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Ressources sur les modèles idéologiques.

Posté par bricabraque le 27 septembre 2009

Ressources sur les modèles idéologiques. dans guerre froide / relations internationales

Discussion animée entre Nikita Khrouchtchev et Richard Nixon, le 25 juillet 1959 à Moscou.

 

* Le modèle américain:

- Le Maccarthysme.

- Le scandale du Watergate.

- La CIA.

* Le modèle soviétique:

realisme_socialiste_03 dans L'HISTGEOBOX / musique et politique

 « V. Lénine et J. Staline » par P. Vassiliev (1930) Dessin sur la parution du premier numéro du journal bolchevique « La Pravda » (La vérité), le 5 mai 1912.

- Le jdanovisme.

- La déstalinisation, le rapport Khrouchtchev.

- Les dissidents (Sakharov, Soljenitsyne).

* Documents utiles:

- Les présidents américains et les dirigeants soviétiques au XXème siècle.

- Diaporama sur les deux grands modèles idéologiques.

- Schémas sur les modèles.

the+problem+we+all+live+with+1964 dans modèle américain

Norman Rockwell: « the problem we all live with » (1964).

 

 * Les modèles sur l’Histgeobox, Samarra et l’histgeobox:

- Article passionnant d’Etienne Augris sur les « fondements et limites du modèle américain avec Norman Rockwell« , un grand peintre américain.

- De nombreuses chansons reviennent sur la lutte pour les droits civiques et les limites du modèle américain.

– Genèse et transformations de l’hymne soviétique.

- Beaucoup d’autres morceaux classés ici (I, 2: les modèles), avec entre autre la « red scare« , la contestation mutliforme de la fin des années soixante, les oubliés du rêve américain ou encore une lecture dylanienne de l’histoire américaine. La surreprésentation de chansons critiquant le modèle américain s’explique car le pays est une démocratie, qui permet aux artistes de s’exprimer, chose impossible dans le bloc soviétique.

- Dossier sur le modèle américain.

Publié dans guerre froide / relations internationales, L'HISTGEOBOX / musique et politique, modèle américain, Modèle soviétique/démocraties populaires, notions et définitions | Pas de Commentaire »

Doctrine Jdanov et Kominform.

Posté par bricabraque le 19 septembre 2009

Doctrine Jdanov et Kominform. dans guerre froide / relations internationales Stalin+Jdanov+-+inmormantare+Kirov+1934

Staline et Jdanov en 1934.

Cette doctrine constitue la réponse des Soviétiques à la doctrine Truman formulée quelques mois plus tôt par le président américain. Jdanov, idéologue du PCUS et fidèle de Staline, énonce la doctrine le 22 septembre 1947 lors de la réunion donnant naissance au Kominfor, à Sklarska Poreba (Pologne).

Elle pose le principe de la division du monde en deux blocs antagonistes.

* D’un côté, Jdanov fustige « le camp impérialiste et antidémocratique » mené par les Etats-Unis qui s’appuient sur des alliés soumis et fidèles qu’il classe en plusieurs catégories:

- les « Etats possesseurs de colonies« , tels que la France, le Royaume-Uni, la Belgique et les Pays Bas;

- des régimes qu’il qualifie de « réactionnaires antidémocratiques, tels que la Turquie et la Grèce« . Ces pays furent ravagés par des guerres civiles au sortir de la seconde guerre mondiale (opposant organisations communistes et mouvements nationalistes). Ces derniers l’emportent finalement, au grand dam des Soviétiques qui convoitaient la zone des détroits.


- enfin « des pays dépendant politiquement et économiquement des Etats-Unis, tels que le Proche-Orient, l’Amérique du Sud, la Chine » (plus pour longtemps pour cette dernière dans la mesure où le communiste Mao Zedong accède au pouvoir en 1949).

* De l’autre, il loue le camp « anti-impérialiste et antifasciste » formé par « l’URSS et les pays de la nouvelle démocratie » (tellement nouvelle qu’il s’agit en fait de régimes dictatoriaux!). Jdanov affirme plus loin, que le bloc anti-impérialiste peut s’appuyer partout dans le monde sur « le mouvement ouvrier démocratique, sur les partis communistes frères, sur les combattants du mouvement de libération nationale dans les pays coloniaux et dépendants (cf: le Vietnam, l’Indonésie) ».

Naissance du Kominform.
 

* Jdanov énonce sa doctrine lors de la fondation du Kominform, un organisme de coordination et d’échanges entre les partis communistes du bloc soviétique (en Europe de l’est), auxquels il faut ajouter les partis communistes français et italien, très puissants au sortir de la guerre. Le Kominform a pour mission principale de fixer la tactique des partis communistes dans le contexte de la guerre froide. Concrètement, le Parti Communiste d’Union Soviétique (PCUS) conserve la haute main sur cette instance. Les partis communistes nationaux lui restent absolument soumis et ne bénéficient d’aucune autonomie. Jdanov entend contrecarrer toutes les tendances centrifuges qui pourraient se faire jour au sein du système communiste. Il craint qu’à terme certains dirigeants communistes ne soient tentés de remettre en cause l’autorité suprême de Moscou.

* Le Kominform siège à Belgrade, puis Bucarest (après la rupture entre Staline et Tito, le dirigeant yougoslave). Il édite un journal, Pour une paix durable, pour une démocratie populaire,  sorte de guide de formation à l’attention des cadres des partis communistes (édité en 12 langues).

* Plusieurs réunions importantes ponctuent l’existence du Kominform et permettent de suivre les évolutions idéologiques du camp socialiste.

1. Lors de la réunion fondatrice, en 1947, Jdanov y énonce sa doctrine et recadre la stratégie des partis communistes français et italiens, vivement critiqués. On les accusent de jouer le jeu de l’Occident en entretenant des « illusions parlementaires » et de collaborer avec des partis bourgeois, d’avoir minoré le danger américain et de n’avoir pas réussi à prendre le pouvoir au lendemain de la guerre.

 dans notions et définitions
 La poupée Kominform perd un de ses membres (la Yougoslavie).
 

2. En juin 1948, la réunion du Kominform entérine l’exclusion du PC yougoslave. La résistance communiste fut extrêmement puissante en Yougoslavie, ce qui lui permit d’arracher seule la victoire, ce que contestent très vite les Soviétiques. Surtout, Tito remet en cause la prééminence de l’Union Soviétique de Staline en Europe de l’est. Dès lors, ce dernier n’a de cesse de vouloir se débarrasser de ce dirigeant rebelle. Tito incarne désormais la figure du traître (remplaçant ainsi Trotski). Le dirigeant yougoslave, de son côté, mène une sévère épuration des cadres liés aux Soviétiques.

3. En novembre 1949, la réunion définit l’idéologie du Mouvement de la paix (qui préfigure l’appel de Stockholm contre la bombe atomique en mars 1950).

Très vite, l’utilité du Kominform est remise en cause par les circonstances. Le décès de Staline en 1953, l’expansion du communisme en Asie (Chine), le premier dégel des relations internationales et la réconciliation des dirigeants soviétiques avec Tito, entraînent la mise en sommeil du Kominform, avant sa dissolution en 1956.

 

Sources:

- Ph. Buton: « Communisme, une utopie en sursis? », Larousse, 2001.

- E. Melmoux et D. Mitzinmacker: « Dictionnaire d’histoire contemporaine », Nathan, 2008.

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La guerre de Corée (1950-1953).

Posté par bricabraque le 15 septembre 2009

La guerre de Corée (1950-1953). dans Asie

Combats de rue au cours de la guerre de Corée.

La guerre de Corée (1950-53) :

En 1945, les Soviétiques et les Américains libèrent la Corée de l’occupation japonaise. La Corée est alors occupée par les Soviétiques au Nord du 38è parallèle (Nord) et les Américains au Sud. Elle subit un sort dentique à celui de l’Allemagne. Sous l’effet de la guerre froide, 2 Etats coexistent de part et d’autre du 38e parallèle: l’un soutenu par les Etats-Unis et dirigé par Syngman Rhee, au sud et l’autre, communiste, au Nord, dirigé par Kim Il-Sung.

Le 25 juin 1950, les Nord-Coréens déclenchent l’offensive, très probablement sur ordre de Staline qui veut, après l’Europe et le revers de Berlin, pousser ses pions en Asie.

Fidèles à la stratégie du containment définie par Truman, les Etats-Unis décident d’intervenir sous l’égide de l’ONU. Il saisit donc le conseil de sécurité qui condamne l’agression nord-coréenne et vote le principe d’une intervention militaire (l’URSS boycotte alors le conseil en guise de protestation contre la non-reconnaissance de la Chine communiste). Le septembre 1950, les forces de l’ONU, dirigées par le général Mac Arthur envahissent la Corée du Nord. Elles arrivent jusqu’aux frontières de la Chine qui entre dans le conflit et repousse les Américains.

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Les différentes étapes de la guerre de Corée.

Au bout de 3 ans d’un conflit confus (voir les étapes de cette guerre en cliquant ici. Vous y trouverez une animation très claire de F. Sauzeau) et meurtrier, l’armistice est signé à Pam Mun Jon en juillet 1953 (Staline est mort en mars). On en revient à la situation initiale. La mort de Staline en mars 1953 accélère la fin du conflit et rend possible la signature du traité. La guerre a fait plus d’un million de morts et le traité entérine la division de la Corée en deux Etats, de part et d’autre du 38ème parallèle Nord.

Ce conflit est caractéristique de la guerre froide dans la mesure où les deux Grands ne s’affrontent qu’indirectement (l’URSS apporte un soutien officieux à la Corée du Nor, tandis que les Etats-Unis s’abritent derrière la bannière de l’ONU). D’autre part, la guerre reste froide dans la mesure où l’équilibre de la terreur joue son rôle (depuis 1949 les Soviétiques disposent de la bombe atomique). MacArthur l’apprendra à ses dépens. Il voulait en effet utiliser l’arme nucléaire contre les Chinois. Truman le destitue aussitôt (avril 1951)!

Liens utiles sur la guerre de Corée:

- Sur le site Herodote.net.

- Les crises de la guerre froide, notamment la guerre de Corée.

- Animation pour mieux identifier les grandes étapes de la guerre de Corée.

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Blocus de Berlin (1948-1949).

Posté par bricabraque le 15 septembre 2009

Blocus de Berlin (1948-1949). dans guerre froide / relations internationales blocus48hb4

les Berlinois se pressent pour assister au passages incessants des « Skymaster » au-dessus de l’aéroport de Berlin-Tempelhof.

 

Au lendemain de la guerre, l’Allemagne est divisée en 4 zones d’occupation : une zone soviétique, et trois zones confiées à des puissances occidentales (avec 3 secteurs, américain, britannique, français).

Berlin est occupée de la même façon : la zone occidentale constitue une enclave en zone soviétique.

* Le blocus de Berlin (juin 1948-juin 1949) :

En juin 1948, les 3 puissances occidentales décident de fusionner leurs zones, d’y faire élire une assemblée constituante et de créer une monnaie commune, le Deutschmark. Staline, qui n’a jamais accepté le statut de Berlin qu’il voudrait voir placée totalement sous son autorité. Il prend donc prétexte de la décision des Occidentaux pour se lancer dans le blocus de la zone Ouest. Pendant un an, les Soviétiques bloquent les accès routiers et ferroviaires entre l’Allemagne de l’Ouest et Berlin Ouest. Les Américains ripostent par un pont aérien : c’est l’exemple même de la politique du containment. Truman refuse de céder au coup de pression soviétique et donc de reculer.

Staline, voyant que son but n’est pas atteint, lève le blocus en juin 1949.

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* La création des 2 Allemagnes :

Les occidentaux unifient leurs 3 zones et forment la République fédérale allemande ou Allemagne de l’Ouest, régime démocratique (loi fondamentale de mai 1949) dirigé par un Chancelier (le premier sera Konrad Adenauer). En octobre 1949, les Soviétiques créent à leur tour la République démocratique allemande (RDA), une nouvelle démocratie populaire.

L’occupation provisoire de l’Allemagne s’est muée, à cause de la guerre froide, en une division institutionnalisée.

Liens utiles:

- Une animation très claire réalisée par F. Sauzeau permet de bien comprendre les différentes étapes de la première crise de Berlin.

- animation qui permet de bien cerner les différentes étapes du blocus.

- la division de Berlin en 1945 sur le site du film « the good german« .

- L’article de M. Triboulloy sur son blog.

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Le Procès de Nuremberg.

Posté par bricabraque le 8 septembre 2009

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Pendant la Seconde guerre mondiale, les Alliés inscrivent comme but de guerre le mise en jugement des criminels de guerre, une fois la capitulation du Reich obtenue. Au printemps, ils dépêchent donc en Europe des équipes (où l’on compte une majorité d’Américains) afin de rassembler des preuves. Devant l’ampleur des crimes commis, il convenait de mettre au point une structure nouvelle. A Nuremberg, haut lieu des rassemblements nazis, est donc crée un tribunal militaire international. Le procès des « grands criminels de guerre nazis » démarre le 20 novembre 1945.

Pour la première fois, la justice confronte les bourreaux aux images de leur barbarie. Joseph Kessel qui couvrait le procès pour France soir revient sur la projection d’un film tourné par les Alliés lors de la libération des camps: « Il ne s’agissait pas de montrer aux membres du tribunal un document dont ils avaient une connaissance approfondie. Il s’agissait de mettre tout à coup les criminels face à face avec leur forfait immense, de jeter pour ainsi dire les assassins, les bouchers de l’Europe, au milieu des charniers qu’ils avaient organisés, et de surprendre les mouvements auxquels les forcerait ce spectacle de choc. »

Le procès lui-même est filmé et instruit quatre chefs d’accusation.

 

* Crimes contre la paix et plan concerté ou complot, c’est-à-dire « la direction, la préparation, le déclenchement ou la poursuite d’une guerre d’agression ou d’une guerre de violation des traités, assurances ou accords internationaux, ou la participation à un plan concerté ou à un complot pour l’accomplissement de l’un des quelconques actes qui précèdent » (chefs d’accusation 1 et 2).

Le Procès de Nuremberg. dans le monde en 1945

Les accusés lors du procès.

 

* Crimes de guerre. Soit « les violations des lois et coutumes de guerre. Ces violations comprennent, sans y être limitées, l’assassinat, les mauvais traitements ou la déportation pour des travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, l’assassinat ou le mauvais traitement des prisonniers de guerre ou des personnes en mer, l’exécution des otages, le pillage des biens publics ou privés, la destruction sans motif des villes et des villages ou la dévastation que ne justifient pas les exigences militaires » (chef d’accusation 3).

Ces lois et coutumes de la guerre ont été en particulier codifiées par les conventions de La Haye (1899-1907) et de Genève (1949).

 

* Crimes contre l’humanité,  » c’est-à-dire l’assassinat, à l’extermination, la mise en esclavage, la déportation, et tout acte inhumain commis contre les populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux, religieux » (chef d’accusation 4).

 

La notion de crime contre l’humanité fut élaborée pour le procès et constitue une véritable révolution juridique puisque ce crime est imprescriptible. Il fait prévaloir la notion de responsabilité individuelle, autrement dit les dignitaires nazis ne peuvent s’abriter derrière l’obéissance aux ordres reçus.

 Les plaintes pour crime contre l’humanité peuvent être examinées par des tribunaux internationaux (comme ceux de Nuremberg ou de Tokyo au lendemain de la guerre ou le tribunal pénal international de La Haye mis en place en 1993 dans le contexte de la guerre en ex-Yougoslavie)  ou par des tribunaux ordinaires (de droit commun) dans les pays où ont été perpétrés les crimes (ainsi Klaus Barbie a été jugé à Lyon en 1987. Ces crimes sont imprescriptibles en France depuis la loi du 26 décembre 1964).

 La tenue de procès de Nuremberg souleva de nombreuses critiques. Beaucoup y virent une justice des vainqueurs, limitant la responsabilité des crimes aux seuls Allemands (ainsi les bombardements de populations civiles ne furent retenus, ce qui aurait pu avoir des conséquences fâcheuses pour les alliés [Dresde]). Surtout, l’adoption du chef d’accusation de crime contre l’humanité est rétroactif (il s’applique à des faits commis avant la mise en place de la loi).

 dans notions et définitions

Goering et son avocat dans la prison du tribunal à Nuremberg.

 

Comparaissent à Nuremberg 21 des 22 chefs nazis mis en accusation par les Alliés (EU, RU, Fr, URSS).

Il manque Martin Bormann, le bras droit de Hitler, disparu mystérieusement à Berlin en mai 1945. Il sera condamné à mort par contumace. 11 autres condamnations à mort sont prononcées (Herman Goering n°2 du régime, Joachim von Ribbentrop, ministre des affaires étrangères, Wilhelm Keitel, chef du commandement suprême des armées; Ernst Kaltenbrunner, adjoint de Himmler à la Gestapo; Alfred Rosenberg, idéologue du parti; Hans Frank, gouverneur général de la Pologne occupée, Wilhelm Frick, ministre de l’intérieur; Jules Streicher, directeur de presse, propagandiste antisémite; Fritz Sauckel, commissaire général à la main-d’oeuvre; Alfred Jodl, chef de l’état-major, Arthur Seyss-Inquart, commissaire du Reich pour les Pays-Bas). Tous seront pendus à l’exception de Goering qui s’empoisonne dans sa cellule à l’aide d’une pilule de cyanure.

- Trois sont condamnés à la perpétuité: Rudolph Hess, adjoint de Hitler jusqu’en 1941; Walter Funk, président de Reichsbank; Erich Raeder, commandant en chef de la marine jusqu’en 1943.

- Quatre écopent de 10 à 20 ans de prison: Karl Dönitz, commandant en chef de la marine à partir de 1943 (10 ans), Baldur von Schirach, chef de la jeunesse hitlérienne (20), Albert Speer, ministre de l’armement (20), Konstantion von Neurath, aux affaires étrangères jusqu’en 1938 (15).

- Trois acquittements: Hans Fritzsche, en charge de la propagande; Franz von Papen, vice-chancelier du Reich; Hjalmar Schacht, ministre de l’économie.

Sources:

- Le Monde 2 Hors-Série: « 1945: de la victoire des alliés au début de la guerre froide », décembre 2005.

- E. Melmoux et D. Mitzinmacker: « Dictionnaire d’histoire contemporaine », Nathan, 2008.

Liens:

- Un article très complet sur cet excellent site dédié à la Shoah: « Le procès de Nuremberg: les accusés, le verdict et le lien avec la Shoah« .

- Etude de cas: les grands procès de la Seconde guerre mondiale.

Pour aller plus loin:

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- Joseph Kessel:”Jugements derniers”, Tallandier, collection Texto, 2007. Les talents d’écriture de Kessel nous plonge ici dans l’atmosphère de trois grands procès (de Nuremberg, de Pétain et d’Eichmann).

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Les accords de Bretton Woods.

Posté par bricabraque le 4 septembre 2009

Les accords de Bretton Woods. dans le monde en 1945 bretton_woods_sign-2-90d7d

Cette conférence monétaire internationale se tint aux Etats-Unis à Bretton Woods, dans le New Hampshire, du 1er au 22 juillet 1944.

Des délégués de 44 pays y ont préparé la réorganisation et la reconstruction économique du monde après la 2° guerre mondiale. Elle consacre la puissance des Etats-Unis par le biais du dollar.

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La conférence a pour mission d’éviter une nouvelle grande dépression comparable à celle des années 1930. Il faut à tout prix empêcher le désordre monétaire de s’installer et le protectionnisme qui l’accompagnerait inévitablement. La préparation de la conférence met en présence deux plans:

- l’économiste britannique John Maynard Keynes souhaitait la création d’une nouvelle monnaie internationale,

- tandis que le sécrétaire au Trésor américain Harry White entendait donner ce rôle au dollar. Cette dernière s’impose , ce qui souligne l’hégémonie américaine au sortir de la guerre (ils détiennent alors 60% du stock d’or mondial!).

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Photo : John Maynard Keynes (à droite) parlant avec Harry Dexter White, à la Conférence de Bretton Woods, juin 1944. Crédit photo : International Monetary Fund.

* La mise en place de nouveaux systèmes monétaires.

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La conférence créée le Système monétaire international (SMI) qui instaure de nouveau le principe du Gold Exchange Standard des années 1920. Le SMI prévoit:

- la création du fonds monétaire international (FMI) auquel chaque pays verse une contribution qui peut lui permettre d’obtenir un crédit pour équilibrer sa balance des paiements et ainsi théoriquement éviter les dévaluations.

- la libre convertibilité des monnaies entre elles, avec le dollar comme seule monnaie convertible en or.

- un système de parité fixe entre les monnaies pouvant évoluer de plus ou moins 1%. Les dévaluations qui violent les principes du libre-échange sont donc interdites, sauf à obtenir l’accord du FMI. La BIRD, Banque internationale pour la reconstruction et le développement, est aussi créée pour accorder des prêts aux pays en développement, en accord avec le FMI.

La BIRD et le FMI deviennent des organismes affiliés à l’ONU (basés à Washington).

La création du GATT en 1947 complète le système. Ce General Agreement on Tariffs & Trade, ancêtre de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) réglemente les échanges commerciaux. Il assure la prééminence des Etats-Unis qui détiennent la seule monnaie internationale.

Ce système impose les idées libérales. Selon ses défenseurs, la prospérité repose sur la libre-circulation des capitaux et des marchandises. L’URSS rejette bien-sûr ce système.

Les règles de Bretton Woods ne seront remises en cause qu’au début des années 1970.


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Révisions bac 2009.

Posté par bricabraque le 15 juin 2009

 REVISIONS BAC 2009

Révisions bac 2009. dans bac 2011 photo_1231929953736-1-0

 

* Sur le blog:

- Notions et définitions du programme d’histoire.

- Des croquis.

- Le programme d’histoire-géo en musique.

- Des schémas pour réviser.

* Etienne Augris propose de nombreuses pistes sur son blog (très riche) et quelques liens très pratiques.

* Une série de quizz sur le blog de Richard Tribouilloy (à fouiller de long en large).

* Révision et sujet du bac sur le blog de Jean-Christophe Diedrich.

* Des cartes interactives sur le site de France 5 ( sur la Méditerranée, l’Asie orientale, répartition de la population américaine…).

Publié dans bac 2011, croquis, L'HISTGEOBOX / musique et politique, notions et définitions | Pas de Commentaire »

La guerre des Six-Jours.

Posté par bricabraque le 11 juin 2009

LA GUERRE DES SIX-JOURS

 

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Soldats israéliens célébrant la prise de Jérusalem-Est alors sous contrôle jordanien (à l’arrière plan, le dôme du Rocher).

 

Avec le colonel Bagshot, retour sur la guerre des Six-Jours, un tournant fondamental de l’histoire contemporaine dont on a encore du mal à mesurer toutes les conséquences. Cette troisième guerre israélo-arabe opposa du 5 au 10 juin 1967 Israël à l’Egypte, la Syrie et la Jordanie.

 

La suite est à lire et écouter sur L’Histgeobox.

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Révisions bac 2009: notions et définitions (histoire).

Posté par bricabraque le 24 avril 2009

Révisions bac 2009: notions et définitions (histoire). dans Afrique loupe

* Le monde en 1945.

- La conférence de Yalta.

- La conférence de Potsdam.

* L’affrontement Est/Ouest (guerre froide, modèle…).

- La CIA.

- Le Jdanovisme.

- La guerre froide.

- La course aux étoiles.

- La coexistence pacifique (1956-1962).

- Guerre fraîche.

 

- Bipolarisation (deux blocs face à face).

- Endiguement (containment).

- La détente.

- Le scandale du Watergate.

- La doctrine Reagan.

- La politique des bons sentiments.

- Doctrine des représailles massives et de la riposte graduée.

 

* Vers un nouvel ordre mondial?

- La guerre du Vietnam.

- La révolution islamique iranienne.

- Les Khmers rouges.

- Fondamentalisme musulman et islamisme.

- Al Qaida.

- Le génocide rwandais.

- Les guerres d’Afghanistan.

* Colonisation (TS).

- Négritude.

- Expositions coloniales.

- Colonialisme.

 

* La décolonisation.

- 8 mai 1945: les émeutes de Sétif.

- 1949: l’indépendance de l’Indonésie.

- L’indépendance de l’Inde.

- La guerre d’Indochine.

- La guerre d’Algérie.

- La révolte des Mau-Mau.

 

* Les démocraties populaires.

- Coup de Prague.

- Le rapport Khrouchtchev.

- Budapest 1956.

- Printemps de Prague et doctrine Brejnev.

- La STASI.

- Les dissidents

* La construction européenne (1945-1989).

- La CECA.

- La Communauté européenne de Défense (CED).

- CEE et Euratom.

* Les mémoires de la seconde guerre mondiale.

- L’épuration.

- Les anciens nazis en fuite.

- Quand les nazis fuyaient l’Europe.

- Le triomphe de la mémoire gaulliste.

- La mémoire communiste.

- La mémoire des prisonniers de guerre et des déportés.

- Le réveil des mémoires (après 1969).

- Les procès français contre les criminels de guerre.

- La traque des nazis.

- L’Etat et la mémoire de la guerre.

- La « redécouverte » de la Shoah.

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La révolte des Mau Mau et l’indépendance du Kenya.

Posté par bricabraque le 1 avril 2009

La révolte des Mau Mau et l'indépendance du Kenya. dans Afrique

Jomo Kenyatta lors de l’indépendance du Kenya.

 

Contrairement à l’indépendance relativement pacifique d’autres colonies britanniques telles que l’Ouganda ou la Tanzanie, celle du Kenya fut beaucoup plus chaotique. Le Kenya est une colonie de peuplement anglaise où domine l’économie de plantation. Les propriétaires blancs monopolisent les terres (notamment les terres fertiles des hauts plateaux) dont ont été expropriés les populations indigènes, d’anciens pasteurs, contraints de se louer comme ouvriers agricoles aux nouveaux détenteurs du sol.

Ce problème de propriété foncière irrite profondément les populations colonisées, notamment de nombreux kikuyus (populations de langue bantoue majoritaire) qui revendiquaient des terres fertiles. A la tête de la lutte nationaliste se trouvait Jomo Kenyatta, personnage à la forte personnalité. En 1947, il devient le dirigeant de l’Union africaine du Kenya, dont le slogan « un homme, un vote » entend remettre en cause les profondes inégalités liées à la colonisation. L’administration coloniale ne pouvait accéder à cette demande. Elle se contenta alors de timides réformes, nommant par exemple six Africains au Conseil législatif, qui comprenait 54 membres.

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Arrestation d’individus suspectés de participer à la révolte mau-mau.

 

Au sein du KAU, une minorité (composée surtout de Kikuyus) opte pour une action plus radicale. Le mouvement Mau-Mau était une société secrète traditionnelle, dont les membres faisaient serment de lutter pour la libération de leur terre et s’attaquaient aux Kenyans «loyalistes», employés de l’Etat, enseignants… D’une manière générale, les Mau-Mau entendent expulser les colons européens par les armes. Les membres du mouvement restent soudés grâce à la prestation d’un serment très mobilisateur. Au cours de réunions secrètes tenues au fond des forêts, les Mau-Mau mirent au point des techniques de guérillas efficaces. Les camps de guerre des Mau-Mau étaient établis dans les forêts denses des zones montagneuses et bénéficiaient du soutien des villages rebelles environnants. En 1952, face aux activités menaçantes des Mau-Mau, les autorités proclamèrent l’état d’urgence, qui devait se prolonger durant huit ans. Perçu comme l’instigateur de la révolte, Jomo Kenyatta est condamné à sept ans de prison. Pourtant, ce dernier dénonce les violences perpétrées par les Mau-Mau.

 dans décolonisations

Rebelles Mau-Mau parqués dans un camp.

 

Le régime colonial utilisa toute une gamme de technique pour vaincre les opposants: envoi de troupes britanniques; utilisation de blindés et de l’artillerie, bombardement des camps ennemis, utilisation de Mau-Mau « retournés », traque de l’ennemi grâce à des unités spéciales, déplacement des populations villageoises suspectées d’aider les Mau-Mau afin d’isoler ces derniers. De nombreux kikuyus contestaient le bien fondé de la stratégie des Mau-Mau et assistèrent donc le gouvernment colonial dans la traque de ces derniers, ce qui donna lieu à des règlements de compte sanglants (massacre de Lari).

521020 dans notions et définitions

 

L’insurrection s’affaiblira avant de prendre fin en 1956 et les Mau-Mau plieront face à la dureté de la répression. Cela dit, la fin de l’état d’urgence n’est levé qu’en 1960. Dans le même temps, les Britanniques doivent lâcher du lest. Ils octroient quelques ouvertures sur le plan économique et démocratique afin de répondre en partie aux revendications de la majorité noire.

Les colons blancs doivent par exemple accepter le droit de propriété des Africains de toutes ethnies sur les hautes terres en 1959. Les Britanniques autorisent progressivement la formation de partis politiques. Aussi, lors des élections législatives de 1961, la KANU (Union nationale africaine du Kenya) s’affirme. Libéré en 1960, Kenyatta s’impose comme l’incarnation du combat national, ce qui lui permet de conduire les négociations avec Londres. Aux élections de 1963, la KANU remporte les deux tiers des suffrages. Kenyatta devient alors premier ministre. L’indépendance est proclamée en décembre 1963.

Drapeau du Kenya. Les trois couleurs sont celles de la KANU, le parti de Jomo Kenyatta. Le noir figure le peuple africain, le rouge la fraternité (par le sang), le vert la fertilité de la terre kényane. Le bouclier masaï et les deux lances symbolisent la défense de la liberté.

Cette guerre de libération violente et houleuse permet de nuancer l’idée répandue selon laquelle les décolonisations britanniques se seraient déroulées pacifiquement, après une large concertation avec les populations colonisées.

Publié dans Afrique, colonisation, décolonisations, notions et définitions | 3 Commentaires »

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