• var _gaq = _gaq || []; _gaq.push(['_setAccount', 'UA-30535001-1']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();

A lire sur la toile.

Posté par bricabraque le 19 mai 2009

A LIRE SUR LA TOILE.

 

A lire sur la toile. dans approfondir affiche_Petain1

Propagande vantant les mérites de Pétain, sous le régime de Vichy.

 

- « Les voix de la France après la débâcle ou la seconde guerre en chansons » par Etienne Grange (qui tient un blog intéressant pour ses élèves: « la passerelle« ) pour le labo son des Clionautes, dont le nouveau numéro peut être téléchargé ici.

-  « Qui se souvient encore de la guerre des Malouines?« . J.C. Diedrich nous rafraîchit la mémoire dans un article synthétique.

- « Le séisme du Sichuan de mai 2008, révélateur des limites du modèle chinois. » Une mise au point très intéressante de Richard Tribouilloy sur son blog.

- « Hadopi pour les livres, un peu d’histoire » par Irène Delse. 

- Happy secret night: un sérious game pour lutter contre l’hyperalcoolisme.

- « Les blogs en histoire-géo: les enseignants ouvrent leurs pratiques ». Lyonel Kaufman et ses étudiants poursuivent la réflexion engagée voici quelques mois.

Publié dans approfondir, Asie, coups de coeur, guerre froide / relations internationales, le monde en 1945, Liens, Lire-écouter-voir., Mémoires de la Seconde guerre mondiale. | Pas de Commentaire »

« J’entends parler du sida. »

Posté par bricabraque le 30 avril 2009


Caricature de Plantu.

C’est en 1980 que les premiers cas, de ce que l’on n’appelle pas encore le sida, sont repérés à Los Angeles. Cinq patients sont atteints de violentes pneumopathie. Ils ont en commun d’être homosexuels et de se droguer. C’est la raison pour laquelle, certains ont voulu croire que le sida était l’affaire des gays. Dès 1983, on découvre que la transmission par voie sexuelle chez les hétéros est avérée. Cette maladie mortelle touche aussi les toxicomanes par injection, les hémophiles qui ont besoin de transfusions sanguines. Les scientifiques du monde entier entament alors des recherches sur ce mal qui fait de plus en plus de victimes. Le 20 mai 1983, l’équipe du professeur Montagnier, de l’institut Pasteur, identifie le nouveau virus. Simultanément, des chercheurs américains isolent le même virus que l’on nomme alors le VIH, virus d’ummunodéficience humaine. La maladie qu’il provoque sera appelée sida (syndrome d’immunodéficience acquise) à partir de 1985.

 Nous nous intéressons sur Samarra aux chansons que cette pandémie inspira.

La suite est à lire ici.

Publié dans actualité, Afrique, approfondir, documents audio, L'HISTGEOBOX / musique et politique, sud | Pas de Commentaire »

Des BD pour comprendre le monde.

Posté par bricabraque le 26 février 2009

Des BD pour comprendre le monde. dans approfondir coupuresirlandaises_14052008_223003


Sur Samarra, retrouvez la suite de la sélection de BD proposée par Etienne Augris. Au programme: Johnny Cash, la mémoire du franquisme en Espagne, l’Irlande du Nord, Israël et la Palestine et la guerre du Liban en 1982.

 

C’est à lirte sur Samarra!

 

Sans oublier ledébut de sa sélection: ICI.

Publié dans approfondir, Lire-écouter-voir. | Pas de Commentaire »

A la poursuite d’Aribert Heim.

Posté par bricabraque le 10 janvier 2009

A la poursuite d'Aribert Heim. dans actualité article-1026751-01A085BE00000578-126_224x342

Le sinistre Aribert Heim.
Aujourd’hui, la chasse des nazis n’est pas totalement terminée. Le centre Simon Wiesenthal de Jérusalem, dirigé par Ephraïm Zuroff, mène l’opération « Dernière chance », qui vise à traduire en justice les criminels nazis encore en vie. Elle débute en Europe de l’est (dans les pays baltes notamment) en 2002, avant d’être étendue actuellement à l’Amérique latine où le « boucher de Mauthausen », Aribert Heim, serait toujours caché. Ses moyens : des communiqués de presse, la mise en place d’un numéro vert, le versement d’une prime de 10 000 euros pour toute information sérieuse permettant l’inculpation d’un suspect.

Cette opération aurait permis de retrouver la trace de plusieurs centaines de suspects. D’anciens pays très accueillant pour les nazis en fuite, comme l’Argentine, tentent à leur tour d’identifier les derniers coupables grâce à la Commission pour l’éclaircissement des activités des nazis en Argentine (CEANA), créée à la fin des années 1990.

* Aribert Heim.

340x dans approfondir
M. Zuroff présentant des photos de Heim (son apparence possible aujourd’hui à gauche, en 1950 au centre, en 1959 à droite).

Liens:

* sur le blog:

- La traque des nazis.

Les anciens nazis en fuite.

- Quand les nazis fuyaient l’Europe.
* Le magasine Pièces à conviction (France 3): « Nazis, la dernière traque » . L’émission, claire, offre une synthèse  utile sur la chasse aux nazis.

* Un reportage diffusé au journal de 20 heures de France 2, hier soir, se penche sur le cas Aribert Heim.

Publié dans actualité, approfondir, Mémoires de la Seconde guerre mondiale. | Pas de Commentaire »

La conférence de Berlin.

Posté par bricabraque le 10 décembre 2008

LA CONFERENCE DE BERLIN.

 

 

La conférence de Berlin. dans approfondir berlinconference

Entre le 15 novembre 1884 et le 26 février 1885, une rencontre de quatorze nations se tient dans la capitale de l’Empire allemand, à l’invitation de Bismark, le chancelier allemand.L’objectif de cette conférence de Berlin est de définir les modalités de la conquêteet de l’installation de colonies en Afrique, en évitant les conflits entre puissances européennes. La situation s’avère très tendue entre ces dernières au sujet de la domination du bassin du Congo.

frontiere_congo_cameroun_small dans colonisation

Tracé de la frontière entre le Congo et le Cameroun par les Français et les Allemands, Le Petit Journal, novembre 1913.

Bismark entend soulever trois problèmes:

-la liberté  de commerce dans le bassin du Congo, que les Français entendent contrôler;

-la libre circulation sur les grands fleuves africains tels que le Niger ou le Congo, à l’instar de l’accord qui vient d’être trouvé sur le Danube;

- les modalités de l’occupation d’un territoire afin qu’il soit reconnu comme la possession d’une puissance européenne.

L’acte général adopté le 26 février 1885 proclame :

- la liberté du commerce dans tout le bassin du Congo: « Le commerce de toutes les nations jouira d’une complète liberté« .

- la liberté religieuse et la garantie de protection des indigènes, explorateurs, missionnaires et voyageurs: »Toutes les puissances (…) protégeront et favoriseront sans distinction de nationalités ni de cultes, toutes les institutions et entreprises religieuses, scientifiques ou charitables créées et organisées à ces fins ou tentant à instruire les indigènes et à leur faire comprendre et apprécier les avantages de la civilisation. »

- l’interdiction de la traite des esclaves: »Chacune de ces puissances s’engage à employer tous les moyens en son pouvoir pour mettre fin à ce commerce et pour punir ceux qui s’en occupent. »

al_conf_berlin_99_1

Caricature de Bismarck coupant des parts d’Afrique aux puissances européennes lors de la conférence de Berlin. (©AKG)

- Le sixième texte de l’acte général est à l’origine de la légende du partage de l’Afrique lors de cette conférence. Les modalités d’occupation d’un territoire par une puissance européenne y sont précisées. Chaque puissance qui se lance dans une installation en Afrique doit le notifier aux autres signataires, afin que ces derniers puissent émettre des réclamations en cas de besoin. Toute puissance installée sur une côte africaine possède l’arrière-pays jusqu’aux possessions d’une autre puissance. Enfin, pour qu’une possession soit officiellement reconnue, elle doit être effectivement occupée.
* La portée de la conférence.

Cette conférence révèle d’abord la volonté d’expansion coloniale qui s’est emparée des puissances européennes à la fin du XIXème siècle. La nécessité de réunir les protagoniste de cette « course à l’Afrique »met aussi en lumières les rivalités grandissantes qui les opposent. Bismark souhaite affirmer le rôle d’arbitre que l’Allemagne souhaite désormais jouer sur la scène internationale.

Le principal bénéficiaire de la Conférence de Berlin est Léopold II, roi des Belges. Il se voit reconnaître en effet la possession de la reconnaissance de l’« État libre du Congo », une possession personnelle du roi! Il constitue ainsi un état tampon entre les possessions des grandes puissances européennes. La France obtient en échange des territoires près de l’embouchure du fleuve Congo.

Congo_leopold

Caricature de l’Assiette au beurre. Léopold II administre d’une main de fer sa propriété personnelle, l’Etat libre du Congo (cf liens).

Sources:

- E. Melmoux, Davis Mitzinmacker « Dictionnaire d’Histoire contemporaine », Nathan, 2008.

- Petit Mourre.

Liens:

- Retour sur le Congo de Léopold II en écoutant l’irrésistible Indépendance cha cha.

- Extraits de l’Acte général de la conférence de Berlin sur le Strabon.

Publié dans approfondir, colonisation | 1 Commentaire »

Fachoda.

Posté par bricabraque le 9 décembre 2008

 

Fachoda. dans approfondir vive_marchand-9305c

Marchand devenu un véritable héros national comme l’attestent ces images d’Epinal.

Parti du Gabon en 1896, le capitaine Marchand conduit une expédition française. Il envisage de traverser l’Afrique d’ouest en est, du Congo au Nil. En juillet 1898, Marchand atteint Fachoda (maintenant Kodok située, sur la rive droite du Nil Blanc, au Soudan). En septembre 1898, l’armée anglo-égyptienne du général Kitchener rencontre le poste français. Aussitôt, la ville un enjeu important pour les deux armées. L’incident diplomatique peut alors éclater.

fachoda dans colonisation

Les Britanniques rêvent de constituer un axe Nord-Sud Le Caire-Le Cap. Il est donc vitale pour eux de contrôler le haut-Nil. La France, quant à elle, souhaite relier ses possessions de Dakar avec Djibouti. Elle opte donc pour un axe ouest/est. Le point de rencontre entre les deux armées se fait à Fachoda.

Marchand dispose de faibles effectifs et afin d’éviter un conflit, sous la pression du gouvernement anglais, le gouvernement français ordonne au capitaine français de se retirer, le 3 novembre 1898. En mars 1899, un accord conclu entre la France et l’Angleterre reconnaît à cette dernière le contrôle du haut Nil, la France renonçant à toute ses ambitions dans la vallée du Nil.

%2Bfachoda

Le capitaine Marchand et Lord Kitchener en une du Petit illustré amusant.

 

Cet événement provoque un incident diplomatique grave entre les deux métopoles européennes en pleine compétition dans leur « course aux colonies ». L’hystérie nationaliste s’empare des deux nations et attise l’anglophobie en France. En fait, de nombreux historiens considèrent que cette crise a, paradoxalement, contribué au rapprochement des deux puissances rivales, rapprochement concrétisé par l’Entente cordiale en 1904: l’Angleterre obtient une pleine liberté d’action en Egypte, la France l’obtient au Maroc.


Monument commémorant la mission Congo-Nil menée par Marchand (porte Dorée à Paris).

Liens:

- L’épopée Marchand.
- La mission Marchand et Fachoda sur le site de la section toulonnaise de la Ligue des Droits de l’homme.

- La crise de Fachoda en 1898, sur le blog HG du lycée de Vinci à Soissons.

Publié dans approfondir, colonisation | Pas de Commentaire »

1904: le génocide des Hereros.

Posté par bricabraque le 25 novembre 2008

1904: le génocide des Hereros. dans Afrique Herrero

La une du Petit Journal du 21 février 1904.

A la fin du XIXème siècle, les Allemands installés dans le Sud-Ouest africain (actuelle Namibie) acceparent les terres et mettent les populations au travail forcé. Les Hereros se soulèvent en 1904. Les colonisateurs trouvent dans cette révolte un prétexte pour éliminer une population qui les gêne dans leur projet de créer une colonie de peuplement blanc. A l’exploitation économique succède un projet d’éradication.

Lire la suite de cet article sur Bricabraque première.

Publié dans Afrique, approfondir, colonisation | Pas de Commentaire »

Histoire et géographie de la Mafia

Posté par bricabraque le 17 septembre 2008

Histoire et géographie de la Mafia dans approfondir arton4131-5ac59

Photo tirée du film Gomorra

 Les groupes mafieux jouent un rôle économique important à l’heure de la mondialisation. Certains flux illégaux, comme le trafic de drogue, sont en grande partie contrôlée par la Mafia. Pour mieux comprendre ce que recouvre ce terme, souvent utilisé de manière abusive, voici quelques précisions et des conseils de lecture, de films ou de musique sur ce titre.

 La suite de l’article d’Etienne Augris est à dévorer sur Lire- Ecouter-Voir.

Publié dans approfondir, documents audio, L'HISTGEOBOX / musique et politique, Lire-écouter-voir. | Pas de Commentaire »

La conférence de Potsdam.

Posté par bricabraque le 7 septembre 2008

La conférence de Potsdam. dans approfondir PotsdamLarge

Staline, Truman et Churchill à Potsdam.

Moins de six mois après Yalta, cette conférence réunit les dirigeants de la Grande Alliance: Harry Truman, président des EU depuis le décès de Roosevelt, Clement Attlee (le premier ministre britannique fraîchement élu et qui prend le relais de Churchill à Potsdam), enfin Joseph Staline, le maître de l’URSS. Les débats portent essentiellement sur l’Allemagne et les pays « libérés » par l’URSS.

- L’Allemagne doit être dénazifiée, démilitarisée, décartellisée, décentralisée, afin de vraiment démocratiser le pays (on parle ainsi parfois »des 4D« ). Les zones d’occupation de l’Allemagne sont délimitées et confiées aux trois vainqueurs, auquel vient s’ajouter la France, grâce à l’insistance de Churchill auprès des Soviétiques et des Américains. La zone est de l’Allemagne revient aux Soviétiques, le sud-ouest aux Américains, le nord-ouest aux Britanniques, la zone française s’intercalant entre les deux précédentes.

La ville de Berlin, isolée dans le secteur soviétique, est elle-même divisée en 4 zones d’occupation : soviétique à l’est, américaine, britannique et française à l’ouest.

- La Pologne reçoit 20% de la superficie de l’Allemagne d’avant guerre.

- Au cours de la conférence, le 26 juillet, les trois lancent un ultimatum au Japon, sommé de se rendre sans condition (les Etats-Unis détiennent désormais la bombe nucléaire). Ultimatum rejeté par le premier ministre japonais. Quatre jours seulement après la fin de la conférence, le 6 août, une bombe atomique est larguée sur Hiroshima.

30015629-p dans guerre froide / relations internationales

Atlee (qui a remplacé Churchill après sa victoire électorale sur ce dernier aux législatives), Truman et Staline.

Au bout du compte, l’URSS confirme son emprise sur l’Europe du centre et de l’est. Le style des négociations, très âpre, éveille la méfiance des dirigeants occidentaux. L’idée d’une entente à long terme entre les vainqueurs de l’Allemagne s’évanouit alors. Quelques mois avant Potsdam, l’ambassadeur des Etats-Unis à Moscou,William Averell Harriman craignait déjà le pire lorsqu’il affirmait: « Ce qui m’inquiète le plus, c’est ceci: quand un pays commence à étendre son influence par le moyen de la force au-delà de ses frontières, sous le prétexte de la sécurité, il est très difficile de voir comment on peut fixer une ligne d’arrêt. Si l’on admet que l’Union soviétique a le droit de pénétrer chez ses voisins immédiats pour assurer sa sécurité, on ne voit pas pourquoi elle ne pénétrerait pas, le moment venu, chez le voisin suivant. Où s’arrête ce mouvement? »

 

Sources:

- Jean Laloy « L’avenir s’écrit à Potsdam », Le Monde daté du 21-22 juillet 1985.

- Le petit Mourre.

- L’article de Wikipédia sur Potsdam.

Liens:

- extraites des Accords avec Cliotexte.

- L’article d’Herodote.net sur la conférence.

 

Publié dans approfondir, guerre froide / relations internationales, le monde en 1945, notions et définitions | Pas de Commentaire »

Le boycott aux Jeux Olympiques.

Posté par bricabraque le 1 août 2008

Le boycott aux Jeux Olympiques. dans actualité dragon-plantu0001.1200581045

Le fait de boycotter les jeux olympiques revient à ne pas participer aux compétitions pour dénoncer une situation politique jugée inacceptable. Cette attitude apparaît avec les JO modernes. Ainsi, aux JO d’Athènes en 1896, les premiers de l’ère moderne, la Turquie boycotte.

En 1956, l’Egypte, le Liban et l’Irak refusent de se rendre aux JO de Melbourne, protestant ainsi contre l’expédition franco-britannique au canal de Suez, en parallèle à l’avancée israélienne dans le Sinaï. L’Espagne, la Suisse et les Pays-Bas s’insurgent contre l’invasion des chars soviétiques en Hongrie.

En 1976, lors des Jeux de Montréal, 29 délégations africaines quittent la ville la veille des compétitions afin de protester contre le refus du CIO d’exclure la Nouvelle-Zélande qui entretient des relations sportives avec l’Afrique du sud où sévit toujours un apartheid implacable.

Mais, la guerre froide exacerbe les tensions entre les deux grands et offre deux cas de boycotts particulièrement retentissants. L’Union soviétique ne participe que très tardivement aux JO (première participation à Helsinki en 1952), préférant organiser ses propres épreuves sportives dans le cadre des Spartakiades.

s03484u dans approfondir

Affiche en faveur du boycott des JO de Moscou.

- dans le contexte de la guerre froide, les deux Grands n’hésitent pas à boycotter les JO, si ils se tiennent dans le camp adverse. Ainsi en 1980, afin de protester contre l’invasion soviétique en Afghanistan l’année précédente, le président Carter refuse la participation des EU aux Jeux organisés à Moscou. Une soixante d’autre pays du bloc de l’ouest refusent aussi de se rendre en URSS, ce qui décrédibilise en grande partie la compétition (Japon, Canada, RFA par exemple).

Quatre ans plus tard, c’est au tour des Soviétiques et d’une quinzaine de pays socialistes de boycotter les Jeux de Los Angeles (la Chine, la Roumanie, la Yougoslavie envoient en revanche des athlètes) au motif qu’une menace planerait sur la sécurité des athlètes du bloc de l’est. Ainsi, 17 autres états satellites ou alliés de l’URSS manquent à l’appel et emboîtent le pas du grand frère soviétique..

anonymousboycottolympics dans guerre froide / relations internationales
* Le boycott est-elle une arme efficace?

Difficile à dire.

- L’organisation des JO offre une visibilité internationale exceptionnelle et elle permet, idéalement, au pays d’accueil de se mettre en valeur, ainsi l’URSS espérait beaucoup de la réception des JO en 1980 sur son territoire. Le boycott occidental l’affecte ainsi tout particulièrement. Néanmoins, les compétitions ne sont pas de simples spartakiades, c’est-à-dire des confrontations entre les seuls athlètes des pays de l’est.

La vaste opération de propagande engagée par Moscou ne capote pas. Les soviétiques entendent présenter au reste du monde une « ville communiste modèle » et ils se donnent les moyens d’y parvenir en dépensant près de 6 milliards de francs pour l’organisation des Jeux (1,6 milliard officiellement).

L’objectif de Carter de saboter les jeux d’été a échoué et les troupes soviétiques s’intallent pour une longue durée en Afghanistan.

- En ce qui concerne les JO de Los Angeles, le boycott des pays de l’est ne perturbent pas vraiment l’événement puisque ces jeux établissent le record du nombre de pays participants (140), ainsi que le nombre d’athlètes (7800).

* Pourquoi ne pas boycotter?

 

Le philosophe Robert Redeker inverse ainsi la question du boycottage: « Au lieu de demander sceptique: »pourquoi boycotter? » demandons: »Pourquoi ne pas boycotter? » On se rend compte alors que le boycottage – que ce soit à Berlin en 1936, à la coupe du monde [de football] en Argentine (1978)- n’a jamais eu d’effets positifs sur les dictatures organisatrices. La tenue des Jeux renforce leur pouvoir. Le régime chinois sortira plus fort que jamais des JO. Il ne sert à rien du point de vue de la liberté, de ne pas boycotter. »

carla_boycott dans sport

* L’absence de boycott: le précédent berlinois.

Les jeux avaient été attribués à la capitale du Reich avant l’accession d’Hitler au pouvoir. Or, les nazis utilisèrent l’événement comme un puissant moyen de propagande en déployant un faste exceptionnel. Lors de la campagne pré-olympique, le ministère de la Propagande dirigé par Goebbels, inonde l’ensemble des pays de la planète de carte postales, badges, brochures en toutes les langues. En vue des épreuves, Hitler fit effacer les marques les plus visibles d’antisémitisme. Si les apparences étaient sauves, les « Heil Hitler« , qui s’élevaient à tout propos des tribunes du stade de 100 000 places. Au bout du compte, le führer avait incontestablement annexé les jeux et projetait même de les implanter définitivement en Allemagne après ceux qui auraient dû avoir lieu à Tokyo en 1940. Rappelons aussi que le ministère de la propagande finança « les dieux du stade le film de Leni Riefensthal consacré aux Jeux.

Le choix de Berlin comme ville olympique provoque des boycotts individuels de sportifs. Mais les Etats, dont la France, pour ne pas donner le sentiments qu’ils cautionnaient le régime hitlérien, utilisèrent l’argument avancé par le CIO: l’organisateur des JO n’était pas le gouvernement allemand mais le Comité olympique. De nombreuses associations et hommes de gauche eurent beau jeu de dénoncer cette hypocrisie dans la mesure où les déclarations du Comte de Baillet-Latour intervenaient peu après les lois de Nuremberg (septembre 1935).

maxehlert1936qb6

Le salut nazi lors des JO de Berlin.

A la Chambre des députés, le communiste Florimond Bonté lance le 9 juillet 1936: »(…) des Jeux tenus sous le protectorat d’Adolf Hitler ne peuvent servir à la cause de la paix. Ils ne peuvent être qu’une grandiose manifestation servant de paravent aux préparatifs guerriers méthodiques et minutieux de l’Allemagne national-socialiste. Nous ne pouvons (…) pas nous associer à cette entreprise, à cette caricature de Jeux Olympiques dont les catholiques, les protestants, les Juifs, les démocrates, les socialistes et les communistes allemands vont être brutalement écartés.« 

* Le boycott de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Pékin.

Si l’idée d’un boycott pur et simple des jeux a rapidement été abandonné par les ONG ( Reporters sans frontières par exemple), beaucoup appellent de leurs voeux des manifestations de protestation lors de la cérémonie d’ouverture.
Il convient de s’interroger sur le choix de Pékin comme ville d’accueil des JO. Même si le CIO ne le reconnaîtra jamais franchement, la raison principale reste le fait que la Chine constitue un immense marché économique à conquérir. Dans ces conditions, la question des droits de l’homme ne peut-être que secondaire et les ONG ont beau s’égosiller pour rappeler l’ampleur des atteintes aux droits de l’Homme en Chine, elles ne trouvent aucun relais politique. Au contraire, le CIO collabore avec les autorités chinoises dont l’objectif principal reste d’organiser « des jeux sécurisés », afin de servir la propagande du régime.

http://www.dailymotion.com/videox6afu1

Pour Pékin, cela signifie davantage d’arrestations de dissidents, plus de censure et aucun mouvement de contestation sociale. Oubliés les gages de bonne volonté démocratique promis avant l’obtention des JO ! Rappelons que:

- la Chine reste la plus vaste prison du monde.

- la liberté d’expression n’est pas reconnue et écrivains et journalistes doivent taire leurs critiques au risque de terminer en prison. Les média sont tenus en laisse. Des milliers de sites internet et blogs d’informations sont bloqués par les autorités chinoises.

- La répression s’est accrue tout au long de l’année au Tibet et dans le Xinjiang, totalement fermés aux étrangers. Y revendiquer son identité culturelle constitue un acte subversif.

- La ville de Pékin a été « débarrassée » des populations flottantes qui y survivent dans des conditions précaires (populations rurales misérables venant de l’intérieur du pays).

Or aucun pays de la Triade ne veut prendre le risque de se fermer l’accès à ce marché gigantesque. Et rares sont les chefs d’Etat qui bouderont la cérémonie d’ouverture des jeux (la chancelière allemande n’en sera pas) et il ya donc fort à parier que les Jeux ne deviennent les otages des autorités chinoises, si habiles à souffler le chaud et le froid.

http://www.dailymotion.com/videox62xeq

Bref, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ces jeux une formidable mascarade. L’avenir le dira.

Sources:

- “Jeux Olympiques, ma grande encyclopédie”, Milan jeunesse, 2008.

- ” La face cachée du CIO” entretien avec Patrick Clastres, in Les Collections de L’Histoire, juillet-septembre 2008.

- Les archives du Monde 2 n °222: “Les JO: y aller ou pas?”, Le Monde du 17 mai 2008.

- A. Arvin Bérod:”Un olympisme à géographie variable.” in La Géographie N°3, été 2008.

Liens:

- Jeux olympiques et politique.

- Les JO de Pékin et le Tibet.

- Le site officiel du mouvement olympique (la légende dorée, à consultée avec un esprit critique aux aguets).

- L’international society of olympic historians.

- Les photographies consacrées aux JO sur le formidable Laius d’olibrius.

Publié dans actualité, approfondir, guerre froide / relations internationales, sport | 1 Commentaire »