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1949: l’Indonésie accède à l’indépendance.

Posté par bricabraque le 16 janvier 2008

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Une délégation d’Indonésiens à l’ONU en 1947.

Les Japonais font la conquête de l’Indonésie en 1942, territoire contrôlé depuis le XVIIème siècle par les Néerlandais. Aussitôt ils proscrivent les langues occidentales et lancent une intense propagande anti-occidentale. Les leaders nationalistes Hatta et Sukarno sont libérés. Ce dernier est le fondateur du parti nationaliste indonésien (1927), emprisonné par les Néerlandais depuis 1933.

Cette stratégie nippone vise avant tout à rallier les Indonésiens, les inciter à collaborer. Mais, rapidement, face au pillage économique de l’archipel par les Japonais, les premiers heurts interviennent. Alors que le Japon a capitulé, Sukarno proclame l’indépendance de l’Indonésie, le 17 août 1945. Les Indonésiens s’emparent des postes clefs, promulguent une constitution. Ils entendent ainsi construire un Etat avant le retour probable des Néerlandais.

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Sukarno.

Les Anglais débarquent dans l’archipel le 16 septembre 1945, avec les Néerlandais à leur suite. Les affrontements se multiplient et les Hollandais rétablissement leur autorité partout où ils le peuvent. Les Anglais se retirent rapidement de ce guêpier, tandis que les Etats-Unis font pression sur les Néerlandais afin qu’ils ne s’engagent pas dans un processus de recolonisation.

Les Hollandais doivent transiger. Ils proposent la création d’un Commonwealth indonésien. Un accord de novembre 1946 donne naissance à une fédération batavo-indonésienne dont le chef serait la reine des Pays-Bas. Cette formule fédérale est retenue, les Hollandais espérant ainsi diviser pour mieux régner.

 Aux Pays-Bas, cette décision ne passe pas. Les lobbys conservateurs favorables à la colonisation s’insurgent face à ce qu’ils considèrent comme une reculade pitoyable. Le 21 juillet 1947, les troupes néerlandaises lancent une offensive pour reconquérir l’archipel. Un cessez-le-feu intervient le 3 août. L’Indonésie est sous contrôle.

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Sukarno et Marilyn Monroe en 1962.

Pendant près de deux ans (1947-1949), les Néerlandais tentent de s’imposer, quitte à utiliser la force face à une population majoritairement hostile. La pression internationale pèse alors de tout son poids :

- l’ONU, qui condamne le colonialisme dans sa charte, dénonce l’attitude des Pays-Bas.

- Les EU, première colonie à accéder à l’indépendance, menacent de refuser l’aide matérielle du plan Marshall en cas d’entêtement néerlandais.

- L’URSS condamne par principe l’impérialisme capitaliste et occidental.

- De nombreux pays asiatiques boycottent les Pays-Bas par solidarité avec les Indonésiens.

Dans le même temps, la guérilla sévit avec rage. Les Néerlandais doivent négocier. Un accord, signé à La Haye  le 23 août 1949, reconnaît l’indépendance des Indes néerlandaises orientales.

Lien:

- une biographie de Sukarno sur le blog de Jérôme Picq.

- la création des Etats-Unis d’Indonésie, par World Perspective monde.

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L’indépendance de l’Inde (1945-47)

Posté par bricabraque le 9 janvier 2008

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Jawaharlal Nehru ET Mohammad Ali Jinnah. — The Hindu Photo Archive

Une indépendance programmée :

* L’essentiel du travail a été mené avant 1939 par les nationalistes indiens du Parti du Congrès, mené par Gandhi et son disciple Nehru. Le parti adopte la stratégie de Gandhi de « non coopération » pacifique, qui se caractérise par une grève de l’impôt, un boycott des produits britanniques, des marches de protestations non-violentes et des sit-in. Tactique payante puisqu’il arrache à la métropole britannique l’Indian Act de 1935.  En 1942, l’offensive japonaise et la poussée nationaliste incitent Londres  à transformer l’Inde en dominion. Proposition refusée par les Indiens. 

 Le parti du Congrès vote en 1942 la résolution Quit India, « Quittez l’Inde ».

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Nehru et Gandhi, les dirigeants du parti du congrès.

Au lendemain du second conflit mondial, les Britanniques, conduits par le travailliste Clement Attlee, semblent résignés à l’indépendance. 

* Les négociations se déroulent entre Gandhi et Nehru pour le Parti du Congrès, Lord Mountbatten, vice-roi des Indes, pour les Britanniques. Gandhi et Nehru entendent créer un Etat unitaire, multi religieux, neutraliste. Mais tout se complique avec la volonté des Indiens musulmans, minoritaires, rassemblés dans la Ligue musulmane d’Ali Jinnah, de se rassembler dans un Etat séparé des Hindous, majoritaires.

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Gandi et le vice-roi des Indes, représentant de la métropole en Indes, Lord Mountbatten.

Une guerre civile : 

* Hindous et Musulmans s’affrontent en une guerre religieuse et civile (aiguisée par Londres, qui espère en tirer des avantages) de 1946 à 1947, ce qui pousse Atlee à accélérer le transfert de pouvoir. En août 1947, c’est la partition du pays. Deux Etats apparaissent :      

 - la majeure partie constitue l’Union indienne, à majorité hindoue ; 

      - au Nord-Ouest (vallée de l’Indus) et à l’Est de l’Inde (Bengale), là où les musulmans dominent, se constitue le Pakistan, dont les deux parties sont distantes de 1800 km…

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 Carte de la partition de l’Inde en 1947

* La guerre fait plus d’un million de morts, dont Gandhi, assassiné par un fanatique hindou (janvier 1948) qui réclame la création d’un Etat exclusivement hindou (hindoustan). On assiste à de gigantesques transferts de populations (plus de dix millions de personnes), accompagnés de terribles massacres.

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Des réfugiés musulmans essayant par tous les moyens de rejoindre le Pakistan lors de l’exode en 1947.
(Photo : AFP)

Le Pakistan se sépare de sa partie orientale en 1971 pour devenir le Bangladesh. 

Lien vers une courte video sur le site de l’INA: « L’Inde un après l’indépendance« .

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La répression en Amérique latine: le plan condor.

Posté par bricabraque le 13 décembre 2007

La répression en Amérique latine: le plan condor. dans Amérique latine / centrale pinochet 

Pinochet, dictateur du Chili de 1973 à 1990.

 

Dans le contexte de la guerre froide, l’Amérique latine, chasse gardée traditionnelle des EU, devient un autre terrain de lutte entre les deux grands. L’administration Eisenhower assigne aux régimes latino-américains la mission de réprimer le communisme. L’accession au pouvoir de Castro à Cuba, qui se range bientôt derrière le bloc ennemi fait craindre une diffusion du communisme sur le continent.

Des dictateurs à bonne école.

 

Aussi, très tôt, les EU se chargent de la formation militaire de plusieurs milliers de latino-américains, dans le cadre de l’Ecole des Amériques, installée dans la zone américaine du canal de Panama et forment idéologiquement ces futurs cadres de l’armée.

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Alfredo Stroessner et Pinochet au Chili en 1974.

 L’école affiche clairement sa volonté de permettre la résistance des armées du sous-continent face au communisme et à tous les mouvements susceptibles de gêner leurs intérêts. De fait, la plupart des futurs dictateurs font leurs classes à l’Ecole des Amériques :

- les puschistes argentins Viola, Videla et Galtieri qui imposent un pouvoir d’une brutalité inouïe en Argentine de 1976 à 1983 (30 000 morts ou disparus);

-  Le général Pinochet qui renverse le gouvernement démocratiquement élu d’Allende et fait régner la terreur sur le Chili de 1973 à 1989 (plus de 3000 morts) et Manuel Contreras, directeur des services secrets chiliens (la Dina), instigateur principal du plan condor ;

- Somoza dont la famille impose sa dictature sur le Nicaragua jusqu’en 1979 ;

- le terrifiant Stroessner qui contrôle d’une main de fer le Paraguay durant 35 ans (1954-1989), jugé responsable de la mort de 1 000 à 3 000 opposants ;

- Hugo Banzer, qui fait de la Bolivie un pays d’accueil pour les anciens nazis traqués (Barbie notamment), de 1971 à 1978, puis Luis Meza (1980-1981)…

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Pinochet le Bolivien Hugo Banzer.

Les manuels de formation de l’école préconisent le recours à la torture, valident l’utilisation des exécutions sommaires. La détention des proches des suspects constitue, pour l’école, un bon moyen de pression. Les méthodes clandestines sont efficaces : l’enlèvement (des milliers de disparus en Argentine par exemple). Toutes pratiques qui seront généralisées par les dictatures d’extrême droite qui s’imposent au cours des années 1970 (parfois plus tôt) en Amérique latine.

Le savoir-faire français. 

D’anciens officiers français des guerres d’Algérie et d’Indochine se chargent aussi de la formation des dictateurs latino américains :

- Roger Trinquier (ancien de l’Indochine) spécialiste français de la guerre antisubversive. Il théorise la répression en zone urbaine : quadrillage, fichage, rafles, enlèvements, utilisation de la torture.

- Ancien de l’Algérie, qui a utilisé ces méthodes lors de la bataille d’Alger, Aussaresses est attaché militaire français au Brésil entre 1973 et 1975…

Le documentaire diffusé sur Canal +: « les escadrons de la mort: l’école française ».

http://www.dailymotion.com/video/4fZs3SnfWt2AD5iCl

http://www.dailymotion.com/video/6ZjVDf8bk0GBw5iHS

Le général argentin Cramps, chargé de la répression dans la région de Buenos Aires salue le « savoir faire » français : « Les Français ont été les premiers, les plus complets ».

Paul Aussaresses.

A partir de 1960 se tiennent les conférences des armées américaines, qui visent à échanger les informations et les renseignements sur tous les opposants politiques. Ainsi des fiches  d’informations circulent entre les différents services de renseignements.

Le plan Condor.

Au cours des années 1970 se met en place un vaste plan de répression à l’échelle du continent. Les juntes militaires au pouvoir en Argentine, au Paraguay, en Bolivie, au Chili, en Uruguay, s’engagent dans une chasse aux opposants, grâce à une étroite collaboration entre services de renseignement et en utilisant les méthodes les plus ignobles : tortures, exécutions sommaires, attentats, enlèvements. L’objectif reste d’éliminer les opposants des différentes dictatures, par delà les frontières de chaque Etat, notamment l’Argentine, asile de milliers de réfugiés originaires du cône sud.

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Manuel Contreras, chef de la Dina.

En 1974, Pinochet crée une police secrète, la Dina, chargée d’éliminer tous les opposants et dirigée par Manuel Contreras.

En novembre 1975, des responsables chiliens, argentins, uruguayens, paraguayens, boliviens et brésiliens se rassemblent à Santiago du Chili, à l’initiative de Contreras. C’est à cette occasion qu’ils « officialisent » l’existence du plan Condor. En fait, les contacts sont déjà nombreux et anciens. L’échange d’informations et les assassinats ont débuté précédemment.

Ce plan doit rester secret, car Pinochet a tôt saisi qu’il était essentiel de réprimer le plus discrètement possible.

Cela dit, plusieurs documents prouvent que la CIA et le FBI connaissent ce plan. Lors d’une visite au Chili en juin 1976, le secrétaire d’Etat américain Kissinger dénonce les violations des droits de l’homme dans un discours public, mais il assure Pinochet de son soutien en privé. Cette attitude illustre tout à fait les ambiguïtés de Washington.

Les cibles du condor.

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Le coprs de Carlos Prats.

Toutes les organisations de gauche latino-américaines rassemblées dans la Junte de coordination révolutionnaire (JCR) deviennent des cibles pour cette « internationale de la mort » qu’est le plan condor : les montoneros et l’ERP argentins, le MIR (mouvement de gauche révolutionnaire) au Chili, les Tupamaros en Uruguay, l’ELN en Bolivie.

En juillet 1975, l’opération Colombo fait 119 victimes chez les opposants chiliens du MIR, réfugiés en Argentine.

Les personnalités politiques ouvertement hostiles aux dictatures doivent être abbatues. L’ancien chef d’état major du président Allende, le général Carlos Prats et son épouse, meurent dans l’explosion de leur voiture à Buenos Aires, le 29 septembre 1974. Un terroriste américain, à la solde de la DINA, Michael Townley, est à l’origine de ces assassinats.

Le 6 octobre 1975, un ancien fascite italien, recruté par le même Townley, tire sur Bernado Leighton, ancien vice-président du Chili, et sur son épouse. Ils survivent, mais Mme Leighton reste paralysée.

Miguel Enriquez, chef du MIR chilien, meurt lors d’une fusillade fin 1974. Roberto Santucho, leader de l’ERP argentin, en juillet 1976. Début 1977, Zelmar Michelini et Hector Gutierrez, deux figures emblématiques de la démocratie uruguayenne sont retrouvés morts, près de Buenos Aires…

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Le terroriste américain M. Townley.

L’opération Condor ne se limite pas à l’Amérique latine. Des assassinats ou tentatives ont ainsi lieu en Europe (Leighton à Rome), mais aussi en Amérique du nord. L’attentat le plus spectaculaire a lieu en septembre 1976, à Washington. Orlando Letelier, ex-ministre des affaires étrangères d’Allende, et son assistante américaine meurent dans l’explosion de leur voiture à Washington (Michael Townley et des exilés cubains anti-castistes seraient dans le coup. C’est d’ailleurs l’opération de trop pour les Américains. Ce meurtre manque de « discrétion », le président Carter fraîchement élu, a fait du respect des droits de l’Homme son cheval de bataille. Il fait désormais pression sur le Chili. En août 1977, la DINA est dissoute.

L’assassinat de Letelier marque la fin du plan Condor, mais pas celle des exécutions d’opposants politiques. A partir de 1977, le plan Banzer, du nom du dictateur bolivien au pouvoir, vise à éliminer l’opposition religieuse partisane de la théorie de la libération. Des dizaines d’ecclésiastiques sont exécutés dans tout le sous-continent.

Un bilan terrifiant.

L’opération condor se solde par quelques centaines de morts. Mais les dictatures militaires sud-américaines seraient responsables d’environ 50 000 assassinés, de plus de 35 000 disparitions et quelques 400 000 prisonniers.

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Défilé des Mères de la place de Mai.

Les anciens dictateurs et leurs sbires réussissent à échapper aux poursuites judiciaires jusqu’aux années 1980 (pour l’Argentine), plus tard ailleurs. Les anciens bourreaux ont longtemps profité des lois d’amnistie mises en place lors de la transition démocratique, au grand regret des opinions publiques des pays concernés. Les Mères de la place de Mai manifestent régulièrement pour exiger du pouvoir en place de rendre des comptes concernant les milliers de personnes disparues sous la dictature. Elles seront entendues par Nestor Kirchner, élu président en 2003, qui souhaite en finir avec l’impunité. Des centaines de procès ont donc été rouverts dans tout le pays.

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Jorge Videla.

Ainsi le général Videla, condamné, vit assigné à résidence. On lui reproche notamment l’organisation de vols systématiques d’enfants de disparus, confiés en réalité aux tortionnaires de leurs parents biologiques !

Pinochet inquiété, lui aussi, à la fin de sa vie, est mort dans son lit, à l’instar de nombreux autres dictateurs comme le redoutable Stroessner, mort en exil au Brésil à 93 ans, en 2006. Bref, il reste encore beaucoup à faire.

Sources:

- Alternatives internationales n°7, mars 2003.

- Les Archives du Monde 2, n°60, avril 2005.

- Le Monde diplomatique n°90 consacré à « l’Amérique latine rebelle », en décembre 2006.

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L’Amérique latine depuis 1945.

Posté par bricabraque le 12 décembre 2007

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Le président américain George W. Bush et Lula., le chef d’Etat brésilien.  

a.      L’Amérique latine sous l’aile des Etats-Unis. 

* Depuis le XIX ème siècle, l’Amérique latine se trouve sous l’influence des EU. [la doctrine Monroe élaborée dès 1823 fait de l’A.L. la chasse gardée des EU, invitant l’Europe à rester sur le vieux continent]. 

Avec l’entrée dans la guerre froide, la protection de Washington s’accroît encore :

Dès 1945, Les États-Unis mettent en garde les militaires sud-américains    contre         le communisme, et, en 1947, le Traité interaméricain d’assistance réciproque (TIAR) place toutes les armées du sous-continent sous la tutelle de Washington. Créée en 1948, l’Organisation des États Américains (OEA) est un instrument d’action des États-Unis contre le communisme pendant la période de guerre froide en ce qu’elle organise un programme d’assistance militaire et renforce le rôle de
la CIA dans l’entraînement et l’encadrement des armées sud américaines.

  Or dans les années 1950, les dictatures se multiplient en A.L. Ces régimes autoritaires y empêchent la propagation du communisme. Ils s’appuient généralement sur les élites qui dominent ces sociétés très inégalitaires (une poignée de très grands propriétaire terriens et une multitude de paysans sans terre : cf révolution mexicaine). Les EU soutiennent les régimes dictatoriaux tant qu’ils garantissent les nombreux intérêts économiques américains (grandes firmes agroalimentaires : United fruit). En revanche,  ils renversent, indirectement, par l’intermédiaire de la CIA, les gouvernements jugés dangereux (favorables aux réformes agraires) comme au Guatemala en 1954; mais ils n’hésitent pas non plus à intervenir, directement, quand la situation leur paraît critique pour leurs intérêts.

b.      Le durcissement des dictatures.

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Fidel Castro en 1959.

* En 1959, Fidel Castro s’empare du pouvoir à Cuba et renverse Batista, l’allié de Washington. Les EU tentent alors de renverser Castro avec un blocus de l’île, une tentative de débarquement dans la baie des cochons en 1961, en vain. Entre temps, Castro glisse vers le communisme et s’allie à Moscou. Donc radicalisation des positions qui débouche sur la crise des fusées de Cuba                                        (1962). 

* Dans les 1960’s et 1970’s, les coups d’états se multiplient en A.L. Les juntes militaires qui se mettent en place, répriment les guérillas marxistes et les mouvements révolutionnaires (assassinat du Che Guevara en Bolivie en 1967).

 - En 1973, les EU participent au renversent du gouvernement chilien démocratiquement élu de Salvador Allende.
La CIA appuie le putsch du général Pinochet. 

- Les dictatures militaires s’épaulent dans la luttes contre leurs opposants de gauche : multiplication des assassinats, enlèvements, tortures (avec soutien de
la CIA : plan Condor en 1975).  

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Pinochet et Videla en 1978, dictateurs chilien et argentin.

c.       La transition démocratique.

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Hugo Chavez, le leader populiste du Venezuela.

 * Dans les 1980’s et 1990’s, les régimes militaires s’assouplissent et finissent par laisser la place à des gouvernements élus démocratiquement (fin de la guerre froide, aspirations des sociétés civiles à plus de libertés, recul de la pauvreté). 

 * De nos jours, des leaders populistes, qui prétendent parler au nom du peuple, s’imposent. Au Venezuela, Hugo Chavez dénonce l’impérialisme américain. 

* Les Etats latino-américains essaient de mettre en place une meilleure coopération économique : - mise en place d’une zone de libre échange, le MERCOSUR (1991). 

Cela dit, l’A.L. connaît des inégalités sociales extrêmes. Les plus pauvres sont les victimes de l’ouverture brutale des économies au libéralisme. En 1980, 120 millions de personnes vivaient au dessous du seuil de pauvreté ; fin 1999, elles sont environ 220 millions, soit près de 45% de la population de la population du sous-continent.

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Fondamentalisme musulman et islamisme.

Posté par bricabraque le 31 octobre 2007

L’avènement d’une nouvelle force, le fondamentalisme musulman.  Fondamentalisme musulman et islamisme. dans notions et définitions 345px-Woman_walking_in_AfghanistanFemme afghane sous sa burka.   

  

Ce courant s’inscrit dans le cadre des diverses voies de « renaissances » de l’islam de la fin du XIXe siècle, en réaction contre la pénétration européenne dans l’Empire ottoman. Ces « réformistes » considèrent que les musulmans se sont faits dépossédés de leurs territoires en raison de l’éloignement de la religion. Pour les « fondamentalistes », il convient de revenir aux sources de l’islam, de retrouver la pureté de l’islam des origines.       

 A l’occidentalisation, les fondamentalistes opposent le retour aux textes fondateurs de l’islam (la parole de Dieu dans le Coran, celle du prophète dans les Hadiths), qui doivent régir le comportement religieux, mais aussi constituer un code pour la vie sociale et politique. Des mouvements de propagande et de prédication se chargent d’enseigner les fondements de la religion et exalter les valeurs morales, tout cela dans un but de réislamisation de la société. Cette mouvance valorise le conservatisme.

Seule une lecture littérale du Coran et de la Sunna (la tradition) est tolérée. Toutes les constructions postérieures, réformes, aménagements, rendus nécessaires par l’évolution des sociétés sont interprétés comme des perversions de la « vraie » religion, indignes d’un « vrai »  musulman. Finalement, ce courant fixe une norme, à laquelle les musulmans doivent se conformer.

 L’islamisme

Il faut absolument distinguer l’islamisme de la religion musulmane. Il s’agit d’une doctrine politique et non d’un courant religieux comme le Chiisme ou le Sunnisme.   

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Oussama Ben Laden sur une des videos diffusées sur la chaîne Al Jazeera.

  L’islamisme constitue une autre voie, qui se distingue de la précédente par la place qu’elle réserve à l’engagement politique. L’islamisme s’impose comme un nouveau courant politico-religieux en expansion dans le monde musulman. Son objectif est l’établissement d’un Etat ou d’une société exclusivement inspirés du Coran et fondés sur la charia (la loi islamique inspirée du Coran). Pour Anne Laure Dupont, dans « l’Atlas de l’islam », l’islamiste « conçoit l’islam comme un système d’organisation sociale, politique et économique qui ne peut se réaliser que dans le cadre d’un Etat. » L’islamisme veut toujours réislamiser la société, qui serait pervertie par l’influence de l’Occident. 

Il s’étend à partir des années 1980 sur fond de crise économique, à la suite de l’échec du panarabisme (dont Nasser était le héraut) et du discrédit du modèle communiste, auprès de populations déçues et frustrées, qui ne profitent pas de la modernisation d’Etats corrompus et autoritaires. Pour la première fois, il arrive au pouvoir en 1979 en Iran. 

Une partie de cette mouvance s’est radicalisée en réactualisant la notion de jihâd. Ces mouvements radicaux désignent comme ennemis des « musulmans » l’Occident, « impérialiste et matérialiste », incarné par les EU, Israël. Ils utilisent donc la violence et appellent à la guerre sainte et multiplient les attentats terroristes contre les EU et leurs alliés. 

 Là encore, il faut distinguer : 

- certains mouvements utilisent la violence afin de s’emparer du pouvoir, donc à une échelle nationale (ex : la confrontation entre les Etats algérien et égyptien et les organisations islamistes armées dans les années 1990). 

- d’autres optent pour un jihâd transnational (Al Qaida).  

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Défilé de militants du Hamas.

Il convient de garder à l’esprit qu’il n’existe pas une organisation centralisée derrière ces mouvements. Les divergences sont d’ailleurs très nombreuses au sein de la nébuleuse islamiste : rien de commun entre Al-Qaïda et l’islamisme « modéré » au pouvoir en Turquie. De la même manière, si l’Iran de Khomeiny entendait diffuser la révolution islamiste à l’échelle mondiale (comme le souhaite aujourd’hui Al-Qaïda), de nombreux mouvements islamistes agissent avant tout à un échelle nationale, celle de leur pays : le Hezbollah au Liban ; le Hamas à Gaza. 

Sources:  

Anne Laure Dupont: « Atlas de l’islam dans le monde » , Autrement, 2006.      /      J.C. Victor: »Atlas géopolitique du dessous des cartes « , taillandier.                                                                                 

Le Petit Mourre            /                Y. Lacoste: »Atlas géopolitique », Larousse.

Liens:

- Deux articles: » les contours flous de l’ »internationale »islamiste » et « L’islamisme, nouveau panarabisme » par Olivier Roy.

- Un article sur Anouar El-Sadate sur le blog de M. Augris et une vidéo de l’assassinat du leader égyptien.

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La détente (1962-1975).

Posté par bricabraque le 18 octobre 2007

La détente (1962-1975). dans guerre froide / relations internationales

Rencontre entre le Soviétique Léonid Brejnev et l’Américain Richard Nixon (caricature à la une du Time).

 

La Détente carctérise les rapports Est/Ouest des lendemains de la crise de Cuba (octobre 1962), à l’acte final de la conférence d’Helsinki, en 1975. Elle implique non seulement une reconnaissance mutuelle entre les deux camps, mais aussi le maintien de négociations constantes, des accords diplomatiques et des échanges commerciaux et culturels entre les deux blocs. Elle ne met pas fin néanmoins à la guerre froide, qui connaît seulement une éclipse.

Plusieurs éléments rendent nécessaires cette Détente. Des contestations se font jour à l’intérieur de chaque bloc (les Chinois rejettent l’évolution du modèle soviétique à partir de 1964; la France critique l’intervention américaine au Vietnam et se retire du commandement intégré de l’OTAN en 1966). A cela s’ajoutent les graves difficultés économiques de l’URSS qui doit recourir à des importations massives (la course aux armements coûte très cher). Enfin, n’oublions pas la peur suscitée par la crise de Cuba.

Quelques actions emblématiques de la détente:

* Politique de contrôle des armements des deux grands.

- Le traité de Moscou interdit les essais nucléaires atmosphériques (1963).

- Le traité de non prolifération des armes nucléaires, conclu à l’initiative des EU et de l’URSS, en 1968, a pour objectif d’empêcher la prolifération nucléaire, c’est-à-dire l’augmentation du nombre d’Etats disposant d’un armemement nucléaire indépendant. Le TNP ferme ainsi le « club nucléaire » et suscite les critiques des pays non-alignés, mais aussi de la France et de la Chine.

- Les négociations SALT I (Strategic Arms Limitation Talks = conversation sur la limitation des armements stratégiques) commencées en 1969 aboutissent à la signature d’un traité signé en 1972 par l’Américain Richard Nixon et le Soviétique Léonid Brejnev. Il limite pour cinq ans les armements stratégiques offensifs (les missiles intercontinentaux de portée supérieure à 5500 km), ainsi que les ABM (les missiles antibalistiques conçus pour intercepter les missiles ennemis avant qu’ils n’atteignent leur objectif).

*Essor des échanges. 

- Essor des échanges commerciaux, vitaux pour l’URSS qui achète aux Américains des céréales, des ordinateurs et des usines-clés en mains. Essor des échanges scientifiques pour la conquête spatiale (surtout si l’on sait que l’autre camp connaît les informations livrées !).

- L’installation du « télétype rouge » (1963), qui permet une communication directe entre Moscou et Washington symbolise la volonté de dialogue qui se fait jour avec la Détente.

- La Conférence sur la sécurité et la Coopération en Europe aboutit en 1975 à la signature du Traité d’Helsinki. Ce dernier reconnaît comme intangibles les frontières européennes issues de la Seconde Guerre mondiale. Il proclame le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Il prône davantage de coopération économique, scientifique et technique entre Etats européens. Cette conférence constitue à la fois l’apogée et la fin de la Détente. 

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Endiguement (containment).

Posté par bricabraque le 17 octobre 2007

Endiguement (containment). dans explication de document 64_545 

Le général Dwight Eisenhower, le président Harry S. Truman et  Herbert Hoover en juin 1947. 

En mars 1947, le président des Etats-Unis, Harry S. Truman, sur les conseils du diplomate George Kennan, définit sa politique d’endiguement (containment en anglais) du communisme. Il promet assistance à tout Etat qui refuserait le communisme (il propose ainsi au Congrès américain d’aider les gouvernements grecs et turcs aux prises à une guérilla communiste). Pour la première fois, les Etats-Unis affichent leur volonter d’endiguer, de contenir la poussée du communisme en Europe de l’ouest et du sud (l’est étant déjà sous la coupe de l’URSS). Cette doctrine Truman marque donc la fin de la Grande Alliance. L’invasion de la Corée du sud par la Corée du nord en 1950 pousse les Américains à appliquer cette politique hors d’Europe.

Attention de ne pas confondre cette politique d’endiguement avec celle du « refoulement » du communisme (« roll back » en anglais). il s’agit de faire reculer le communisme et plus seulement de l’endiguer. Le républicain Dwight Einsenhower, successeur de Truman à la présidence (1953-1961) entend adopter cette stratégie plus offensive, mais dans la pratique il reprend la politique d’endiguement de son prédecesseur démocrate.

Un exemple tiré de la guerre de Corée permet d’illustrer la différence entre ces deux politiques. Les EU de Truman se portent au secours de la Corée du sud, non communiste, agressée par la Corée du nord communiste en 1950. Or, lorsque le général américain Mac Arthur projette d’utiliser l’arme atomique contre la Chine communiste (qui soutient la Corée du nord), il est aussitôt destitué par Truman (avril 1951). Dans cette logique, il n’est pas question de détruire le communisme (risque de guerre nucléaire depuis que l’URSS possède la bombe atomique en 1949), mais il convient d’éviter son expansion.

Explication de document sur la doctrine Truman.

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Deux blocs face à face.

Posté par bricabraque le 15 octobre 2007

Bloc occidental    Bloc soviétique 

Etats-Unis

autour d’une superpuissance 

Union soviétique

 

Démocratie, libéralisme, Doctrine Truman

Capitalisme

autour d’une doctrine :         politique    

   économique 

 

Marxisme-léninisme, communisme, Doctrine Jdanov

Collectivisation des moyens de production.

  organisation politique 

Kominform et Komintern

(internationale communiste)

Plan Marshall, OECE (1947)

en organisation économique 

CAEM ou COMECON (1949)

OEA (1947)

Pacte atlantique (1949)

OTASE (1954)

par des alliances militaires 

Pacte de Varsovie (1955)

Radio Voice of
America 
Radio free Europe 
grâce à des moyens de propagande 

  Agence TASS

-Europe de l’ouest

- Toute l’Amérique, sauf Cuba

- l’Océanie

- En Asie ( Turquie, Pakistan, Arabie saoudite, Japon, Corée du sud, Vietnam sud…)

zones d’influence 

- Europe centrale et de l’est

- Cuba

- En Asie : (Chine, Afghanistan, Corée du nord, Vietnam nord)

- Afrique : Ethiopie, Congo, Angola, Mozambique

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La coexistence pacifique (1956-1962).

Posté par bricabraque le 15 octobre 2007

La coexistence pacifique (1956-1962). dans guerre froide / relations internationales

Rencontre entre Kennedy et Khrouchtchev à l’ambassade américaine de Vienne en 1961.

 

Staline meurt en mars 1953 et ses successeurs doivent s’affirmer dans le pays. Pour avoir les coudées franches contre les Staliniens et afin de mener à bien la déstalinisation, Khrouchtchev (seul au pouvoir à partir de 1954) cherche à améliorer les relations avec l’autre bloc. Il donne des gages de bonne volonté : fin de la guerre de Corée (1953) ; traité mettant fin à l’occupation de l’Autriche (1955).

Il veut aussi avoir un répit pour combler, et même renverser à son profit, le retard économique pris sur les Etats-Unis : c’est ce qu’il appelle,  la « coexistence pacifique ». Ce concept, élaboré par Khrouchtchev lors du XXème congrès du PCUS (février 1956) signifie la reconnaissance mutuelle entre les deux blocs. L’URSS renonce à utiliser des moyens militaires contre l’Occident. La compétition est désormais circonscrite aux domaines économique  et idéologique pacifique. La coexistence ne met donc pas fin à la guerre froide, elle l’atténue seulement.

Les 2 camps, en fait, vont dialoguer, contraints et forcés par l’ « équilibre de la terreur » : chacun prend conscience que l’autre peut le détruire. Cette « destruction mutuelle assurée » est une des raisons et manifestations majeures de la décrispation des relations Est-Ouest. 

Quelques manifestations de la coexistence pacifique:

- rencontres entre les dirigeants des 2 blocs : visites de N. Khrouchtchev à l’Ouest  (au Royaume-Uni en 1959, en France en 1960, en Autriche en 1961). - la « coexistence pacifique » se traduit, non sans arrière-pensées, par la course à l’espace, marquée au début par l’avance soviétique : Spoutnik 1, premier satellite lancé en 1957 ; vol habité de Youri Gagarine en 1961. En réaction, dépités, les Américains créent en 1959 la NASA (National Aeronautics and Space Administration) et lancent le programme Mercury. 

- lors des 2 crises de 1956 (crise de Suez ; crise de Budapest), les 2 Grands choisissent de ne pas s’affronter. Mais des crises majeures peuvent survenir (cf: crise de Berlin en 1961; crise des fusées de Cuba).

 

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Documents utiles sur la guerre froide

Posté par bricabraque le 13 octobre 2007

Documents utiles sur la guerre froide dans diaporamas wall41_opt 

Construction du mur de Berlin en août  1961.

- Les présidents américains et les dirigeants soviétiques au XXème siècle

- Fiche sur le vocabulaire des relations internationales.

- Un schéma sur les deux blocs.

- Un diaporama sur la guerre froide de 1945 à 1962.

 

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