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Des schémas pour réviser: l’Europe de 1945 à nos jours.

Posté par bricabraque le 4 juin 2008

 Des schémas pour réviser: l'Europe de 1945 à nos jours. dans diaporamas schuman-monnet2p 

Jean Monnet et Robert Schuman.

Téléchargez ci-dessous un diaporama qui présente des schémas utiles pour réviser les chapitres sur l’Europe de 1945 à nos jours.

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Lien:

- de nombreuses ressources sur la construction européenne.

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Des schémas pour réviser: les modèles.

Posté par bricabraque le 3 juin 2008

 Des schémas pour réviser: les modèles. dans diaporamas

Affiche de propagande soviétique anti-américaine (1949).

Téléchargez ci-dessous un diaporama qui présente des schémas utiles pour réviser sur les modèles américain et soviétique.

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Des schémas pour réviser: la confrontation Est/Ouest et l’Ospolitik

Posté par bricabraque le 3 juin 2008

Des schémas pour réviser: la confrontation Est/Ouest et l'Ospolitik dans diaporamas 0501025

Un geste symbolique fort: le chancelier allemand Willy Brandt se recueille en 1970 devant le monument à la mémoire de l’insurrection du ghetto juif de Varsovie, en 1943. Geste de repentance de l’Allemagne à l’égard de la Pologne et des juifs.

Téléchargez ci-dessous un diaporama qui présente des schémas utiles pour vos révisions.

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Croquis:la diversité des Sud.

Posté par bricabraque le 13 avril 2008

Croquis:la diversité des Sud. dans croquis living_01_curve_building 

Le quartier huppé et sécurisé d’Alphaville à Sao Paulo.

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La favela Morumbi, dans cette même ville de Sao Paulo. Aux échelles les plus petites (villes), les écarts de richesses sont souvent abyssaux et visibles.

Téléchargez la correction du croquis sur la diversité des sud (ppt).

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Travaux sur le blog.

Posté par bricabraque le 3 mars 2008

 Travaux sur le blog. dans notions et définitions travaux

Quelques modifications de la présentation du blog avec de nouvelles pages. Vous trouverez par exemple un onglet (en construction) consacré au vocabulaire des différents chapitres du programme de terminale.

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L’épuration (de juin à l’automne 1944).

Posté par bricabraque le 24 février 2008

L'épuration (de juin à l'automne 1944). dans Mémoires de la Seconde guerre mondiale. mire_pendaison 

L’épuration sauvage frappe la France durant tout l’été 1944. Les lynchages et exécutions sommaires seront fréquents.

Avec l’avénement du régime de Vichy, Pétain offre une revanche aux héritiers des ligues d’extrême droite des années 1930. Dans le contexte de l’humiliation de juin 1940, il instaure un régime antirépublicain qui se maintient au pouvoir jusqu’au débarquement allié. Durant ces 4 années, il mène une politique de collaboration avec l’Allemagne nazie. Or, en quelques jours, ce régime est balayé. Le personnel vychiste et ses soutiens actifs se fuient ou se cachent, tandis que ceux considérés la veille encore comme des terroristes (les gaullistes et les résistants de l’intérieur) reprennent les rênes du pouvoir avec pour mission première de restaurer l’ordre républicain dans le pays.

  -a) L’Epuration sauvage :

 Les rancoeurs et les haines accumulées au cours de ces 4 années ressurgissent avec vigueur une fois le pays libéré. L’épuration qui se met en place à partir de juin 1944 vise à châtier les traîtres et bannir les collaborateurs des postes à responsabilité. Or, entre juin 1944 et la libération de Paris, fin août, aucune autorité véritable ne peut s’imposer dans l’hexagone. Le GPRF ne reprendra vraiment la main qu’en septembre. Entre temps, la colère et la vengeance se donnent libre cours et éclatent à l’encontre des miliciens, membres de la Légion, du Parti Populaire Français, indicateurs de la Gestapo…

 L’importance des exécutions sommaires varie considérablement d’une région à l’autre. Mais, d’une manière générale, les zones particulièrement touchées par ces violences spontanées correspondent aux grands maquis où le harcèlement des résistants par les troupes collaborationniste fut particulièrement soutenu. Des jugements sont prononcés par des tribunaux populaires et de cours martiales organisés par les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI).

 

Les dérapages sont légions et cette épuration sauvage sert souvent d’alibi à des règlements de compte personnels. Des femmes sont tondues pour « collaboration horizontale » avec l’occupant, des maisons sont taggés de croix gammées. Ces débordements sont souvent le fait de « résistants de la veille », soucieux de faire preuve d’un zèle qu’on ne leurs connaissait pas face à l’occupant quelques jours auparavant.

Cette épuration sauvage entraîne l’exécution d’environ 9 000 personnes.

 -b) L’Epuration judiciaire : 

Le GPRF entend donc substituer rapidement une épuration légale à l’épuration sauvage de l’été. Dès septembre, des tribunaux d’exception sont mis en place, les chambres civiques et la Haute cour composées de jurés issus de la résistance (ce qui pose problème en terme de partialité). Ils jugent et condamnent pour « intelligence avec l’ennemi » ou « actes nuisibles à la défense nationale ». Ces cours de justice doivent traiter 320 000 cas.

Les ¾ des verdicts condamnent à des peines d’emprisonnement ou de dégradation nationale. Le dernier quart est constitué de condamnations à mort, près de 7000 prononcés, mais en raison des très nombreuses condamnations par contumace et des grâces présidentielles, les exécutions effectives s’élèvent à 737. Parmi ceux-ci, la Haute Cour de justice condamne les hauts dignitaires de Vichy: 18 exécutions (dont Laval, Darnand); Pétain gracié par de Gaulle, finit sa vie en exil sur l’île d’Yeu. Huit condamnations aux travaux forcés à perpétuité sont prononcées.

c) Une Epuration contestable : 

L’épuration en France s’avère beaucoup plus clémente que celle pratiquée dans les pays voisins (Belgique, Pays Bas). Les forces indispensables à la reconstruction du pays sont épargnées: haute administration (Papon, Bousquet), militaires, milieux économiques surtout (alors que le patronat a collaboré à 80%), intellectuels (malgré le cas Brasillach). L’épuration frappe donc de manière très variable et certains thuriféraires du régime de Vichy méneront une belle carrière après 1945. Au bout du compte, les « sans grade » sont bien plus durement frappés (paysans, ouvriers).

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Pétain lors de son procès.

L’épuration laisse une impression de malaise: certains procès sont menés dans une ambiance passionnée et délétère comme celui de Laval (certes le personnage est détestable, mais tout individu, même le plus méprisable à droit à un procès équitable), les personnes frappées le plus durement ne sont souvent que des lampistes, alors que beaucoup de donneurs d’ordres passent entre les mailles du filet. Ce malaise explique en partie le fait que pendant longtemps l’épuration soit gommée de la mémoire collective.

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Laval lors de son procès.

En 1951 et 1953, les lois d’amnistie vident les prisons. C’est un des exemples de l’oubli et du refoulement de cette période tragique dans les consciences.

 Sources:

- Françoise Armand et Fabrice Barthélémy: « Le monde contemporain. L’histoire en terminale », Le Seuil, 2004.

- Joseph Kessel: « Jugements derniers: les procès Pétain, Nuremberg et Eichman. », Tallandier, collection Texto, 2007.

- Divers manuels de Terminale.

Conseils de lecture:

- Fabrice Virgili: »La France virile », Payot. Un livre captivant sur la tonte des femmes à la Libération.

-  Joseph Kessel: »Jugements derniers », Tallandier, collection Texto, 2007.  Les talents d’écriture de Kessel nous plonge ici dans l’atmosphère de ces trois procès.

- François Dufay« Le soufre et le moisi. La droite littéraire après 1945 : Chardonne, Morand et les hussards. »,  Perrin, 2006.

Lien utile:

- 17 novembre 1945: Pétain à l’île d’Yeu sur l’excellent blog de Vincent Pauthier.

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La guerre d’Indochine (1946-54) :

Posté par bricabraque le 21 janvier 2008

 La guerre d’Indochine (1946-54) : dans Asie indo4

 Les occasions manquées :

 * L’Indochine française :  La colonisation française en Indochine remonte à la fin du XIXème siècle (vers 1875), mais elle ne permit jamais vraiment sa pacification totale (révoltes fréquentes). Cette colonie se compose de 5 territoires : le Tonkin, l’Annam et la Cochinchine peuplés de Vietnamiens ; le Laos (Laotiens) et le Cambodge (Khmers). 

 Au Tonkin, le Vietminh, mouvement nationaliste ancien, fondé par le communiste Hô Chi Minh, a commencé la lutte contre la France dès les années 30. Mais pendant la guerre, il lutte contre les Japonais. A la fin du conflit, il proclame l’indépendance de la République démocratique du Vietnam.

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Ho Chi Minh (à droite), en compagnie du génial stratège Vo Nguyen Giap.  

* De 1945 à la fin 1946, la France louvoie entre négociation et répression : 

 En mars 1946, les accords Sainteny-Hô Chi Minh reconnaissent le Vietnam comme « un Etat libre au sein de l’Union française ». Mais les arrière-pensées continuent : Hô veut unifier les trois provinces vietnamiennes ; les colonialistes français (dont le gaulliste Thierry d’Argenlieu) créent, contrairement aux accords, une République de Cochinchine.

Les incidents se multiplient. La France bombarde le port d’Haïphong et fait 6000 morts en novembre, les Vietnamiens ripostent en massacrant des Européens en décembre. C’est la guerre…

 dans notions et définitions 

Soldats français blessés à la bataille de Diên Biên Phu (mai 1954).

La guerre :

 * De 1946 à 1950, la guerre coloniale oppose l’armée française, moderne, et une troupe de « va-nu-pieds » qui devient une armée disciplinée et inventive sous les ordres du général Giap. * Après 1950, le contexte de guerre froide transforme le conflit. Les Vietnamiens sont aidés par l’URSS et la Chine. Les Français sont soutenus par les Américains, qui voient dans le conflit une tentative de conquête communiste, comme en Corée. Ils lui fournissent armes et capitaux. L’opinion française est peu concernée par cette guerre lointaine, menée par la seule armée de métier. 

* La défaite française:

L’ offensive de Diên Biên Phu se traduit par un désastre, le 7 mai 1954. Le gouvernement Mendès-France et le Vietminh signent, fin juillet 1954, les accords de Genève : le Vietnam Nord, communiste, est indépendant ; le Vietnam  Sud, sous tutelle française, doit se prononcer 2 ans plus tard sur une éventuelle réunification avec le Nord. Le Laos et le Cambodge sont indépendants. Les Américains, restés sur place, poussent le Sud à se proclamer Etat  indépendant. Ils prennent le relais de la France …

Liens:

-7 mai 1954, la chute de Diên Biên Phu sur Boomer-cafe.net.

- Un excellent article (comme d’habitude) de R. Tribouilloy sur son blog.

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1949: l’Indonésie accède à l’indépendance.

Posté par bricabraque le 16 janvier 2008

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Une délégation d’Indonésiens à l’ONU en 1947.

Les Japonais font la conquête de l’Indonésie en 1942, territoire contrôlé depuis le XVIIème siècle par les Néerlandais. Aussitôt ils proscrivent les langues occidentales et lancent une intense propagande anti-occidentale. Les leaders nationalistes Hatta et Sukarno sont libérés. Ce dernier est le fondateur du parti nationaliste indonésien (1927), emprisonné par les Néerlandais depuis 1933.

Cette stratégie nippone vise avant tout à rallier les Indonésiens, les inciter à collaborer. Mais, rapidement, face au pillage économique de l’archipel par les Japonais, les premiers heurts interviennent. Alors que le Japon a capitulé, Sukarno proclame l’indépendance de l’Indonésie, le 17 août 1945. Les Indonésiens s’emparent des postes clefs, promulguent une constitution. Ils entendent ainsi construire un Etat avant le retour probable des Néerlandais.

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Sukarno.

Les Anglais débarquent dans l’archipel le 16 septembre 1945, avec les Néerlandais à leur suite. Les affrontements se multiplient et les Hollandais rétablissement leur autorité partout où ils le peuvent. Les Anglais se retirent rapidement de ce guêpier, tandis que les Etats-Unis font pression sur les Néerlandais afin qu’ils ne s’engagent pas dans un processus de recolonisation.

Les Hollandais doivent transiger. Ils proposent la création d’un Commonwealth indonésien. Un accord de novembre 1946 donne naissance à une fédération batavo-indonésienne dont le chef serait la reine des Pays-Bas. Cette formule fédérale est retenue, les Hollandais espérant ainsi diviser pour mieux régner.

 Aux Pays-Bas, cette décision ne passe pas. Les lobbys conservateurs favorables à la colonisation s’insurgent face à ce qu’ils considèrent comme une reculade pitoyable. Le 21 juillet 1947, les troupes néerlandaises lancent une offensive pour reconquérir l’archipel. Un cessez-le-feu intervient le 3 août. L’Indonésie est sous contrôle.

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Sukarno et Marilyn Monroe en 1962.

Pendant près de deux ans (1947-1949), les Néerlandais tentent de s’imposer, quitte à utiliser la force face à une population majoritairement hostile. La pression internationale pèse alors de tout son poids :

- l’ONU, qui condamne le colonialisme dans sa charte, dénonce l’attitude des Pays-Bas.

- Les EU, première colonie à accéder à l’indépendance, menacent de refuser l’aide matérielle du plan Marshall en cas d’entêtement néerlandais.

- L’URSS condamne par principe l’impérialisme capitaliste et occidental.

- De nombreux pays asiatiques boycottent les Pays-Bas par solidarité avec les Indonésiens.

Dans le même temps, la guérilla sévit avec rage. Les Néerlandais doivent négocier. Un accord, signé à La Haye  le 23 août 1949, reconnaît l’indépendance des Indes néerlandaises orientales.

Lien:

- une biographie de Sukarno sur le blog de Jérôme Picq.

- la création des Etats-Unis d’Indonésie, par World Perspective monde.

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L’indépendance de l’Inde (1945-47)

Posté par bricabraque le 9 janvier 2008

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Jawaharlal Nehru ET Mohammad Ali Jinnah. — The Hindu Photo Archive

Une indépendance programmée :

* L’essentiel du travail a été mené avant 1939 par les nationalistes indiens du Parti du Congrès, mené par Gandhi et son disciple Nehru. Le parti adopte la stratégie de Gandhi de « non coopération » pacifique, qui se caractérise par une grève de l’impôt, un boycott des produits britanniques, des marches de protestations non-violentes et des sit-in. Tactique payante puisqu’il arrache à la métropole britannique l’Indian Act de 1935.  En 1942, l’offensive japonaise et la poussée nationaliste incitent Londres  à transformer l’Inde en dominion. Proposition refusée par les Indiens. 

 Le parti du Congrès vote en 1942 la résolution Quit India, « Quittez l’Inde ».

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Nehru et Gandhi, les dirigeants du parti du congrès.

Au lendemain du second conflit mondial, les Britanniques, conduits par le travailliste Clement Attlee, semblent résignés à l’indépendance. 

* Les négociations se déroulent entre Gandhi et Nehru pour le Parti du Congrès, Lord Mountbatten, vice-roi des Indes, pour les Britanniques. Gandhi et Nehru entendent créer un Etat unitaire, multi religieux, neutraliste. Mais tout se complique avec la volonté des Indiens musulmans, minoritaires, rassemblés dans la Ligue musulmane d’Ali Jinnah, de se rassembler dans un Etat séparé des Hindous, majoritaires.

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Gandi et le vice-roi des Indes, représentant de la métropole en Indes, Lord Mountbatten.

Une guerre civile : 

* Hindous et Musulmans s’affrontent en une guerre religieuse et civile (aiguisée par Londres, qui espère en tirer des avantages) de 1946 à 1947, ce qui pousse Atlee à accélérer le transfert de pouvoir. En août 1947, c’est la partition du pays. Deux Etats apparaissent :      

 - la majeure partie constitue l’Union indienne, à majorité hindoue ; 

      - au Nord-Ouest (vallée de l’Indus) et à l’Est de l’Inde (Bengale), là où les musulmans dominent, se constitue le Pakistan, dont les deux parties sont distantes de 1800 km…

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 Carte de la partition de l’Inde en 1947

* La guerre fait plus d’un million de morts, dont Gandhi, assassiné par un fanatique hindou (janvier 1948) qui réclame la création d’un Etat exclusivement hindou (hindoustan). On assiste à de gigantesques transferts de populations (plus de dix millions de personnes), accompagnés de terribles massacres.

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Des réfugiés musulmans essayant par tous les moyens de rejoindre le Pakistan lors de l’exode en 1947.
(Photo : AFP)

Le Pakistan se sépare de sa partie orientale en 1971 pour devenir le Bangladesh. 

Lien vers une courte video sur le site de l’INA: « L’Inde un après l’indépendance« .

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Le rapport Khrouchtchev.

Posté par bricabraque le 5 décembre 2007

Le rapport Khrouchtchev. dans Modèle soviétique/démocraties populaires congress 

Le XXème Congrès du PCUS.

 

Le XXème Congrès du PCUS s’ouvre le 14 février 1956, devant les représentants des PC du monde entier. Le 24 février, alors que le Congrès touche à sa fin, Khrouchtchev convoque les délégués soviétiques, et eux seuls, à une réunion à huis clos. Il se lance alors dans la lecture d’un rapport qu’il a rédigé peu avant (rapport Khrouchtchev), dans lequel il dénonce les crimes de Staline. Tout le bloc soviétique sort ébranlé de cette épreuve.

 

Le texte s’inspire d’un rapport de Piotr Pospelov, nommé à la tête d’une commission chargée d’enquêter sur les années 1935-1940. Rapport complet, qui revient sur les répressions de 1937-1938, qui se soldent par l’exécution de près de 700 000 personnes. Or, ces informations, compromettantes pour de nombreux dirigeants toujours en place, ne peuvent être divulguées. Khrouchtchev, exécutant de crimes de masses pendant

la Grande Terreur (1937-1938) en tant que responsable du PC pour la région de Moscou, rédige un rapport, inspiré du rapport Pospelov, « nettoyé » de tous les passages gênants pour le régime et ses dirigeants encore en poste.

 

Ce rapport Khrouchtchev ne remet pas en cause la légitimité du régime, il ne dit rien des répressions qui touchent les victimes soviétiques ordinaires : les millions de victimes de la collectivisation forcée des campagnes, de la dékoulakisation (1929-1932) ou de la grande famine en Ukraine (1932-1933). Il focalise son propos sur les seules victimes communistes des répressions staliniennes. Il évoque longuement les purges des cadres communistes en 1937-1938, déplore les épurations des cadres de l’armée (la plupart de ceux qui sont illustrés lors de la guerre d’Espagne notamment), mais passe sous silence les déportations massives dans les camps du Goulag.

 

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Khrouchtchev en 1956.

 

Malgré ces silences, le contenu du rapport fait l’effet d’une bombe, car il revient pour la première fois sur des aspects méconnus ou tus de la période stalinienne.

Surtout, monsieur K concentre ses attaques sur Staline. Il dénonce :

 

-  le culte de la personnalité de Staline, sa paranoïa maladive qui le pousse à éliminer tous ceux susceptibles de lui faire ombrage ou de fomenter un complot contre lui. Il révèle la fabrication de faux complots comme celui « des blouses blanches », qui entraîne l’élimination des médecins juifs du Kremlin, accusés de vouloir l’empoisonner (janvier 1953).

 

- les purges des cadres communistes en 1937-1938, lors de

la Grande Terreur. Sur les 139 membres du comité central du parti communiste élu en 1934, 98 ont été arrêtés et exécutés en 1938 ! Le recours systématique à la torture, physique et mentale, permet d’obtenir les aveux les plus improbables de la part des accusés. Ces pratiques font aussi l’objet des attaques de Khrouchtchev.

 

Il évoque les critiques que Lénine formule à l’encontre de Staline dans son « testament », fin 1922, ce qui constitue une révélation pour la plus grande partie de l’auditoire.

 Il défait le portrait du Staline « chef de guerre », stratège génial, dont les choix auraient permis de triompher des troupes nazies. Il pointe au contraire son incompétence et ses hésitations, auxquelles il attribue les désastres militaires de 1941 et 1942.

Il revient sur les responsabilités de Staline et Beria dans la déportation des peuples caucasiens accusés de collaboration avec l’occupant nazi (1943-1944).

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La statue de Staline à terre à Budapest en octobre 1956.

 

Ce rapport n’est pas destiné à une large diffusion. Seuls les délégués soviétiques assistent à la lecture de Khrouchtchev. Seuls les chefs des délégations communistes les plus importantes reçoivent un exemplaire du rapport (le Polonais Bierut, le Bulgare Tchervenkov, le Hongrois Rakosi, l’Allemand de l’Est Ulbricht, le Chinois Wang-Chia-hsiang, l’Italien Togliatti, le Français Thorez). Khrouchtchev prévient : « Rien ne doit transpirer à l’extérieur du Parti, en particulier dans la presse. (…) Nous ne devons pas fournir des munitions à l’ennemi. Nous ne devons pas laver notre linge sale sous ses yeux. » Mais rapidement, ce « rapport secret » est publié en Occident (juin 1956), à cause d’une fuite, sans doute
la Pologne.

 

Les conséquences immédiates de la divulgation du rapport sont immenses, aussi bien dans le bloc soviétique qu’en Occident. Poznan s’embrase en juin 1956. Afin de dissuader toute nouvelle remise en cause de la tutelle soviétique, Khrouchtchev doit reculer. Dans un texte de juin 1956, il rend un hommage au « grand théoricien et organisateur » que fut Staline.

Sources:

- Article de N. Werth, dans l’histoire n°305, janvier 2006.

- Les archives du Monde, dans le Monde 2, N°225 du 25 février 2006.

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