduit très souvent (celle d’un politicien prêt à tout pour arriver à ses fins).

L’historien revient aussi sur le Nixon des musiciens, avec notamment de nombreux morceaux qui lui sont consacrés. 

 

Allez donc lire cet entretien passionnant tout en écoutant la riche playlist concoctée par Etienne Augris, sur Samarra.

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