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JO de Pékin 2008 et le Tibet.

Posté par bricabraque le 25 mars 2008

JO de Pékin 2008 et le Tibet. dans actualité article_lhasa0

Le calme règne à Lhassa.

* Le Tibet, perle de Pékin.

La torche olympique devrait traverser le Tibet début mai avant de rejoindre Pékin. Les Chinois entendent bien utiliser ce symbole afin de proclamer l’unité et la puissance de l’Empire du milieu. Pour les autorités, le toit du monde est chinois. En mettant la main sur la région en 1950, le PCC gagne près d’un quart de territoire supplémentaire, un espace hautement stratégique faisant office de glacis face au voisin indien. Surtout, le Tibet dispose de ressources naturelles cruciales pour la Chine: richesses minières (or, plomb, cuivre), un grand potentiel hydroélectrique grâce aux fleuves himalayens.

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* La stratégie chinoise.

Le gouvernment chinois n’entend donc pas relâcher son emprise sur le Tibet. Dans cette optique, il dispose de plusieurs armes:

- l’occupation militaire, condition indispensable au maintien de l’ordre voulu par Pékin;

- la mise en place de mesures incitatives afin de favoriser l’immigration massive des Han (les Chinois de la côte) vers la région autonome. Cette arme démographique contribue ainsi à faire des Tibétains une minorité dans leur région d’origine. De fait, les Chinois sont aujourd’hui deux fois plus nombreux que les Tibétains à Lhassa.

- Les arrestations et violences actuelles.

 dans nouvel ordre mondial?

Quel bilan?

Citons les dépêches AFP:

 » environ 140 personnes ont été tuées lors de la répression par la Chine de manifestations au Tibet, a affirmé mardi à Dharamsala (Inde) le Premier ministre du gouvernement tibétain en exil, au lendemain de plusieurs actions de dénonciation des violences.

Le dernier bilan officiel de Pékin des émeutes a fait était de 19 morts, dont 18 civils « innocents » et un policier.

Ces informations sont difficilement vérifiables, en raison des restrictions imposées par Pékin aux journalistes pour l’accès au Tibet et aux provinces limitrophes.Les manifestations ont commencé le 10 mars à l’occasion de l’anniversaire du soulèvement de 1959 contre le pouvoir chinois. Le 14 mars, des émeutes ont éclaté à Lhassa avant de se propager dans les provinces voisines à fortes minorités tibétaines. « Le dalaï lama n’a cessé de s’opposer à la violence, et de réclamer plus d’autonomie pour le Tibet au sein de la Chine, mais pas l’indépendance. Au Népal au moins 400 personnes, dont une majorité de Tibétains, ont été arrêtées lundi lors de trois manifestations distinctes à Katmandou, contre la politique répressive de la Chine au Tibet.

 dans sport

* Quelle marge de manoeuvre pour les Tibétains?

Les autorités chinoises accusent le dalaï lama d’avoir fomenté ces troubles afin de « saboter » les jeux Olympiques qui se dérouleront à Pékin en août, affirmations rejetées par le chef religieux. En réalité, le dalaï-lama n’a cessé de s’opposer à la violence, et de réclamer plus d’autonomie pour le Tibet au sein de la Chine, mais pas l’indépendance. Cette modération passe mal auprès des jeunes Tibétains, premières victimes des violences chinoises. Si l’aura spirituel du dalaï-lama n’est pas remise en cause, sa politique non-violente agace. Les jeunes radicaux, membres du Congrès de la jeunesse tibétaine (TYC) prônent l’indépendance et non l’autonomie. Le président du TYC se prononce aussi pour le boycott des jeux, à la différence encore une fois du dalaï.

La situation est rendue complexe par la présence d’une importante diaspora tibétaine au Népal et en Inde notamment. Cette dernière engage depuis un rapprochement avec
la Chine (avec laquelle les relations étaient mauvaises : accueil du dalaï-lama, litiges frontaliers au Cachemire) et n’entend donc pas mettre à mal ce processus en relayant les revendication des Tibétains. Au Népal, l’importante minorité tibétaine est aussi très surveillée par le pouvoir qui redoute des tentatives séparatistes. 4000 Tibétains ont été interpellés ce lundi 24 mars dans trois manifestations différentes, dont une devant le bâtiment des Nations Unies de Katmandou.

 

* La tenue des Jeux, usine à gaz pour les autorités de Pékin?

Les autorités veulent faire du pays une vitrine de la puissance chinoise en pleine croissance aujourd’hui. Elles entendent donc garder la mainmise sur le déroulement de cette compétition ultramédiatisée et redoutent des actions de soutien aux Tibétains lors des épreuves sportives.

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Le dalaï-lama avec l’acteur américain Richard Gere.

* Et la communauté internationale dans tout ça?

- Un combat très médiatique. Les Tibétains bénéficient depuis longtemps de la sollicitude des media occidentaux. Le soutien actif et répété à la cause tibétaine de stars hollywoodienne ont permis de populariser la situation du Tibet. Björk, Richard Gere, pour ne citer qu’eux, mettent leur notoriété au service de la cause tibétaine (la cause des Ouïgours du Xinjiang n’a en revanche toujours pas trouvé de hérauts crédibles).

- L’attitude du Comité international olympique et de nombreux responsables politiques sème le trouble. Jacques Rogge, président du Comité se dit préoccupé par les violences perpétrées par les autorités de Pékin. Il affirme être engagé dans une « diplomatie silencieuse » avec le gouvernement chinois sur la question des droits de l’Homme. Ces déclarations interviennent en tout cas très tardivement, après dix jours de violences…

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Hu Jintao et Nicolas Sarkozy.

L’attitude de la France brille aussi par sa modération à l’encontre des autorités chinoises. Nicolas Sarkozy appelle à « la retenue et à la fin des violences par le dialogue au Tibet », dans un communiqué (et ce après la publication d’un sondage démontrant que les Français souhaitent majoritairement un boycott politique de la cérémonie d’ouverture des jeux). Mais là encore, cette déclaration est tardive et fait suite aux propos ambigüs du ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, pour lequel, « quand on prend des décisions économiques, parfois c’est aux dépens des droits de l’homme; ça, c’est le réalisme élémentaire. » Sur le plateau du journal télévisé de France 2, il revient même sur les efforts récents des autorités chinoises dans le domaines des droits de l’homme. C’est peut-être ça l’ouverture sauce Sarkozy, dire le contraire de ce à quoi l’on a cru tout au long de sa carrière…

La crise du Tibet place la diplomatie du président de la République dans une situation délicate, alors qu’il avait fait de la défense des droits de l’homme son cheval de bataille au cours de la campagne présidentielle. Ces dernières heures, le gouvernement corrige le tir (sous la pression des media), mais cette attitude tardive ne parvient pas à faire oublier les atermoiements initiaux.

L’attitude française tranche avec les positions adoptées par le Royaume Uni et l’Allemagne. D’abord muet, Gordon Brown a annoncé qu’il recevrait le dalaï-lama, au grand mécontentement de Pékin. Berlin a annoncé le gel de discussions bilatérales avec la Chine sur les questions de « développement », en signe de protestation face aux violences au Tibet.

Le pape Benoît XVI, quant à lui, a tenu des propos suffisamment vagues et lénifiants dans son message pascal pour qu’ils n’aient aucun impact. Pour le souverain pontife, la Chine représente un gigantesque terrain de diffusion du catholicisme à l’heure où la pratique régresse en Europe. Aussi, il serait malvenu d’indisposer Pékin avec une condamnation trop ferme des violences.

 

Un manifestant de Reporters sans frontières pendant l’allocution du responsable olympique chinois, le 24 mars 2008 à Olympie.

- le rôle des organisations non gouvernementales.

En Grèce à Olympie, des militants de l’association Reporters sans Frontières (RSF) ont réussi à perturber la cérémonie d’allumage de la flamme des jeux Olympiques de Pékin, malgré un important dispositif policier. Trois hommes, dont le secrétaire général de RSF, Robert Ménard, ont tenté de s’approcher de la tribune pendant le discours du responsable chinois du Comité d’organisation des jeux (Bocog), Qi Liu.

Ces organisations n’ont de cesse de dénoncer les atteintes aux droits de l’homme en Chine. Les journalistes et opposants politiques emprisonnés peuplent les geôles chinoises. Aussi RSF appelle à « Boycotter le pays qui piétine les droits de l’Homme »

http://www.dailymotion.com/video/x4pz9v

Un bel exemple de manipulation médiatique. La vision des violences par les media chinois. Ici, les violences ne sont que le fait des Tibétains. La présence militaire et les violences perpétrées par les autorités sont niées.

* Boycott ou pas boycott?

Un boycott pur et simple des jeux ne semble plus à l’ordre du jour (dommage?). En revanche, des manifestations de protestation lors de la cérémonie d’ouverture semblent envisageables. Les Français souhaitent de leurs voeux, si l’on en croit les sondages un boycott politique, mais pas sportif. Certes, les athlètes jouent souvent leur carrière lors de ces événements; il n’empêche que le sport n’est pas une bulle en dehors de la société. Les sportifs sont aussi des citoyens…

Les tueries actuelles sur le toit du monde ne sont pas sans rappeler d’autres pages sinistres de l’histoire, au cours desquelles la situation politique vient endeuiller des manifestations sportives: le massacre de la place des Trois Cultures le 2 octobre 1968, quatre jours seulement avant l’ouverture des Jeux de Mexico ou encore la réception de la coupe du monde de football par l’Argentine en pleine dictature militaire (1978). Les délégations et les journalistes s’étaient rendus dans le pays en promettant d’évoquer les disparitions et les atteintes aux droits de l’homme. Sur place, ils ne brillèrent que par leur silence assourdissant. L’histoire ne se répète pas… espérons le.

Sources:

- Libération.

- Le Monde

- Les dépêches AFP.

Liens:

- Retour rapide sur l’histoire du Tibet sur le blog.

- Quand la politique s’invite aux JO. L’article du blog consacré aux rapports entre JO et politique.

- Ces stars qui soutiennent le Tibet – Diaporama photo L’Express

- Des nouvelles d’Asie. Une mise au point d’une grande clarté sur la situation géopolitique de l’Asie orientale sur le blog d’E. Augris.

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Retour rapide sur l’histoire du Tibet.

Posté par bricabraque le 24 mars 2008

Retour rapide sur l'histoire du Tibet. dans approfondir 1145611398  

Fuite du dalaï-lama vers l’Inde (1959).

 En ce mois de mars 2008, des manifestations importantes de moines bouddhistes ont lieu à Lhassa afin de protester contre l’occupation chinoise. A cinq mois des JO de Pékin, ces manifestations apparaissent comme un défi aux autorités chinoises. Le Parti Communiste Chinois redoute que les JO servent de caisse de résonance à tous les défenseurs des droits de l’homme en Chine. Revenons dans cet article en deux parties sur l’histoire du Tibet.

Le dalaï-lama est le plus haut chef religieux bouddhiste du Tibet. Installé à Lhassa, dans le palais du Potala, c’est aussi le chef temporel du pays. Cette institution remonte au XVème siècle. Lorsqu’un dalaï-lama s’éteint, on cherche sa réincarnation: un enfant exceptionnel auquel on enseigne les connaissances des moines tibétains (les lamas). Début XVIIème apparaît le panchen-lama, le second chef spirituel.

A partir du XVIIIème siècle, les empereurs chinois établissent un protectorat sur le Tibet. Au début du XXème siècle, la région devient un enjeu important pour l’Inde et la Chine. Désormais, deux politiques s’affrontent au Tibet: une proanglaise, représentée par le dalaï-lama, une prochinoise défendue par le panchen-lama. En 1911, avec l’aide des Anglais, les Tibétains se débarassent de la garnison chinoise et le dalaï-lama, destitué par les Chinois l’année précédente, réfugié en Inde, est restauré.

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Tenzin Gyatso, le quatorzième dalaï-lama en 1950 (il a cinq ans).

Avec l’accession à l’indépendance de l’Inde et le départ des britanniques, les rapports de force dans la région sont renversés. La Chine, devenue communiste en 1949, déploie dès 1950 des troupes dans la région du Tibet. Le 7 octobre  1950, plus de 30 000 soldats passent la frontière et disposent aisément de la modeste armée tibétaine. Le jeune dalaï-lama (il n’a que 16 ans) est contraint de signer un traité le 23 mars 1951, qui entérine l’occupation militaire chinoise du Tibet.

La Chine s’arroge le droit de diriger la politique étrangère du pays et s’engage en contrepartie à respecter les croyances populaires et l’autonomie régionale du peuple tibétain. Simples promesses non respectées, puisque dès 1952, les soldats chinois se lancent dans la destruction systématique des monastères du pays.

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En 1954, le panchen lama, Mao Zedong et le dalaï-lama à Pékin.

A partir de 1955,une guérilla antichinoise, menée par les montagnards Khampas, s’organise au Tibet. Une rébellion générale éclate à Lhassa dans la nuit du 19 au 20 mars 1959. La manifestation rassemble dans la capitale des milliers de Tibétains qui réclament l’indépendance. L’armée chinoise, dites de « libération nationale » (sic), écrase ce soulèvement dans un bain de sang. Selon les estimations chinoises, en trois jours, près de 87 000 Tibétains sont massacrés. Le 16 mars, le dalaï-lama s’enfuit en Inde avec son gouvernement et 80 000 Tibétains.

L’emprise chinoise sur le Tibet se renforce encore. Le statut de région autonome concédé en 1965 n’y change rien et une répression sévère continue de sévir jusqu’à aujourd’hui.  Depuis son refuge indien de Dharamsala, Tenzin Gyatso, le quatorzième dalaï-lama, dirige un gouvernement en exil. L’occupation chinoise du pays (avec l’envoi de nombreux fonctionnaires et militaires) est très mal perçue par les Tibétains. A partir de 1987, les émeutes antichinoises reprennent. Elles atteignent leur paroxysme en 1989. Une répression impitoyable s’abat à nouveau et provoque des dizaines de morts, tandis que la loi martiale est rétablie.

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Détournement du slogan des JO de Pékin One world one dream free Tibet.

Or, ce 10 mars, le dalaï-lama commémore le 49ème anniversaire de son exil. Il s’insurge contre « les violations énormes et inimaginables des droits de l’homme » commises par la Chine eu Tibet depuis cinquante ans. Constatant que les « Tibétains vivent en permanence dans la peur ». Quelques heures plus tard, des centaines de moines manifestaient à Lhassa sous les grenades lacrymogènes. Ces protestations contre la colonisation chinoise du Tibet sont fréquentes, mais l’ampleur des marches actuelles est exceptionnelle. La réponse des autorités de Pékin ne se fait pas attendre, une répression impitoyable et sanglante. Nous évoquerons plus longement ces événements, sur fond d’organisation des JO, dans un prochain article. 

Sources:

- « Le petit Mourre. Dictionnaire d’histoire universelle », Bordas, 2006.

- « Les docs de l’actu. Les 100 dates-clés de l’histoire du 20è siècle ».

Liens:

- 7 octobre 1950 : invasion du Tibet sur le Boomer Cafe.

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Etude de cas en Terminale STG: la Chine.

Posté par bricabraque le 17 février 2008


La Chine s’étend sur 9,5M de km², le troisième mondial en terme de superficie. Surtout, il s’agit du pays le plus peuplé puisqu’il concentre près de 25% de la population terrestre (1,3 milliard d’hb). Depuis l’ouverture économique du pays à la fin des années 1970,
la Chine est devenue  une puissance mondiale majeure et un acteur crucial du développement économique en Asie. 

Etude de cas en Terminale STG: la Chine. dans Asie CHINE-I-_Converti_   Cette croissance économique s’accompagne d’un régime politique dictatorial, dont ne profite vraiment que les espaces littoraux à l’est du territoire.    I.                    Une puissance majeure de l’aire asiatique. 

  1. un géant démographique et politique. 

* Forte de son 1,3 milliard d’habitants,
la Chine dispose d’une force de travail et d’un marché de consommation intérieur considérable. Dans les années 1980, les autorités chinoises mènent une politique antinataliste, la « politique de l’enfant unique » qui pousse les familles à limiter leur descendance, sous peine de sanction financière.

 * L’influence politique de la Chine n’est pas négligeable depuis qu’elle est membre du conseil de sécurité  de l’ONU en 1971 (elle y est la seule puissance asiatique).
Elle dispose d’une armée moderne. Puissance atomique, elle se lance aujourd’hui dans la conquête spatiale. Elle entend devenir le poids lourd  de la zone asiatique. Les tensions subsistent entre
la Chine et l’île de Taiwan, refuge des nationalistes chinois depuis 1949 à la fin de la guerre civile remportée par les communistes. 

2. une puissance économique en gestation. 

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* La Chine connaît depuis les années 1990 une croissance exceptionnelle de plus de 8% par an, un rythme beaucoup plus rapide que celui des pays dela Triade. Désormais quatrième puissance mondiale derrière les EU, le Japon et l’Allemagne et la troisième puissance commerciale avec 8% des échanges mondiaux.

 * Aujourd’hui, elle est le principal pays-atelier de la planète, bénéficiant des bas coûts de sa main d’œuvre qui favorise l’installation d’industries exportatrices. Le pays produit 70% des jouets mondiaux, 50% des ordinateurs portables et 20% du textile. 

3. Les facteurs de la puissance. 

* A la fin des 1970’s, les autorités chinoises abandonnent le modèle économique collectivisé typique des économies communistes et adoptent progressivement les règles du capitalisme économique afin de rattraper le retard avec l’Occident. L’initiative privée est encouragée et on parle désormais d’ « économie socialiste de marché ».   

- Au cours des années 1980, des zones économiques spéciales sont créées dans les régions littorales, notamment dans le sud, pour accueillir les capitaux étrangers : Hainan, Zhuhai, Shenhen, Shantou, Xiamen, Pudong… 

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 - Ces ZES se transforment en de gigantesques ateliers de fabrication industrielle. 
La Chine devient un des principaux pays d’accueil des IDE (investissements directs étrangers attirés par une main d’œuvre peu onéreuse et un marché potentiel très important). De puissantes multinationales prospèrent : TCL dans l’électroménager, l’informatique également avec le rachat récent d’IBM. 
L’adhésion de la Chine à l’OMC en 2001 confirme cette stratégie d’ouverture mondiale de
la Chine. 

* En revanche, dans le domaine politique, le régime chinois reste monopolisé par le parti communiste et reste une dictature (censure, emprisonnements des opposants politiques…). 

II.                 De forts déséquilibres subsistent. 

  1. des déséquilibres territoriaux. 

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Carte trouvée sur: http://www.ladocumentationfrancaise.fr/cartotheque/produit-interieur-brut-par-habitant-chine-2001.shtml

* la Chine littorale représente 14% de la surface du pays, mais concentre 40% de la population, 2/3 du PIB et 9/10 des investissements étrangers et du commerce extérieur. C’est le littoral, ouvert sur le monde qui porte la croissance chinoise. 

 * Trois zones urbaines dominent ces espaces littoraux : 

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L’idéal olympique selon les autorités chinoises.

- Pékin, Tianjin diversifient leurs activités industrielles. La première joue un rôle politique majeur en tant que capitale. Par ailleurs, elle mise sur les J.O. qu’elle accueille cette année. 

- Shanghaï et ses 12 millions d’habitants reste le grand centre économique et culturel. Elle accueille un gigantesque port, qui profite de la diversité industrielle de la ville.

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Pudong, le quartier des affaires de Shanghai.

-          La province du Guangdong au sud du pays profite tout particulièrement de l’ouverture (11% du PIB) avec Canton-Shenzhen-Hongkong. Il s’agit de la deuxième place financière asiatique derrière Tokyo. Il s’agit enfin d’un grand centre technologique qui se spécialise dans les NTIC. 

* la Chine intérieure est densément peuplée (43% de la population vit sur le quart du territoire). Il s’agit d’espaces avant tout ruraux.  * la Chine de l’ouest reste un espace marginal, aux densités faibles dans les vastes étendues désertiques et élevées de l’ouest (Xinjiang, Tibet). Elle se trouve en marge de la mondialisation. L’Etat y mène une politique de fronts pionniers.

2. Les déséquilibres sociaux. 

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* Une fracture très nette existe entre les populations concentrées sur le littoral qui profitent de l’ouverture du pays, s’enrichissent, et une population rurale encore majoritaire (60% de la population) et qui ne profite pas de la croissance.  Dans les métropoles, si une classe moyenne importante apparaît, les salaires moyens restent très faibles et les conditions d’existence restent difficiles pour de nombreux salariés. 

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Carte trouvée sur http://www.ladocumentationfrancaise.fr/cartotheque/chine-idh-2003.shtml

* Les inégalités de richesse expliquent la faiblesse de l’IDH de la Chine : 0,76 (au 85è rang mondial) et les migrations massives de paysans pauvres vers les villes littorales. Ces « populations flottantes » représenteraient près de 150 M d’individus, difficiles à gérer pour les autorités.   

* La grande pauvreté persiste à un niveau très inquiétant puisque la moitié de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. D’autre part, compte tenu du nombre d’emploi, la croissance économique ne permet une création suffisante d’emploi et le chômage s’avère préoccupant (5% officiellement, mais plus vraisemblablement 10 à 15%). 

 Liens:- superbe dossier consacré à la Chine sur Curiosphere.tv.

- Des statistiques récentes sur la Chine.

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Presentation powerpoint: l’affirmation du Tiers-Monde et son échec.

Posté par bricabraque le 27 janvier 2008

 Presentation powerpoint: l'affirmation du Tiers-Monde et son échec. dans décolonisations TitoNehruNasser

Nasser, Tito et Nehru.

Téléchargez le diaporama sur l’affirmation du Tiers-Monde et son échec.

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Diaporama sur les décolonisations africaines.

Posté par bricabraque le 26 janvier 2008

Diaporama sur les décolonisations africaines. dans décolonisations kwame

 Kwama N’Krumah et Martin Luther King.

Téléchargez la présentation powerpoint sur les décolonisations africaines projeté en cours.

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L’Algérie depuis 1962.

Posté par bricabraque le 25 janvier 2008

L'Algérie depuis 1962. dans Afrique 2280321 

Ahmed Ben Bella et Houari Boumediene.

Le 20 septembre 1962, une assemblée constituante investit le gouvernement dirigé par un des fondateurs du FLN, Ahmed Ben Bella. La constitution de 1963 instaure le parti unique (le FLN). Désormais, l’armée arbitre la vie politique, fait et défait les prétendants au pouvoir, souvent issus de ses rangs. Le colonel Boumediene renverse Ben Bella et accapare le pouvoir de 1965 à 1978, avant d’être chassé à son tour par le colonel Chadli (1978-1992).

Après 1962, l’Algérie est réorganisée selon un modèle  socialiste :

- les ressources en hydrocarbures du Sahara, passées sous le contrôle de l’Etat, permettent de financer le développement du pays. Les deux chocs pétroliers de 1973 et 1979 profitent au pays qui exporte une grande partie de sa production (accroissement des recettes).

- l’Etat nationalise les entreprises et donne la priorité à l’industrialisation. Il investit massivement dans ce secteur et planifie la production. L’accent est mis sur les industries lourdes (raffinage, chimie, sidérurgie), capables d’entraîner, par leur développement, la création d’autres industries (de consommation) : stratégie des « industries industrialisantes ».

- l’agriculture est réorganisée avec une révolution agraire qui redistribue les terres.

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C’est à la conférence des Non-alignés à Alger que sont nées les revendications pour le Nouvel ordre économique international (NOEI). (Source: http://www.g77.org/40/gallery.htm)

Les résultats de ces politiques s’avèrent décevants :

- Les faibles rendements agricoles ne permettent pas au pays d’atteindre l’indépendance alimentaire. La croissance démographique très rapide aggrave le phénomène et, au milieu des 1980’s, l’Algérie importe 80% de sa consommation alimentaire.

- La priorité accordée à l’industrie lourde pénalise les industries de biens de consommation. Ainsi les produits de première nécessité manquent dans les magasins. L’Algérie doit importer massivement. L’endettement s’accélère et la diminution brutale des revenus pétroliers (« contre-choc pétrolier ») dans les années 1980 accuse encore ces difficultés.

Bref, au cours des années 1980, le mécontentement grandit fortement. Le chômage frappe une jeunesse nombreuse et pour laquelle les perspectives se limitent souvent à l’immigration. Les pénuries entraînent le développement du marché noir et aggrave l’inflation. Le pouvoir monopolisé par un parti-Etat (le FLN) autoritaire pratique une corruption généralisée qui ne profite qu’aux privilégiés du parti.

Dans ces conditions, la protestation grandit :

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Manifestation lors du « printemps berbère » de 1980.

- Dès 1980, la communauté berbère de Kabylie, opposée à la conception arabo-islamiste du pouvoir à Alger, remet en cause l’Etat-FLN lors de manifestations en avril. Les jeunes berbères réclament une reconnaissance de leurs spécificités culturelles, leur langue notamment. Ce « printemps berbère » est violemment réprimé par le pouvoir en avril et mai.

- le mécontentement profite surtout au mouvement islamiste en plein essor. Sa popularité est grande auprès des populations pauvres, auxquelles il propose une aide matérielle.

- en 1988, les « émeutes de la faim » à Alger, illustrent le manque criant des produits de première nécessité et le désarroi croissant de la population. Une répression cruelle provoque le décès de centaines de personnes.

Face à cette remise en cause du pouvoir, celui-ci est contraint de libéraliser le régime. Ainsi,
la Constitution de 1989 instaure le multipartisme et remet en cause le monopole du FLN. L’économie est ouverte à l’entreprise privée.

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La madone de Bentalha.

Or, les islamistes tirent profit de cette ouverture et triomphe dans ce contexte difficile. Le Front Islamique du Salut (FIS) remporte ainsi une victoire éclatante aux élections de 1991. Il est privé de sa victoire et mis hors la loi par un violent coup de force militaire en 1992. Le courant islamiste bascule alors dans la lutte armée. Une décennie de guerre civile sanglante s’ouvre alors entre l’Etat et l’armée algérienne opposés aux militants islamistes du FIS, du Groupe islamique armé (GIA) qui pratiquent la terreur contre les populations civiles. Ces affrontements auraient fait près de 150 000 morts.

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Le président Bouteflika.

Les tentatives de démocratisation du régime actuel restent timides. Les élections présidentielles remportées par A. Bouteflika en 1999 et 2004, sur le thème de réconciliation nationale, sont marquées par une fraude électorale massive. La presse subit toujours la censure et l’influence de l’armée dans le domaine politique ne faiblit pas.

Dans le domaine économique, les réformes libérales adoptées ces dernières années accusent encore les inégalités sociales dans une société en crise. Le poids de l’islamisme reste fort.

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Diaporama sur les décolonisations asiatiques.

Posté par bricabraque le 21 janvier 2008

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Le leader nationaliste Sukarno.

Téléchargez le diaporama sur les décolonisations asiatiques.

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La guerre d’Indochine (1946-54) :

Posté par bricabraque le 21 janvier 2008

 La guerre d’Indochine (1946-54) : dans Asie indo4

 Les occasions manquées :

 * L’Indochine française :  La colonisation française en Indochine remonte à la fin du XIXème siècle (vers 1875), mais elle ne permit jamais vraiment sa pacification totale (révoltes fréquentes). Cette colonie se compose de 5 territoires : le Tonkin, l’Annam et la Cochinchine peuplés de Vietnamiens ; le Laos (Laotiens) et le Cambodge (Khmers). 

 Au Tonkin, le Vietminh, mouvement nationaliste ancien, fondé par le communiste Hô Chi Minh, a commencé la lutte contre la France dès les années 30. Mais pendant la guerre, il lutte contre les Japonais. A la fin du conflit, il proclame l’indépendance de la République démocratique du Vietnam.

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Ho Chi Minh (à droite), en compagnie du génial stratège Vo Nguyen Giap.  

* De 1945 à la fin 1946, la France louvoie entre négociation et répression : 

 En mars 1946, les accords Sainteny-Hô Chi Minh reconnaissent le Vietnam comme « un Etat libre au sein de l’Union française ». Mais les arrière-pensées continuent : Hô veut unifier les trois provinces vietnamiennes ; les colonialistes français (dont le gaulliste Thierry d’Argenlieu) créent, contrairement aux accords, une République de Cochinchine.

Les incidents se multiplient. La France bombarde le port d’Haïphong et fait 6000 morts en novembre, les Vietnamiens ripostent en massacrant des Européens en décembre. C’est la guerre…

 dans notions et définitions 

Soldats français blessés à la bataille de Diên Biên Phu (mai 1954).

La guerre :

 * De 1946 à 1950, la guerre coloniale oppose l’armée française, moderne, et une troupe de « va-nu-pieds » qui devient une armée disciplinée et inventive sous les ordres du général Giap. * Après 1950, le contexte de guerre froide transforme le conflit. Les Vietnamiens sont aidés par l’URSS et la Chine. Les Français sont soutenus par les Américains, qui voient dans le conflit une tentative de conquête communiste, comme en Corée. Ils lui fournissent armes et capitaux. L’opinion française est peu concernée par cette guerre lointaine, menée par la seule armée de métier. 

* La défaite française:

L’ offensive de Diên Biên Phu se traduit par un désastre, le 7 mai 1954. Le gouvernement Mendès-France et le Vietminh signent, fin juillet 1954, les accords de Genève : le Vietnam Nord, communiste, est indépendant ; le Vietnam  Sud, sous tutelle française, doit se prononcer 2 ans plus tard sur une éventuelle réunification avec le Nord. Le Laos et le Cambodge sont indépendants. Les Américains, restés sur place, poussent le Sud à se proclamer Etat  indépendant. Ils prennent le relais de la France …

Liens:

-7 mai 1954, la chute de Diên Biên Phu sur Boomer-cafe.net.

- Un excellent article (comme d’habitude) de R. Tribouilloy sur son blog.

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Diaporama: de la décolonisation au Tiers Monde.

Posté par bricabraque le 20 janvier 2008

 Diaporama: de la décolonisation au Tiers Monde. dans décolonisations gandhi2

Gandhi et Nehru.

Téléchargez la première partie du diaporama consacré à la décolonisation.

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La guerre d’Algérie.

Posté par bricabraque le 19 janvier 2008

La guerre d’Algérie.  dans Afrique

Arrestations durant la bataille d’Alger.

De nombreux liens vers les archives de l’INA consacrés à la guerre d’Algérie en cliquant sur les groupes de mots en couleur.

La présence française en Algérie remonte à 1830. Il s’agit d’une colonie très particulière aux yeux de la métropole :

- c’est la seule colonie de peuplement de l’Empire français. Une population d’origine européenne, les pieds noirs, y vit, 1 millions de personnes, pour 8 millions d’arabes et de berbères.

- son territoire est divisé en trois département, directement rattachés à la métropole.

* Mais, pas plus qu’ailleurs, les autochtones n’ont de droits et les inégalités sociales et économiques y sont énormes.

   Le nationalisme algérien se développe tardivement, en raison de l’ancienneté de la colonisation d’un territoire qui ne fut jamais indépendant. Entre les deux guerres, il est balbutiant. La seconde guerre mondiale accélère le développement du sentiment national. Les Américains, présents sur place, encouragent les mouvements nationalistes.

D’autres influences jouent un rôle non négligeable dans l’essor du mouvement au lendemain du conflit: l’islam représente un élément fédérateur et identitaire clef, l’ONU devient une tribune remarquée pour les nationalistes algériens, enfin les pays arabes voisins attisent aussi le feu sous la cendre.Les massacres de Sétif, le 8mai 1945 représentent une prise de conscience fondatrice. Après 1945, les mouvements se structurent: à l’Union Du Manifeste Algérien (UDMA) de Ferrhat Abbas, succède le Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD) de Messali Hadj. C’est à partir de ce groupe que se constitue, par scission, le Front de Libération Nationale (FLN), créé en 1954 par de jeunes hommes (Ahmed Ben Bella, Krim Belkacem, Hocine Aït Ahmed, Mohammed Boudiaf, etc.).

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Les chefs historiques du FLN. 

La guerre éclate à la Toussaint 1954 (« la Toussaint rouge). Le FLN se signale par des attentats et une action de guérilla. Elle s’amplifie de 1955 à 1956. Le président du conseil Edgar Faure y envoie le contingent en 1955.  Son successeur, Guy Mollet, élu pour faire la paix en Algérie, enfonce en fait  le pays dans la guerre et couvre les exactions de l’armée, sous couvert de « pacification ». L’armée gagne la « bataille d’Alger » en utilisant la torture. Gangrenée par l’extrême droite, elle bafoue le droit international (arraisonnement de l’avion de Ben Bella en 1956, bombardement de Sakhiet en 1958).

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Le lieutenant Le Pen participe activement à la bataille d’Alger.  

  La France est rongée par le cancer algérien (1957-58).

- Elle affronte une grave crise morale face à l’emploi de la torture d’une part et, de l’autre, à l’action des « porteurs de valises ».  - Le coût de la guerre est énorme : financier et économique, moral, international (le pays est régulièrement condamné par l’ONU).  * L’impuissance politique est totale : dès qu’un gouvernement aborde la question, il tombe ! De mai 1957 à mai 1958, 4 gouvernements se succèdent. Le 13 mai 1958, doit être investi par l’Assemblée nationale le gouvernment de Pierre Pflimlin, réputé favorable à des négociations en Algérie. A Alger, les Pieds Noirs et les partisans de l’Algérie française, aidés par l’armée qui aurait dû les en empêcher, créent un Comité de Salut Public et prennent d’assaut les bâtiments officiels. La foule acclame très vite … de Gaulle!!! Ce dernier et ses partisans, au courant de la tentative d’insubordination, deviennent le recours. Le 13 mai et les conditions de l’arrivée au pouvoir de De Gaulle sont, aujourd’hui encore, l’objet d’une polémique et de diverses interprétations. Le 1er juin 1958, le général devient le Président du Conseil et son gouvernement est investi par l’Assemblée, qui l’autorise à préparer une nouvelle constitution. La IVème République vit ses derniers jours.    algerie-de_Gaulle1958 dans TCFE Manifestation de pieds noirs à Alger le 23 mai 1958, les portraits de De Gaulle sont brandis.

* De Gaulle mène politique opportuniste. Logiquement appelé par les partisans de l’Algérie française. Dès son investiture, il va à Alger (« je vous ai compris ») et lance un programme de réformes (plan de Constantine). Pendant un an, il se mure dans le silence et, en septembre 1959, il se prononce pour l’autodétermination du peuple algérien. Les partisans de l’Algérie française se sentent trahis et, dès lors, la guerre devient une guerre à trois…   

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* La guerre à trois : le FLN et les « porteurs de valise », le pouvoir, les partisans de l’ « Algérie française » : pieds noirs (et après 1961, l’OAS) et une partie de l’armée. Ces derniers fomentent 2 rébellions : la « semaine des barricades » en janvier1960 ; le « putsch des généraux » en avril 1961, qui, mal préparé, échoue grâce à la poigne de DG et à la fidélité des appelés du contingent. 

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Le « putsch des généraux » en avril 1961.

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Une manifestation organisée par le PCF est réprimée impitoyablement par les forces de l’ordre sous l’autorité de Maurice Papon. Au niveau du métro Charonne, huit manifestants ne se reléveront pas.

  * La guerre justifie un net recul des libertés: l’article 16, appliqué lors du putsch; censure, manifestations interdites, police musclée, ratonnades d’octobre 1961 et rôle de M. Papon, Charonne (février 1962).  

  * Il faut terminer la guerre: la 1ère conférence d’Evian (mai 1961) échoue, mais pas la 2ème : elle aboutit aux accords d’Evian (le 18 mars 1962).Les accords : cessez-le-feu ; garanties pour les Européens ; droits français sur les hydrocarbures algériens pendant 5 ans ; bases militaires pour 3 ans.  Le 3 juillet 1962, l’indépendance de l’Algérie est proclamée par le FLN et son bras armé l’Armée Nationale de Libération (ALN). L’accès à l’indépendance se déroule dans un climat de violence : les pieds noirs sont contraints au départ vers la France, tandis que nombre de Harkis, des soldats algériens combattants dans l’armée française, sont massacrés. Ben Bella devient Président de la République, mais il est renversé en 1965 par un coup d’Etat militaire qui place au pouvoir le chef de l’ALN, Houari Boumediene.  

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Scènes de liesse à Alger après la signature des accords d’Evian.

Le bilan du conflit s’avère très lourd : près de 500 000 victimes côté algérien pour 25 000 soldats français, des milliers de Harkis massacrés. L’économie algérienne est profondément désorganisée par la guerre (destruction d’infrastructures, cultures anéanties) et le départ des pieds-noirs qui détenaient les postes clefs.

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Les impacts de balles sur la DS présidentielle après l’attentat du Petit Clamart, le 22 août 1962.

La révision institutionnelle de 1962 en France est aussi une conséquence de la guerre d’Algérie. L’OAS poursuit DG de sa haine et multiplie les attentats. L’un d’eux, l’attentat du Petit  Clamart (août 1962), faillit lui être fatal. DG a peur que le régime qu’il a créé soit moins légitime s’il meurt. Il propose alors l’élection du Président de la République au suffrage universel direct, pour qu’il soit l’élu du peuple. Mais les parlementaires, dépossédés d’une de leurs prérogatives, refusent et mettent en minorité le gouvernement (vote d’une motion de censure, droite et gauche confondues). DG dissout l’Assemblée nationale et oblige les députés à défendre son projet :  élections de 1962 ; referendum. 

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Le 20 septembre, une assemblée constituante investit le gouvernement dirigé par un des fondateurs du FLN, Ahmed Ben Bella. La constitution de 1963 instaure le parti unique (le FLN). Désormais, l’armée arbitre la vie politique, fait et défait les prétendants au pouvoir, souvent issus de ses rangs. Le colonel Boumediene renverse Ben Bella et accapare le pouvoir de 1965 à 1978, avant d’être chassé à son tour par le colonel Chadli (1978-1992).

Liens:

- Des pistes sur le site des Rendez-vous de l’histoire 2002.  

- Le récit instructif d’un ancien d’Algérie ayant servi sous les drapeaux, de 1955 à 1957.

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