Howard Zinn (1922-2010).

Posté par bricabraque le 28 janvier 2010

L’historien américain Howard Zinn vient de décéder à l’âge de 87 ans. Le blog su magazine l’Hitoire lui rend hommage ici.

http://www.decitre.fr/gi/94/9782910846794FS.gif
Il s’est fait surtout connaître avec son livre Une Histoire populaire des Etats-Unis qui s’est vendu à des millions d’exemplaires dans le monde ( une adaptation BD plutôt réussie est d’ailleurs sortie il y a peu. Louis Brun en parle sur son blog).

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Quand Salif Keita louait Sékou Touré.

Posté par bricabraque le 26 janvier 2010

L’ascension politique d’Ahmed Sékou Touré reste tout à fait exceptionnelle. Simple receveur à la poste de Conakry en 1946, il fonde alors le Syndicat des Postes et des Télécommunications, le premier syndicat de Guinée. Cinq ans après, il dirige le Parti Démocratique Guinéen (PDG). Dix ans plus tard, devenu maire de Conakry, il représente la Guinée à l’Assemblée nationale française. Finalement,il s’impose comme le dirigeant de la Guinée indépendante (en 1958).

Sékou Touré représenté en Saint-Georges terrassant le dragon du colonialisme.
En l’absence de moyens de communication modernes, Touré perçoit très tôt tout le parti qu’il peut tirer de la chanson. Des airs louant les mérites du PDG sont susceptibles de convaincre une population en grande partie analphabète.

Il trouve un thuriféraire extraordinaire en la personne de Salif Keita. Au sein des Ambassadeurs Internationaux, le chanteur lui rend en effet un vibrant hommage avec son titre Mandjou.

 

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Chansons pour Haïti.

Posté par bricabraque le 20 janvier 2010

« A l’heure où Haïti tente de panser ses blessures, les artistes de la diaspora et du monde entier se mobilisent. »

Etienne Augris nous présente une sélection de morceaux composés par les musiciens du monde entier en solidarité avec les Haïtiens.

Lire la suite de l’article et écouter le morceau sur Samarra.

A écouter aussi, un sublime titre de Kompas haïtien du Tabou Combo sur l’Histgeobox.

Enfin, l’émission « 2000 ans d’histoire » consacre son émission du jour à Haïti (disponible en podcast et en écoute).

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Les silences de Monsieur tout blanc.

Posté par bricabraque le 16 janvier 2010

Pie XII - Deutsches Bundesarchiv - Wikimedia Commons - CC

Pie XII -- Deutsches Bundesarchiv -- Wikimedia Commons -- CC

 

En 1949, Léo Ferré, jeune chanteur de cabaret écrit Monsieur Tout-Blanc, une chanson interdite alors par le Comité d’écoute de la radiodiffusion française, car Ferré y brocarde en effet le silence du pape Pie XII au cours de la seconde guerre mondiale. Alors qu’il prend connaissance de la persécutions des juifs, celui n’intervient pas publiquement.

Monsieur Tout-blanc
L’oiseau blessé que chaque jour, vous consommez
Etait d’une race maudite
En ce temps là, dites
Vous vous taisiez…



61 ans après la sortie de cette chanson, l’attitude du pape reste toujours controversée. Pour y voir plus clair, il faut revenir en arrière.

Lire la suite de l’article sur l’Histgeobox.

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Haïti, terre de souffrance.

Posté par bricabraque le 15 janvier 2010

http://www.iocp.info/ayiti/images/hispaniola_hondius.jpg

Un violent séisme vient de ravager Haïti, dévastant ce pays très pauvre et provoquant de très nombreuses victimes. Les conséquences de cette catastrophe naturelle sont aggravées par la déliquescence de l’Etat.
L’île fut en effet particulièrement éprouvée par l’histoire; elle a subi tour à tour la colonisation, l’esclavage, mais aussi de nombreuses dictatures. Cet vieille chanson des filles de joie évoque une des pages les plus sombres de l’île, la dictature de François Duvalier et ses redoutables tontons macoute.

 

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Trois mangas sur la peine de mort au Japon.

Posté par bricabraque le 12 janvier 2010

Sur Samarra, Etienne Augris nous propose de découvrir trois mangas qui abordent à la question de la peine de mort au Japon.

Je cite mon collègue:

« Le Japon fait partie (avec les Etats-Unis, l’Inde et Taïwan) des démocraties qui continuent d’appliquer la peine de mort. Comme au Etats-Unis, il n’y a pas réellement de débat autour de son abolition. [...]

Une quinzaine de condamnés ont été pendus au Japon en 2008. Il semble malgré tout que les choses évoluent au Japon et l’élection historique de Yukio Hatoyama en août y est pour quelque chose. Le leader du Parti Démocratique du Japon (PDJ), qui a mis fin a la domination du PLD depuis l’après-guerre, a choisi de nommer au ministère de la justice Keiko Chiba, une avocate, membre de la ligue des parlementaires pour l’abolition. « 

Lire la suite de cet article sur Samarra. 

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Toujours sur Samarra, Etienne Augris, nous conseille la lecture d’un magazine qui traite de foot avec humour et pertinence: So Foot.

Il en parle très bien et saura sans aucun doute vous convaincre.

A découvrir ici. 

 

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Le discours de l’horloge (9 mai 1950).

Posté par bricabraque le 9 janvier 2010

Robert Schuman.
Vous retrouverez ci-dessous le texte proposé en explication de document ainsi qu’une proposition de corrigé.

La naissance de l’Europe Déclaration de Robert Schuman lors de sa conférence de presse tenue le 9 mai 1950.

« La paix mondiale ne saurait être sauvée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent.

La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien de relations pacifiques. En se faisant, depuis plus de 20 ans, le champion d’une Europe unie, la France a toujours eu pour objet de servir la paix. L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre. L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble: elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de ‘Allemagne soit éliminée: l’action entreprise doit toucher au premier chef la France et l’Allemagne. […]

Le gouvernement français propose de placer l’ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe.

La mise en commun des productions de charbon et d’acier assurera immédiate- ment l’établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne, et changera le destin de ces régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.

La solidarité de production […] manifestera que toute guerre entre la France et l’Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible. L’établissement de cette unité puissante de production ouverte à tous les pays qui voudront y participer […] jettera les fondements réels de leur unification économique.

Par la mise en commun de production de base et l’institution d’une Haute Autorité nouvelle, dont les décisions lieront la France, l’Allemagne et les pays qui adhéreront, cette position réalisera les premières assises concrètes d’une Fédération européenne indispensable à la préservation de la paix. »

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Questions : 1. Présentez la nature du document, son auteur et le contexte historique.

2. Que propose Robert Schuman et à qui?

3. Quels sont les arguments avancés par l’auteur?

4. Comment ces propositions ont-elles été concrétisées ? Quelle fut l’étape suivante?

 

1. Présentez la nature du document, son auteur et le contexte historique. 

En mai 1950, dans une déclaration remise à la presse, lors d’une de ses conférences, le ministre français Robert Schuman lance un vibrant appel pour un rapprochement franco-allemand, point de départ d’une unité plus grande de l’Europe occidentale. R. Schuman (1888-1963) a commencé sa carrière politique avant la guerre mais c’est surtout sous la IVe République qu’il obtient des responsabilités importantes en tant que Président du Conseil et ministre des affaires étrangères, à plusieurs reprises. Il est un des fondateurs du MRP (Mouvement Républicain Populaire), démocrate-chrétien qui milite fortement pour la construction européenne.

Cinq ans après la guerre, l’Europe occidentale a vu son rôle international diminuer. Ruinée par la Seconde Guerre Mondiale, elle est divisée par la Guerre Froide qui a renforcé les deux super- grands et elle subit la décomposition des empires coloniaux. Ainsi, contrairement au terme employé par R. Schuman, l’ « Allemagne » n’existe plus et est désormais partagée entre une R.F.A. dans l’orbite des Etats-Unis et une R.D.A., partie intégrante du bloc communiste sous la tutelle de l’URSS. Dans ce contexte, la proposition de R. Schuman, sur l’avis de Jean Monnet, autre « père de l’Europe », apparaît comme un acte politique essentiel.

 

2. Que propose Robert Schuman et à qui?

 

R.Schuman propose à la R.F.A., dirigée alors par le démocrate-chrétien Konrad Adenauer, la mise en commun de leur production de charbon et d’ acier. Il s’agit là de deux productions clefs, alors que les deux pays sont toujours en pleine reconstruction, et qui concernent « des régions longtemps vouées à la fabrication des armes », notamment la Lorraine, la Rhénanie et la Sarre. Cette dernière région, alors contrôlée par les Français, et dont le sort définitif reste encore un lourd contentieux entre les deux Etats.

Au delà de cet aspect matériel, c’est donc, en fait, une véritable réconciliation solennelle entre la France et la R.F.A. qui est envisagée afin que « toute guerre » devienne « non seulement impensable, mais matériellement impossible ».

 

3. Quels sont les arguments avancés par l’auteur?

 

Les arguments avancés par le ministre français appartiennent à quatre registres différents, mais complémentaires.

D’abord, c’est l’attachement à la paix, au « maintien de relations pacifiques ». R.Schuman rappelle l’échec de la SDN, la division de l’Europe entre les deux guerres et, finalement, « la guerre ».

Cette paix passe, d’après lui, par une réconciliation franco-allemande nécessaire. En moins d’un siècle (« opposition séculaire »), l’Allemagne et la France se sont déchirées à trois reprises sans jamais pouvoir vraiment se réconcilier et en entraînant un effacement de l’Europe.

Ensuite, ce rapprochement franco-allemand, n’est, en fait, qu’une étape vers une « Europe organisée », « unie », et même vers une « Fédération européenne ». Cette « Europe », « à travers sa contribution…à la civilisation » entend s’affirmer comme une puissance à part entière sans être l’enjeu des deux camps antagonistes.

Enfin, il doit s’agir du point de départ d’un « développement économique » important, source de richesses et de progrès.

 

4. Comment ces propositions ont-elles été concrétisées ? Quelle fut l’étape suivante?

 

En 1951 a, donc, été créée la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier qui permettait à ces deux productions de circuler librement, non seulement de chaque côté du Rhin, mais aussi vers l’Italie et le Benelux. Cette coopération économique était surveillée par une Haute Autorité Commune, composée par des représentants des six pays membres. Mais en 1954, le plan Pleven qui proposait une Communauté Européenne de Défense (CED) fut rejeté par la France, où les Gaullistes et les Communistes, notamment, ont refusé un réarmement allemand, même dans le cadre atlantique. Cet échec rend, donc, plus difficile la construction européenne, et ce n’est qu’en mars 1957 qu’est signé le traité de Rome qui prévoit à terme un véritable « marché commun » européen, libéré de toute entrave douanière. L’engagement de J.Monnet et de R.Schuman avait été le bon ; le pari sur un rapprochement franco-allemand était bien la condition même de la construction d’une « nouvelle Europe ». La Ve République, avec de Gaulle, ne fera que confirmer le choix de ces hommes de la IVe République.

 

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La conférence de Bandung (1955).

Posté par bricabraque le 8 janvier 2010

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Il s’agit d’une conférence organisée à l’initiative des Etats du sous-continent indien. Elle se tient en avril 1955, à Bandung, en Indonésie et rassemble 29 Etats africains et asiatiques récemment indépendants. Elle marque l’entrée du Tiers Monde et des ses principaux leaders sur la scène internationale, notamment l’Indonésien Soekarno, le Chinois Chou En Laï, l’Egyptien Nasser, l’Indien Nehru. C’est ce dernier qui prononce d’ailleurs le discours de clôture de la conférence.

« L’Asie n’est plus passive […]. Il n’y a plus d’Asie soumise, elle est vivante, dynamique […]. Nous sommes résolus à n’être d’aucune façon dominés par aucun pays, par aucun continent. Nous ne sommes pas des « béni-oui-oui » qui disent « oui » à tel ou tel pays. Nous sommes des grands pays du monde et voulons vivre libres sans recevoir d’ordres de personne. Nous attachons de l’importance à l’amitié des grandes puissances, mais [...], à l’avenir, nous ne coopérerons avec eux que sur un pied d’égalité. C’est pourquoi nous élevons notre voix contre l’hégémonie et le colonialisme dont beaucoup d’entre nous ont souffert pendant longtemps. Et c’est pourquoi nous devons veiller à ce qu’aucune autre forme de domination ne nous menace. Nous voulons être amis avec l’Ouest, avec l’Est, avec tout le monde. Le seul chemin qui mène droit au cœur et à l’âme de l’Asie est celui de la tolérance, de l’amitié et de la coopération. […]

Je pense qu’il n’y a rien de plus terrible que l’immense tragédie qu’a vécue l’Afrique depuis quelques siècles […], depuis l’époque où des millions d’Africains ont été expédiés comme esclaves en Amérique ou ailleurs, la moitié d’entre eux mourant dans les galères. Nous devons tous accepter la responsabilité de ce drame, oui tous, même si nous ne sommes pas directement compromis. […] Malheureusement, même aujourd’hui, le drame de l’Afrique est plus grand que celui d’aucun autre continent, tant au point de vue racial que politique. Il appartient à l’Asie d’aider l’Afrique au mieux de ses possibilités, car nous sommes des continents frères. […] »

Discours de clôture de Nehru à la conférence de Bandung le 24 avril 1955


Nehru lors de la conférence.

 

Nerhu avance quelques grands axes de réflexions dans son discours:

* Il y condamne le colonialisme qui continue de sévir en Afrique et lance un vibrant appel à l’élargissement de la décolonisation.

En effet, à la différence de l’Asie, presque totalement indépendante en 1955, l’Afrique reste victime « de l’immense tragédie », c’est-à-dire le colonialisme et ses séquelles, « dont beaucoup … ont souffert ». D’abord, l’exploitation des hommes, « tant du point de vue racial que politique », a épuisé démographiquement le continent par la traite des noirs et le travail forcé. Elle les maintient toujours sous tutelle en imposant, à l’image de la France, un code de l’Indigénat inégalitaire ou en justifiant un apartheid officiel en Afrique du Sud. L’exploitation économique s’est faite également au profit des métropoles qui importent largement des matières premières et des produits tropicaux à bas prix en échange de produits manufacturés.

Nehru et Nasser à Bandung.

Cependant, le Maghreb, encouragé par l’Egypte et grâce à des mouvements indépendantistes actifs, menace de plus en plus la présence française en Tunisie et au Maroc. Alors qu’en Algérie, le F.L.N., depuis la Toussaint de 1954, lance un long combat de libération, face au refus de toute évolution des Pieds noirs et de la France. L’Afrique noire britannique ou française reste, quant à elle, totalement soumise, faute de mouvements suffisamment importants pour engager la lutte (à l’exception toutefois de la Gold Coast).

* Nerhu en appelle en outre à la neutralité face aux deux blocs.

D’abord, Nehru refuse toute autre « forme de domination » qui pourrait menacer les nouveaux Etats indépendants. Il s’agit là de refuser la logique des blocs, de rester neutre, face notamment au géant chinois, devenu un des leaders du bloc communiste depuis 1949. Ce neutralisme annonce le non alignement qui trouve son plein effet à Belgrade (1961) en engageant, certes difficilement, ces nouveaux Etats à « être amis avec l’Ouest, avec l’Est, avec tout le monde … ».

* Quelles conséquences et perspectives?

Ce discours est un vibrant appel à résister à « l’hégémonie » et au « colonialisme », c’est-à-dire à s’engager dans l’émancipation. A cette fin, l’Asie doit entamer une coopération réelle avec l’Afrique pour « l’aider … au mieux de ses possibilités ». Effectivement, après Bandung, la décennie qui suit est marquée par la décolonisation plus ou moins pacifique de l’Afrique noire et par la tragique guerre d’Algérie.

A Bandung, les « peuples de couleur » ont retrouvé, comme l’a pertinemment énoncé Léopold Sedar Senghor, « leur éminente dignité ».

 

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Relevé sur la toile 3.

Posté par bricabraque le 7 janvier 2010

- Le site TV5 Monde consacre un dossier très complet sur les indépendances africaine: « Afrique 1960, un continent en marche vers son indépendance« .

- Retour sur l’emprisonnement du chanteur camerounais Lapiro de Mbanga (dont nous vous avons parlé sur Samarra) emprisonné par le sinistre régime de Paul Biya: « Quand le Cameroun muselle ses artistes« .

- 20ans après la chute du Mur de Berlin, Emmanuel Leclère et Jean-François Fernandez proposent un Web documentaire en dix épisodes et dix étapes sur les friches industrielles et administratives dans l’ancien bloc soviétique: « good bye Lenine, la rouille en plus« .

- Travail autour de Chants de résistants (« chant des partisans », « chant des marais ») sur mission tice Besançon.

 
* sur les blogs de collègues:

- relevez le défi lancé par Etienne Augris sur Samarra.
- Sur le blog de M. Cailleaux: « exercices de maths dans l’Allemagne nazie« .

- Sur son blog, Louis Brun revient sur les conséquences de la réforme du lycée sur l’enseignement de l’histoire géographie: « L’histoire-géographie au placard?« .

- Blog de J.C. Diedrich: « Camus, 50 ans après son accident de voiture« .

- Passionnante série d’articles consacrés à l’arme atomique sur le blog de R. Tribouilloy

 

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Plongée dans l’histoire du Bénin avec l’Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou.

Posté par bricabraque le 6 janvier 2010

L’indépendance du Dahomey fut proclamée le 1er août 1960, à Porto Novo, la capitale du nouvel État. Le président Hubert Maga se trouve très vite dans une situation délicate avec le retour contraint au pays de nombreux cadres et fonctionnaires dahoméens licenciés par les pays de l’AOF devenus indépendants. La stabilité du régime est ainsi rapidement mise à mal.

Le coup d’état militaire perpétré par le commandant Mathieu Kérékou  en 1972 met un terme à cette instabilité. Il prend la tête du gouvernement militaire et s’appuie sur un vaste soutien d’une population lassée par les coups d’Etats militaires à répétition (5 en 12 ans!). Après trois ans à la tête du pays, Kerekou donne une orientation marxiste-léniniste au régime. Toujours en 1975, il abandonne le nom de Dahomey (trop lié aux ethnies du sud du pays aux yeux de Kerekou), remplacé par celui de Bénin, en référence à un royaume qui s’était autrefois épanoui au Nigeria voisin. La « République populaire du Bénin » rejoint donc le camp socialiste, après avoir adopté une nouvelle constitution, instaurant un régime à parti unique.


 Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou.

En matière culturelle, le leader de  « la République populaire du Bénin » alterne le chaud et le froid. Il interdit les rituels vaudaous (dont le pays est le berceau), instaure un couvre-feu, malmène tous ceux qui ne se plient pas aux canons du socialisme scientifique alors en vogue dans le pays. Mais, dans le même temps, il incite les musiciens à se tourner vers les rythmes traditionnels béninois et n’hésite pas à soutenir les talents muciaux (tant qu’ils vantent les bienfaits du régime et louent ses mérites personnels). Une usine de pressage de disque ouvre d’ailleurs ses portes à Cotonou, tandis que les labels Satel et Polydisco prospèrent sans être inquiétés par le régime en place. Aussi, au cours de ces années, le Bénin s’impose comme un foyer musical d’une extraordinaire vitalité.

Nous nous y intéressons sur Samarra.

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