Documents utiles: la fin de la guerre froide (1975-1991) et le nouvel ordre mondial.

Posté par bricabraque le 10 novembre 2009

 

Bien connaître les notions importantes sur la guerre froide finissante:

- Le scandale du Watergate.

- La politique des bons sentiments.

- La guerre fraîche.

- La doctrine Reagan.

Ronald Reagan en 1966.

 

* sur le nouvel ordre mondial:

- La révolution islamique iranienne (1979).

- Les guerres d'Afghanistan (1979-1988 et depuis 2001).

- Les Khmers rouges.

- Fondamentalisme musulman et islamisme.

- Al Qaida.

- Le génocide rwandais.

- vers une justice internationale?

La une du Time lors de la prise d'otages à l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran.

* En chansons:

- “Born in the USA” de Bruce Springsteen sur les difficiles retours au pays pour les vétérans de la guerre du Vietnam.

- Nineteen, retour au Vietnam en 1985 Une chanson sur l'après Vietnam et ses conséquences sur la société américaine.

- Clash : “Washington bullets”. Avec ce titre, Joe Strummer, le leader du groupe, dénonce l'impérialisme américain, soviétique ou chinois et leurs interventions dans de nombreux pays du Tiers-Monde ou non-alignés.

- Colonel Bagshot: “Six days war”. Chanson de colonel Bagshot consacrée à la guerre des Six-Jours, un tournant fondamental de l'histoire contemporaine dont on a encore du mal à mesurer toutes les conséquences.

- DDT : “Не стреляй!” (”Ne tire pas !”) (1980). La chanson “Nye streliai !” (”Ne tire pas !”) écrite en 1980 par le groupe de rock soviétique DDT revient sur la guerre d'Afghanistan qui devint vite un véritable désastre pour les Soviétiques.

- En 1990, c'est l'heure de la “conscientisation… Sur le traitement médiatique de la guerre du Golfe.

- Keny Arkana : “Ordre mondial” Le nouveau désordre mondial vu par la rappeuse antimondialiste Kenny Arkana.

 

 

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L’Ostpolitik.

Posté par bricabraque le 3 novembre 2009

C'est par ce terme que l'on désigne la politique d'ouverture vers l'Est menée par le chancelier social-démocrate ouest-allemand Willy Brandt à partir de 1969. Ce dernier entend améliorer les relations entre les deux Allemagne et rompt avec la politique inflexible de son prédécesseur, Konrad Adenauer. Cette politique est une manifestation de la détente en Europe. Elle se traduit par la signature d'une série de traités.


 

 Willy Brandt (1913-1992) fuit l'Allemagne en 1933 (il est alors militant des Jeunesses socialistes) pour la Norvège. De retour en Allemagne en 1947, il s'impose à la tête du Parti social-démocrate allemand (SPD) à partir de 1964. Depuis 1957, il est aussi le bourgmestre de Berlin-Ouest. Il devient chancelier en 1969 et mène alors sa politique d'ouverture à l'est. Il est contraint de démissionner en 1974 à la suite de l'affaire Guillaume (lorsque l'on découvre que son chef de cabinet est un agent de la Stasi).

 

* le 12 août 1970: le traité germano-soviétique de Moscou réaffirme le principe d'inviolabilité des frontières européennes, notamment la ligne Odeir-Neisse (frontière germano-polonaise).

 

* Un traité RFA/Pologne est signé à Varsovie le 7 décembre 1970. On y réaffirme l'inviolabilité de la ligne Oder-Neisse. Surtout, à cette occasion, Willy Brandt s'agenouille devant le monument élevé aux martyrs du ghetto juif de Varsovie. Ce geste symboliquement fort est largement médiatisé.

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Le 8 décembre 1970 , Willy Brandt à genoux devant le monument aux morts du ghetto de Varsovie. C'est un geste de repentance de l'Allemagne à l'égard des Polonais et en particulier des Juifs.

 

* Au grand dam des autorités est-allemandes, la RFA obtient des garanties grâce à l'accord quadripartite sur Berlin de 1971. L'URSS s'engage à ne plus entraver la circulation entre la RFA et Berlin-ouest.

Pour autant et malgré ces accords et traités importants, les espoirs d'une réunification de l'Allemagne semblent encore bien lointains et hypothétiques à l'époque de Brandt. Ce dernier entreprend néanmoins des négociations avec la RDA afin de normaliser leurs relations des deux Etats allemands.

- Aussi le point d'orgue de cette politique de rapprochement avec l'est reste sans conteste le Traité fondamental de 1972 (Grundlagenvertrag). La RFA reconnaît la RDA comme un Etat souverain et s'engage à développer avec son voisin des “relations de bon voisinage sur la base de l'égalité des droits“. L'accord met fin à l'idée que seule la RFA représentait toute l'Allemagne. De nombreux pays occidentaux reconnaissent  la RDA à la suite de cette importante signature.

Les deux pays (RFA et RDA) sont admis à l'ONU en 1973.

- Enfin, le traité que signe la RFA avec la Tchécoslovquie le 11 décembre 1973 abroge les accords de Munich de 1938 et règle une fois pour toute la question des biens des Allemands des Sudètes expulsés en 1945.

Cette politique courageuse et volontariste valut à Brandt le Prix Nobel de la Paix en 1971.

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Erich Honecker (RDA) et Helmut Schmidt (1975), le successeur de Willy Brandt, lors de la Conférence d'Helsinki, le 1er août 1975.

 

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Le toyotisme.

Posté par bricabraque le 26 octobre 2009

Ce modèle d’organisation du travail et de la production fut mis en œuvre chez Toyota, sous l’impulsion de Taïchi Ohno. Il repose sur deux innovations majeures.

Source : Annick Bourguignon, Le Modèle Japonais de gestion, La Découverte, 1993
*Kanban : organisation reposant sur des flux tendus.

Le premier pilier du toyotisme est l’« automation » (contraction d’autonomie et d'automation ), un système permettant d’interrompre la production à tout moment afin d’éviter les défauts et d’anticiper les pannes graves. Un système de signaux visibles par les travailleurs permet de détecter les anomalies. Les travailleurs peuvent alors arrêter les machines sans en référer à leur hiérarchie. Théoriquement, cela permet d'améliorer la qualités de la production tout en donnant plus d'autonomie aux opérateurs.

Le deuxième pilier est le « juste-à-temps ».  Son objectif est de produire au moment voulu la quantité juste nécessaire de pièces, ce qui permet d'éviter les gaspillages, de réduire les stocks. La production s'adapte donc à la demande et non l'inverse.

Ce mode de production se situe donc aux antipodes du fordisme qui restait basé sur une hiérarchisation stricte des instructions, tandis que les travailleurs devaient se spécialiser dans  une tâche répétitive. Tandis que la production massive ne collait pas à la demande, avec des risques de surproduction. En cas de crise, l'entreprise peinait à écouler ses stocks. De fait, le toyotisme s'est substitué au fordisme comme référence mondiale de production à la chaîne d'objets de consommation courante.

 

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Taichii Ohno de la Toyota Motor Company à l’origine du « Toyotisme » dans les années 1950.

 

 

L'objectif de ce système est de mieux répondre aux  évolutions de la demande tout en favorisant la baisse des coûts de production afin d’améliorer la compétitivité de l’entreprise. Désormais, la stratégie de différenciation s’impose aux entreprises qui doivent se démarquer de la concurrence en répondant aux demandes spécifiques des clients. Dans le même temps, elles doivent respecter l’impératif de qualité (« qualité totale »). En principe, le toyotisme doit améliorer les conditions de travail des salariés car ceux-ci ont moins de tâches répétitives et monotones, et ils ont plus d’autonomie et de responsabilités dans la production.

Il faut donc tendre aux 5 zéros:

- Zéro papier : réduire au maximum les procédures administratives.

- Zéro délai : éviter toute perte de temps entre le moment où la commande est enregistrée et où le produit est terminé et expédié.

- Zéro panne.

- Zéro défaut : une qualité irréprochable du produit fini.

- Zéro stock (voir plus haut).

 

Mais ces objectifs impliquent de nouvelles contraintes et le système tend à se gripper pour trois raisons:

- le “juste à temps” provoque le sillonage des routes par un trop grand nombre de petits camions, ce qui aboutit à une saturation des axes de transport et compromet ainsi l'objectif initial (”zéro délai”). Cette circulation accrue aggrave la pollution de l'archipel.

- Lorsqu’un opérateur ne fournit pas l’aval, c’est toute la chaîne productive qui s’arrête dans la mesure où chaque poste fonctionne sans stock.

- Cette mobilisation de tous les instants repose sur les épaules des travailleurs qui subissent donc un stress intense.

 

Liens:

- Les principes du toyotisme.

 

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Grande terreur, purges et jdanovisme dans l’URSS stalinienne.

Posté par bricabraque le 22 octobre 2009

Caricature tchécoslovaque des années 1950. Cette démocratie populaire fut particulièrement touchée par les purges staliniennes.

 

Jean Ferrat reste l'un des grands noms de la chanson à texte. Il a écrit et interprété de nombreuses chansons engagées dans lesquelles il dénonçait l'exploitation de l'homme par l'homme. Ce compagnon de route du parti communiste français critique ici (en 1980, un peu tard diront certains) la “caricature” de socialisme que fut le système soviétique, en tout cas stalinien. Revenons sur les heures les plus sombres de l'URSS et de son bloc: la grande terreur, le jdanovisme, les purges dans les démocraties populaires…

 

La suite est à lire sur l'Histgeobox.

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13 août 1961: construction du Mur de Berlin.

Posté par bricabraque le 14 octobre 2009

 Photo de Paul Schutzer tirée des riches fonds de Life.

 

Le 13 août 1961, vers 2 heures du matin, les autorités est-allemandes commencent à édifier le Mur de Berlin. L'information ne semble pas avoir filtré à l'ouest. La plupart des Berlinois, quant à eux, ne le découvrent qu'au matin. Le « mur de Berlin » coupe la ville en deux sur une longueur de 43 km, tandis qu'il couvre 112 km en dehors (soit une longueur totale du Mur de 155 km autour de Berlin-Ouest). La plupart des points de passage entre secteurs sont murés.

 

Au début de sa carrière, le jeune Daniel Balavoine consacra un album entier au Mur. Nous présentons un de ces morceaux sur l'Histgeobox où nous revenons sur l'origine de cette construction.

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La guerre froide en musique.

Posté par bricabraque le 3 octobre 2009

 

Affiche du Parti Communiste français.

 

Sur l'histgeobox, nous avons consacré de nombreux articles à la guerre froide. Voici une occasion d'approfondir la léçon en musique:

- L'histoire mouvementée de l'hymne soviétique.

- un blues de J.B. Lenoir sur la guerre de Corée (1950-1953).

- Une chanson hypnotique du colonel Bagshot sur la guerre de six jours (1967).

- La guerre d'Afghanistan (1979-1989) à travers une chanson du groupe DDT.

- Deux skas consacré à la crise des fusées de Cuba (en 1962) et à Fidel Castro.

- Morceau de François Béranger sur le printemp de Prague (1968), puis la répression du mouvement par les troupes du pacte de Varsovie.

- Le “Washington bullets” es Clash évoquent la mainmise des Etats-Unis sur l'Amérique latine (Nicaragua, Chili) au cours de la guerre froide, mais aussi l'expanionnisme soviétique en Asie centrale (Afghanistan).

- “Russians” de Sting évoque la lente agonie de l'URSS, ainsi que la crise des euromissiles (1980's).

- ”La java des bombes atomiques”, une chanson très drôle de Boris Vian sur la guerre nucléaire et “l'équilibre de la terreur“.

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Ressources sur les modèles idéologiques.

Posté par bricabraque le 27 septembre 2009

Discussion animée entre Nikita Khrouchtchev et Richard Nixon, le 25 juillet 1959 à Moscou.

 

* Le modèle américain:

- Le Maccarthysme.

- Le scandale du Watergate.

- La CIA.

* Le modèle soviétique:

 « V. Lénine et J. Staline » par P. Vassiliev (1930) Dessin sur la parution du premier numéro du journal bolchevique “La Pravda” (La vérité), le 5 mai 1912.

- Le jdanovisme.

- La déstalinisation, le rapport Khrouchtchev.

- Les dissidents (Sakharov, Soljenitsyne).

* Documents utiles:

- Les présidents américains et les dirigeants soviétiques au XXème siècle.

- Diaporama sur les deux grands modèles idéologiques.

- Schémas sur les modèles.

Norman Rockwell: “the problem we all live with” (1964).

 

 * Les modèles sur l'Histgeobox, Samarra et l'histgeobox:

- Article passionnant d'Etienne Augris sur les “fondements et limites du modèle américain avec Norman Rockwell“, un grand peintre américain.

- De nombreuses chansons reviennent sur la lutte pour les droits civiques et les limites du modèle américain.

- Genèse et transformations de l'hymne soviétique.

- Beaucoup d'autres morceaux classés ici (I, 2: les modèles), avec entre autre la “red scare“, la contestation mutliforme de la fin des années soixante, les oubliés du rêve américain ou encore une lecture dylanienne de l'histoire américaine. La surreprésentation de chansons critiquant le modèle américain s'explique car le pays est une démocratie, qui permet aux artistes de s'exprimer, chose impossible dans le bloc soviétique.

- Dossier sur le modèle américain.

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Doctrine Jdanov et Kominform.

Posté par bricabraque le 19 septembre 2009

Staline et Jdanov en 1934.

Cette doctrine constitue la réponse des Soviétiques à la doctrine Truman formulée quelques mois plus tôt par le président américain. Jdanov, idéologue du PCUS et fidèle de Staline, énonce la doctrine le 22 septembre 1947 lors de la réunion donnant naissance au Kominfor, à Sklarska Poreba (Pologne).

Elle pose le principe de la division du monde en deux blocs antagonistes.

* D'un côté, Jdanov fustige “le camp impérialiste et antidémocratique” mené par les Etats-Unis qui s'appuient sur des alliés soumis et fidèles qu'il classe en plusieurs catégories:

- les “Etats possesseurs de colonies“, tels que la France, le Royaume-Uni, la Belgique et les Pays Bas;

- des régimes qu'il qualifie de “réactionnaires antidémocratiques, tels que la Turquie et la Grèce“. Ces pays furent ravagés par des guerres civiles au sortir de la seconde guerre mondiale (opposant organisations communistes et mouvements nationalistes). Ces derniers l'emportent finalement, au grand dam des Soviétiques qui convoitaient la zone des détroits.


- enfin “des pays dépendant politiquement et économiquement des Etats-Unis, tels que le Proche-Orient, l'Amérique du Sud, la Chine” (plus pour longtemps pour cette dernière dans la mesure où le communiste Mao Zedong accède au pouvoir en 1949).

* De l'autre, il loue le camp “anti-impérialiste et antifasciste” formé par “l'URSS et les pays de la nouvelle démocratie” (tellement nouvelle qu'il s'agit en fait de régimes dictatoriaux!). Jdanov affirme plus loin, que le bloc anti-impérialiste peut s'appuyer partout dans le monde sur “le mouvement ouvrier démocratique, sur les partis communistes frères, sur les combattants du mouvement de libération nationale dans les pays coloniaux et dépendants (cf: le Vietnam, l'Indonésie)”.

Naissance du Kominform.
 

* Jdanov énonce sa doctrine lors de la fondation du Kominform, un organisme de coordination et d'échanges entre les partis communistes du bloc soviétique (en Europe de l'est), auxquels il faut ajouter les partis communistes français et italien, très puissants au sortir de la guerre. Le Kominform a pour mission principale de fixer la tactique des partis communistes dans le contexte de la guerre froide. Concrètement, le Parti Communiste d'Union Soviétique (PCUS) conserve la haute main sur cette instance. Les partis communistes nationaux lui restent absolument soumis et ne bénéficient d'aucune autonomie. Jdanov entend contrecarrer toutes les tendances centrifuges qui pourraient se faire jour au sein du système communiste. Il craint qu'à terme certains dirigeants communistes ne soient tentés de remettre en cause l'autorité suprême de Moscou.

* Le Kominform siège à Belgrade, puis Bucarest (après la rupture entre Staline et Tito, le dirigeant yougoslave). Il édite un journal, Pour une paix durable, pour une démocratie populaire,  sorte de guide de formation à l'attention des cadres des partis communistes (édité en 12 langues).

* Plusieurs réunions importantes ponctuent l'existence du Kominform et permettent de suivre les évolutions idéologiques du camp socialiste.

1. Lors de la réunion fondatrice, en 1947, Jdanov y énonce sa doctrine et recadre la stratégie des partis communistes français et italiens, vivement critiqués. On les accusent de jouer le jeu de l'Occident en entretenant des “illusions parlementaires” et de collaborer avec des partis bourgeois, d'avoir minoré le danger américain et de n'avoir pas réussi à prendre le pouvoir au lendemain de la guerre.


 La poupée Kominform perd un de ses membres (la Yougoslavie).
 

2. En juin 1948, la réunion du Kominform entérine l'exclusion du PC yougoslave. La résistance communiste fut extrêmement puissante en Yougoslavie, ce qui lui permit d'arracher seule la victoire, ce que contestent très vite les Soviétiques. Surtout, Tito remet en cause la prééminence de l'Union Soviétique de Staline en Europe de l'est. Dès lors, ce dernier n'a de cesse de vouloir se débarrasser de ce dirigeant rebelle. Tito incarne désormais la figure du traître (remplaçant ainsi Trotski). Le dirigeant yougoslave, de son côté, mène une sévère épuration des cadres liés aux Soviétiques.

3. En novembre 1949, la réunion définit l'idéologie du Mouvement de la paix (qui préfigure l'appel de Stockholm contre la bombe atomique en mars 1950).

Très vite, l'utilité du Kominform est remise en cause par les circonstances. Le décès de Staline en 1953, l'expansion du communisme en Asie (Chine), le premier dégel des relations internationales et la réconciliation des dirigeants soviétiques avec Tito, entraînent la mise en sommeil du Kominform, avant sa dissolution en 1956.

 

Sources:

- Ph. Buton: “Communisme, une utopie en sursis?”, Larousse, 2001.

- E. Melmoux et D. Mitzinmacker: “Dictionnaire d'histoire contemporaine”, Nathan, 2008.

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La guerre de Corée (1950-1953).

Posté par bricabraque le 15 septembre 2009


Combats de rue au cours de la guerre de Corée.

La guerre de Corée (1950-53) :

En 1945, les Soviétiques et les Américains libèrent la Corée de l'occupation japonaise. La Corée est alors occupée par les Soviétiques au Nord du 38è parallèle (Nord) et les Américains au Sud. Elle subit un sort dentique à celui de l’Allemagne. Sous l’effet de la guerre froide, 2 Etats coexistent de part et d’autre du 38e parallèle: l'un soutenu par les Etats-Unis et dirigé par Syngman Rhee, au sud et l'autre, communiste, au Nord, dirigé par Kim Il-Sung.

Le 25 juin 1950, les Nord-Coréens déclenchent l'offensive, très probablement sur ordre de Staline qui veut, après l’Europe et le revers de Berlin, pousser ses pions en Asie.

Fidèles à la stratégie du containment définie par Truman, les Etats-Unis décident d’intervenir sous l’égide de l’ONU. Il saisit donc le conseil de sécurité qui condamne l'agression nord-coréenne et vote le principe d'une intervention militaire (l'URSS boycotte alors le conseil en guise de protestation contre la non-reconnaissance de la Chine communiste). Le septembre 1950, les forces de l'ONU, dirigées par le général Mac Arthur envahissent la Corée du Nord. Elles arrivent jusqu’aux frontières de la Chine qui entre dans le conflit et repousse les Américains.

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Les différentes étapes de la guerre de Corée.

Au bout de 3 ans d’un conflit confus (voir les étapes de cette guerre en cliquant ici. Vous y trouverez une animation très claire de F. Sauzeau) et meurtrier, l’armistice est signé à Pam Mun Jon en juillet 1953 (Staline est mort en mars). On en revient à la situation initiale. La mort de Staline en mars 1953 accélère la fin du conflit et rend possible la signature du traité. La guerre a fait plus d'un million de morts et le traité entérine la division de la Corée en deux Etats, de part et d'autre du 38ème parallèle Nord.

Ce conflit est caractéristique de la guerre froide dans la mesure où les deux Grands ne s'affrontent qu'indirectement (l'URSS apporte un soutien officieux à la Corée du Nor, tandis que les Etats-Unis s'abritent derrière la bannière de l'ONU). D'autre part, la guerre reste froide dans la mesure où l'équilibre de la terreur joue son rôle (depuis 1949 les Soviétiques disposent de la bombe atomique). MacArthur l'apprendra à ses dépens. Il voulait en effet utiliser l’arme nucléaire contre les Chinois. Truman le destitue aussitôt (avril 1951)!

Liens utiles sur la guerre de Corée:

- Sur le site Herodote.net.

- Les crises de la guerre froide, notamment la guerre de Corée.

- Animation pour mieux identifier les grandes étapes de la guerre de Corée.

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Blocus de Berlin (1948-1949).

Posté par bricabraque le 15 septembre 2009

les Berlinois se pressent pour assister au passages incessants des “Skymaster” au-dessus de l’aéroport de Berlin-Tempelhof.

 

Au lendemain de la guerre, l’Allemagne est divisée en 4 zones d’occupation : une zone soviétique, et trois zones confiées à des puissances occidentales (avec 3 secteurs, américain, britannique, français).

Berlin est occupée de la même façon : la zone occidentale constitue une enclave en zone soviétique.

* Le blocus de Berlin (juin 1948-juin 1949) :

En juin 1948, les 3 puissances occidentales décident de fusionner leurs zones, d’y faire élire une assemblée constituante et de créer une monnaie commune, le Deutschmark. Staline, qui n’a jamais accepté le statut de Berlin qu'il voudrait voir placée totalement sous son autorité. Il prend donc prétexte de la décision des Occidentaux pour se lancer dans le blocus de la zone Ouest. Pendant un an, les Soviétiques bloquent les accès routiers et ferroviaires entre l’Allemagne de l’Ouest et Berlin Ouest. Les Américains ripostent par un pont aérien : c’est l’exemple même de la politique du containment. Truman refuse de céder au coup de pression soviétique et donc de reculer.

Staline, voyant que son but n’est pas atteint, lève le blocus en juin 1949.

* La création des 2 Allemagnes :

Les occidentaux unifient leurs 3 zones et forment la République fédérale allemande ou Allemagne de l’Ouest, régime démocratique (loi fondamentale de mai 1949) dirigé par un Chancelier (le premier sera Konrad Adenauer). En octobre 1949, les Soviétiques créent à leur tour la République démocratique allemande (RDA), une nouvelle démocratie populaire.

L’occupation provisoire de l’Allemagne s’est muée, à cause de la guerre froide, en une division institutionnalisée.

Liens utiles:

- Une animation très claire réalisée par F. Sauzeau permet de bien comprendre les différentes étapes de la première crise de Berlin.

- animation qui permet de bien cerner les différentes étapes du blocus.

- la division de Berlin en 1945 sur le site du film “the good german“.

- L'article de M. Triboulloy sur son blog.

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