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Entretien avec Eddy Vaccaro, co-auteur de la BD « Championzé ».

Posté par bricabraque le 13 mai 2010

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Eddy Vaccaro.

 

Après l’entretien que nous a accordé Aurélien Ducoudray, nous avons posé les mêmes questions à Eddy Vaccaro (qui a eu la gentillesse de nous répondre et je l’en remercie), le dessinateur de la très belle bande dessinée intitulée « Championzé: un destin de Battling Siki » sortie début 2010 chez Futuropolis. Il y revient sur son rôle dans la genèse de l’oeuvre, sa collaboration avec Adrien Ducoudray et ses projets (dont vous pouvez prendre connaissance sur son blog qui vaut le détour.

 

L’entretien est à lire sur Samarra.

 

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Entretien avec Adrien Ducoudray, co-auteur de la BD « Championzé ».

Posté par bricabraque le 9 mai 2010

Entretien avec Adrien Ducoudray, co-auteur de la BD

Aurélien Ducoudray (photo empruntée à son profil blogger).

 

Nous vous avons parlé, il y a peu, du destin hors du commun de Battling Siki auxquels Aurélien Ducoudray et Eddy Vaccaro s’intéressent dans une très belle bande dessinée intitulée « Championzé: un destin de Battling Siki » sortie début 2010 chez Futuropolis. Aurélien Ducoudray a eu la gentillesse de répondre à nos questions. Il y revient sur le genèse de la BD, la personnalité complexe de Siki ou encore ses projets (les deux compères se lancent dans une trilogie consacrée à des boxeurs atypiques. On attend la suite avec impatience). Un grand merci à Aurélien Ducoudray pour ses réponses à nos questions.

 

Ses réponses éclairantes sont à lire sur Samarra.

Publié dans Lire-écouter-voir., Racisme / Ségrégation EU, SAMARRA, sport | Pas de Commentaire »

Edddy Vaccaro et Aurélien Ducoudray: « Championzé ».

Posté par bricabraque le 22 avril 2010

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Champion du monde à 25 ans, Battling Siki (« rusé » en wolof) fut le premier africain à remporter un titre mondial de boxe. Jusqu’à récemment, il fut pourtant largement oublié en France…

Ce parcours exceptionnel, contrarié par le racisme bonasse de l’entre-deux-guerre, est à découvrir sur Samarra.

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Trois mangas sur la peine de mort au Japon.

Posté par bricabraque le 12 janvier 2010

Sur Samarra, Etienne Augris nous propose de découvrir trois mangas qui abordent à la question de la peine de mort au Japon.

Trois mangas sur la peine de mort au Japon. dans actualité ile%20des%20t%C3%A9m%C3%A9raires

Je cite mon collègue:

« Le Japon fait partie (avec les Etats-Unis, l’Inde et Taïwan) des démocraties qui continuent d’appliquer la peine de mort. Comme au Etats-Unis, il n’y a pas réellement de débat autour de son abolition. [...]

Une quinzaine de condamnés ont été pendus au Japon en 2008. Il semble malgré tout que les choses évoluent au Japon et l’élection historique de Yukio Hatoyama en août y est pour quelque chose. Le leader du Parti Démocratique du Japon (PDJ), qui a mis fin a la domination du PLD depuis l’après-guerre, a choisi de nommer au ministère de la justice Keiko Chiba, une avocate, membre de la ligue des parlementaires pour l’abolition. « 

Lire la suite de cet article sur Samarra. 

—————-

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Toujours sur Samarra, Etienne Augris, nous conseille la lecture d’un magazine qui traite de foot avec humour et pertinence: So Foot.

Il en parle très bien et saura sans aucun doute vous convaincre.

A découvrir ici. 

 

Publié dans actualité, Asie, Lire-écouter-voir., SAMARRA, sport | Pas de Commentaire »

Rumble in the jungle: Ali vs Foreman.

Posté par bricabraque le 9 avril 2009

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Foreman au tapis à la fin du 8ème round.
 

Après le retrait de sa licence pour son refus de la guerre du Vietnam et après deux défaites tetentissantes, le retour triomphal de Mohammed Ali se produit à Kinshasa, en 1974 . Contre toute attente, il parvient à triompher de George Foreman qui fait alors figure d’épouvantail (il n’a fait qu’une bouchée de Norton et Frazier). Ali semble alors à son apogée.

 

Pour en savoir plus sur le « combat du siècle », allez donc faire un tour sur Samarra.

Publié dans Afrique, décolonisations, documents audio, sport | 1 Commentaire »

Mohammed Ali « the greatest ».

Posté par bricabraque le 7 avril 2009

Mohammed Ali

 

Cassius Clay / Mohammed Ali reste la référence absolue dans le monde la boxe, mais il est  surtout devenu une véritable icône moderne. Les photographes, musiciens, romanciers, journalistes ne s’y sont pas trompés. Après avoir retracé les grandes étapes de la carrière du phénomène, nous nous attarderons plus particulièrement sur les hommages musicaux au champion.

 

L’article est à lire sur Samarra.

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Boycott du mondial de football en Argentine en 1978

Posté par bricabraque le 23 août 2008

BOYCOTT DU MONDIAL DE FOOTBALL EN ARGENTINE, en 1978.

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Affiche éditée par la COBA.

La FIFA confie l’organisation de la onzième coupe du monde de football à l’Argentine, en 1966. Elle doit se dérouler en juin 1978. Or, depuis 1976, une junte militaire dirigée par le général Vidéla fait régner la terreur dans le pays, avec pour objectif principal l’éradication du « cancer marxiste ». Le coup d’état de Videla s’inscrit dans la vague de coups d’états militaires qui entraînent la multiplication des dictatures violemment répressives (Brésil en 1964, Bolivie en 1971, Chili et Paraguay en 1973).

Par conséquent, l’opinion internationale était déjà sensibilisée au problème des violations des droits de l’Homme dans le sous-continent: des milliers d’exilés chiliens réfugiées en Europe tentaient de faire connaître l’ampleur des violences commises; en 1975 l’Assemblée générale de l’ONU reconnaît l’existence d’une torture institutionnalisée au Chili; au printemps 1978 Amnesty international estime à 6000 le nombre de personnes exécutées en Argentine et 15000 le nombre de disparus (le bilan total de 7 années de dictature atteindra finalement les 30 000 disparus).

Dans ces conditions, la junte militaire argentine attendait beaucoup de l’organisation de cet événement au fort retentissement international. Outre, les devises liés aux touristes venus suivre le mondial, Videla et ses sbires espérait donner aux yeux du monde une image respectable du régime. Le comité d’organisation du Mundial, pris en main par les militaires, développe aussitôt une propagande nationaliste à destination de l’opinion argentine, tandis qu’il incite fermement les journalistes étrangers à ne s’intéresser qu’aux événements sportifs.

Pour autant, un mouvement de boycott du Mundial voit le jour à partir de 1977. Aux Pays Bas, certains joueurs refusent de se rendre en Argentine ( Cruyff et Van Hanegem). En France se crée un Comité pour le boycott de l’organisation par l’Argentine de la Coupe du Monde de football (COBA) qui tente de convaincre joueurs et dirigeants de ne pas se rendre sur le sol argentin. Le Comité est animé notamment par François Gèze et des animateurs de la revue de critique du sport Quel corps?, animée entre autre par J.M. Brohm; sonslogan: »on ne joue pas au football à côté des centres de torture ».

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Le comité fait circuler en France une pétition signée par 150 000 personnes, il édite un journal (L’épique) et organise de nombreuses manifestations de sensibilisation (affiches, réunions. Le mouvement va même jusqu’à tenter d’enlever Michel Hidalgo, le sélectionneur des Bleus, à la veille du départ des tricolores pour l’Argentine afin de faire entendre le message du peuple argentin. Plusieurs personnalités de premier plan apportent leur soutien au boycott. Ainsi l’écrivain Marek Halter écrit dans un article publié dans le Monde: »En 1936, nos parents n’ont pu empêcher les sportifs de se rendre aux Jeux Olympiques de Berlin et de faire le salut nazi devant un Hitler ébahi. Deux ans après, ils assistaient impuissants à la nuit de Cristal. Lançons ensemble un appel à tous les sportifs et leurs supporters qui doivent se rendre en Argentine. « Refusez de cautionner par votre présence le régime aussi longtemps qu’il n’aura pas libéré les prisonniers politiques et arrêté les massacres »". Cet appel reçut le soutien de nombreux intellectuels et artistes dont Jean-Paul Sartre, Jean-Marie Domenach, Louis Aragon, Simone Signoret.

L’idée du boycott rencontre un grand succès auprès des réfugiés latino-américains et dans les milieux d’extrême gauche; mais elle reste lettre morte dans le monde du sport. Seules quelques personnalités isolées s’interrogèrent sur l’attitude à adopter (« l’ange vert Dominique Rocheteau, Fernanf Sastre le président de la FFF). L’échec du boycott s’explique surtout par l’absence de relais dans le monde politique. Sans surprise, à droite, on se réfugie derrière le prétendu apolitisme du sport. A gauche, la perspective des législatives (mars 1978) et la lecture d’un sondage affirmant que 65% des Français étaient indifférents à la nature du régime argentin, convainquirent qu’il valait mieux éviter ce sujet.

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Videla peut exulter, l’Argentine semble gagner en respectabilité internationale à l’issue de la compétition remportée par l’Argentine. Il peut faire jouer à fond la fibre nationaliste afin d’occulter les violences de son régimes.
L’Argentine, après avoir tenté de manipuler le tirage au sort, parvint en finale après de nombreuses décisions arbitrales très litigieuse. Elle triompha devant les Pays-Bas privés de Cruyff. Une aubaine pour le régime en place et Videla, qui n’hésita pas à défiler aux côtés des joueurs. Ce fut donc un indéniable succès pour la dictature argentine, lui permettant de restaurer son image, pour un temps seulement, au sein du pays comme aux yeux de l’étranger. Dans L’équipe, Christian Montaignac pouvait clamer: » Le football [...] par un phénomène sociologique exceptionnel, est parvenu à unir. [...] Il n’est guère que les intellectuels, dont le rayonnement et l’influence, ici, sont réduits, pour avoir réussi à se diviser. » Il n’en reste pas moins que les prisonniers politiques continuaient de mourir sous la torture dans les locaux de la Escuela Mecanica de la Armada, à quelques encablures seulement du stade de River Plate où la compétition faisait rage.

L’appel du COBA a au moins eu un résultat, celui de voir ses messages relayés par les médias et donc d’avoir pu dénoncer devant l’opinion publique internationale le régime de Videla.

Sources:

- Olivier Compagnon « Un boycott avorté: le Mundial argentin de 1978″ , in « 6, une histoire collective, La découverte, 2008.

- Xavier Breuil:« Les mouvements de boycott du mondial 1978″.

- « Pour le boycott de la coupe du monde de football » sur le très bon site « We are football ».

Liens:

- We are football _ Parce que le football dure plus de 90 minutes.

- Les mouvements de boycott de la coupe du monde 1978.

- Derrière la coupe du monde 1978.

Publié dans Amérique latine / centrale, sport | 4 Commentaires »

Les olympiades d’été de 1896 à 1936.

Posté par bricabraque le 19 août 2008

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* Athènes 1896

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1503 ans après les derniers Jeux olympiques antiques, Athènes accueille les jeux dans le stade panathénaïque construit en 330 av. J.C., restauré grâce aux dons de mécènes et à la vente de souvenirs. En effet, en 1896, la Grèce est un pays pauvre, incapable de financer un tel événement.

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En remportant la victoire dans le marathon, le berger grec Spiridon Louis devient le héros national.

* Paris 1900

C’est dans la ville du refondateur des JO, Pierre de Coubertin, que se tiennent les jeux en 1900. Ceux-ci sont éclipsés par la tenue de l’Exposition universelle qui se tient au même moment dans la capitale française. En fait, les épreuves olympiques assurent la promotion de l’Expo et non le contraire. Les exploits sportifs passent à peu près inaperçus.

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Pour la première fois des femmes participent aux Jeux dans les épreuves de tennis, en golf, au tir, en voile et en équitation. Mais les épreuves reines, en athlétisme leurs restent interdites.

* Saint Louis 1904

L’affiche officielle des jeux.

Les jeux sont attribués aux Etats-unis en raison de leur soutien enthousiaste aux deux précédentes éditions. Comme à Paris, les jeux sont encore une fois perdus au milieu de l’Exposition universelle qui se tient à Saint Louis. Les jeux se déploient sur plus de quatre mois et passent inaperçus. Coubertin ne se déplace pas à Saint Louis et les athlètes américains sont souvent les seuls à concourir dan les épreuves.

Ces jeux sont aussi ceux de la ségrégation raciale: ceux que les Américains considèrent comme des « primitifs » sont exclus des épreuves officielles. On organise donc des épreuves parallèles, les compétitions « anthropologiques ».

L’Américain Fred Lorz franchit le premier la ligne d’arrivée du marathon après avoir effectué le tiers du parcours en voiture. Déclassé, la victoire revient à Thomas Hicks, qui utilise Cognac et strychnine afin de résister à la terrible canicule.

* Londres 1908

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Affiche des jeux de Londres.

Les jeux devaient se tenir initialement à Rome, mais l’éruption du Vésuve, en avril 1906, change la donne. Ils sont attribués à Londres et remportent un franc succès. L’énorme Shepherd’s bush, stade de 77 000 places accueille les principales épreuves olympiques.

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Dorando Pietri domine outrageusement le marathon jusqu’aux 300 derniers mètres où il est victime d’une terrible déshydratation. Il ne coupe la ligne d’arrivée qu’avec l’aide des commissaires de course, ce qui le disqualifie.

* Stockholm 1912

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Les Jeux de Stockholm, parfaitement organisés inspireront les éditions suivantes. Les nations en quête d’indépendance revendiquent le droit de participer aux jeux de façon autonome, et non sous la bannière des empires austro hongrois (Tchèques, Slovaques, Hongrois) ou russe (les Finlandais, les Polonais).

L’athlète amérindien Jim Thorpe survole le pentathlon et le décathlon. Mais, en 1913, on lui retire ses deux médailles d’or sous prétexte de professionnalisme. En fait, il est victime du racisme et son grand rival d’alors Avery Brundage (futur président du CIO) fera tout pour déconsidérer Thorpe. Il mourra dans la misère à 65 ans. Ses médailles lui seront rendues, à titre posthume en 1982.

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Jim Thorpe.

* Anvers 1920

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Deux ans après la première guerre mondiale, les jeux échoient à Anvers, en hommage aux souffrances endurées par la Belgique au cours du conflit. Les vaincus sont exclus: Allemagne, Autriche, Hongrie, Turquie, Bulgarie.

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Suzanne Lenglen survole ses matchs et remporte l’or en simple et double mixte et s’adjuge le bronze en double dame. La « Divine » s’éteint prématurément en 1938, à 39 ans.

* Paris 1924

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L’affiche officielle des JO de Paris.

Paris retrouve le droit d’organiser les Jeux et tente de faire oublier le ratage de 1900. Les Jeux remportent un grand succès. C’est au cours de cette olympiade que la devise olympique « Citius, altius, fortius » (« plus vite, plus haut, plus fort ») est introduite. Ni l’Allemagne, ni la Russie bolchévique ne sont conviés aux Jeux.

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Le finlandais Paavo Nurmi survole les épreuves du fond en remportant cinq médailles d’or. En natation, l’Américain Johnny Weissmuller triomphe. Quelques années plus tard, il deviendra Tarzan au cinéma.

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Johnny Weissmuller.

* Amsterdam 1928

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C’est à Amsterdam qu’est instituée la tradition voulant que la Grèce défile en premier lors de la cérémonie d’ouverture, et le pays organisateur en dernier. L’Allemagne est réintroduite dans la communauté olympique. Les Français boycottent la cérémonie d’ouverture.


* Los Angeles 1932

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Organisés en pleine crise économique, les jeux ne connaissent qu’une faible participation. Pour autant, ils attirent une foule immense et sont les premiers à engranger un bénéfice notable (un million de dollar). Les jeux sont resserrés dans le temps puisqu’ils s’étalent sur 16 jours. Jusque là, les épreuves duraient plus de trois mois ou plus.

* Berlin 1936

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Hitler et Goebbels ont tout mettre en oeuvre pour que ces jeux glorifient l’idéologie nazie.

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Le podium du saut en longueur. Jesse Owens se trouve sur la plus haute marche du podium.

Jesse Owens, l’athlète noir américain remporte le 100m, le 200 m, le 4X 100m et la longueur. Lors de cette épreuve, son grand rival est un allemand, Lutz Long, qui fraternise ouvertement avec Owens sur le sautoir, au grand dam des dignitaires nazis. L’anecdote selon laquelle Hitler aurait refusé de serrer la main d’Owens est une légende.

Sources:

- « Jeux Olympiques, ma grande encyclopédie », Milan jeunesse, 2008.

- Pierre Milza:  » De Berlin à Moscou: du sang et des jeux » , in Les Collections de l’Histoire, n°40, juin-septembre 2008.

Liens:

* Les autres articles du blog consacrés aux JO:

- Le dopage aux JO.

- Quelques liens utiles. 

- Le boycott aux JO. 

- Présentation générale sur les JO. 

- Tommie Smith transforme le stade en arènes politiques.

* De nombreux documents iconographique sur britannica.com.

* Les tricheurs aux jeux.

* Les célébrités olympiques.

* www.olympic.org.

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Le dopage aux JO.

Posté par bricabraque le 17 août 2008

Le terme dopage vient de l’anglais doping (emploi d’excitants). Dans le sport, le terme désigne l’utilisation de substances ou de procédés qui permettent au corps de dépasser ses aptitudes naturelles.

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* Or, le problème du dopage ne date pas d’hier. En effet, le vainqueur du marathon lors des Jeux de Saint Louis (1904), Thomas Hicks utilise cognac et sulfate de strychnine afin d’améliorer ses performances. Dès le début du siècle, le recours à la cocaïne est également fréquent chez les boxeurs pour leurs permettre de mieux supporter la douleur. L’athlète finlandais Paavo Nurmi, qui remporta huit médailles d’or entre 1920 et 1928, allait jusqu’à vanter dans la presse le Rejuven, un produit composé à base d’hormones mâles (la testostérone).

Aux jeux de Rome, en 1960, le cycliste danois Knud Enemark Jensen décède lors du contre-la-montre par équipe, après avoir consommé des amphétamines.
Le dopage est bien sûr interdit par le CIO, mais il reste difficilement contrôlable. Le premiers contrôles sont organisés lors des JO de Grenoble et de Mexico, en 1968. Mais, les spécialistes du dopage semblent toujours disposer d’une longueur d’avance sur ceux qui tentent de l’endiguer.

* Le dopage d’Etat dans le bloc soviétique.

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Dans le cadre de la guerre froide, « l’équilibre de la terreur » rend improbable le recours aux armes. Dans ces conditions, l’affrontement se poursuit dans d’autres domaines, comme le sport. Comme l’écrit Patrick Clastres dans son dernier livre (cf sources): »(…) au delà du simple verdict strictement athlétique, chaque protagoniste, qu’il soit athlète soviétique d’Etat ou bien sportif pensionné par une université américaine, contribue plus ou moins consciemment à faire triompher le modèle socio-politique qu’il représente. Dans ces condition, les olympiades auxquels participent les deux grands constituent un enjeu pour les dirigeants des deux camps.

En URSS et dans les démocraties populaires, le recours à un dopage d’Etat est aujourd’hui un phénomène bien connu. Ainsi, les nageuses est-allemande, qui dominent outrageusement les olympiades de 1976 et 1980, bénéficient d’un entraînement d’Etat et reçoivent des traitements hormonaux, en particulier les stéroïdes anabolisants. Dès l’âge de 14 ans, Petra Schneider (médaille d’or du 400 m quatre nages en 1980) a été dopée aux hormones comme elle le reconnaîtra plus tard.

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L’équipe est-allemande de natation lors des JO de Moscou.

Certains observateurs affirment même que des grossesses étaient provoquées chez certaines nageuses afin de stimuler leur production d’hormones, avant de subir un avortement.

Lors des jeux de Montréal, en 1976, un véritable laboratoire flottant soviétique, ancré dans le port de la ville, permettait d’ »assurer le suivi médical » des athlètes russes.

* Les scandales aux jeux de Séoul (1988).

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Le sprinter Ben Johnson, premier athlète d’une telle notoriété exclu des jeux pour dopage. Avant sa disqualification, sa transformation morphologique surprenait déjà de nombreux observateurs.


- Le plus grand scandale autour du dopage éclate lors des Jeux de Séoul, en 1988. Le sprinter canadien Ben Johnson remporte l’épreuve reine, le 100m et pulvérise le record du monde. Quelques jours plus tard, il est disqualifié après un contrôle positif aux stéroïdes anabolisants.

- L’Américaine Florence Griffith-Joyner remporte avec une stupéfiante facilité le 100m, puis le 200m. Elle met un terme à sa carrière peu de temps après, au faîte de sa gloire. En 1998, elle meurt d’une attaque cérébrale durant son sommeil. Elle n’avait que 39 ans. Si elle ne fut jamais convaincue de dopage, on sait néanmoins que la prise de stéroïdes anabolisants favorise le risque d’attaques cardiaque ou cérébrale.

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* Les frontières floues du dopage.

Dans un entretien accordé au magasine L’Histoire, Georges Vigarello affirme: »(…) la frontière est si mince entre produits licites et illicites qu’elle peut-être à peine perceptible pour les athlètes eux-mêmes- d’où la difficulté qu’ils ont parfois à dire qu’ils se dopent.

L’une des définitions données au dopage est « l’usage de procédés et substances permettant au corps de fonctionner en dehors de ses aptitudes naturelles ». Mais il n’y a pas d’aptitudes naturelles dans le domaine athlètique! Toutes sont considérablement travaillées, soumises à entraînement, à un appareillage énorme, à un espace qui est tout sauf naturel: rien n’est plus construit que l’espace du stade! De nos jours, le régime auquel l’athlète est soumis est immanquablement, et de plus en plus, médicalisé. »

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Marion Jones.

* Plus près de nous, l’athlète américaine Marion Jones, super star des Jeux de Sydney, a du rendre les cinq médailles qu’elle y avait gagné, après ses aveux de dopages, fin 2007. Quant aux athlètes grecs Kenteris et Thanou, ils furent exclus des Jeux d’Athènes, en 2004, pour avoir manqué volontairement un contrôle antidopage.

* Des records jusqu’à quand?

Après avoir étudié plus de 3000 records établis entre 1896 et 2007, l’Irmes (Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du corps) estime que les limites physiologiques de l’espèce humaine seraient atteintes d’ici à une génération. Pour l’Irmes, les records ont été atteints dans 99% des cas, sauf en natation où la qualité du mouvement l’emporte sur les qualités physiologiques. Acceptons en l’augure, mais c’est sans doute sans compter sur les prouesses des dopeurs.
Sources:

- « Jeux Olympiques, ma grande encyclopédie », Milan jeunesse, 2008.

- « La religion des temps modernes ». Entretien de Georges Vigarello pour le magasine Les collections de l’Histoire n°40, juillet-septembre 2008.

- « Bombes atomiques », un article de Nicolas Delesalle dans le Télérama n°3057, consacré au corps.

- Patrick Clastres: »Jeux olympiques. Un siècle de passions. », les Quatre chemins, 2008.

Liens:

* Sur le dopage.fr

- Le dopage et son histoire.

- Histoire du dopage.

- Un TPE sur le dopage sportif.

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Liens sur les JO.

Posté par bricabraque le 14 août 2008

Liens sur les JO. dans guerre froide / relations internationales JO

Parodie du badge que les athlètes français se proposaient de porter lors des JO (trouvé sur Mange ta soupe).

Avant de tout à fait saturer, voici quelques liens intéressants sur les Jeux olympiques.
* Sur le blog de J.C. Diedrich: « JO de Pékin à travers le presse libre française« .

* Sur le Spoutnik illustré d’Anthony Loza’ch:

- »Quizz: les jeux olympiques, quelle histoire!« .

- « Ignorances olympiques« .

* « JO: une longue histoire » sur 20 minutes.fr.

* « Le baron fait encore des remous » sur la République des livres de Pierre Assouline.

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