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Alain Souchon et les « parachutes dorés ».

Posté par bricabraque le 11 octobre 2008

Alain Souchon et les

Alain Souchon, dont le prochain album sortira le 1er décembre, offre sur son site internet une chanson intitulée « Parachute doré » pour évoquer à sa manière la très grave crise financière que connaît l’économie mondiale. Au cours de la semaine écoulée (6 au 10 octobre 2008), la bourse de Paris a ainsi chuté de 22%. Notre système économique dérégulé inspire les chanteurs comme nous l’avons déjà vu avec le réjouissant « Nasdaq » de Thomas Dutronc, qui endosse pour ce titre les habits d’un trader.

Lire la suite de l’article et écouter le morceau sur L’Histgeobox.

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La soirée du livre d’histoire.

Posté par bricabraque le 1 octobre 2008

La soirée du livre d'histoire. dans actualité DSCN0020 

Le lycée Georges Braque, à Argenteuil. 

« Comme les années précédentes, les enseignants d’histoire et de géographie du lycée Georges Braque, rue Victor Puiseux à Argenteuil, leurs élèves et avec le soutien de toute la communauté scolaire organisent une « matinée du livre d’histoire ».

Cette année, cette initiative devient la « soirée du livre d’histoire », puisqu’elle se tiendra le vendredi 17 octobre prochain, de 16 heures à 21 heures. 

Cette manifestation consiste en la vente de livres ayant trait au passé, mais sélectionnés par ces enseignants ou leurs élèves, et défendus auprès du public intéressé.

Des livres d’historiens, des romans, des témoignages sont ainsi proposés.

 » L’histoire ne relève pas pour l’essentiel de la simple connaissance du passé. Elle nous rend surtout plus compréhensible ce présent qui nous tient tellement à coeur, et nous aide à développer notre sentiment d’appartenance à la grande communauté humaine. » 

Cette manifestation sera aussi l’occasion d’une soirée-dédicace, puisque l’un des enseignants du lycée, André Loez, publie en collaboration avec Rémy Cazals: »Dans les tranchées de 1914-18″, éditions Cairn, et nous fera le plaisir de nous le présenter et de nous le dédicacer.

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Pour tout contact:

Dominique Mariette

2 rue Rouquès

95100 Argenteuil

01.34.10.01.41

06.99.49.98.64

MDommarie@aol.com 

Liens: 

- Pour en savoir plus sur l’ouvrage de Rémy Cazals et André Loez, voyez la présentation sur le site du CRID 14-18. 

- Emission de radio de France Inter: « L’histoire et moi » consacrée à la grande guerre.

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Tu veux ma photo?

Posté par bricabraque le 30 septembre 2008

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Une série de célèbres portraits de « Présumés coupables », enregistrés selon le principe de l’anthropométrie judiciaire, mise au point en France en 1881 par Alphonse Bertillon, est présentée en deux expositions et réunie dans un album.

Lire la suite de l’article. 

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Françoise Demulder.

Posté par bricabraque le 13 septembre 2008

Françoise Demulder. dans actualité 1123847_6

« Massacre à la Quarantaine », Beytrouth (1976), Françoise Demulder.

La photoreporter Françoise Demulder est décédée le mercredi 3 septembre2008, à Paris. Elle obtint le prix de la « meilleure photo de l’année » décerné par World Press pour une photo prise dans la matinée du 18 janvier 1976 à Beyrouth, durant la guerre du Liban.

Cette photo en noir et blanc est prise au moment où les phalangistes chrétiens sont en train de raser le quartier palestinien de la Quarantaine à Beyrouth. Alors que les Palestiniens tentent d’échapper au massacre, Françoise Demulder saisit sur le vif une Palestinienne implorant un soldat phalangiste cagoulé.

Rapidement, ce cliché devient le symbole du drame palestinien durant cette guerre.

« Désormais, il n’y avait plus les bons chrétiens et les méchants Palestiniens ; les phalangistes ne me l’ont jamais pardonné », explique Françoise Demulder. La photographe ajoutait : « D’après mes informations, seuls la mère et son bébé (au second plan) ont survécu. Le milicien s’est tué en jouant à la roulette russe. » « La photo m’a poursuivie pendant des années », confie Françoise Demulder, hantée par « la haine démentielle » du milicien. « C’était une véritable boucherie (…) ».

La photographie contribuera à lui attirer la sympathie de Yasser Arafat, qu’elle suivra désormais à de nombreuses reprises.

La carrière de la photographe ne saurait être pour autant réduite à cette seule image. Elle s’est aussi fait connaître pour ses photographies prises pendant la guerre du Vietnam, au Cambodge ou lors de la guerre Iran-Irak.

Liens:

- Françoise Demulder, photographe sur le site du Monde.

- « Prises de vie » sur Libération.fr

- De nombreuses photographies de F. Demulder sur son site.

- Proposition de décryptage de la photo sur le site du CRDP de l’académie de Créteil.

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Géorgie Russie.

Posté par bricabraque le 16 août 2008

Géorgie Russie. dans actualité afp-photo-139260

Voici quelques liens utiles pour mieux comprendre le conflit opposant la Russie et la Géorgie.

* Richard Tribouilloy revient sur les origines du conflit et ses implications dans un article très riche: « Géorgie- Russie un affrontement complexe (1ère partie) » (nombreux liens utiles, notamment un article de Libération).

- La deuxième partie de l’article.

* Deux articles de M Auger sur cette guerre:

- « Les vieux démons sont de retour« .

- « Pas si simple« .

* « Polémique cartographique autour de la Géorgie » par M Landry.

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Le boycott aux Jeux Olympiques.

Posté par bricabraque le 1 août 2008

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Le fait de boycotter les jeux olympiques revient à ne pas participer aux compétitions pour dénoncer une situation politique jugée inacceptable. Cette attitude apparaît avec les JO modernes. Ainsi, aux JO d’Athènes en 1896, les premiers de l’ère moderne, la Turquie boycotte.

En 1956, l’Egypte, le Liban et l’Irak refusent de se rendre aux JO de Melbourne, protestant ainsi contre l’expédition franco-britannique au canal de Suez, en parallèle à l’avancée israélienne dans le Sinaï. L’Espagne, la Suisse et les Pays-Bas s’insurgent contre l’invasion des chars soviétiques en Hongrie.

En 1976, lors des Jeux de Montréal, 29 délégations africaines quittent la ville la veille des compétitions afin de protester contre le refus du CIO d’exclure la Nouvelle-Zélande qui entretient des relations sportives avec l’Afrique du sud où sévit toujours un apartheid implacable.

Mais, la guerre froide exacerbe les tensions entre les deux grands et offre deux cas de boycotts particulièrement retentissants. L’Union soviétique ne participe que très tardivement aux JO (première participation à Helsinki en 1952), préférant organiser ses propres épreuves sportives dans le cadre des Spartakiades.

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Affiche en faveur du boycott des JO de Moscou.

- dans le contexte de la guerre froide, les deux Grands n’hésitent pas à boycotter les JO, si ils se tiennent dans le camp adverse. Ainsi en 1980, afin de protester contre l’invasion soviétique en Afghanistan l’année précédente, le président Carter refuse la participation des EU aux Jeux organisés à Moscou. Une soixante d’autre pays du bloc de l’ouest refusent aussi de se rendre en URSS, ce qui décrédibilise en grande partie la compétition (Japon, Canada, RFA par exemple).

Quatre ans plus tard, c’est au tour des Soviétiques et d’une quinzaine de pays socialistes de boycotter les Jeux de Los Angeles (la Chine, la Roumanie, la Yougoslavie envoient en revanche des athlètes) au motif qu’une menace planerait sur la sécurité des athlètes du bloc de l’est. Ainsi, 17 autres états satellites ou alliés de l’URSS manquent à l’appel et emboîtent le pas du grand frère soviétique..

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* Le boycott est-elle une arme efficace?

Difficile à dire.

- L’organisation des JO offre une visibilité internationale exceptionnelle et elle permet, idéalement, au pays d’accueil de se mettre en valeur, ainsi l’URSS espérait beaucoup de la réception des JO en 1980 sur son territoire. Le boycott occidental l’affecte ainsi tout particulièrement. Néanmoins, les compétitions ne sont pas de simples spartakiades, c’est-à-dire des confrontations entre les seuls athlètes des pays de l’est.

La vaste opération de propagande engagée par Moscou ne capote pas. Les soviétiques entendent présenter au reste du monde une « ville communiste modèle » et ils se donnent les moyens d’y parvenir en dépensant près de 6 milliards de francs pour l’organisation des Jeux (1,6 milliard officiellement).

L’objectif de Carter de saboter les jeux d’été a échoué et les troupes soviétiques s’intallent pour une longue durée en Afghanistan.

- En ce qui concerne les JO de Los Angeles, le boycott des pays de l’est ne perturbent pas vraiment l’événement puisque ces jeux établissent le record du nombre de pays participants (140), ainsi que le nombre d’athlètes (7800).

* Pourquoi ne pas boycotter?

 

Le philosophe Robert Redeker inverse ainsi la question du boycottage: « Au lieu de demander sceptique: »pourquoi boycotter? » demandons: »Pourquoi ne pas boycotter? » On se rend compte alors que le boycottage – que ce soit à Berlin en 1936, à la coupe du monde [de football] en Argentine (1978)- n’a jamais eu d’effets positifs sur les dictatures organisatrices. La tenue des Jeux renforce leur pouvoir. Le régime chinois sortira plus fort que jamais des JO. Il ne sert à rien du point de vue de la liberté, de ne pas boycotter. »

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* L’absence de boycott: le précédent berlinois.

Les jeux avaient été attribués à la capitale du Reich avant l’accession d’Hitler au pouvoir. Or, les nazis utilisèrent l’événement comme un puissant moyen de propagande en déployant un faste exceptionnel. Lors de la campagne pré-olympique, le ministère de la Propagande dirigé par Goebbels, inonde l’ensemble des pays de la planète de carte postales, badges, brochures en toutes les langues. En vue des épreuves, Hitler fit effacer les marques les plus visibles d’antisémitisme. Si les apparences étaient sauves, les « Heil Hitler« , qui s’élevaient à tout propos des tribunes du stade de 100 000 places. Au bout du compte, le führer avait incontestablement annexé les jeux et projetait même de les implanter définitivement en Allemagne après ceux qui auraient dû avoir lieu à Tokyo en 1940. Rappelons aussi que le ministère de la propagande finança « les dieux du stade le film de Leni Riefensthal consacré aux Jeux.

Le choix de Berlin comme ville olympique provoque des boycotts individuels de sportifs. Mais les Etats, dont la France, pour ne pas donner le sentiments qu’ils cautionnaient le régime hitlérien, utilisèrent l’argument avancé par le CIO: l’organisateur des JO n’était pas le gouvernement allemand mais le Comité olympique. De nombreuses associations et hommes de gauche eurent beau jeu de dénoncer cette hypocrisie dans la mesure où les déclarations du Comte de Baillet-Latour intervenaient peu après les lois de Nuremberg (septembre 1935).

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Le salut nazi lors des JO de Berlin.

A la Chambre des députés, le communiste Florimond Bonté lance le 9 juillet 1936: »(…) des Jeux tenus sous le protectorat d’Adolf Hitler ne peuvent servir à la cause de la paix. Ils ne peuvent être qu’une grandiose manifestation servant de paravent aux préparatifs guerriers méthodiques et minutieux de l’Allemagne national-socialiste. Nous ne pouvons (…) pas nous associer à cette entreprise, à cette caricature de Jeux Olympiques dont les catholiques, les protestants, les Juifs, les démocrates, les socialistes et les communistes allemands vont être brutalement écartés.« 

* Le boycott de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Pékin.

Si l’idée d’un boycott pur et simple des jeux a rapidement été abandonné par les ONG ( Reporters sans frontières par exemple), beaucoup appellent de leurs voeux des manifestations de protestation lors de la cérémonie d’ouverture.
Il convient de s’interroger sur le choix de Pékin comme ville d’accueil des JO. Même si le CIO ne le reconnaîtra jamais franchement, la raison principale reste le fait que la Chine constitue un immense marché économique à conquérir. Dans ces conditions, la question des droits de l’homme ne peut-être que secondaire et les ONG ont beau s’égosiller pour rappeler l’ampleur des atteintes aux droits de l’Homme en Chine, elles ne trouvent aucun relais politique. Au contraire, le CIO collabore avec les autorités chinoises dont l’objectif principal reste d’organiser « des jeux sécurisés », afin de servir la propagande du régime.

http://www.dailymotion.com/video/x6afu1

Pour Pékin, cela signifie davantage d’arrestations de dissidents, plus de censure et aucun mouvement de contestation sociale. Oubliés les gages de bonne volonté démocratique promis avant l’obtention des JO ! Rappelons que:

- la Chine reste la plus vaste prison du monde.

- la liberté d’expression n’est pas reconnue et écrivains et journalistes doivent taire leurs critiques au risque de terminer en prison. Les média sont tenus en laisse. Des milliers de sites internet et blogs d’informations sont bloqués par les autorités chinoises.

- La répression s’est accrue tout au long de l’année au Tibet et dans le Xinjiang, totalement fermés aux étrangers. Y revendiquer son identité culturelle constitue un acte subversif.

- La ville de Pékin a été « débarrassée » des populations flottantes qui y survivent dans des conditions précaires (populations rurales misérables venant de l’intérieur du pays).

Or aucun pays de la Triade ne veut prendre le risque de se fermer l’accès à ce marché gigantesque. Et rares sont les chefs d’Etat qui bouderont la cérémonie d’ouverture des jeux (la chancelière allemande n’en sera pas) et il ya donc fort à parier que les Jeux ne deviennent les otages des autorités chinoises, si habiles à souffler le chaud et le froid.

http://www.dailymotion.com/video/x62xeq

Bref, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ces jeux une formidable mascarade. L’avenir le dira.

Sources:

- “Jeux Olympiques, ma grande encyclopédie”, Milan jeunesse, 2008.

- ” La face cachée du CIO” entretien avec Patrick Clastres, in Les Collections de L’Histoire, juillet-septembre 2008.

- Les archives du Monde 2 n °222: “Les JO: y aller ou pas?”, Le Monde du 17 mai 2008.

- A. Arvin Bérod:”Un olympisme à géographie variable.” in La Géographie N°3, été 2008.

Liens:

- Jeux olympiques et politique.

- Les JO de Pékin et le Tibet.

- Le site officiel du mouvement olympique (la légende dorée, à consultée avec un esprit critique aux aguets).

- L’international society of olympic historians.

- Les photographies consacrées aux JO sur le formidable Laius d’olibrius.

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Les Jeux olympiques.

Posté par bricabraque le 31 juillet 2008

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* Les jeux antiques.

Pour la plupart des historiens, les Jeux Olympiques (JO) remonteraient au IX ou VIII èmes siècle av. J.C. Les jeux sont dédiés aux dieux grecs et se déroulent dans les plaines d’Olympie, à l’ouest du Péloponnèse. Les citoyens grecs (donc libres) peuvent y participer. Tous les quatre ans, les cités grecques mettent entre parenthèses leurs querelles le temps des JO. Cette trêve sacrée permet ainsi aux athlètes et spectateurs du monde grec de se rendre à Olympie. Il s’agissait alors de substituer à la violence meurtrière de la guerre la violence contrôlée de la compétition sportive dans une rencontre pacifique.
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L’ancien stade d’Olympie.

Les Jeux sont célébrés jusqu’en 393 après J.C sur ordre de Théodose Ier, l’empereur d’Orient et ‘Occident, ces festivités allant, selon lui, à l’encontre du christianisme, devenu la religion officielle de l’Empire. Deux ans plus tard, le site d’Olympie est ravagé lors d’affrontements entre les Byzantins et les Goths.

* La renaissance des Jeux.

En 1829, des fouilles archéologiques débutent à Olympie sur le site du temple de Zeus. Après une vaine tentative de restauration des JO en Grèce, à l’initiative d’un riche mécène, Evangelios Zappa, il faut attendre les années 1890 pour que l’idée se concrétise.

Lors d’une conférence tenue à la Sorbonne, le 25 novembre1892, le Français Pierre de Coubertin annonce son intention de redonner vie aux JO. Il entend créer un événement international mettant aux prises les meilleurs sportifs de la planète. Une fondation, le Comité Internationale Olympique, doit organiser les premiers jeux.

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Pierre de Coubertin.

Coubertin se convertit à l’idée républicaine lors de son passage à l’Ecole libre des sciences politiques autour de 1887. Républicain conservateur, il se méfie du nationalisme exacerbé d’un Boulanger ou d’un Déroulède, mais est tout autant horrifié par l’internationalisme marxiste.

L’olympisme moderne se distingue par une origine différente de son ancêtre grec. Il n’est plus lié à la guerre, mais « au cosmopolitisme et à la démocratie« , selon Coubertin. Il convient de réunir tous les pays et tous les sports sous un seul drapeau. De 1896 à 1925, Coubertin se trouve à la tête du CIO. Au cours des années 1930, il fait des éloges appuyés de l’organisation des JO de Berlin et vante les mérites d’Hitler: » J’admire intensément Hitler. Il est en train de devenir le chef de la nouvelle Europe, et, bientôt peut-être, le chef du nouveau monde qui se lève. » Sénilité précoce, dépit de voir son influence décliner au sein du CIO ou franche admiration du nazisme, quoi qu’il en soit, ses propos suscitent le malaise.

* Les premiers JO de l’ère moderne s’ouvre le 25 mars 1896 à Athènes en mémoire de la tradition antique. 245 sportifs, originaires de 14 nations, s’affrontent dans 9 sports et43 épreuves. Seuls les hommes peuvent participer. Coubertin affirmait ainsi à l’époque: »Une olympiade femelle serait impratique, inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est, à mes yeux, l’adulte mâle individuel. Les Jo doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. »
Cette première édition remporte un succès inespéré et permet donc d’envisager la tenue d’autres JO.

* Le rôle du Comité International Olympique (CIO).

Fondé en 1894 par Coubertin, le Comité international des Jeux Olympiques (devenu Comité International Olympique en 1896) est l’organe directeur du Mouvement olympique; il ne dépend d’aucun gouvernement. L’organisation détient tous les droits qui touchent les JO et les symboles (devise, drapeau, hymne), ce qui la met à la tête de ressources considérables. Elle a pour tâche d’organiser les JO d’été et d’hiver. Depuis son siège de Lausanne, le CIO valide les disciplines olympiques.

Le CIO dispose de ressources très importantes qui en font une organisation puissante. Ses deux principales ressources restent les droits payés par les chaînes de télévisions pour diffuser cet événement ainsi que des partenariat avec de grandes entreprises.

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Le CIO à Lausanne (Suisse).

L’organisme est extrêmement controversé et fait l’objet de nombreuses critiques: manque de transparence, immobilisme, corruption…. En effet, la désignation des villes organisatrices, mises en compétition avec des concurrentes redoutables, favorise la corruption: un scandale éclate fin 1998 à propos de l’attribution des Jeux à Salt Lake City. Depuis, le CIO a créé une commission d’éthique, dont il est bien sûr le seul responsable…

 

D’autre part, il s’agit d’une institution très peu démocratique dont les membres sont recrutés par cooptation. Patrick Clastres, dans un entretien accordé au magasine L’Histoire (voir sources),  » le CIO a tiré profit de la Guerre froide: dès 1946, il donne des gages d’ancrage à l’Ouest, et en échange, il évite une épuration systématique ». Ainsi le nazi Karl Ritter von Halt est réintégré dans l’organisation dès 1951. François Piétri, ancien ministre de Pétain, condamné par contumace, bénéficie d’une mesure de clémence dès 1948. L’Américain Avery Bundage, président du CIO de 1952 à 1972, était un grand admirateur des nazis et un raciste déclaré. Sans parler du franquiste Juan Antonio Samaranch qui devint président du CIO en 1980.

Elle dispose d’un statut d’organisation non gouvernementale de droit privé suisse.

L’idéal olympique selon le CIO d’après ses détracteurs (Samaranch dans l’anneau noir, président du CIO de 1980 à 2001).


Surtout, l’organisme s’avère incapable de préserver les idéaux olympiques dont il a une conception à géométrie variable en fonction des événements et de ses interlocuteurs (voir l’attitude louvoyante lors de la répression des autorités chinoises au Tibet). A l’origine, les JO étaient réservés aux amateurs , or aujourd’hui, les JO sont un spectacle extrêmement rentable et le CIO semble avant tout privilégier la logique commerciale .

* Les symboles olympiques.

- Les cinq anneaux entrelacés du drapeau olympique symbolisent les cinq continents unis par l’olympisme. Le drapeau flotte pour la première fois aux JO d’Anvers en 1920.

- L’hymne à Appolon découvert lors des fouilles de Delphes en 1893, mis en musique par Gabriel Fauré, devient le premier hymne des JO avant d’être remplacé, en 1960, par celui composé par les Grecs Samaras et Palamas.

- La flamme. L’origine de la flamme remonte aux Jeux de l’antiquité en Grèce. Au sanctuaire d’Olympie, là où se déroulaient les Jeux de l’Antiquité, une flamme brûlait en permanence sur l’autel de la déesse Hestia, divinité du feu sacré et du foyer. La vasque était située dans le Prytanée, un bâtiment utilisé pour les grands banquets offerts aux athlètes à la fin des compétitions.

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C’est en 1928 que la flamme olympique refait son apparition, sans lien avec la tradition antique. Le relais en lui-même de la flamme est une invention nazie. Carl Diem, le président du comité d’organisation des JO de Berlin en Allemagne, le pays est dominé par le parti nazi depuis l’accession d’Hitler au pouvoir, propose d’allumer la flamme à Olympie en Grèce puis de la transporter jusqu’à la capitale allemande via un relais organisé avec des porteurs se succédant régulièrement. Il n’a pas de mal à convaincre Goebbels, le chef de la propagande nazie à qui ce rituel ne pouvait que plaire. Les Nazis adoraient la mythologie païenne et voyaient la Grèce antique comme l’ancêtre aryen du Troisième Reich.

En 2008, à l’occasion des JO de Pékin, le CIO décide que la flamme traverserait tous les continents, afin de mieux symboliser l’universalité.

* La charte olympique.

Elle codifie les principes fondamentaux, règles et textes d’application qu’adopte le CIO Et notamment les conditions d’organisation et de célébration des Jeux. Ce document de référence rappelle les valeurs associés à l’olympisme. Ainsi: »Le mouvement olympique a pour but de: promouvoir le développement des qualités physiques et morales qui sont les bases du sport; éduquer par le sport la jeunesse, dans un esprit de meilleure compréhension mutuelle et d’amitié, contribuant ainsi à construire un monde meilleur et plus pacifique (…). Aucune discrimination n’y est admise à l’égard d’un pays ou d’une personne pour des raisons raciales, religieuses ou politiques (…). » Les Tibétains et les Ouïgours apprécieront tant la réalité du mouvement olympique s’éloigne souvent de ces valeurs.

Pierre de Coubertin, lucide affirmait d’ailleurs lors de sa tentative de renaissance des JO:« L’athlétisme peut mettre en jeu les passions les plus nobles comme les plus viles; il peut développer le désintéressement et le sentiment de l’honneur comme l’amour du gain; il peut être chevaleresque ou corrompu, viril ou bestial; enfin on peut l’employer à consolider la paix aussi bien qu’à préparer la guerre ».

Sources:

- « Jeux Olympiques, ma grande encyclopédie », Milan jeunesse, 2008.

-  » La face cachée du CIO » entretien avec Patrick Clastres, in Les Collections de L’Histoire, juillet-septembre 2008.

- Les archives du Monde 2 n °222: « Les JO: y aller ou pas? », Le Monde du 17 mai 2008.

- A. Arvin Bérod: »Un olympisme à géographie variable. » in La Géographie N°3, été 2008.

Lien:

- Jeux olympiques et politique.

- Les JO de Pékin et le Tibet.

- Le site officiel du mouvement olympique (la légende dorée, à consultée avec un esprit critique aux aguets).

- L’international society of olympic historians.

 

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Karadzic: fin de cavale pour un bourreau.

Posté par bricabraque le 25 juillet 2008

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Le criminel de guerre et ex-leader politique des Serbes de Bosnie a été arrêté à Belgrade. Etienne Augris revient sur le parcours de Karadzic dans un article très clair.

A lire ici

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Retour sur l’histoire du Zimbabwe.

Posté par bricabraque le 24 juin 2008

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Les milices de Mugabe en pleine action.

Le Zimbabwe est peuplé à 70% de shonas et à 16% de Ndébélés venus de l’Afrique du sud voisine. Les populations blanches y sont très minoritaires.

A partir  du XIXème siècle, la présence de colons britanniques et boers s’accélère et la région passe sous le contrôle de la British South Africa Company, dont le patron Cecil Rhodes a obtenu des droits miniers au sud du Zambèze. la compagnie favorise la colonisation agricole.
Deux territoire voient ainsi progressivement le jour, le Rhodésie du nord (devenue Zambie) et la Rhodésie du sud (Zimbabwe en 1965).
Dès le début de la colonisation britannique, l’anglais et l’afrikaans s’imposent dans l’administration de l’État, c’est-à-dire la compagnie de Rhodes.

Jusqu’en 1807, une guerre oppose les Blancs aux Ndébélés et aux Shona. Les premiers s’imposent et Ndébélés et Shonas sont relégués dans des réserves dont ils ne peuvent sortir que muni d’un laissez-passer. Ils ne désarment pas pour autant et lancent en commun (malgré l’ hostilité ancestrale qui les opposaient) la croisade appelée Chimurenga (« guerre de libération »). Cette dernière échoue après la pendaison de ses dirigeants.

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Au début du XXème siècle, les colons blancs cherchent à s’émanciper de la tutelle pesante de la
 British South Africa Company. Sollicités par référendum en 1922, ils repoussent le rattachement de la Rhodésie à l’Afrique du sud. Le territoire devient alors colonie de la Couronne. La minorité blanche accapare le pouvoir et instaure un régime de ségrégation raciale, similaire à celui de l’Afrique du sud et fondé sur le développement séparé des races. L’habitat est « territorialisé »: les Noirs sont parqués dans des townships,  situés en périphérie  des villes.  La ségrégation sévit aussi dans l’enseignement avec des écoles, gratuites, pour Européens, métis et Asiatiques (des cours en anglais) et des écoles  , payantes, pour les Noirs (en shona et ndébélé).

En 1953, le gouvernement britannique créa une Fédération de Rhodésie-Nyasaland (Federation of Rhodesia and Nyasaland) regroupant la Rhodésie du Sud, la Rhodésie du Nord (l’actuelle Zambie) et le Nyasaland (devenu le Malawi), qui favorisait la domination blanche.

Le racisme institutionnalisé, la ségrégation implacable et le mouvement d’indépendance général sur le continent encouragent le nationalisme zimbabwéen. En 1957, Joshua Nkomo, dirigeant syndicaliste ndébélé, fonde le Congrès national africain de Rhodésie du Sud, dissous deux ans plus tard par le gouvernement blanc.

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Victimes Ndébélés du régime de Mugabe.

Ce sont les Blancs, hostiles à tout partage du pouvoir avec les Noirs, qui revendiquent d’abord le droit à l’indépendance du territoire zimbabwéen. Après deux années de vaines négociations, le gouvernement blanc, dirigé par Ian Smith, déclara unilatéralement l’indépendance de la Rhodésie, le 11 novembre 1965. Sous le régime de Ian Smith, les 220 000 Blancs accaparent alors tout le pouvoir aux dépens des quatre millions de Noirs. Le Royaume -uni et l’ONU refusent de reconnaître cette indépendance et décident d’un embargo commercial.

Les mouvements indépendantistes noirs ne désarment pas pour autant. Ainsi la ZAPU (Zimbabwe African People’s Union ou Union du peuple africain du Zimbabwe) de Joshua Nkomo et la ZANU (Zimbabwe African National Unionv ou Union nationale africaine du Zimbabwe) de Robert Mugabe engagent une lutte armée contre le pouvoir blanc. Bien sûr, le gouvernement Smith interdit les mouvements indépendantistes et emprisonne les dirigeants.

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Or, face à l’isolement international du pays, la position du gouvernement s’avère intenable et des négociations s’ouvrent avec les leaders indépendantistes modérés libérés de prison.

La nouvelle Constitution de 1979, adoptée lors d’un référendum réservé aux Blancs, autorise un régime multiracial. Les accords de Lancaster House (1979), signés sous la pression de Margaret Thatcher (alors première ministre de Grande-Bretagne), imposent la tenue d’élections, supervisées par le Royaume-Uni.

- Le régime de Robert Mugabe

mugabe-crazy dans guerre froide / relations internationales 

Ces élections libres de février 1980 furent remportées par la ZANU (Union nationale africaine du Zimbabwe) et Robert Mugabe forme un gouvernement de réconciliation nationale au sein duquel étaient présents Joshua Nkomo et deux ministres européens. La seconde indépendance du pays est proclamée le 18 avril et la Rhodésie prend le nom shona de Zimbabwe («la maison en pierre»).

Si , les populations blanches émigrent massivement vers l’Afrique du sud dans les années 1980, la minorité blanche maintient néanmoins son hégémonie sur  sur l’activité économique et la possession des terres agricoles les plus riches (les accords de Lancaster House interdisent l’expropriation des fermiers blancs). Ainsi la minorité blanche qui représente alors 1 % de la population posséde encore 70 % des terres arables, excluant ainsi de la croissance la grande majorité des masses rurales.Dans le même temps, le premier ministre, Robert Mugabe, un shona renforce son pouvoir et malmène la minorité ndébélé (affrontements armés).

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Caricature du cruel Mugabe.

 L’absence de changement, la  dégradation progressive de la situation économique nourrissent bientôt les frustrations. Mugabe, élu à intervalle régulier président, se transforme en dictateur. Egocentrique, violent, il s’accroche au pouvoir en manipulant les élections et en faisant régner un régime de terreur.
En 1998, des «émeutes de la faim», provoquées par un taux de chômage touchant 45 % de la population et la chute de la monnaie nationale, ébranlent néanmoins fortement le pouvoir. Mugabe cherche alors des boucs-émissaires, qu’il trouve en la personne des 70 000 fermiers blancs responsables de la situation selon lui (six millions d’hectares de terres agricoles sont redistribuées à quelque 200 000 familles noires).

Pour autant, le mécontentement grandit contre le système Mugabe, reposant sur la corruption qui ne profite qu’à une élite conservatrice. Aux élections de 2000, 58 députés de l’opposition entrent pour la première fois au parlement. Mugabe promet même de quitter le pouvoir en 2002. Il n’en sera rien puisqu’il impose des lois anti-opposition, musèle la presse et le pouvoir judiciaire, expulse les observateurs internationaux en vue des présidentielles de 2002 qu’il remporte avec 56 % des voix.

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Affiche électorale de Morgan Tsvangirai.

Après vingt-huit ans d’un pouvoir sans partage, Mugabe ne semble pas encore rassasié puisqu’il poursuit ses pratiques violentes en privant son adversaire Morgan Tsvangirai, leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), de la victoire électorale qu’il a remporté légalement le 29 mars dernier lors du premier tour des élections présidentielles. La peur au ventre, il doit renoncer à participer au deuxième tour prévu le 27 juin. Tous ses soutiens  sont pourchassés, violemment agressés, emprisonnés, torturés et abattus le cas échéant par les milices du chef d’Etat (dernier bilan: 200.000 personnes déplacées, 100 militants du MDC assassinés, 20.000 maisons brûlées et 10.000 personnes blessées…). Or Mugabe sait pouvoir compter sur le soutien honteux de Thabo Mbeki, le chef d’Etat sud-africain. Quant à la communauté internationale, elle assiste, de loin, à ce spectacle pitoyable.
Liens:
- Portrait de Robert Mugabe par Radio-Canada.
- Zimbabwe – L’Afrique australe entière est secouée.

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Coups de coeur sur la toile.

Posté par bricabraque le 23 juin 2008

 

- L’enseignement de la Shoah oublie Nicolas Sarkozy . L. Kaufmann revient sur le projet sarkozyste enterré en catimini ces jours-ci.

- Où est passé le Birobidjan? par jean-Marie Chauvier.

- Le monde vu en 360° avec 360travelguide.com.

- Un effroyable album photo appartenant à Karl Höcker, l’un des officiers qui dirigeaient le camp d’extermination d’Auschwitz. Un album découvert à l’automne dernier, consultable sur le site du Mémorial de Washington.

- Il faut plusieurs écoutes pour reconnaître les premières mesures de la comptine Au clair de la lune. Mise en ligne sur le site First sounds (Premiers sons) qui collecte les enregistrements anciens, cette séquence a priori anodine a été enregistrée entre 1857 et 1859 en France, par un certain Edouard-Léon Scott de Martinville. Mais, selon les découvreurs de ce « phonotaugraphe », David Giovannoni et Patrick Feaster, il s’agirait tout simplement du plus vieil enregistrement de voix au monde.

* Enfin deux audioblogs, précieux pour faire de belles découvertes musicales:

- Pour les amateurs de soul: « Get down with the stepfather of soul!« 

- Plus généraliste, « Aurgasm ».

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