Gringo, ne m’appelle pas « mangeurs de haricots ».

Posté par bricabraque le 28 décembre 2009


La chanson Frijolero du groupe de rock mexicain Molotov propose un aperçu radical des rapports et des représentations qu’ont les habitants de part et d’autre de la frontière Etats-Unis/Mexique.

Lire la suite sur l’histgeobox.

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Dans la peau d’un migrant.

Posté par bricabraque le 18 décembre 2009

Délit de fuite

Caricature trouvée dans Courrier International: « délit de fuite« .

 

Le Mexique, membre de l’OCDE, de l’OMC, a pourtant le plus fort revenu par habitant de toute l’Amérique latine. Il s’agit d’un pays émergent non dépourvu de ressources. Par ses liens avec les Etats-Unis , c’est presque un pays « du nord ». Les deux Etats font partie de l’ALENA, l’Association de Libre échange des Etats d’Amérique du Nord, par exemple. Elle a permis d’accroître les échanges économiques entre les deux pays (échanges libres de droit, encouragement aux investissements). Pour autant, les termes de ces échanges sont inégaux et le Mexique souffre d’un rapport de domination, en tout cas de dépendance, à l’égard des Etats-Unis. Par exemple, les Etats-Unis absorbent 85 % des exportations mexicaines, alors que le Mexique ne fournit qu’un cinquième des achats américains.

 

 

Le niveau de développement plutôt moyen du pays permet de classer incontestablement le Mexique dans les pays du Sud. Les écarts de revenus qui le séparent du grand voisin du Nord restent très importants et expliquent que les flux de clandestins ne risquent pas de se tarir.

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Photo empruntée au site Laïus d’Olibrius qui commente une intéressante série de clichés de migrants pauvres qui tentent de rejoindre un pays du Nord (2003 © Gary Coronado).

Ainsi des milliers de migrants poussés par la pauvreté quittent leurs pays dans l’espoir de trouver du travail et un avenir meilleur chez le grand voisin du Nord. Ce voyage est dangereux et semé d’embuches.

La chanson ci-dessous interprétée par Lila Downs dépeint avec humour les pérégrinations mouvementées d’un migrant confronté à toutes sortes de dangers. Sans le sou, affamé, esseulé, désorienté, il ne parvient pas à échapper aux gardes frontières.

Malheureusement, dans la réalité, l’issue de ces migrations se termine souvent bien plus mal.

 

Lire la suite sur l’histgeobox.

 

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Des jeux pour comprendre le monde.

Posté par bricabraque le 17 décembre 2009

Sur Samarra, Etienne Augris vous propose une sélection de jeux en ligne gratuits qui vous permettrons de vous amuser tout en apprenant.

A découvrir ici.

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Ressources sur les démocraties populaires.

Posté par bricabraque le 16 décembre 2009

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Les chars du pacte de Varsovie à Budapest en 1956.
 

Pour commencer, vous trouverez le cours ici, ainsi que le diaporama utilisé en classe.

* Bricabraque:


- « Le modèle totalitaire stalinien s’abat sur l’Europe« .

- Le coup de Prague (1948).


- « Le jdanovisme« .

- Juin 1953: Révoltes à Berlin-Est.

-- « Le rapport Khrouchtchev« .

- Poznan 1956.

- Les chars soviétiques écrasent la révolution hongroise (octobre/novembre 1956).

- La construction du Mur de Berlin (13 août 1961).
-- « Printemps de Prague et doctrine Brejnev« .

- L’Ostpolitik de Willy Brandt.

- La RDA sous l’emprise de la STASI.


- « Les dissidents« .


- La chute du mur de Berlin: le 9 novembre 1989.

- Un diaporama sur l’Europe des démocraties populaires.

* « Courir comme Zatopek » (J.C. Diedrich).

- L’Affaire Kravchenko.

* Sur les blogs d’Etienne Augris:
1.  » dossier sur le modèle soviétique » .
2. « La Hongrie sous le stalinisme« .

 Photographie officielle hongroise (1951). Défilé à Budapest des jeunesses communistes de l’Union des pionniers hongrois.

 

* Sur le blog de Richard Tribouilloy:
- « purges et procès staliniens en Europe de l’Est (1948-1953)« .
-  » Staline par l’image »: première et deuxième parties.

* Le Boomer Café: « 3 décembre 1952: exécution des condamnés de Prague.« 

* Une présentation des fondements du « réalisme socialiste« .

 

 Affiche polonaise de 1952 : « L’amitié polono-soviétique c’est la paix, la simplicité, un lendemain heureux pour notre patrie ». Le personnage à la gauche de Staline est le dirigeant polonais Bierut.

 

* Les démocraties populaire en musique sur l’histgeobox et Samarra:

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Ecrasement de l’insurrection hongroise par les troupes du pacte de Varsovie en octobre 1956.

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La décolonisation en musique.

Posté par bricabraque le 10 décembre 2009

De la colonisation aux indépendances en musique:

* L’Ethiopie fut l’un des deux seuls pays africains à ne pas être colonisé au cours du XIX°. En 1936, l’Italie fasciste envahit le pays. Au lendemain de la guerre, le rastafari Hailé Sélassiés’impose:

Hailé Sélassié lors de son exil londonien, en 1939.

  • 138. Gainsbourg: « Negusa Nagast ». Dans ce titre, Gainsbourg s’intéresse au négus éthiopien, Hailé Selassié.
  • 142. Bob Marley: »War ». (1976). Les paroles de cette chanson célébrissime de Bob Marley sont en fait une simple reprise d’un extrait d’un discours prononcé par l’empereur éthiopien Hailé Sélassié à la tribune de l’ONU, le 4 octobre 1963.
  • 143. Black Uhuru: »I love king Sélassié ». Retour sur la vie de l’empereur éthiopien (sa jeunesse, les années d’exil, le dynamisme diplomatique et l’autoritarisme du vieux négus), mais aussi sur sa légende et sa mémoire, largement mises en musique par les rastas.

* La Gold Coast, qui devient le Ghana, est le premier pays d’Afrique noire à accéder à l’indépendance en 1957:

NKrumah en décembre 1959.

* 1960: les colonies françaises d’Afrique occidentale accède à l’indépendance de manière pacifique:

Felix Houphouët Boigny et Lyndon Johnson à Washington en 1967.

- 157. Alpha Blondy : « Jah Houphouët » (1987). Alpha Blondy chante ici les louanges du père de la nation ivoirienne. Revenons donc sur ce personnage.

* 1960: indépendance chaotique du Congo belge qui devient bientôt le Zaïre, contrôlé d’une main de fer par Mobutu.

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Joseph Mobutu.

* La guerre d’Algérie et ses soubresauts:

* Un exemple des difficiles accessions à l’indépendance des colonies portugaises:

- 144. Orchestra Baobab: »Cabral ». Hommage au héros de la libération de la Guinée-Bissau.

* L’Afrique australe ferme la marche de la décolonisation:

- La Rhodésie du sud devient le Zimbabwe en 1980:

* Ce n’est qu’au cours des années 1990 que le régime de l’apartheid est renversé avec l’arrivée au pouvoir de Neslon Mandela:

Mandela en couverture du Time en mai 1994.

* Exemples de néocolonialisme.

  • 141. Kanye West (feat. Jay-Z) : « Diamonds from Sierra Leone ». Les matières premières semblent pour certains pays une malédiction alors qu’elles devraient permettre le développement. Derrière beaucoup de conflits qui déchirent les pays africains, la lutte pour l’appropriation des richesses est à la fois une fin et un moyen (exemple ici avec les diamants de Sierra Leone).
  • 130. Tiken Jah Fakoly: » quitte le pouvoir ». Un reggae, malheureusement toujours d’actualité, qui s’adresse aux nombreux dictateurs africains qui confisquent le pouvoir et les richesses de leurs pays.
  • 60. François Béranger: »Mamadou m’a dit. » Dénonciation implacable du racisme et des relents colonialistes dans nos sociétés occidentales.
  • 50. Fela: »ITT ». Dénonciation de l’exploitation de l’Afrique par les transnationales occidentales.

  • * Voir aussi le dossier Samarra en Afrique élaboré par Etienne Augris. De nombreux articles s’intéressent à la décolonisation des pays et/ou à la période postcoloniale.


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La Somalie de K’naan.

Posté par bricabraque le 8 décembre 2009

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Très loin des idées reçues et des clichés sans cesse ressassés sur la corne d’Afrique, Etienne Augris nous propose une plongée dans l’istoire et la géographie de la Somalie grâce à un titre de K’naan.

 » Lorsque la Somalie se distingue dans l’actualité, c’est rarement à son avantage. Sont ainsi évoqués la piraterie, en augmentation ces dernières années, la première place du pays au classement mondial des pays les plus corrompus (devant l’Afghanistan) ou la non-ratification de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (caractéristique que la Somalie partage avec les États-Unis…). »

 

Cet article absolument passionnant est à dévorer sur l’histgeobox.

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Sélections de BD sur Samarra.

Posté par bricabraque le 5 décembre 2009

* Au rayon BD: Etienne Augris vous présente deux BD à fort contenu historique (sur Samarra).

- « L’enfant maudit ».

- « Dropsie avenue »: vie et mort du South Bronx.

* A lire aussi sur le « blog Maghreb-France, une histoire commune », un entretien très intéressant avec Jennifer Howell sur la guerre d’Algérie en BD.

 » Jennifer Howell (Université de l’Iowa) prépare actuellement une thèse de doctorat sur la représentation de la Guerre d’Algérie dans la Bande dessinée. Passionnée par la question de l’image et des représentations, notamment dans le contexte colonial, elle nous livre quelques clés pour comprendre comment la BD aborde la période 1954-1962 en Algérie et en France. « 

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Le traité de Maastricht.

Posté par bricabraque le 4 décembre 2009

Le traité est signé le 7 février 1992 dans la ville de Maastricht aux Pays-Bas. Il fonde l’Union européenne, qui entre en vigueur le 1er novembre 1993, en remplacement de la CEE. Il vise avant tout à approfondir les liens entre les pays membres sur les plans économique et politique, tout en étendant les politiques communautaires (dans les domaines de la pêche et de l’agriculture, imosant par exemple des quotas).

Le traité de Maastricht, 7 février 1992 © CE

 


Dans le domaine politique, le traité met en place une politique étrangère et de sécurité commune (PESC), avant l’instauration d’une véritable défense commune (que l’on attend encore), afin de peser plus lourd sur la scène internationale. Il s’agit donc d’une coopération intergouvernementale en matière d’affaires étrangères et de sécurité. Le traité prévoit en outre la coopération policière et judiciaire en matière pénale.

D’autre part, une citoyenneté européenne est créée permettant, entre autres, aux ressortissants européens d’être électeurs et éligibles dans tous les Etats de l’Union (voir ci-dessous).

 

Sur le plan économique, le traité prévoit la création d’une monnaie commune, l’euro, dont la gestion est confiée à une banque centrale, indépendante des gouvernements. Cette Banque centrale européenne siège à Francfort. Elle s’assure notamment que les Etats candidats à l’entrée dans la zone euro remplissent bien les critères de convergence, c’est-à-dire les conditions requises pour l’adoption de la nouvelle monnaie: limitation à 3% du PIB des déficits publics, de la dette publique à 60% notamment.

L’adoption du traité s’avère difficile dans plusieurs Etats. Les opposants focalisent leurs critiques sur les transferts de souveraineté. Certains y voient une démonstration de l’effacement des Etats-nations devant une structure fédérale floue. Pourtant, le principe de subsidiarité écarte la création d’un super Etat communautaire. Ce principe signifie que l’union ne doit pas régler ce qui peut l’être mieux aux niveaux national et régional.

En France, le référendum permettant la ratification du traité n’est adopté qu’à une très courte majorité (51% de oui). Le Royaume-uni et le Danemark rejettent quant à eux les aspects monétaires du traité (bénéficiant de dérogations). Le traité est révisable afin de s’adapter aux mutations des différents Etats (ainsi la première révision intervient en 1997 avec le traité d’Amsterdam, puis en 2000 avec le traité de Nice.

Sources:

- Christian Hocq: « Dictionnaire d’histoire et de géographie », ellipses, 1997.

- E. Melmoux et D. Mitzinmacker: “dictionnaire d’histoire contemporaine”, Larousse, 2008.

Liens:

- La documentation française: « Du traité de Rome au projet de traité constitutionnel européen: les apports des traités« .

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Resources utiles sur l’Europe rhénane.

Posté par bricabraque le 3 décembre 2009

* Une mise au point très clair sur leblog de R. Tribouilloy qui nous propose un « petit tour de Rhin« .

 

Cliquez sur le croquis pour l’agrandir. Trouvé sur ce blog qui identifie les principales caractéristiques de l’Europe rhénane.

* Une proposition de croquis sur le site HG de l’académie de Besançon: « croquis animé sur l’espace rhénan« .

Proposition de croquis, tous très bien faits :

- Sur le site de l’académie de Créteil

Et en version allégée.

- Par Frédéric Monthé.

- Par Yves Guiet.

- Trouvé sur Wikipedia.

Le gigantesque port de Rotterdam.

* Divers documents utiles sur l’espace rhénan :

- Une présentation powerpoint (ppt) sur le site de l’académie de Créteil .

- Sur le site de l’académie de Strasbourg. Suite de la ppt.

- Une ppt intéressante proposée par le site de l’académie de Versailles.

- des pistes intéressantes par Jean Claude Boyer, pour définir cet espace et sur le Northern range.

 

1- Parlement européen  2- Bâtiments administratifs et services communs du Parlement. Locaux du médiateur européen 3- Conseil de l’Europe 4- Cour européenne des Droits de l’Homme 5- Siège d’Arte (immédiatement à droite de la photographie) © Patrick Bantzhaff – CDDP Strasbourg

 

- L’article de wikipedia sur le Rhin et l’Europe rhénane.

* L’Europe rhénane au bac :

- Deux Etudes d’ensemble documentaire (EED) : une première  et la seconde, proposent des documents intéressants.

 

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Du nouvel ordre mondial au désordre intégral.

Posté par bricabraque le 2 décembre 2009

* Nouvel ordre mondial.
L’expression a été utilisée lors d’un discours prononcé au Congrès américain le 11 septembre 1990 par le président George H.W. Bush, au lendemain de la guerre du Golfe. Alors que la guerre froide vient de s’achever, les Etats-Unis affichent leur volonté d’imposer un nouvel ordre mondial fondé sur une autorité retrouvée de l’ONU et sur le respect des libertés et des droits de l’homme.

Bush fils et père à la une de Time.

 

C’est au Moyen Orient que George Bush entend poser les fondements de ce nouvel ordre mondial. Dans la région, il se fixe plusieurs objectifs qui résument bien son projet: « mettre sur pied des accords de sécurité mutuelle« , « contrôler la prolifération des armes de destruction massive et des missiles utilisés pour les envoyer« ,  » créer de nouvelles conditions pour la paix » [fondées sur les résolutions] du Conseil de sécurité des Nations unies« , « favoriser le développement économique pour le bien du progrès et de la paix« . Le nouvel ordre mondial constitue une reprise des principes wilsoniens et traduit la puissance des Etats-Unis, désormais élevés au rang de « gendarme du monde ».

* Le nouveau désordre mondial.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont de lourdes conséquences internationales. Les Etats-Unis considèrent en effet cette attaque comme une déclaration de guerre. Les Européens, quant à eux, y voient davantage le paroxysme du terrorisme international (il faut dire qu’ils sont touchés depuis 20 ans par des actes terroristes). Les attentats sont suivis par les interventions américaines en Afghanistan (automne 2001) et en Irak au printemps 2003. Lors de cette seconde opération, les Etats-Unis privilégie l’unilatéralisme, en intervenant hors du cadre de l’OTAN et sans l’aval de l’ONU. Il s’agit ici d’un virage important qui rompt avec la tradition internationaliste chère à Woodrow Wilson.

Les artisans de cette stratégie périlleuse sont les néoconservateurs, omniprésents dans l’entourage de Geoge W. Bush. Les attaques provoquent ainsi une crise au sein de l’Alliance atlantique. Le cavalier seul américain marginalise considérablement ses membres et ses structures. Plus grave sans doute, les Etats-Unis interviennent en Irak sans l’aval de l’ONU, fragilisant un peu plus l’institution. L’invasion irakienne met aussi à jour les divisions qui minent l’Union européenne et son incapacité à parler d’une seule voix sur la scène internationale. D’un côté, on retrouve la Grande Bretagne, l’Espagne, l’Italie, mais aussi les pays d’Europe centrale et orientale qui soutiennent et participent à l’intervention américain. De l’autre, la France et l’Allemagne s’opposent à cette décision unilatérale, ce qui fera dire à Donald Rumsfeld, le secrétaire à la défense de George W. Bush (de 2001 à 2006), qu’il s’agissait là de la « vieille Europe« . 

George W sur les ruines du World Trade Center le 24 septembre 2001.

 

Les attentats du 11 septembre 2001 confortent le président américain dans sa fonction. Elu d’extrême justesse en janvier 2001, il parvient à grouper une majorité de ses concitoyens derrière lui (il se fait réélire très facilement en 2004), un peu à l’image de ce qui s’était produit après l’attaque japonaise sur Pearl Harbor en 1941. Surtout, ces attaques ne constituent que le prélude d’une série d’attentats particulièrement meurtriers (Bali en 2002, Madrid, Londres en 2005). Jouant sur la peur et l’amalgame, l’administration Bush impose le Patriot Act, qui entraîne un recul net des libertés publiques. Cette loi adoptée en octobre 2001 permet ainsi les écoutes téléphoniques, les fouilles secrètes d’appartements, la consultation des fichiers d’entreprises ou d’universités. Enfin, elle autorise l’administration américaine à garder en détention pour une durée indéterminée les étrangers. Le droit international est ainsi malmené comme le prouvent par exemple les conditions de détention des prisonniers enfermés à Guantanamo, une base américaine située sur l’île de Cuba ou encore la mise en place de prisons secrètes dela CIA dans de nombreuses régions de la planète.

La nouvelle administration mise en place par Obama entend rompre avec cette conception des relations internationales comme le prouve l’ouverture d’un dialogue avec les ennemis des Etats-Unis (l’Iran par exemple).

 

Sources:

- E. Melmoux et D. Mitzinmacker: « dictionnaire d’histoire contemporaine », Larousse, 2008.

Liens:

- Schémas sur les relations internationales depuis la fin de la guerre froide.

 

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