Les indépendances africaines en musique (1957-1990).

Posté par bricabraque le 3 février 2010

Pochette d'un disque de Thomas Mapfumo. Avec son groupe les Black Unlimited, il développe la musique Chimurenga qui devient la bande son de la guerre de libération au Zimbabwe.

 

Il y a un demi-siècle, 18 colonies d'Afrique subsaharienne proclamaient leur indépendance. Cette décolonisation se caractérise par son calme apparent et sa soudaineté. En suivant un fil directeur, la musique, nous vous proposons de revenir sur les années qui mènent aux indépendances.

- La ruée vers les indépendances (1957-1960).

- Les seconde et troisième phases des décolonisations africaines (1961-1990). 

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Quand Salif Keita louait Sékou Touré.

Posté par bricabraque le 26 janvier 2010

L'ascension politique d'Ahmed Sékou Touré reste tout à fait exceptionnelle. Simple receveur à la poste de Conakry en 1946, il fonde alors le Syndicat des Postes et des Télécommunications, le premier syndicat de Guinée. Cinq ans après, il dirige le Parti Démocratique Guinéen (PDG). Dix ans plus tard, devenu maire de Conakry, il représente la Guinée à l'Assemblée nationale française. Finalement,il s'impose comme le dirigeant de la Guinée indépendante (en 1958).

Sékou Touré représenté en Saint-Georges terrassant le dragon du colonialisme.
En l'absence de moyens de communication modernes, Touré perçoit très tôt tout le parti qu'il peut tirer de la chanson. Des airs louant les mérites du PDG sont susceptibles de convaincre une population en grande partie analphabète.

Il trouve un thuriféraire extraordinaire en la personne de Salif Keita. Au sein des Ambassadeurs Internationaux, le chanteur lui rend en effet un vibrant hommage avec son titre Mandjou.

 

Lire la suite de l'article sur l'histgeobox.

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La conférence de Bandung (1955).

Posté par bricabraque le 8 janvier 2010

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Il s’agit d’une conférence organisée à l'initiative des Etats du sous-continent indien. Elle se tient en avril 1955, à Bandung, en Indonésie et rassemble 29 Etats africains et asiatiques récemment indépendants. Elle marque l'entrée du Tiers Monde et des ses principaux leaders sur la scène internationale, notamment l'Indonésien Soekarno, le Chinois Chou En Laï, l'Egyptien Nasser, l'Indien Nehru. C'est ce dernier qui prononce d'ailleurs le discours de clôture de la conférence.

« L’Asie n'est plus passive […]. Il n'y a plus d'Asie soumise, elle est vivante, dynamique […]. Nous sommes résolus à n'être d'aucune façon dominés par aucun pays, par aucun continent. Nous ne sommes pas des « béni-oui-oui » qui disent « oui » à tel ou tel pays. Nous sommes des grands pays du monde et voulons vivre libres sans recevoir d'ordres de personne. Nous attachons de l'importance à l'amitié des grandes puissances, mais […], à l'avenir, nous ne coopérerons avec eux que sur un pied d'égalité. C'est pourquoi nous élevons notre voix contre l'hégémonie et le colonialisme dont beaucoup d'entre nous ont souffert pendant longtemps. Et c'est pourquoi nous devons veiller à ce qu'aucune autre forme de domination ne nous menace. Nous voulons être amis avec l'Ouest, avec l'Est, avec tout le monde. Le seul chemin qui mène droit au cœur et à l'âme de l'Asie est celui de la tolérance, de l'amitié et de la coopération. […]

Je pense qu'il n'y a rien de plus terrible que l'immense tragédie qu'a vécue l'Afrique depuis quelques siècles […], depuis l'époque où des millions d'Africains ont été expédiés comme esclaves en Amérique ou ailleurs, la moitié d'entre eux mourant dans les galères. Nous devons tous accepter la responsabilité de ce drame, oui tous, même si nous ne sommes pas directement compromis. […] Malheureusement, même aujourd'hui, le drame de l'Afrique est plus grand que celui d'aucun autre continent, tant au point de vue racial que politique. Il appartient à l'Asie d'aider l'Afrique au mieux de ses possibilités, car nous sommes des continents frères. […] »

Discours de clôture de Nehru à la conférence de Bandung le 24 avril 1955


Nehru lors de la conférence.

 

Nerhu avance quelques grands axes de réflexions dans son discours:

* Il y condamne le colonialisme qui continue de sévir en Afrique et lance un vibrant appel à l'élargissement de la décolonisation.

En effet, à la différence de l’Asie, presque totalement indépendante en 1955, l’Afrique reste victime « de l’immense tragédie », c’est-à-dire le colonialisme et ses séquelles, « dont beaucoup … ont souffert ». D’abord, l’exploitation des hommes, « tant du point de vue racial que politique », a épuisé démographiquement le continent par la traite des noirs et le travail forcé. Elle les maintient toujours sous tutelle en imposant, à l’image de la France, un code de l’Indigénat inégalitaire ou en justifiant un apartheid officiel en Afrique du Sud. L’exploitation économique s’est faite également au profit des métropoles qui importent largement des matières premières et des produits tropicaux à bas prix en échange de produits manufacturés.

Nehru et Nasser à Bandung.

Cependant, le Maghreb, encouragé par l’Egypte et grâce à des mouvements indépendantistes actifs, menace de plus en plus la présence française en Tunisie et au Maroc. Alors qu’en Algérie, le F.L.N., depuis la Toussaint de 1954, lance un long combat de libération, face au refus de toute évolution des Pieds noirs et de la France. L’Afrique noire britannique ou française reste, quant à elle, totalement soumise, faute de mouvements suffisamment importants pour engager la lutte (à l'exception toutefois de la Gold Coast).

* Nerhu en appelle en outre à la neutralité face aux deux blocs.

D’abord, Nehru refuse toute autre « forme de domination » qui pourrait menacer les nouveaux Etats indépendants. Il s’agit là de refuser la logique des blocs, de rester neutre, face notamment au géant chinois, devenu un des leaders du bloc communiste depuis 1949. Ce neutralisme annonce le non alignement qui trouve son plein effet à Belgrade (1961) en engageant, certes difficilement, ces nouveaux Etats à « être amis avec l’Ouest, avec l’Est, avec tout le monde … ».

* Quelles conséquences et perspectives?

Ce discours est un vibrant appel à résister à « l’hégémonie » et au « colonialisme », c’est-à-dire à s’engager dans l’émancipation. A cette fin, l’Asie doit entamer une coopération réelle avec l’Afrique pour « l’aider … au mieux de ses possibilités ». Effectivement, après Bandung, la décennie qui suit est marquée par la décolonisation plus ou moins pacifique de l’Afrique noire et par la tragique guerre d’Algérie.

A Bandung, les “peuples de couleur” ont retrouvé, comme l'a pertinemment énoncé Léopold Sedar Senghor, “leur éminente dignité”.

 

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Plongée dans l’histoire du Bénin avec l’Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou.

Posté par bricabraque le 6 janvier 2010

L'indépendance du Dahomey fut proclamée le 1er août 1960, à Porto Novo, la capitale du nouvel État. Le président Hubert Maga se trouve très vite dans une situation délicate avec le retour contraint au pays de nombreux cadres et fonctionnaires dahoméens licenciés par les pays de l'AOF devenus indépendants. La stabilité du régime est ainsi rapidement mise à mal.

Le coup d'état militaire perpétré par le commandant Mathieu Kérékou  en 1972 met un terme à cette instabilité. Il prend la tête du gouvernement militaire et s'appuie sur un vaste soutien d'une population lassée par les coups d'Etats militaires à répétition (5 en 12 ans!). Après trois ans à la tête du pays, Kerekou donne une orientation marxiste-léniniste au régime. Toujours en 1975, il abandonne le nom de Dahomey (trop lié aux ethnies du sud du pays aux yeux de Kerekou), remplacé par celui de Bénin, en référence à un royaume qui s’était autrefois épanoui au Nigeria voisin. La “République populaire du Bénin” rejoint donc le camp socialiste, après avoir adopté une nouvelle constitution, instaurant un régime à parti unique.


 Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou.

En matière culturelle, le leader de  “la République populaire du Bénin” alterne le chaud et le froid. Il interdit les rituels vaudaous (dont le pays est le berceau), instaure un couvre-feu, malmène tous ceux qui ne se plient pas aux canons du socialisme scientifique alors en vogue dans le pays. Mais, dans le même temps, il incite les musiciens à se tourner vers les rythmes traditionnels béninois et n'hésite pas à soutenir les talents muciaux (tant qu'ils vantent les bienfaits du régime et louent ses mérites personnels). Une usine de pressage de disque ouvre d'ailleurs ses portes à Cotonou, tandis que les labels Satel et Polydisco prospèrent sans être inquiétés par le régime en place. Aussi, au cours de ces années, le Bénin s'impose comme un foyer musical d'une extraordinaire vitalité.

Nous nous y intéressons sur Samarra.

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La décolonisation en musique.

Posté par bricabraque le 10 décembre 2009

De la colonisation aux indépendances en musique:

* L'Ethiopie fut l'un des deux seuls pays africains à ne pas être colonisé au cours du XIX°. En 1936, l'Italie fasciste envahit le pays. Au lendemain de la guerre, le rastafari Hailé Sélassiés'impose:

Hailé Sélassié lors de son exil londonien, en 1939.

  • 138. Gainsbourg: “Negusa Nagast”. Dans ce titre, Gainsbourg s'intéresse au négus éthiopien, Hailé Selassié.
  • 142. Bob Marley:”War”. (1976). Les paroles de cette chanson célébrissime de Bob Marley sont en fait une simple reprise d'un extrait d'un discours prononcé par l'empereur éthiopien Hailé Sélassié à la tribune de l'ONU, le 4 octobre 1963.
  • 143. Black Uhuru:”I love king Sélassié”. Retour sur la vie de l'empereur éthiopien (sa jeunesse, les années d'exil, le dynamisme diplomatique et l'autoritarisme du vieux négus), mais aussi sur sa légende et sa mémoire, largement mises en musique par les rastas.

* La Gold Coast, qui devient le Ghana, est le premier pays d'Afrique noire à accéder à l'indépendance en 1957:

NKrumah en décembre 1959.

* 1960: les colonies françaises d'Afrique occidentale accède à l'indépendance de manière pacifique:

Felix Houphouët Boigny et Lyndon Johnson à Washington en 1967.

- 157. Alpha Blondy : “Jah Houphouët” (1987). Alpha Blondy chante ici les louanges du père de la nation ivoirienne. Revenons donc sur ce personnage.

* 1960: indépendance chaotique du Congo belge qui devient bientôt le Zaïre, contrôlé d'une main de fer par Mobutu.

http://fabbikouassi.files.wordpress.com/2009/02/mob.jpg
Joseph Mobutu.

* La guerre d'Algérie et ses soubresauts:

* Un exemple des difficiles accessions à l'indépendance des colonies portugaises:

- 144. Orchestra Baobab:”Cabral”. Hommage au héros de la libération de la Guinée-Bissau.

* L'Afrique australe ferme la marche de la décolonisation:

- La Rhodésie du sud devient le Zimbabwe en 1980:

* Ce n'est qu'au cours des années 1990 que le régime de l'apartheid est renversé avec l'arrivée au pouvoir de Neslon Mandela:

Mandela en couverture du Time en mai 1994.

* Exemples de néocolonialisme.

  • 141. Kanye West (feat. Jay-Z) : “Diamonds from Sierra Leone”. Les matières premières semblent pour certains pays une malédiction alors qu'elles devraient permettre le développement. Derrière beaucoup de conflits qui déchirent les pays africains, la lutte pour l'appropriation des richesses est à la fois une fin et un moyen (exemple ici avec les diamants de Sierra Leone).
  • 130. Tiken Jah Fakoly:” quitte le pouvoir”. Un reggae, malheureusement toujours d'actualité, qui s'adresse aux nombreux dictateurs africains qui confisquent le pouvoir et les richesses de leurs pays.
  • 60. François Béranger:”Mamadou m'a dit.” Dénonciation implacable du racisme et des relents colonialistes dans nos sociétés occidentales.
  • 50. Fela:”ITT”. Dénonciation de l'exploitation de l'Afrique par les transnationales occidentales.

  • * Voir aussi le dossier Samarra en Afrique élaboré par Etienne Augris. De nombreux articles s'intéressent à la décolonisation des pays et/ou à la période postcoloniale.


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Sélections de BD sur Samarra.

Posté par bricabraque le 5 décembre 2009

* Au rayon BD: Etienne Augris vous présente deux BD à fort contenu historique (sur Samarra).

- “L'enfant maudit”.

- “Dropsie avenue”: vie et mort du South Bronx.

* A lire aussi sur le “blog Maghreb-France, une histoire commune”, un entretien très intéressant avec Jennifer Howell sur la guerre d'Algérie en BD.

” Jennifer Howell (Université de l'Iowa) prépare actuellement une thèse de doctorat sur la représentation de la Guerre d'Algérie dans la Bande dessinée. Passionnée par la question de l'image et des représentations, notamment dans le contexte colonial, elle nous livre quelques clés pour comprendre comment la BD aborde la période 1954-1962 en Algérie et en France. “

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Tintin au Congo ou la mission “civilisatrice” de la colonisation.

Posté par bricabraque le 29 novembre 2009

Hergé dessine et écrit “Tintin au Congo” en 1930 et 1931. Il s'agit du second album des aventures du reporter. L'idée en revient à l'abbé Norbert Wallez, directeur du quotidien “le vingtième siècle” où Hergé (alias Georges Remi) est embauché en 1925. Après avoir plongé Tintin en Bolchévie (”Tintin au pays des Soviets”), Wallez convainc le dessinateur le dessinateur de s'intéresser au Congo, l'unique, mais gigantesque colonie belge, un territoire 80 fois plus grand que celui de la métropole!

http://www.astrosurf.com/luxorion/Sciences/tintin-au-congo.jpg

Couverture de l'album (version 1946).

La colonisation du Congo fut tout à fait particulière, une des plus sauvages et des plus singulières du continent.

 

Lire la suite de l'article sur Samarra.

 

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L’armée française en Afrique.

Posté par bricabraque le 14 novembre 2009

Une transition démocratique en Afrique selon l’armée française © baroug. (bakchich.info).

 

Dans sa chanson “armée française”, l'Ivoirien Alpha Blondy dénonce les interventions militaires françaises à répétitions qui constituent à ses yeux autant d'atteintes à la souveraineté nationale des pays concernés.

Au cours des années soixante, les pays nouvellement indépendants d’Afrique de l'ouest doivent choisir leur camp dans le contexte de la guerre froide. Propagande et contrepropagande vont bon train. Or, selon un accord tacite avec les Etats-Unis, c'est la France qui a pour mission de tenir ce pré-carré hors de portée de l'influence communiste ou, en tout cas, d'un régime hostile aux intérêts Occidentaux.

Pour la France, son importante présence militaire en Afrique lui permet de maintenir son influence sur le continent. L'ancienne métropole n'hésite pas à y intervenir, à plus ou moins juste titre (même une fois le Mur de Berlin détruit).

Sur l'histgeobox, nous revenons sur quelques unes de ces interventions.

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Le programme d’histoire-géo en musique actualisé.

Posté par bricabraque le 10 septembre 2009

I - Le monde de 1945 à nos jours Introduction : le monde en 1945

1- De la société industrielle à la société de communication

2- Les grands modèles idéologiques et la confrontation Est-Ouest jusqu'aux années 1970 * Les limites du modèle américain et notamment la lutte pour les droits civiques:

Une proposition de séquence que nous avons publiée dans le labo des clionautes

a. La question noire

b. Pacifisme, chansons contre la guerre du Vietnam.

c. Une jeunesse avide changements. Contestation étudiante dans les 1960's.

d. Les laissés pour compte du rêve américain.

e. Sur les atteintes aux droits fondamentaux.

* La guerre froide et ses prolongements: 165. Billy Joel:”we didn't start fire”. Les paroles de Billy Joel énumèrent personnages et évènements de 1949 à 1989. Tout cela s'avère donc très utile pour… réviser !

3- Le Tiers-Monde : indépendances, contestation de l'ordre mondial, diversification Néocolonialisme, dictature,… :

De la colonisation aux indépendances :

3- À la recherche d'un nouvel ordre mondial depuis les années 1970

II- L'Europe de 1945 à nos jours 1- L'Europe de l'Ouest en construction jusqu'à la fin des années 1980

2. L'Europe des démocraties populaires.

3- Les enjeux européens depuis 1989

III - La France de 1945 à nos jours 1- Bilan et mémoires de la Seconde Guerre mondiale

2- L'évolution politique

3- Économie, société, culture

4- La France dans le monde

Si vous avez des suggestions de titres, n'hésitez pas à le dire en commentaire.

I - Un espace mondialisé 1- Mondialisation et interdépendances

2- Autres logiques d'organisation de l'espace mondial

II - Les trois grandes aires de puissance dans le monde

1 - L'Amérique du Nord

*Les États-Unis : la superpuissance

* La façade atlantique de l'Amérique du Nord 2 - L'Union européenne

* La puissance économique de l'Union européenne

* L'Europe rhénane

 3 - L'Asie orientale

*Une aire de puissance en expansion

*La mégalopole japonaise

 III - Des mondes en quête de développement

1- Unité et diversité des Sud

2- Une interface Nord/Sud l'espace méditerranéen : 164. Dick Annegarn:”Patera”. Zoom sur les flux de clandestins en Méditerranée, à partir d'un morceau de Dick Annegarn.

 3- Un État et un espace en recomposition : la Russie.

*Juin approche, donc révisions… : 11. La chanson du dimanche:”Bac ABCD” Si vous avez des suggestions de titres, n'hésitez pas à le dire en commentaire.

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“Asimbonanga”.

Posté par bricabraque le 4 juillet 2009

 

Comme nous l'avons vu dans l'article précédent (”Fire in Soweto“), toute tentative de remise en question du statu quo est combattue avec violence par le pouvoir blanc tout au long des années 1960 et 1970. Les leaders noirs comme Nelson Mandela dirigeant de l’ANC (African National Congress ) sont incarcérés,malmenés, voire tués. Les manifestations sont réprimées avec une brutalité meurtrière. Les manifestations étudiantes de 1976 se soldent par plus de 600 victimes. La répression est systématique et ne laisse que peu d'espoir.

 

Pourtant à partir des années 1980, le vent tourne et la démocratie tente de terrasser l'apartheid. - Depuis 1975, les Etats voisins du Mozambique et de l'Angola se sont libérés du joug colonial portugais. Le Zimbabwe accède à l'indépendance en 1980. En exil, les leaders de l'ANC continuent d'ailleurs la lutte depuis ces pays. - Avec la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide, le gouvernement sud-africain ne passe plus comme le dernier rempart contre le communisme en Afrique australe. Ses soutiens occidentaux l'abandonnent. - L'embargo économique décrété par l'ONU se durcit fortement et contribue à l'asphyxie du pays qui avait pu jusque là vivre en relative autarcie. La situation économique est aggravée aussi par de grandes grèves menées par la COSATU, le syndicat des travailleurs noirs.

 

Poursuite de notre exploration de l'histoire de l'Afrique du sud en chansons. Au menu, la fin du régime de l'apartheid, la transition démocratique et la figure de Nelson Mandela.

Lire la suite sur l'Histgeobox.

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