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La répression s’abat sur Prague.

Posté par bricabraque le 23 août 2008

les chars de l'Armée rouge écrase le printemps de Prague.

Il y a quarante ans, les chars soviétiques écrasaient le printemps de Prague.

Pour en savoir plus… Cliquez ici.

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Le 16 octobre 1968: Tommie Smith et John Carlos transforment le stade en arène politique.

Posté par bricabraque le 26 juillet 2008

Le 16 octobre 1968: Tommie Smith et John Carlos transforment le stade en arène politique. dans 1968 tommie_smith_john_carlos 

Philippe Artières écrit dans « 68 _ une histoire collective [1962-1981]« , ouvrage qu’il co-dirige avec Michelle Zancarini-Fournel: « Ces deux-là n’ont pas prononcé le moindre slogan et pourtant leur geste a fait le tour du monde, offrant de manière inattendue à leur cause la plus grande des tribunes; ils ont soudain, au moment où personne ne s’y attendait, transformé un événement sportif en événement politique. »

http://www.dailymotion.com/video/x5lpcc

Le 16 octobre 1968, Tommie Smith bat le record du monde du 200 mètres et remporte donc cette épreuve d’athlétisme, devançant l’Australien Peter Norman et son compatriote John Carlos.

 

Lors de la remise des médailles, ils brandissent le poing ganté de noir, tête baissée, à la manière du Black Power. En fait, les deux athlètes prennent leur décision dans les vestiaires entre la fin de l’épreuve et la remise des médailles. Smith et Carlos sont tous les deux formés à l’université de San Jose State en Californie (« Speed city »), qui rassemble les athlètes de premier plan. Ils y ont rencontré Harry Edwards, un ancien athlète, désormais professeur de sociologie, très engagé en faveur de la cause noire.


En 1967, Edwards fonde l’Olympic Project for Human Right (OPHR), dans le but d’organiser un boycottage des JO au motif que les noirs n’ont pas à gagner des médailles pour un pays qui les opprime: »Pourquoi courir à Mexico quand on doit ramper à la maison? ». De fait, les raisons de se rebeller étaient alors légions pour les Noirs américains. Carlos et Smith, par exemple, sont victimes de discriminations au sein même de Speed City (interdiction de certains cours, relégation dans des résidences de seconde zone…).

Sans être membres des Black Panthers (fondées en 1966 à Oakland), ils n’en partagent pas moins avec l’organisation une profonde colère face à la situation faite aux Noirs aux Etats-Unis. N’oublions pas que l’assassinat de Martin Luther King (MLK) en avril 1968 provoque des émeutes dans les grandes villes américaines. Pour beaucoup, le mouvement pacifique incarné par MLK a montré ses limites et il est grand temps désormais pour les Noirs américains de se défendre face aux violences policières, d’affirmer son identité, sans courber l’échine.

http://www.dailymotion.com/video/xhx5z

Les deux athlètes entendent donc apporter leur pierre à l’édifice en protestant à leur manière. Ils décident d’arborer lors de la remise des médailles un badge confectionné par l’OPHR avec le nom de l’association entouré d’une couronne de laurier. Ils décident également de brandir leurs poings gantés de noir. Ne disposant que d’une paire de gants, Smith prendra le gant droit et Carlos le gauche. L’australien Norman, quant à lui, mis au courant par les deux Américains décident de porter lui aussi un badge de l’OPHR en solidarité avec ses camarades.
Lors d’une interview accordée en 1997, Tommie Smith revient sur ce geste:”Il ne s’agit pas de saboter une cérémonie que je respecte, mais de lui donner un sens. […] Les pieds nus évoquent la pauvreté des Noirs en Amérique. Mon foulard et le collier de John Carlos rappellent les lynchages opérés dans le sud. Les poings gantés représentent la force et l’unité du peuple noir. Je conserve à la main la pousse d’olivier que l’on vient de m’offrir. L’hymne va commencer. […]”

Les athlètes sortent sous les sifflets de la foule.

Quelques jours plus tard, le 18 octobre, les Américains Lee Evans, Larry James, Ron Freeman, arrivés en tête du 400 mètres portent sur le podium le béret noir des Black Panthers en levant le poing.

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Aussitôt, la presse américaine fustige les deux hommes comme des « non patriotes » et « anti-américains ». Le Comité International Olympique, dirigé par l’Américain Average, connu pour ses sorties racistes, ne décolère pas et exige de la délégation américaine l’expulsion de Smith et Carlos du village olympique. La carrière olympique de Smith et Carlos est stoppée nette. Norman, lui aussi, subit de lourdes représailles après son geste de solidarité. Ecarté des JO de Munich en 1972 (alors qu’il était le meilleur sprinter australien), il sombre dans la dépression et meurt en 2006. Smith et Carlos se rendront d’ailleurs en Australie pour porter leur camarade en terre.

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Quarante ans après, le geste de Smith et Carlos, de scandaleux, est devenu héroïque et tend même à éclipser les épreuves sportives de ces jeux.

 

Sources:

- Pap Ndiaye: « Les poings de la liberté », in Les Collections de l’Histoire, pp82-85, juillet-septembre 2008.

- P. Artières et M. Zancarini-Fournelle (dir): »mai 68_ une histoire collective (1962-1981) », 2008.

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Otis et Jimi à Monterey.

Posté par bricabraque le 14 juin 2008

 À Monterey, Hendrix entre dans la légende avec un concert d’anthologie.

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En 1967, The Jimi Hendrix Experience a acquis un statut de star en Angleterre, mais reste complètement inconnu aux États-Unis. C’est Paul McCartney, l’un des instigateurs du Monterey Pop Festival, qui, cette année-là, décide d’inviter l’Experience. Le 16 juin, le groupe arrive à Monterey. Hendrix se rend compte alors qu’il a oublié sa Fender, customisée pour le concert. On lui trouve une guitare de rechange, mais la couleur ne lui plaît pas. Il décide de la repeindre avec une laque spéciale et inflammable. “Killing floor”, “Rock me baby”, “Hey Joe”,”Can you see me”… Un immortel moment de rock ’n’ roll, ponctué par une insolente reprise de “Like a rolling stone” de Dylan, bien plus électrique qu’à l’accoutumée. La performance s’achève avec un “Wild thing” fracassant, au terme duquel Hendrix met le feu à sa guitare. En quarante minutes, il est entré dans la légende.

Concert à voir sur ARTE ce soir à 23h45

L’un des meilleurs concerts d’Otis Redding, six mois avant sa mort dans un accident d’avion.

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En 1967, Otis Redding, 26 ans, est à l’apogée de sa carrière. Il vient de conquérir l’Europe et est en passe de s’imposer en Amérique comme le roi de la soul. Le 17 juin, il monte sur la scène du Festival de Monterey : c’est sa première grande occasion de jouer devant un public blanc. En moins de vingt minutes, sa voix puissante et chaleureuse fait chavirer la foule. Otis Redding interprète “Shake”, “Respect”, “I’ve been loving you too long”, “Satisfaction” et “Try a little tenderness”. Six mois plus tard, le 10 décembre 1967, il disparaît dans un accident d’avion.

Ce soir sur Arte à 00h 35

Source: le site internet d’Arte.

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« Je suis tombé par terre / C’est la faute à Nanterre. »

Posté par bricabraque le 2 juin 2008

Evariste devant ses éprouvettes.

Joël Sternheimer, docteur en physique théorique de 23 ans, occupe voit un poste d’assistant à Princeton lorsque les frais de la guerre du Vietnam entraîne la suppression de son son poste, en 1966.

 En mai 1968, le chanteur enregistre, en autogestion avec l’accord de Lucien Morisse, le patron des disc’AZ, un disque aux accents politiques: « Si j’suis tombé par terre / C’est la faute à Nanterre / Le nez dans le ruisseau / C’est la faute à Grimaud… »

Lire la suite de l’article et écouter le morceau sur l’Histgeobox.

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« Paris mai » par Claude Nougaro.

Posté par bricabraque le 1 juin 2008

Claude Nougaro écrit le morceau « Paris mai » quelques semaines après la fin du mouvement étudiant et social qui secoue la France, au mois de mai 1968. Le superbe texte de Nougaro n’incite pas à la rébellion, mais porte un regard poétique sur l’immédiat après -mai et ses désillusions. Son chant exalté fait ici des merveilles et confère au titre un souffle puissant.

Lire la suite et écouter le morceau sur l’histgeobox.

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Les chansons de mai 1968: Evariste « La révolution ».

Posté par bricabraque le 29 mai 2008

Les chansons de mai 1968: Evariste

Sur la pochette du disque, signée Wolinski, un avertissement: »ce disque est un pavé lancé dans la société de consommation.

Joël Sternheimer, docteur en physique théorique de 23 ans, occupe voit un poste d’assistant à Princeton lorsque les frais de la guerre du Vietnam entraîne la suppression de son son poste, en 1966.

Lire la suite de l’article et écouter le morceau.

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4 avril 1968: « J’entends quelqu’un pleurer / Pleurer dans les rues ».

Posté par bricabraque le 22 mai 2008

4 avril 1968:  

Plaque commémorant l’assassinat de MLK devant le Lorraine Motel de Memphis.

George Perkins et ses silver cats évoquent dans le déchirant « Crying in the street », le désarroi des Afro-américains à l’annonce du décès du dr King. Ce titre est un sublime exemple de deep soul sudiste, profonde et émouvante.

 

Lire la suite de l’article et écouter ce superbe titre sur l’Histgeobox.

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Quelques liens sur l’année 68 et ses lendemains dans le monde.

Posté par bricabraque le 19 mai 2008

Quelques liens sur l'année 68 et ses lendemains dans le monde. dans 1968 png_Appel01-05_68Mai08_600p

* Des articles sur des sujets précis.

- Commençons par les nombreux articles consacrés au sujet sur les blogs respectifs de mes camarades bloggeurs E. Augris, R. Tribouilloy et J.C. Diedrich, ainsi que sur les « blogs communautaires » Lire-Ecouter-Voir et L’Histgeobox. Pour s’y retrouver facilement, E. Augris a mis au point un tableau récapitulatif très bien fait.

- Icône de mai 68, malgré elle. Un article intéressant de J.C. Diedrich sur la « Marianne de 68″.

- Du même auteur, L’utopie communautaire post 68.

* Film.

- Le documentaire de Patrick Rotman sur Mai 68 en plusieurs morceaux sur Dailymotion.

- La Médiathèque de la Roche-sur-Yon propose de nombreuses ressources sur mai 68 (livres, film, musique).
* BD:

- Mai 68, histoire d’un printemps en BD par E. Augris.

* Musique:

- Les chansons de 1968 sur l’Histgeobox.

- Le Hit parade de Salut les Copains en mai 68.
- Un dossier très bien fait sur le site d’Arte: chronologie des événements.

- Un blog passionnant sur l’année 1968 avec quelques articles très réussis comme celui consacré à Hair, la comédie musicale révolutionnaire.

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La bande son de mai 68: »Il est cinq heures ».

Posté par bricabraque le 17 mai 2008

La bande son de mai 68:

« Les 403 sont renversées » (lalalalalalala)…..


Le détournement des chansons populaires est à l’honneur en mai 68; des textes révolutionnaires se substituant aux paroles d’origine. Ici, Jacques Le Glou détourne le « Paris s’éveille » de Jacques Dutronc, qui vient de remporter un gros succès.

Lire la suite de l’article et écouter le morceau.

 

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Pour les Rolling Stones, « le temps est venu de se battre ».

Posté par bricabraque le 16 mai 2008

 Pour les Rolling Stones,

Après l’attentat du 11 avril 1968 contre le leader étudiant allemand Rudi Dutschke, des émeutes éclatent à Berlin.

Le titre « Street fighting man » des Rolling Stones n’est certainement pas un appel à la révolution, d’ailleurs le groupe s’est toujours gardé de toute forme de militantisme. Cela dit, les Stones se font ici l’écho de l’agitation de la jeunesse du monde entier. En effet, « le temps est venu de se battre » dans de nombreuses régions du monde et si les Stones regrettent l’apathie de Londres qu’il faudrait réveiller, il s’agit plutôt d’une anomalie en Europe.

 Lire l’article et écouter le morceau

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