La guerre de Corée (1950-1953).

Posté par bricabraque le 15 septembre 2009


Combats de rue au cours de la guerre de Corée.

La guerre de Corée (1950-53) :

En 1945, les Soviétiques et les Américains libèrent la Corée de l'occupation japonaise. La Corée est alors occupée par les Soviétiques au Nord du 38è parallèle (Nord) et les Américains au Sud. Elle subit un sort dentique à celui de l’Allemagne. Sous l’effet de la guerre froide, 2 Etats coexistent de part et d’autre du 38e parallèle: l'un soutenu par les Etats-Unis et dirigé par Syngman Rhee, au sud et l'autre, communiste, au Nord, dirigé par Kim Il-Sung.

Le 25 juin 1950, les Nord-Coréens déclenchent l'offensive, très probablement sur ordre de Staline qui veut, après l’Europe et le revers de Berlin, pousser ses pions en Asie.

Fidèles à la stratégie du containment définie par Truman, les Etats-Unis décident d’intervenir sous l’égide de l’ONU. Il saisit donc le conseil de sécurité qui condamne l'agression nord-coréenne et vote le principe d'une intervention militaire (l'URSS boycotte alors le conseil en guise de protestation contre la non-reconnaissance de la Chine communiste). Le septembre 1950, les forces de l'ONU, dirigées par le général Mac Arthur envahissent la Corée du Nord. Elles arrivent jusqu’aux frontières de la Chine qui entre dans le conflit et repousse les Américains.

guerredecore.jpg

Les différentes étapes de la guerre de Corée.

Au bout de 3 ans d’un conflit confus (voir les étapes de cette guerre en cliquant ici. Vous y trouverez une animation très claire de F. Sauzeau) et meurtrier, l’armistice est signé à Pam Mun Jon en juillet 1953 (Staline est mort en mars). On en revient à la situation initiale. La mort de Staline en mars 1953 accélère la fin du conflit et rend possible la signature du traité. La guerre a fait plus d'un million de morts et le traité entérine la division de la Corée en deux Etats, de part et d'autre du 38ème parallèle Nord.

Ce conflit est caractéristique de la guerre froide dans la mesure où les deux Grands ne s'affrontent qu'indirectement (l'URSS apporte un soutien officieux à la Corée du Nor, tandis que les Etats-Unis s'abritent derrière la bannière de l'ONU). D'autre part, la guerre reste froide dans la mesure où l'équilibre de la terreur joue son rôle (depuis 1949 les Soviétiques disposent de la bombe atomique). MacArthur l'apprendra à ses dépens. Il voulait en effet utiliser l’arme nucléaire contre les Chinois. Truman le destitue aussitôt (avril 1951)!

Liens utiles sur la guerre de Corée:

- Sur le site Herodote.net.

- Les crises de la guerre froide, notamment la guerre de Corée.

- Animation pour mieux identifier les grandes étapes de la guerre de Corée.

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Blocus de Berlin (1948-1949).

Posté par bricabraque le 15 septembre 2009

les Berlinois se pressent pour assister au passages incessants des “Skymaster” au-dessus de l’aéroport de Berlin-Tempelhof.

 

Au lendemain de la guerre, l’Allemagne est divisée en 4 zones d’occupation : une zone soviétique, et trois zones confiées à des puissances occidentales (avec 3 secteurs, américain, britannique, français).

Berlin est occupée de la même façon : la zone occidentale constitue une enclave en zone soviétique.

* Le blocus de Berlin (juin 1948-juin 1949) :

En juin 1948, les 3 puissances occidentales décident de fusionner leurs zones, d’y faire élire une assemblée constituante et de créer une monnaie commune, le Deutschmark. Staline, qui n’a jamais accepté le statut de Berlin qu'il voudrait voir placée totalement sous son autorité. Il prend donc prétexte de la décision des Occidentaux pour se lancer dans le blocus de la zone Ouest. Pendant un an, les Soviétiques bloquent les accès routiers et ferroviaires entre l’Allemagne de l’Ouest et Berlin Ouest. Les Américains ripostent par un pont aérien : c’est l’exemple même de la politique du containment. Truman refuse de céder au coup de pression soviétique et donc de reculer.

Staline, voyant que son but n’est pas atteint, lève le blocus en juin 1949.

* La création des 2 Allemagnes :

Les occidentaux unifient leurs 3 zones et forment la République fédérale allemande ou Allemagne de l’Ouest, régime démocratique (loi fondamentale de mai 1949) dirigé par un Chancelier (le premier sera Konrad Adenauer). En octobre 1949, les Soviétiques créent à leur tour la République démocratique allemande (RDA), une nouvelle démocratie populaire.

L’occupation provisoire de l’Allemagne s’est muée, à cause de la guerre froide, en une division institutionnalisée.

Liens utiles:

- Une animation très claire réalisée par F. Sauzeau permet de bien comprendre les différentes étapes de la première crise de Berlin.

- animation qui permet de bien cerner les différentes étapes du blocus.

- la division de Berlin en 1945 sur le site du film “the good german“.

- L'article de M. Triboulloy sur son blog.

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Le programme d’histoire-géo en musique actualisé.

Posté par bricabraque le 10 septembre 2009

I - Le monde de 1945 à nos jours Introduction : le monde en 1945

1- De la société industrielle à la société de communication

2- Les grands modèles idéologiques et la confrontation Est-Ouest jusqu'aux années 1970 * Les limites du modèle américain et notamment la lutte pour les droits civiques:

Une proposition de séquence que nous avons publiée dans le labo des clionautes

a. La question noire

b. Pacifisme, chansons contre la guerre du Vietnam.

c. Une jeunesse avide changements. Contestation étudiante dans les 1960's.

d. Les laissés pour compte du rêve américain.

e. Sur les atteintes aux droits fondamentaux.

* La guerre froide et ses prolongements: 165. Billy Joel:”we didn't start fire”. Les paroles de Billy Joel énumèrent personnages et évènements de 1949 à 1989. Tout cela s'avère donc très utile pour… réviser !

3- Le Tiers-Monde : indépendances, contestation de l'ordre mondial, diversification Néocolonialisme, dictature,… :

De la colonisation aux indépendances :

3- À la recherche d'un nouvel ordre mondial depuis les années 1970

II- L'Europe de 1945 à nos jours 1- L'Europe de l'Ouest en construction jusqu'à la fin des années 1980

2. L'Europe des démocraties populaires.

3- Les enjeux européens depuis 1989

III - La France de 1945 à nos jours 1- Bilan et mémoires de la Seconde Guerre mondiale

2- L'évolution politique

3- Économie, société, culture

4- La France dans le monde

Si vous avez des suggestions de titres, n'hésitez pas à le dire en commentaire.

I - Un espace mondialisé 1- Mondialisation et interdépendances

2- Autres logiques d'organisation de l'espace mondial

II - Les trois grandes aires de puissance dans le monde

1 - L'Amérique du Nord

*Les États-Unis : la superpuissance

* La façade atlantique de l'Amérique du Nord 2 - L'Union européenne

* La puissance économique de l'Union européenne

* L'Europe rhénane

 3 - L'Asie orientale

*Une aire de puissance en expansion

*La mégalopole japonaise

 III - Des mondes en quête de développement

1- Unité et diversité des Sud

2- Une interface Nord/Sud l'espace méditerranéen : 164. Dick Annegarn:”Patera”. Zoom sur les flux de clandestins en Méditerranée, à partir d'un morceau de Dick Annegarn.

 3- Un État et un espace en recomposition : la Russie.

*Juin approche, donc révisions… : 11. La chanson du dimanche:”Bac ABCD” Si vous avez des suggestions de titres, n'hésitez pas à le dire en commentaire.

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Bac STG: documents utiles pour réviser.

Posté par bricabraque le 13 mars 2009

 BAC STG: DOCUMENTS UTILES POUR REVISER.

 

Enseignant au lycée Marie-Curie d’Echirolles, Jean- Pierre Meyniac met en ligne des ressources qui couvrent l’ensemble du programme d’histoire de Terminale STG. Parmi ces ressources, on trouve des fiches de révision très claires et particulièrement bien faites (rappel des notions et du vocabulaire du chapitre très utiles). Vous trouverez aussi intercalés quelques articles du blog utiles pour le bac STG.

Partie 1: les relations internationales depuis 1945: 

- la naissance de la guerre froide.

-Deux blocs face à face.

- La guerre froide (+ chronologie).

- Diaporama sur les modèles.

-qu’est-ce que la guerre froide ? (1989-1991) ;

- la fin de la guerre froide

- le monde aujourd'hui.

- les principaux acteurs du chapitre.

- La répression en Amérique latine: le plan Condor.

- L'Amérique latine depuis 1945.
 Partie 2 : Décolonisation et construction de nouveaux états. 

les facteurs de la décolonisation.

tstgdecolonisationsynthese3.pdf

- étapes et modes de décolonisation.

tstgdecolonisationsynthese2.pdf

les défis posés aux nouveaux états

tstgdecolonisationsynthese1.pdf

- l’Algérie depuis 1962

- La guerre d'Algérie.
 Partie 3: les mutations de la France depuis 1945.

- Naissance et fonctionnement de la V° République.

tstgfrancesynthese1.pdf

la vie politique sous la V° République : 1958 - 1981

tstgfrancesynthese21.rtf

la vie politique sous la V° République : après 1981

tstgfrancesynthese31.rtf

- la France et l’Europe

tstgfrancesynthese51.rtf

- les principaux acteurs du chapitre

tstgfrancesynthesebiographies1.rtf

- le sujet d’étude : les jeunes depuis 1945

tstgfrancesynthesejeunes1.rtf

* Géographie.

Partie 1: la mondialisation.

un monde sillonné de flux multiples et variés

mondialisationflux.pdf

-un monde en réseau

mondialisationrseaux.pdf

- les acteurs de la mondialisation

mondialisationacteursdelamondialisation.pdf

- quelques organisations internationales

mondialisationorganisationconnatre.pdf

Partie 2: Pôles et aires de puissance.

- les espaces de la puissance

polesetairesdepuissance.pdf

-  les fractures du développement

polesetairesdepuissancefracturesdumondeactuel.pdf

- les nord et les sud

polesetairesdepuissancenordetsud.pdf

le sujet d’étude : la Chine

polesetairesdepuissancechine.pdf

Etude cas sur la Chine.

 

Partie 3: Uniformisation et fractures du monde. 

-  vers une culture mondiale

uniformisationetfractureversuneculturemondiale.pdf

- des limites à l’uniformisation culturelle

uniformisationetfracturelimitesluniformisationculturelle.pdf

* De nombreux articles sur Bricabraque: cliquez ici.

* Des schémas, très utiles pour apprendre de manière simple.
* Le précieux blog de Patrick Dubreuil du lycée Blanche de Castille à Fontainebleau, qui propose une foule de savamment choisis: en géographie et en histoire.

* Le site du lycée Félix Faure de Beauvais propose une aide pour réviser certaines chapitre du bac:

- Relations internationales depuis 1945.

- La Mondialisation.

- Les mutations de la France depuis 1945.

- Sans oublier une présentation claire de l'épreuve.

* Le site vie publique.fr revient sur les différentes élections présidentielles depuis 1958.

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Liens utiles pour les révisions du Bac STG.

Posté par bricabraque le 7 mai 2008

* Le site du lycée Félix Faure de Beauvais propose une aide pour réviser certaines chapitre du bac:

- Les relations internationales depuis 1945.

- La Mondialisation.

- Les mutations de la France depuis 1945.

- Sans oublier une présentation claire de l'épreuve.

* Le sujet du baccalauréat tombé en Pondichéry.

* Le site vie publique.fr revient sur les différentes élections présidentielles depuis 1958.

* Le précieux blog de Patrick Dubreuil du lycée Blanche de Castille à Fontainebleau, qui propose une foule de savamment choisis.

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Croquis:la diversité des Sud.

Posté par bricabraque le 13 avril 2008

 

Le quartier huppé et sécurisé d'Alphaville à Sao Paulo.

La favela Morumbi, dans cette même ville de Sao Paulo. Aux échelles les plus petites (villes), les écarts de richesses sont souvent abyssaux et visibles.

Téléchargez la correction du croquis sur la diversité des sud (ppt).

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Jouons un peu

Posté par bricabraque le 11 avril 2008

 

Voici une liste de jeux pour réviser de manière détendue. (le riche blog de M. Auger propose une série de liens impressionante dans ce domaine):

- food force, un jeu élaboré par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). 

- 3rd World Farmer permet de sensibiliser le joueur aux difficultés auxquelles sont confrontées les paysans des pays les moins avancés.

- une parodie de l'entreprise Mcdo (mcvideogame). Les concepteurs du jeu dénonce à leur manière la malbouffe puisque déchets industriels, farines animales et OGM sont au menu.

*Des jeux de localisation: 

- Un jeu de localisation qui fait fureur sur la toile: “How well do you know your world?”.

- Sur “curiosphere tv, l'éducation en images avecs France 5″, de nombreuses cartes interactives permettent de réviser en s'amusant.

* Deux jeux autour du développement durable:

-pour une gestion rigoureuse de l'eau (sur le site de l'ONU);

- Ecoville ou comment construire une ville respectueuse de l'environnement.

* “A l'assaut”, nous plonge dans l'univers des tranchées lors de la Grande guerre (vous êtes dans l peau d'un Canadien sur le front à la fin de l'automne 1916. 

* Le jeu Against all ods s'intéresse aux réfugiés en quête d'asile.  Le haut-commissariat de L'ONU pour les réfugiés est à l'origine de ce jeu.

* Le site l’histoire en questions propose des nombreux questionnaires, de tous niveaux sur l’histoire.

* De nombreux exercices pertinents qui permettent de réviser en s'amusant sur le blog de Vincent Pauthier.

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JO de Pékin 2008 et le Tibet.

Posté par bricabraque le 25 mars 2008

Le calme règne à Lhassa.

* Le Tibet, perle de Pékin.

La torche olympique devrait traverser le Tibet début mai avant de rejoindre Pékin. Les Chinois entendent bien utiliser ce symbole afin de proclamer l'unité et la puissance de l'Empire du milieu. Pour les autorités, le toit du monde est chinois. En mettant la main sur la région en 1950, le PCC gagne près d'un quart de territoire supplémentaire, un espace hautement stratégique faisant office de glacis face au voisin indien. Surtout, le Tibet dispose de ressources naturelles cruciales pour la Chine: richesses minières (or, plomb, cuivre), un grand potentiel hydroélectrique grâce aux fleuves himalayens.

* La stratégie chinoise.

Le gouvernment chinois n'entend donc pas relâcher son emprise sur le Tibet. Dans cette optique, il dispose de plusieurs armes:

- l'occupation militaire, condition indispensable au maintien de l'ordre voulu par Pékin;

- la mise en place de mesures incitatives afin de favoriser l'immigration massive des Han (les Chinois de la côte) vers la région autonome. Cette arme démographique contribue ainsi à faire des Tibétains une minorité dans leur région d'origine. De fait, les Chinois sont aujourd'hui deux fois plus nombreux que les Tibétains à Lhassa.

- Les arrestations et violences actuelles.

Quel bilan?

Citons les dépêches AFP:

” environ 140 personnes ont été tuées lors de la répression par la Chine de manifestations au Tibet, a affirmé mardi à Dharamsala (Inde) le Premier ministre du gouvernement tibétain en exil, au lendemain de plusieurs actions de dénonciation des violences.

Le dernier bilan officiel de Pékin des émeutes a fait était de 19 morts, dont 18 civils “innocents” et un policier.

Ces informations sont difficilement vérifiables, en raison des restrictions imposées par Pékin aux journalistes pour l'accès au Tibet et aux provinces limitrophes.Les manifestations ont commencé le 10 mars à l'occasion de l'anniversaire du soulèvement de 1959 contre le pouvoir chinois. Le 14 mars, des émeutes ont éclaté à Lhassa avant de se propager dans les provinces voisines à fortes minorités tibétaines.Le dalaï lama n'a cessé de s'opposer à la violence, et de réclamer plus d'autonomie pour le Tibet au sein de la Chine, mais pas l'indépendance. Au Népal au moins 400 personnes, dont une majorité de Tibétains, ont été arrêtées lundi lors de trois manifestations distinctes à Katmandou, contre la politique répressive de la Chine au Tibet.

* Quelle marge de manoeuvre pour les Tibétains?

Les autorités chinoises accusent le dalaï lama d'avoir fomenté ces troubles afin de “saboter” les jeux Olympiques qui se dérouleront à Pékin en août, affirmations rejetées par le chef religieux. En réalité, le dalaï-lama n'a cessé de s'opposer à la violence, et de réclamer plus d'autonomie pour le Tibet au sein de la Chine, mais pas l'indépendance. Cette modération passe mal auprès des jeunes Tibétains, premières victimes des violences chinoises. Si l'aura spirituel du dalaï-lama n'est pas remise en cause, sa politique non-violente agace. Les jeunes radicaux, membres du Congrès de la jeunesse tibétaine (TYC) prônent l'indépendance et non l'autonomie. Le président du TYC se prononce aussi pour le boycott des jeux, à la différence encore une fois du dalaï.

La situation est rendue complexe par la présence d’une importante diaspora tibétaine au Népal et en Inde notamment. Cette dernière engage depuis un rapprochement avec
la Chine (avec laquelle les relations étaient mauvaises : accueil du dalaï-lama, litiges frontaliers au Cachemire) et n’entend donc pas mettre à mal ce processus en relayant les revendication des Tibétains. Au Népal, l’importante minorité tibétaine est aussi très surveillée par le pouvoir qui redoute des tentatives séparatistes. 4000 Tibétains ont été interpellés ce lundi 24 mars dans trois manifestations différentes, dont une devant le bâtiment des Nations Unies de Katmandou.

 

* La tenue des Jeux, usine à gaz pour les autorités de Pékin?

Les autorités veulent faire du pays une vitrine de la puissance chinoise en pleine croissance aujourd'hui. Elles entendent donc garder la mainmise sur le déroulement de cette compétition ultramédiatisée et redoutent des actions de soutien aux Tibétains lors des épreuves sportives.

Le dalaï-lama avec l'acteur américain Richard Gere.

* Et la communauté internationale dans tout ça?

- Un combat très médiatique. Les Tibétains bénéficient depuis longtemps de la sollicitude des media occidentaux. Le soutien actif et répété à la cause tibétaine de stars hollywoodienne ont permis de populariser la situation du Tibet. Björk, Richard Gere, pour ne citer qu'eux, mettent leur notoriété au service de la cause tibétaine (la cause des Ouïgours du Xinjiang n'a en revanche toujours pas trouvé de hérauts crédibles).

- L'attitude du Comité international olympique et de nombreux responsables politiques sème le trouble. Jacques Rogge, président du Comité se dit préoccupé par les violences perpétrées par les autorités de Pékin. Il affirme être engagé dans une “diplomatie silencieuse” avec le gouvernement chinois sur la question des droits de l'Homme. Ces déclarations interviennent en tout cas très tardivement, après dix jours de violences…

Hu Jintao et Nicolas Sarkozy.

L'attitude de la France brille aussi par sa modération à l'encontre des autorités chinoises. Nicolas Sarkozy appelle à “la retenue et à la fin des violences par le dialogue au Tibet”, dans un communiqué (et ce après la publication d'un sondage démontrant que les Français souhaitent majoritairement un boycott politique de la cérémonie d'ouverture des jeux). Mais là encore, cette déclaration est tardive et fait suite aux propos ambigüs du ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, pour lequel, “quand on prend des décisions économiques, parfois c'est aux dépens des droits de l'homme; ça, c'est le réalisme élémentaire.” Sur le plateau du journal télévisé de France 2, il revient même sur les efforts récents des autorités chinoises dans le domaines des droits de l'homme. C'est peut-être ça l'ouverture sauce Sarkozy, dire le contraire de ce à quoi l'on a cru tout au long de sa carrière…

La crise du Tibet place la diplomatie du président de la République dans une situation délicate, alors qu'il avait fait de la défense des droits de l'homme son cheval de bataille au cours de la campagne présidentielle. Ces dernières heures, le gouvernement corrige le tir (sous la pression des media), mais cette attitude tardive ne parvient pas à faire oublier les atermoiements initiaux.

L'attitude française tranche avec les positions adoptées par le Royaume Uni et l'Allemagne. D'abord muet, Gordon Brown a annoncé qu'il recevrait le dalaï-lama, au grand mécontentement de Pékin. Berlin a annoncé le gel de discussions bilatérales avec la Chine sur les questions de “développement”, en signe de protestation face aux violences au Tibet.

Le pape Benoît XVI, quant à lui, a tenu des propos suffisamment vagues et lénifiants dans son message pascal pour qu'ils n'aient aucun impact. Pour le souverain pontife, la Chine représente un gigantesque terrain de diffusion du catholicisme à l'heure où la pratique régresse en Europe. Aussi, il serait malvenu d'indisposer Pékin avec une condamnation trop ferme des violences.

 

Un manifestant de Reporters sans frontières pendant l'allocution du responsable olympique chinois, le 24 mars 2008 à Olympie.

- le rôle des organisations non gouvernementales.

En Grèce à Olympie, des militants de l'association Reporters sans Frontières (RSF) ont réussi à perturber la cérémonie d'allumage de la flamme des jeux Olympiques de Pékin, malgré un important dispositif policier. Trois hommes, dont le secrétaire général de RSF, Robert Ménard, ont tenté de s'approcher de la tribune pendant le discours du responsable chinois du Comité d'organisation des jeux (Bocog), Qi Liu.

Ces organisations n'ont de cesse de dénoncer les atteintes aux droits de l'homme en Chine. Les journalistes et opposants politiques emprisonnés peuplent les geôles chinoises. Aussi RSF appelle à “Boycotter le pays qui piétine les droits de l'Homme”

Un bel exemple de manipulation médiatique. La vision des violences par les media chinois. Ici, les violences ne sont que le fait des Tibétains. La présence militaire et les violences perpétrées par les autorités sont niées.

* Boycott ou pas boycott?

Un boycott pur et simple des jeux ne semble plus à l'ordre du jour (dommage?). En revanche, des manifestations de protestation lors de la cérémonie d'ouverture semblent envisageables. Les Français souhaitent de leurs voeux, si l'on en croit les sondages un boycott politique, mais pas sportif. Certes, les athlètes jouent souvent leur carrière lors de ces événements; il n'empêche que le sport n'est pas une bulle en dehors de la société. Les sportifs sont aussi des citoyens…

Les tueries actuelles sur le toit du monde ne sont pas sans rappeler d'autres pages sinistres de l'histoire, au cours desquelles la situation politique vient endeuiller des manifestations sportives: le massacre de la place des Trois Cultures le 2 octobre 1968, quatre jours seulement avant l'ouverture des Jeux de Mexico ou encore la réception de la coupe du monde de football par l'Argentine en pleine dictature militaire (1978). Les délégations et les journalistes s'étaient rendus dans le pays en promettant d'évoquer les disparitions et les atteintes aux droits de l'homme. Sur place, ils ne brillèrent que par leur silence assourdissant. L'histoire ne se répète pas… espérons le.

Sources:

- Libération.

- Le Monde

- Les dépêches AFP.

Liens:

- Retour rapide sur l'histoire du Tibet sur le blog.

- Quand la politique s'invite aux JO. L'article du blog consacré aux rapports entre JO et politique.

- Ces stars qui soutiennent le Tibet - Diaporama photo L'Express

- Des nouvelles d'Asie. Une mise au point d'une grande clarté sur la situation géopolitique de l'Asie orientale sur le blog d'E. Augris.

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Retour rapide sur l’histoire du Tibet.

Posté par bricabraque le 24 mars 2008

  

Fuite du dalaï-lama vers l'Inde (1959).

 En ce mois de mars 2008, des manifestations importantes de moines bouddhistes ont lieu à Lhassa afin de protester contre l'occupation chinoise. A cinq mois des JO de Pékin, ces manifestations apparaissent comme un défi aux autorités chinoises. Le Parti Communiste Chinois redoute que les JO servent de caisse de résonance à tous les défenseurs des droits de l'homme en Chine. Revenons dans cet article en deux parties sur l'histoire du Tibet.

Le dalaï-lama est le plus haut chef religieux bouddhiste du Tibet. Installé à Lhassa, dans le palais du Potala, c'est aussi le chef temporel du pays. Cette institution remonte au XVème siècle. Lorsqu'un dalaï-lama s'éteint, on cherche sa réincarnation: un enfant exceptionnel auquel on enseigne les connaissances des moines tibétains (les lamas). Début XVIIème apparaît le panchen-lama, le second chef spirituel.

A partir du XVIIIème siècle, les empereurs chinois établissent un protectorat sur le Tibet. Au début du XXème siècle, la région devient un enjeu important pour l'Inde et la Chine. Désormais, deux politiques s'affrontent au Tibet: une proanglaise, représentée par le dalaï-lama, une prochinoise défendue par le panchen-lama. En 1911, avec l'aide des Anglais, les Tibétains se débarassent de la garnison chinoise et le dalaï-lama, destitué par les Chinois l'année précédente, réfugié en Inde, est restauré.

 

Tenzin Gyatso, le quatorzième dalaï-lama en 1950 (il a cinq ans).

Avec l'accession à l'indépendance de l'Inde et le départ des britanniques, les rapports de force dans la région sont renversés. La Chine, devenue communiste en 1949, déploie dès 1950 des troupes dans la région du Tibet. Le 7 octobre  1950, plus de 30 000 soldats passent la frontière et disposent aisément de la modeste armée tibétaine. Le jeune dalaï-lama (il n'a que 16 ans) est contraint de signer un traité le 23 mars 1951, qui entérine l'occupation militaire chinoise du Tibet.

La Chine s'arroge le droit de diriger la politique étrangère du pays et s'engage en contrepartie à respecter les croyances populaires et l'autonomie régionale du peuple tibétain. Simples promesses non respectées, puisque dès 1952, les soldats chinois se lancent dans la destruction systématique des monastères du pays.

En 1954, le panchen lama, Mao Zedong et le dalaï-lama à Pékin.

A partir de 1955,une guérilla antichinoise, menée par les montagnards Khampas, s'organise au Tibet. Une rébellion générale éclate à Lhassa dans la nuit du 19 au 20 mars 1959. La manifestation rassemble dans la capitale des milliers de Tibétains qui réclament l'indépendance. L'armée chinoise, dites de “libération nationale” (sic), écrase ce soulèvement dans un bain de sang. Selon les estimations chinoises, en trois jours, près de 87 000 Tibétains sont massacrés. Le 16 mars, le dalaï-lama s'enfuit en Inde avec son gouvernement et 80 000 Tibétains.

L'emprise chinoise sur le Tibet se renforce encore. Le statut de région autonome concédé en 1965 n'y change rien et une répression sévère continue de sévir jusqu'à aujourd'hui.  Depuis son refuge indien de Dharamsala, Tenzin Gyatso, le quatorzième dalaï-lama, dirige un gouvernement en exil. L'occupation chinoise du pays (avec l'envoi de nombreux fonctionnaires et militaires) est très mal perçue par les Tibétains. A partir de 1987, les émeutes antichinoises reprennent. Elles atteignent leur paroxysme en 1989. Une répression impitoyable s'abat à nouveau et provoque des dizaines de morts, tandis que la loi martiale est rétablie.

Détournement du slogan des JO de Pékin One world one dream free Tibet.

Or, ce 10 mars, le dalaï-lama commémore le 49ème anniversaire de son exil. Il s'insurge contre “les violations énormes et inimaginables des droits de l'homme” commises par la Chine eu Tibet depuis cinquante ans. Constatant que les “Tibétains vivent en permanence dans la peur”. Quelques heures plus tard, des centaines de moines manifestaient à Lhassa sous les grenades lacrymogènes. Ces protestations contre la colonisation chinoise du Tibet sont fréquentes, mais l'ampleur des marches actuelles est exceptionnelle. La réponse des autorités de Pékin ne se fait pas attendre, une répression impitoyable et sanglante. Nous évoquerons plus longement ces événements, sur fond d'organisation des JO, dans un prochain article. 

Sources:

- “Le petit Mourre. Dictionnaire d'histoire universelle”, Bordas, 2006.

- “Les docs de l'actu. Les 100 dates-clés de l'histoire du 20è siècle”.

Liens:

- 7 octobre 1950 : invasion du Tibet sur le Boomer Cafe.

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Etude de cas en Terminale STG: la Chine.

Posté par bricabraque le 17 février 2008


La Chine s’étend sur 9,5M de km², le troisième mondial en terme de superficie. Surtout, il s’agit du pays le plus peuplé puisqu’il concentre près de 25% de la population terrestre (1,3 milliard d’hb). Depuis l’ouverture économique du pays à la fin des années 1970,
la Chine est devenue  une puissance mondiale majeure et un acteur crucial du développement économique en Asie. 

   Cette croissance économique s’accompagne d’un régime politique dictatorial, dont ne profite vraiment que les espaces littoraux à l’est du territoire.    I.                    Une puissance majeure de l’aire asiatique. 

  1. un géant démographique et politique. 

* Forte de son 1,3 milliard d’habitants,
la Chine dispose d’une force de travail et d’un marché de consommation intérieur considérable. Dans les années 1980, les autorités chinoises mènent une politique antinataliste, la « politique de l’enfant unique » qui pousse les familles à limiter leur descendance, sous peine de sanction financière.

 * L’influence politique de la Chine n’est pas négligeable depuis qu’elle est membre du conseil de sécurité  de l’ONU en 1971 (elle y est la seule puissance asiatique).
Elle dispose d’une armée moderne. Puissance atomique, elle se lance aujourd’hui dans la conquête spatiale. Elle entend devenir le poids lourd  de la zone asiatique. Les tensions subsistent entre
la Chine et l’île de Taiwan, refuge des nationalistes chinois depuis 1949 à la fin de la guerre civile remportée par les communistes. 

2. une puissance économique en gestation. 

* La Chine connaît depuis les années 1990 une croissance exceptionnelle de plus de 8% par an, un rythme beaucoup plus rapide que celui des pays dela Triade. Désormais quatrième puissance mondiale derrière les EU, le Japon et l’Allemagne et la troisième puissance commerciale avec 8% des échanges mondiaux.

 * Aujourd’hui, elle est le principal pays-atelier de la planète, bénéficiant des bas coûts de sa main d’œuvre qui favorise l’installation d’industries exportatrices. Le pays produit 70% des jouets mondiaux, 50% des ordinateurs portables et 20% du textile. 

3. Les facteurs de la puissance. 

* A la fin des 1970’s, les autorités chinoises abandonnent le modèle économique collectivisé typique des économies communistes et adoptent progressivement les règles du capitalisme économique afin de rattraper le retard avec l’Occident. L’initiative privée est encouragée et on parle désormais d’ « économie socialiste de marché ».   

- Au cours des années 1980, des zones économiques spéciales sont créées dans les régions littorales, notamment dans le sud, pour accueillir les capitaux étrangers : Hainan, Zhuhai, Shenhen, Shantou, Xiamen, Pudong… 

 - Ces ZES se transforment en de gigantesques ateliers de fabrication industrielle. 
La Chine devient un des principaux pays d’accueil des IDE (investissements directs étrangers attirés par une main d’œuvre peu onéreuse et un marché potentiel très important). De puissantes multinationales prospèrent : TCL dans l’électroménager, l’informatique également avec le rachat récent d’IBM. 
L’adhésion de la Chine à l’OMC en 2001 confirme cette stratégie d’ouverture mondiale de
la Chine. 

* En revanche, dans le domaine politique, le régime chinois reste monopolisé par le parti communiste et reste une dictature (censure, emprisonnements des opposants politiques…). 

II.                 De forts déséquilibres subsistent. 

  1. des déséquilibres territoriaux. 

 

Carte trouvée sur: http://www.ladocumentationfrancaise.fr/cartotheque/produit-interieur-brut-par-habitant-chine-2001.shtml

* la Chine littorale représente 14% de la surface du pays, mais concentre 40% de la population, 2/3 du PIB et 9/10 des investissements étrangers et du commerce extérieur. C’est le littoral, ouvert sur le monde qui porte la croissance chinoise. 

 * Trois zones urbaines dominent ces espaces littoraux : 

 

L'idéal olympique selon les autorités chinoises.

- Pékin, Tianjin diversifient leurs activités industrielles. La première joue un rôle politique majeur en tant que capitale. Par ailleurs, elle mise sur les J.O. qu’elle accueille cette année. 

- Shanghaï et ses 12 millions d’habitants reste le grand centre économique et culturel. Elle accueille un gigantesque port, qui profite de la diversité industrielle de la ville.

Pudong, le quartier des affaires de Shanghai.

-          La province du Guangdong au sud du pays profite tout particulièrement de l’ouverture (11% du PIB) avec Canton-Shenzhen-Hongkong. Il s’agit de la deuxième place financière asiatique derrière Tokyo. Il s’agit enfin d’un grand centre technologique qui se spécialise dans les NTIC. 

* la Chine intérieure est densément peuplée (43% de la population vit sur le quart du territoire). Il s’agit d’espaces avant tout ruraux.  * la Chine de l’ouest reste un espace marginal, aux densités faibles dans les vastes étendues désertiques et élevées de l’ouest (Xinjiang, Tibet). Elle se trouve en marge de la mondialisation. L’Etat y mène une politique de fronts pionniers.

2. Les déséquilibres sociaux. 

* Une fracture très nette existe entre les populations concentrées sur le littoral qui profitent de l’ouverture du pays, s’enrichissent, et une population rurale encore majoritaire (60% de la population) et qui ne profite pas de la croissance.  Dans les métropoles, si une classe moyenne importante apparaît, les salaires moyens restent très faibles et les conditions d’existence restent difficiles pour de nombreux salariés. 

 

Carte trouvée sur http://www.ladocumentationfrancaise.fr/cartotheque/chine-idh-2003.shtml

* Les inégalités de richesse expliquent la faiblesse de l’IDH de la Chine : 0,76 (au 85è rang mondial) et les migrations massives de paysans pauvres vers les villes littorales. Ces « populations flottantes » représenteraient près de 150 M d’individus, difficiles à gérer pour les autorités.   

* La grande pauvreté persiste à un niveau très inquiétant puisque la moitié de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. D’autre part, compte tenu du nombre d’emploi, la croissance économique ne permet une création suffisante d’emploi et le chômage s’avère préoccupant (5% officiellement, mais plus vraisemblablement 10 à 15%). 

 Liens:- superbe dossier consacré à la Chine sur Curiosphere.tv.

- Des statistiques récentes sur la Chine.

Publié dans géographie, Asie, TGSI | 3 Commentaires »

 

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